La Grenade

C’est de saison! Je n’avais pas prévu d’écrire cet article aujourd’hui mais sur un sujet tout autre qui lui n’a pas de saison, donc, par ordre de priorité et parce que mes papilles s’en souviennent encore, j’intervertis les deux articles et vient vous parler de la délicieuse grenade et ses vertus, avec bien sûr une recette la mettant en scène. Je le précise déjà, la recette est simple, rapide, vegan, sans gluten et 100% crue, de quoi faire le plein de nutriments.

La grenade qui apporte immédiatement de la couleur à nos assiettes est faible en calories mais riche en vitamine C et vitamine K, ainsi qu’en potassium. Elle est un excellent antioxydant grâce aux punicilagines ( un polyphenol) et acide punicique ( acide linoléique)qu’elle contient. Elle est aussi anti-inflammatoire, antibactérienne et antifongique… on comprend pourquoi c’est un fruit d’automne/hiver, la nature faisant toujours très bien les choses.

Aussi pour jouir pleinement de ces nutriments et profiter de ce que cette fin d’été met pleinement à notre disposition, je vous propose de l’inclure dans une recette sucrée/salée totalement crue afin de garder intactes tous les bienfaits de chaque aliments et déguster une assiette qui mets en joie et donne la pêche!

Recette de jouvence 😉

Il vous faudra pour une assiette ( choisir des produits de qualité biologique):

  • Une belle grenade
  • Une courgette
  • Une tomate
  • Quelques feuilles de basilic frais
  • Un filet d’huile d’olive
  • 1/4 de citron
  • Poivre
  • Poudre d’hysope ( facultatif)

Tout est très simple, sauf peut-être l’ouverture de la grenade qui peut être un peu fastidieux. Pour l’ouvrir au plus simple ( il existe surement d’autres techniques), il faut découper le haut avec un couteau pour ensuite la compartimenter en plusieurs « fromages », avant de détailler chaque baie. Je conseille vivement de porter un tablier ou un vieux tee shirt, car ça tâche ( c’est du vécu, vous vous en doutez 😉 ).

Pour la courgette, il faut simplement en faire des tagliatelles avec une mandoline ou un économe. Ensuite couper votre tomate, mélangez le tout avec un filet d’huile d’olive, le jus du quart de citron, parsemez de basilic frais ( éventuellement un peu d’hysope en plus) et un coup de moulin à poivre pour finir. C’est frais, nourrissant, revitalisant et gourmand.

Une recette rapide à faire et à transporter qui peut tout à fait se consommer au bureau, en pic-nic,… et qui évitera les coups de pompes de l’après-midi. Profitez-en la grenade est à son début de saison, et elle nous accompagne pour quelques mois, si vous n’étiez pas habitué à en consommer, j’ai envie de dire qu’elle vous sera d’un grand soutient pour traverser cet automne 2020, on se comprend…

Il n’y a pas de petit pas pour commencer à prendre soin de soi, chaque acte en ce sens compte.

Je vous souhaite une très bonne soirée,

Les humeurs

En naturopathie, nous nous appuyons sur cinq concepts fondamentaux qui sont: l’humorisme, le causalisme, l’holisme, le vitalisme et l’hygiénisme.

Aujourd’hui, je vous propose d’aborder particulièrement le sujet de l’humorisme qui n’a rien à avoir avec l’humour, vous vous en douterez 😉

Alors de quoi s’agit-il?

L’humorisme concerne l’ensemble des liquides du corps humain, à savoir le sang, la lymphe, le liquide interstitiel. Il s’agit donc de tenir compte de leur quantité et de leur qualité qui ont un impact sur notre santé, conduisant à des maladies. Le corps étant constitué à 70% de liquides, il est évident que cela a son importance.

 

Quel impact?

Notre organisme peut être encrassé par des déchets qui proviennent d’une alimentation inadaptée ( souvent le cas, même quand on croit manger sainement à tort), d’un mode de vie sédentaire ( souvent couplé avec une mauvaise alimentation), mais aussi un surplus de pensées négatives. Ce dernier point est souvent l’un des premiers indicateurs en l’absence de symptômes physique. En effet, se sentir de mauvaise humeur sans raison particulière n’est pas anodin, cela peut révéler un encrassement du corps qui a inévitablement une action sur nos émotions.

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Que faire?

Agir sur ses humeurs, par la mise en place d’une alimentation plus saine, en se faisant accompagner d’un naturopathe pour éviter certaines erreurs ( beaucoup de nourriture dite »healthy »en vogue en ce moment ne l’est pas forcément, et chacun a des besoins et des capacités différentes et ne pourra pas consommer certains aliments même sains), on tiendra compte des quantités nécessaires également. Il sera important de nettoyer les émonctoires grâce à des detoxinations, des jeûnes, là aussi en étant accompagné, tout n’étant pas adapté à tout le monde. En parallèle, grâce à un accompagnement qui est, rappelons-le, holistique ( je reviendrai sur cette notion) vous pourrez surement mettre en place d’autres choses nécessaires pour vous aidez à désencrasser les humeurs et à retrouver un meilleur équilibre.

Pour aller plus loin avec cet article je vous remets les liens des articles concernant les émonctoires et la naturopathie ci-dessous:

Les émonctoires

La naturopathie 

 

Je vous souhaite un beau mois d’août, de bonne humeur et en forme, profitez des bienfaits du soleil, respirez, vivez pleinement 😉

 

Chloé

Le café vert

Parce qu’il n’y a pas que le café torréfié et le thé comme boisson énergisante non sucrée, je tenais à parler du café, oui mais vert. Certains, le connaissent probablement pour aider à la perte de poids, certes, mais cela est bien réducteur quand aux nombreux bienfaits qu’offrent ce café non torréfié. IMG_1080.jpg

Comme vous pouvez le voir sur la photo, le café est à l’origine vert ( vert gris), et non marron comme on a l’habitude de le voir. C’est la torréfaction qui provoque ce changement de couleur, du fait de la haute température nécessaire dans ce processus, et qui a pour but d’exacerber les arômes du café. Evidemment, qui dit haute température, dit perte d’une partie des principes actifs, tel que la caféine. Ainsi le café vert est donc plus stimulant, et permet de brûler un peu plus de calories,  voilà pourquoi il aide à la perte de poids ( perte de poids modérée et dans le cadre d’une bonne hygiène de vie, ne nous emballons pas 😉 ). Grâce à cela, il est également plus efficace, que le café torréfié pour rester éveillé et mieux se concentrer. Donc on évitera vraiment le café vert en fin de journée, à plus forte raison! Il contient également des polyphénols ( acides chlorogéniques, caféiques, quiniques) dont on sait qu’ils sont antioxydants et donc protecteurs et aussi anti-inflammatoires.

 

Le café vert est également riche en cafestol et en kahweol,  deux substances qui lui confèrent des effets protecteurs pour le foie, notamment en prévention de la stéatose du foie, souvent connu sous le nom de foie gras, qui est liée à l’alimentation moderne trop riche en sucres. Ce n’est bien sûr absolument pas un médicament, mais en prévention sous forme de cure il vous aidera à détoxifier le foie

 

Comment le consommer?

Je ne vais pas vous mentir, le goût n’est pas terrible et très amer, ceci étant tous les goûts étant dans la nature, ça peut plaire à certains :).

En cure de 10 jours, vous pouvez faire macérer 10grammes de café vert dans 10cl d’eau de source froide ( attention à votre eau du robinet, sauf si vous êtes bien équipé pour la filtrer) pendant une nuit. Consommer la boisson le matin à jeun.

 

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Voilà une cure un peu moins agréable au goût que certaines, mais qui vous donnera du tonus et de la concentration pour la journée.

Belle soirée,

 

Chloé

La Sauge sclarée

Aussitôt dit, aussitôt fait! Puisque j’étais dans la lancée, autant continuer. Mon dernier article traitait de la lavande (à retrouver ici, si vous ne l’avez pas lu: La lavande) et je vous y glissait des champs de sauges sclarées qui avoisinaient cette dernière. Aussi, nous allons parler aujourd’hui de cette plante également très aromatique, que l’on connait essentiellement pour son huile essentielle remarquable, mais qui a également une utilisation en phytothérapie.

La sauge sclarée, Salvia sclarea ( Salvia vient du latin Salvare qui signifie sauver… tout est dit) se trouve aussi sous le nom de grande sauge ou herbe aux plaies. Ici, sur le plateau de Valensole, elle cohabite avec les champs de lavandes et de lavandins, ce qui se perçoit aisément à l’oeil nu mais en plus se distingue à l’odeur. En effet, la sauge sclarée dégage une odeur plus muscadée, que l’on sent dès que l’on arrive à proximité. A la différence de la sauge officinale avec laquelle il ne faut pas la confondre, son essence est riche en sclareol ( d’où son nom) et ne contient pas de tuyone qui la rendrait neurotoxique comme c’est le cas pour la sauge officinale. Elle est également riche en linalol et en acétate de linalyle. Elle est aussi très utilisée en parfumerie comme fixateur de parfum en raison du sclaréol qu’elle contient. Voilà pour la partie composition biochimique.

Son huile essentielle est en général assez connue par les femmes et notamment celles qui sont ménopausées et pourtant elle offre de multiples autres bienfaits pour chacun.

En cas de règles douloureuses quelques gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée diluées dans de l’huile végétale de noisette par exemple, à utiliser en massage sur le bas ventre et en bas du dos peuvent vraiment soulagées, idem contre les bouffées de chaleur. Mais également en interne, 1 goutte d’huile essentielle de sauge sclarée dans une cuillère de miel ou huile d’olive, 2 fois par jour (pas plus de 3 semaines consécutives) en cas de syndrome prémenstruel, règle douloureuse, trouble de la sphère ORL, bouffées de chaleur.

Elle est également utile en cas de transpiration excessive, il suffit d’appliquer 2 gouttes sous les aisselles ou la plante des pieds mélangez à de l’huile végétale.

Un massage en haut du dos et sur le thorax de ce même mélange sera utile en cas de bouffées de chaleur et état grippal. Pour dégager la sphère ORL 2 gouttes dans de l’eau bouillante suffisent en inhalation.

Même si elle est plus « sécure » à utiliser que l’huile essentielle de sauge officinale ( qui n’est d’ailleurs pas en vente libre), il convient d’observer les précautions d’emplois et contres indications ci-dessous.

L’huile essentielle de sauge sclarée est déconseillée chez la femme enceinte et allaitante, et chez les enfants. Etant oestrogene-like elle est aussi a éviter en cas de mastose, fibrome et toutes pathologies cancéreuse hormonodépendante. En cas d’hyperoestroegénie, il est intéressant en parallèle d’équilibrer cette prise avec des plantes ayant une action progesterone-like tel que le gattilier.

Les huiles essentielles sont très puissantes et efficaces, l’aromathérapie n’étant pas une « médecine douce », elles peuvent se révéler toxiques en cas de surdosage. Prudence donc, en cas de doute demandez conseil.

Pour une utilisation en phytothérapie, vous pouvez aussi la consommer sous forme de teinture mère notamment en tant que tonique digestif, régulation des cycles et des flux menstruels et pour soulager les symptômes de la pré-ménopause.

Cette plante qu’on nomme aussi toute-bonne, mérite vraiment son nom compte tenue de ses nombreuses utilisations et de ses vertus non négligeables. Tout comme la lavande elle mérite d’être connue et a à ce titre tout à fait sa place dans nos placards. En effet, elle s’utilise aussi en cuisine pour parfumer des confitures ou donner un côté plus musqué à un vin en faisant macérer ses fleurs.

Pourquoi pas en mettre une dans le jardin, afin d’avoir ce qu’il faut à portée de main ;)? La nature nous offre tout ce dont on a besoin, à nous d’ouvrir les yeux et notre conscience.

Belle soirée,

 

Chloé

La lavande

Si vous vivez en provence ou êtes tout simplement fan de lavande vous savez que nous sommes actuellement dans les deux semaines les plus propices pour admirer les belles lavandes qui ornent les routes de provence et parfument délicatement l’air. La lavande a tout pour elle, elle est belle, sent bon et est en plus dotée de multiples vertus bienfaisantes pour notre santé physique et mental. Son nom est un dérivé de « laver », puisqu’autrefois elle était utilisée pour parfumer l’eau du bain pour se laver et sentir bon.

J’ai récemment eu la chance de passer par le plateau de Valensole, en cette période magique où les lavandes scintillent de beauté et sentent divinement bon, ce qui m’a donné l’envie d’écrire sur cette « star » de la phytothérapie et de l’aromathérapie disons le clairement elle a au moins été utilisé une fois par tous, mais connaissez-vous tous ses secrets?

Lavande ou lavandin

Les deux variétés sont présentes ici, et même de la sauge sclarée (on en reparle très vite). La lavande, aussi appelée lavande vraie ou lavande officinale a un cousin hybride qui est le lavandin et qui résulte d’un mélange entre la lavande vraie et la lavande aspic que l’on trouve dans des altitudes plus basses et qui a une odeur un peu plus camphrée, vous l’avez surement déjà vu en tant que tel en huile essentielle. Cette dernière est moins onéreuse que la lavande vraie et par conséquent le lavandin également. Pour s’y retrouver il est toujours préférable de vérifier les noms latins des plantes, aussi la lavande se nomme Lavandula angustifolia elle possède un seul épi par tige, la lavande aspic se trouve sous le nom de Lavandula latifolia et est plus fournit en épis de fleurs sur chaque tige qui sont par conséquent plus longues. Enfin le lavandin, le Lavandula hybrida soit abrial ou grosso est plus grand et plus résistant et possède plusieurs épis par tige. Il éxiste aussi le Lavandin Super, Lavandula Burnatii Briquet ou Lavandula hybrida clone super qui est le plus proche de la lavande tant au niveau de l’odeur que des effets ( sauf sur la partie émotionnelle où l’on préfèrera la lavande fine).

Nous allons donc nous arrêter plus précisément sur la lavande, maintenant que vous savez la différencier des hybrides qui n’en sont pas moins intéressant pour autant, j’en ferai un article différent.

Que ce soit par l’utilisation de ses sommités fleuries en phytothérapie ou par la concentration des essences que ces dernières renferment en aromathérapie, la lavande est un indispensable à avoir en toutes saisons et en toutes circonstances.

On lui reconnaît des propriétés calmantes remarquables notamment en cas d’insomnie et d’irritabilité. Elle est ( et j’insiste sur ce point, rien que pour cela je vous encourage à en avoir toujours sur vous) indispensable pour apaiser les maux de tête et migraines mais aussi pour favoriser un bon sommeil, 2 gouttes pures en massage sur les tempes. Elle aide à la digestion et lutte contre les coliques en infusion. En inhalation, elle et en application externe sur la sphère ORL elle aide à dégager les bronches. Toujours en application externe à l’aide de compresse, elle apaise piqures d’insectes, coupures et démangeaisons.

Bref, s’il n’y en avait qu’une, je l’ai toujours dit, ce serait celle-ci, tant en phytothérapie qu’en aromathérapie, mais aussi en cuisine ( recettes à venir, mais vous pouvez déjà tout simplement en mettre dans des salades, toujours bio bien sûr ou encore mieux de votre jardin), un délice, d’ailleurs si jamais vous passez sur Avignon il y a un glacier qui propose une glace à la lavande et au miel qui est exceptionnelle ( la Princière sur la place des Corps Saints à Avignon, désolée de vous pousser à la gourmandise 😉 ).

Vous pouvez aussi rajouter une infusion de lavande dans votre bain pour un effet détente absolue.

L’avantage de la lavande vraie ( je ne parle pas de la lavande aspic ou du lavandin) c’est que son huile essentielle a peu de contres-indications même chez les enfants, on veillera simplement à vérifier qu’il n’y ai pas d’allergie au linalol et d’interactions médicamenteuse ( demandez l’avis de votre médecin).

Beaucoup cherchent des endroits à visiter en France, si vous cherchez de la chaleur, des beaux paysages, des odeurs très aromatiques et en plus en connaitre plus sur ces trésors naturels pour prendre soin de vous, vous avez une destination idéale; en revanche au mois d’aout il sera déjà trop tard, elles auront été récolté, la beauté est si éphémère :).

Douce soirée,

Chloé

Boisson fraîche naturelle

L’été est très bien installé avec des chaleurs assez fortes, aussi il est bien sûr indispensable de bien s’hydrater tout au long de la journée, avec une eau de qualité ( malheureusement ce n’est pas le cas de celle du robinet, mais on en reparlera bientôt) et avec des boissons non sucrés (et non alcoolisées biensûr, car l’alcool en plus de ces nombreux méfaits déshydrate) pour les raisons évidentes liées à une très probable surconsommation de sucre dans notre société et des problèmes engendrés par celui-ci, mais aussi car les boissons sucrées n’étanchent pas la soif.

Aussi je propose de temps en temps sur mes réseaux sociaux des petites recettes simples à base de plantes pour varier les plaisirs, mais je tenais à faire un focus sur cette boisson, qui à mon avis peut devenir la boisson de l’été, d’autant qu’on peut y apporter quelques variations pour ne pas tomber dans la monotonie.

Non ceci n’est donc pas du rosé , mais une boisson fraiche à base de fleurs d’hibiscus utilisée notamment en Egypte, qu’on appelle le Karkadé, mais aussi dans divers pays Africains où on la trouve entre autre sous le nom de Bissap. Vous trouverez également le nom de thé rose, ou thé de l’empire, et j’en oublie car ce breuvage est beaucoup plus consommé à travers le monde qu’on ne l’imagine. Souvent utilisée pour diminuer la température corporelle, on comprend que cette boisson soit si réputée sur le continent Africain. Il existe différentes recettes et très souvent du sucre y est inclus car il s’agit d’une recette traditionnelle. Bien évidemment, ce n’est pas ce que je vais vous proposer ici, d’autant que je trouve dommage l’ajout de sucre qui vient annihiler l’un des bienfaits de cette boisson, mais après tout dépend ce que l’on recherche aussi, si c’est juste pour le plaisir gustatif ( mais je vous assure que c’est délicieux nature 😉 ).

Et des bienfaits, cette boisson n’en manque pas. Commençons pas le début, sa richesse en vitamine C lui confère des vertus stimulantes, de quoi avoir de l’énergie cet été surtout sous ces fortes chaleurs qui peuvent fatiguer. Elle est également antioxydante, diurétique et antispasmodique ainsi elle soulage les maux d’estomac mais aussi utérins, pensez-y les filles ;). Il peut aussi y avoir un effet légèrement laxatif. Elle est également une aide supplémentaire contre l’hypertension. Enfin, l’été étant une saison propice aux infections urinaires, cette boisson ( sans sucre) vous aidera à lutter contre.

La recette est très simple, pour 1litre d’eau il vous suffit d’y ajouter 3 cuillères à soupes de fleurs séchées d’hibiscus et de les laisser macérer au moins 3 heures avant de filtrer. A conserver et à déguster bien frais.

Une variante que je viens de tester encore plus rafraichissante est d’y ajouter une cuillère à soupe de feuilles de menthe poivrée et de bleuets également diurétiques.

Je vous souhaite une belle soirée et un bel été.

Chloé

Se recentrer sur l’essentiel

Le fameux, que tout le monde connait, un mot qui est utilisé à toutes les sauces, et qui, ces derniers temps prend de nouvelles apparences. Cette période de confinement et pré/post, ont probablement remuer des choses, que notre vie ai été chamboulé ou pas, il y a eu de gros changements au niveau mondial depuis le mois de mars ( malheureusement pas encore ce que l’on attend vraiment, mais ceci est une autre histoire), qui redistribuent certaines cartes par la force des choses comme la perte d’un emploi par exemple, ou par la remise en question de nos propres modes de vie, grâce à des prises de consciences. Bref comme dans beaucoup de situations, on entend alors davantage parler du stress qui peut prendre plusieurs formes, il ne nous touchent pas tous de la même manière et n’oublions pas le plus important, en affaiblissant considérablement notre système immunitaire, il ouvre la porte à toutes sortes de maladie ( « le mal a dit », bien sûr, donc écoutez-le).

Commençons par le début, qu’est que le stress?

A l’origine, issu de l’anglais, le stress signifiait épreuve, affliction, puis c’est devenu plutôt une pression ou une contrainte. C’est désormais une réponse de l’organisme qui cherche à s’adapter à des sollicitations externes ou internes et cette réaction est parfaitement normale puisqu’elle permet d’assurer la survie et l’adaptation des êtres vivants et cette capacité n’est pas la même chez chacun d’entre nous.

Néanmoins comme je l’avais déjà abordé dans cet article ( le stress) il existe un bon stress ( eustress) et un mauvais stress (distress) , je vous invite à cliquer sur ce lien ici où j’explique un peu plus cela et surtout vous y trouverez mes conseils pour la gestion du stress à court terme, cet article concernait d’ailleurs la période des examens, au cas où certains sont concernés en ce moment, c’est l’article qu’il vous faut ;).

Vers la résilience

Mais ce dont je parle aujourd’hui est encore différent, car comme évoqué dans l’article sur le stress, le sujet est infini. Aussi ce dont je souhaite parlé est la résilience.

C’est Boris Cyrulnik qui a évoqué ce phénomène psychologique qui est notre capacité à se reconstruire et à continuer d’avancer malgré un événement traumatique. Aussi, je crois que le traumatisme étant mondial, il est plus que nécessaire d’aborder ce sujet. Il s’agit donc d’une capacité d’adaptation que nous avons dès les premiers mois de notre vie et qui est déterminée par la génétique, le cerveau et l’environnement affectif. L’une des phrases de Boris Cyrulnik qui image bien ce qu’est la résilience est la suivante:

 » La résilience c’est l’art de naviguer dans les torrents ».

Autant dire que le torrent de 2020 est de taille et quelque soit notre condition de vie, cette capacité est plus que nécéssaire pour garder notre barque en place. Repensez au début de l’année, si on vous avait dit que vous vivriez 55jours en quarantaine ( en France), que vous seriez ensuite contraint de ne pas dépasser les 100km autour de chez vous pendant la quinzaine suivante, et que vous commenceriez à moins voir les sourires des personnes, et j’en passe,… bref tout cela paraissait impossible pour certains, intenables, … et pourtant, regardons où nous en sommes.

Mais la résilience permet aussi une ouverture vers de nouveaux possibles, en effet la barque peut bifurquer vers d’autres horizons plus propices, peut-être même plus en adéquation avec soi-même.

Aussi le but de cet article, n’est absolument pas d’être défaitiste, de broyer du noir ou de ressasser, mais de repenser nos modes de vies, et de puiser ce qui nous donne de la force, ce qui nous donne du sens et nous rend encore plus vivant et heureux.

Ainsi pour avancer sereinement, vivons pleinement l’instant présent évidemment, et si cela vous est difficile, je vous invite à mettre en place une habitude quotidienne très simple: Marchez et profitez pleinement du moment. C’est en ce moment idéal, car les journées sont à rallonges, il est donc plus facile de trouver un temps pour s’aérer en plein jour. Idéalement, un coin de nature, un parc, … et surtout sans téléphone. Si vous ne trouvez pas ce temps dans votre journée, je vous invite à le mettre à la place du moment consacré à la télévision, vraiment cela vous apportera plus dans votre vie.

Plus que jamais, il est important aussi de veiller à avoir une harmonie au niveau de sa famille et de ses relations social, harmonie qui conduit à une production d’ocytocine ( l’hormone de l’amour et de l’attachement) et de dopamine (hormone du plaisir). On notera d’ailleurs que la qualité des relations parents/enfants aura une influence sur le système parasympathique plus tard, aussi il est bon de cultiver cette relation afin d’oeuvrer pour que les enfants soient plus calmes et heureux dans l’avenir et donc soient plus résistants au stress et donc plus résilients.

Récemment j’ai partagé sur les réseaux sociaux, certaines de mes lectures dont l’une traitait de la communication non violente (CNV), qui permet de vivre des relations plus saines et d’avoir des relations familiales harmonieuses en améliorant sa communication avec bienveillance. Si ce sujet vous intéresse je vous conseille l’ouvrage du Dr Anne Van Stappen « Ne marche pas si tu peux danser » qui est sous forme de roman, donc très ludique.

J’espere que ce partage vous parlera et surtout vous apportera de la force et de la volonté pour avancer vers le meilleur, j’en suis certaine. Une des méditations proposé par l’application de Jonathan Lehman 7mind, s’intitule la pensée positive et l’une des affirmations positives proposé est: « Je suis bien plus fort que je ne crois. » #résilience

Je vous souhaite en attendant une douce soirée,

Chloé

Mon beau sapin

Non il n’y a pas d’erreur, je sais bien que nous sommes le 25 mai, et que le titre peut laisser sous-entendre un air de Noël, mais il n’en est rien, enfin presque. Je souhaite aujourd’hui partager avec vous autour de 2 huiles essentielles et d’un hydrolat, chacun issu de nos beaux sapins et ainsi remettre en avant ces magnifiques conifères, en dehors du mois de décembre. Je les utilise pas mal en ce moment, aussi je trouvais intéressant d’en parler ici et de rappeler que leurs utilisations ne se cantonnent pas aux périodes de fêtes et aux décorations.

Je vais donc parler de deux huiles essentielles issues de sapins bio de France, il s’agit de l’huile essentielle d’Epicéa et de l’huile essentielle de Nordmann.

L’huile essentielle d’Epicéa:

L’huile essentielle d’Epicéa ( Picea abies) est issue de ce grand sapin qui appartient à la famille des pinacées au parfum si évoquant, qui rappelle probablement de beaux souvenirs pour beaucoup. Ce sont donc les aiguilles du roi des forêts qui sont distillées pour obtenir l’huile essentielle. Son huile essentielle est composée de limonène, d’alpha-pinène et Béta-pinène, de camphène, d’acétate de bornyle.

Plusieurs utilisations s’offrent à nous, la première étant bien sûr olfactive, outre le côté agréable et nostalgique de ce parfum balsamique, sa diffusion, avec un diffuseur par nébulisation, permet d’assainir une pièce grâce à ses propriétés antiseptiques et d’apporter également de la fraicheur à notre intérieur. Comptez entre 8 et 10 gouttes, à diffusez une trentaine de minutes 2/3 fois par jour.

Cette huile essentielle est également décongestionnante des voies respiratoires, vous pouvez l’utiliser en massage sur le plexus solaire et sur les surrénales, à raison de quelques gouttes ( 3/4 gouttes suffisent) diluées dans de l’huile végétales de noyaux d’abricot par exemple.

Elle peut aider aussi à apaiser les douleurs musculaires, pour maximiser cet effet ajoutez quelques gouttes dans un macérât d’arnica, après une séance de sport, bien-être musculaire et même articulaire au rendez-vous.

L’huile essentielle de Nordmann:

L’huile essentielle de Nordmann, Abies Nordmanniana est issue des sapins Nordmann qu’on retrouve aussi fréquemment à Noël et dont on utilise les aiguilles en distillation afin d’obtenir son huile essentielle. Elle se compose de delta-3-Carene, beta-Phellandrene, alpha-pinède, limonene.

L’huile essentielles de sapin Nordmann est surtout antiseptique et est donc un très bon assainissant de l’intérieur, en diffusion avec un diffuseur à nébulisation. Excellent également pour dégager les bronches et les sinus.

Il n’a donc pas tout à fait les mêmes propriétés que son cousin l’épicéa, ni même l’odeur mais est tout aussi agréable à respirer, si vous comparer les deux, ils sont complètement différents, affaire de goût ensuite :).

Enfin, on veillera à ne pas en abuser car tous les Sapins ( Abies en latin) peuvent se révéler être nephrotoxiques à trop forte doses ( pas d’utilisation prolongée). Aussi en cas de problèmes rénaux on évitera les huiles essentielles contenants des alpha-pinène. On évitera chez la femmes enceintes et allaitantes, et chez l’enfant de moins de 6 ans, sauf avis médical. Les huiles essentielles sont puissantes, aussi en cas de doute, demandez conseils.

L’hydolat de sapin Bio ( epicéa)

L’avantage de l’eau florale c’est qu’elle est bien moins dosée en actifs puisqu’il s’agit de la vapeur d’eau résultant de la distillation d’une huile essentielle. Ainsi, il y a bien moins de risques et d’autres utilisations possibles.

Outre les vertus évoquées plus haut mais dans une moindre mesure, j’utilise l’hydrolat de sapin, surtout dans ma salle de bain dans ma routine beauté. En effet, c’est un excellent nettoyant pour la peau que j’applique avec un coton sur le visage, effet fraicheur assuré. Il est aussi apaisant en cas d’articulations douloureuse à poser à l’aide d’une compresse. Je ne l’ai pas encore fait ( mais ça ne saurait tarder 😉 ) il s’utilise en cuisine aussi, affaire à suivre de mon côté ;). Néanmoins, on veillera à ne pas le consommer pur, et une fois ouvert, la conservation se fait au frais contrairement aux huiles essentielles.

J’espère que ce petit voyage proche de la montagne vous aura plu et vous sera utile surtout. J’en profite pour mettre à l’honneur cette petite entreprise française qui est dans une démarche durable concernant les sapins, et qui propose de nombreux produits dérivés naturels autour de ceux-ci et redonne ainsi ses lettres de noblesses à ce dernier en dehors des fêtes de fin d’année. Si cela vous intéresse voici leur site: Mon Bio Sapin

Douce soirée,

Chloé

Le fenouil

Persuadée de lui avoir déjà consacré un article, j’ai partagé  récemment sur Instagram une recette de cuisine  à base de fenouil en précisant que je remettais l’article sur celui-ci en lien par erreur. En effet, après vérification, il s’avère que je n’ai  jamais écris d’article sur le fenouil. C’est donc le moment d’y remédier, d’autant que nous sommes dans la saison de celui-ci, qu’il possède de nombreuses propriétés et que j’en suis une très grande fan. Trois bonnes raisons pour lui faire honneur et avec une recette à la clé.

Le fenouil ( Foeniculum vulgare), grande plante vivace que l’on trouve facilement par chez nous, dans le sud de la France est utilisé depuis l’antiquité. Outre ses grandes feuilles fines, on le reconnaît aussi grâce à son odeur anisée très caractéristique.En effet, la plante contient une essence aromatique riche en anéthol ( œstrogène like) , en estragol et en fenchone. On utilise aussi bien ses feuilles que son fruit ou ses graines. Le fenouil est riche en provitamine A ainsi qu’en vitamine C et B9. Il est également riche en fibres.

On reconnaît au fenouil des propriétés digestives, il stimule l’appareil digestif, il est également carminatif puisqu’il permet de lutter contre les flatulences, les coliques et l’aérophagie. Il est aussi expectorant. Sa racine est diurétique. Il favorise également la lactation et s’avère intéressant donc pour favoriser la montée de lait.

En ayurvéda, la médecine traditionnelle indienne, le fenouil est considéré comme une saveur amer et donc idéal pour rééquiibrer Kapha, si cela ne vous parle pas, je vous remet le lien de l’article sur les Doshas, ici: Les Doshas 

Il se consomme aussi bien cru que cuit, mais aussi en infusion et décoction, en huile essentielle,… Je partage ci-dessous une recette simple et estivale, qui a en plus l’avantage de conserver tout les nutriments du des aliments, puisqu’il n’y a pas de cuisson.

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Fresh Fenouil Bowl

Les ingrédients Bio Pour 2/3:

  • 1 gros fenouil ou 2 moyens
  • 1 pomme Ariane
  • 1 avocat
  • 1/2 citron
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive  première pression à froid
  • 1 pincée d’Aneth
  • 1 pincée de poivre

 

Cette recette ressemble à celle que j’avais postée sur Instagram avec de l’ananas ( je vous remets la photo), mais elle  est plus riche.

Coupez votre pomme et votre avocat en dés, votre fenouil  ou vos fenouils en fines lamelles. Dans un saladier mélangez les ingrédients ci-dessus avec votre 1/2 citron pressé et l’huile d’olive, saupoudrez d’aneth et poivrez. Laissez reposer 1/2 heure au frigo. Bon appétit.

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Vous pouvez aussi  faire une décoction de racine de fenouil à prendre avant un repas pour un effet apéritif ou une infusion après le repas pour aider à la digestion. Les Indiens consomment des grains de fenouil en fin de repas pour aider à la digestion mais aussi pour l’haleine.

Je vous souhaite une belle soirée et un bon appétit.

Chloé

 

Nouveau départ

Voilà quelques jours que nous retrouvons une pseudo « liberté », mais que quelque chose cloche tout de même. Je ne vais pas parler de la distancation sociale, des masques et autres mesures dîtes « barrières » dans le contexte actuel mais de l’état mental qui fait suite à ces 55jours de confinement. Que l’on soit content de reprendre une vie dîtes à peu près « normale » ( bien que cela soit illusoire, que la normalité est subjective et que le monde d’avant n’était déjà pas très « safe »,… bref une parenthèse bien longue pour finalement dire, revenir au travail ou le continuer avec plus de monde,… vous m’aurez compris), ou justement angoissé par ce qui nous attend après. En effet, si certains, on repris apparemment le court de leur vie, ce n’est pas le cas de beaucoup qui gardent certaines séquelles de ce qui vient d’être amorcé. Il y a plusieurs possibilités, cela peut-être dû à la peur de ce nouveau protagoniste invisible, à l’angoisse de toutes ces mesures restrictives qui en fin de compte ne donnent plus envie, de la peur de l’autre dans son jugement ( l’isolation sociale n’ayant pas forcément amélioré les rapports humains, et la peur de quelques choses engendrant la haine, merci Maître Yoda!), … bref quoi qu’il en soit il y a forcement eu un avant et un après confinement, et même si on entend beaucoup de critiques sur le fait que les gens ont repris comme avant, pas sûre que ce soit pour une grande majorité.

Bref, cessons de ruminer le mauvais, ce n’est pas le but de l’article, au contraire, je dirai que le but est de trouver ou retrouver du sens, de reprendre un bon départ quelque soit notre situation, l’essentiel étant vraiment de se sentir bien dans le moment présent et de continuer à avancer, il est vrai avec moins de projections sur l’avenir. C’est justement, ce point clé que je souhaite aborder, la notion de moment présent dont on parle souvent et qui pouvait sembler alors difficile à palper, peu désormais par la force des choses être beaucoup plus simple à appréhender. Même si la vie à « repris son cours  » il y a tout de même beaucoup moins de distractions possibles, l’organisation des éventuelles vacances, n’est pas possible à l’heure actuelle compte tenue des restrictions liées à la fin du confinement. Aussi est-ce un moment idéal pour commencer à revenir à soi, ici et maintenant, à apprécier ce que l’on est.

 

Si au départ cela peut être difficile, et c’est parfaitement normal, commencer à apprécier simplement, les détails de votre quotidien, cela peut simplement être faire son ménage ( oui oui d’après des études scientifiques grâce à la libération d’endorphines, le ménage a des vertus anti-stress et donne un sentiment de satisfaction, donc messieurs pourquoi vous en priver? ;))  et apprécier ce soin apporter à son logis, cuisiner plus, même des gourmandises, histoire de retrouver l’essentiel des choses faites avec amour, en famille, ou seul, à partager ou pas,.. bref redonner du temps et de l’amour à chaque chose que l’on fait. Voilà une bonne amorce pour revenir à l’instant présent. Outre, cela c’est un bon moment pour se mettre à une activité artistique dont on a toujours rêvé mais qu’on procrastinait à l’infini, par manque de temps ( notion purement subjective, car c’est nous qui accordons la valeur du temps à chaque action selon nos priorités… à nous de bien choisir), manque de motivation,… l’avantage quand on appui sur un bouton « Reset », c’est qu’on peut commencer une partie de manière différente, donc oubliez vos échecs, et allez de l’avant, créez, dansez, chantez, jouez, peignez, écrivez, dessinez, … tout cela reste possible, et qui dit moins de distractions de l’esprit, dit plus de concentration et donc de créativité.

 

Néanmoins, je peux comprendre, que mettre la première pierre puisse être difficile, lorsque le mental est sans dessus dessous, aussi si vous vous sentez fatigué, avez du mal à vous motiver à faire les choses et souffrez d’anxiété, vous pouvez utiliser les oligoéléments en cure avec l’association Cuivre, Or, Argent à retrouver en magasin biologique. Bien sûr, cela va de paire avec un régime alimentaire équilibré riche en fruits et légumes frais bio de qualité  et des aliments riche en oméga3 comme les petits poissons, vitamine B9 ( acide folique) que vous trouverez principalement dans les légumes verts ( épinard, cresson, persil, petits pois,…) mais aussi dans les oeufs, les noix,…

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Bien sûr quand on parle de moment présent, on ne peut omettre de parler de la méditation, qui est l’illustration même du moment présent. Certes, la méditation va demander un effort au mental au départ, mais plus vous la pratiquerez, plus les choses deviendront limpides et simples, et plus vous serez connectez au moment présent et ne pourrez plus vous en passer, une bonne addiction si je puis dire :). Je vous remet l’article sur la méditation ici: La méditation 

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En outre, pour donner du sens, reprendre confiance en la vie, être présent plus fort à soi et aux autres amène le bonheur, et cette notion de présence réelle sans son nez sur le téléphone, ou l’instant d’après, ou même l’instant d’encore après et la clé de la beauté de la vie. Vivre des moments plus simples mais plus intenses, voilà ce qui est au programme.

Bien sûr, la présence à cette nature qui a souffler pendant deux mois, est extrêmement bénéfique, d’ailleurs l’avantage du déconfinement, c’est qu’on peut pratiquer sport, méditation, yoga, randonnée, auprès d’elle et dans son respect toujours. Sortir d’une vie à cent à l’heure, remplie de futilités aussi illusoires que fatigantes et revenir à la connexion aux choses simples de la vie et de la nature, à soi, à ses proches, échanger autour de vraies choses, renaître à soi, découvrir de nouveaux talents ( nous en avons pleins), dormir mieux, vivre en vrai. Alors oui je sais que cela parait utopique et pourtant il est important de penser qu’il n’y a pas que les maladies ou les mauvaises choses qui sont contagieuses. Visez les étoiles pour au moins atterrir sur la lune, est une bonne façon d’entreprendre ce chemin. Donc pour cet après, vivons mieux et diffusons de belles ondes.

 

A bientôt,

 

Chloé

Journal de confinement J-51

Mercredi 6 mai, cinquante et unième  jour de confinement, le temps a commencé à faire son oeuvre. Après divers échanges téléphoniques, par messages,… avec des amies, quelque chose revient souvent, concernant le temps, et plus précisément le manque de temps en confinement! Un comble me direz vous ! Et pourtant, dans cette société qui nous pousse toujours à combler le moindre espace de « vide », à faire, à être productif,… ce temps infini et incertains peut apparaitre comme une jarre vide qu’il faut à tout prix remplir en cherchant à s’occuper par tous les moyens. Dommage, car ce temps infini est en réalité une aubaine pour se retrouver et revenir à Etre et non à « faire », à « devoir » ou à « avoir ».

Seulement voilà, après les diverses phases par lesquelles le confinement peut nous faire passer, il y a de fortes chances qu’après 50jours et l’annonce du prochain déconfinement, on se retrouve perdu, qui plus est dans ce climat exceptionnel où chacun y va de son information dont on ne sait plus lesquelles sont viables ou pas et qui ont pour vocations de créer la confusion et embrumer le cerveau en semant le trouble en chacun d’entre nous avec tout et son contraire. Ne nous mentons pas, nous avons bien ici le paradoxe d’avoir du temps, du temps pour soi comme on aime à se le dire et pourtant il n’a probablement jamais était si difficile de se recentrer, de faire le vide, d’être apaiser.Vient en général s’ajouter à cela la fatigue! Oui oui, la fatigue peut se faire de plus en plus ressentir, alors que nos activités sont pourtant réduites ( je m’adresse aux personnes confinées lorsque je dis cela). En effet, ressentir de la fatigue car nous avons un surcroit d’activité et/ou un manque de repos est parfaitement normal, en revanche lorsqu’on est « fatigué de ne rien faire » comme on peut l’entendre notamment en ce moment, il faut peut-être se pencher sur ce que l’on appelle les surrénales.

 

Qu’est ce que les surrénales?

Les surrénales sont deux petites glandes qui se situent au-dessus de nos reins et qui ont un rôle important. En effet, pour faire simple, elles appartiennent au système endocrinien, elles sécrètent des hormones (adrénaline et cortisol) dont l’un des rôles principaux est de nous alerter sur le danger et ainsi d’activer un mécanisme de fuite ou de défense. Aussi compte tenue de cela, vous voyez probablement déjà où je veux en venir…

 

En principe, si l’on s’en tenait aux lois naturelles du vivant, il devrait y avoir un temps pour se reposer et ainsi récupérer, sauf que ce n’est pas le cas dans notre société actuelle, je ne vous refait pas le topo de la charge mental et des mille et une obligations quotidiennes qui sont ou se sont imposées à nous et je ne parle pas que de l’aspect professionnel. Nous sommes constamment sur le qui vive, et la période actuelle, teinté d’incertitudes, de peurs, de doutes, de potentiels danger,… dans un climat qui se veut toujours plus anxiogène, n’aident assurément pas à ralentir l’activité des surrénales.

Ainsi avec ce mécanisme sur-solicité, le cortisol n’est plus produit normalement et il peut y avoir un dérèglement total, lorsque par exemple on ressent une plus grande énergie en fin de journée qu’en début, il peut déjà y avoir un bon indicateur. En effet, les glandes surrénales ont aussi un effet sur l’absorption et la transformation du sucre, l’assimilation des minéraux, sur les hormones sexuelles et sur nos humeurs et pensées. On comprend là, à plus forte raison, l’importance des surrénales. Parmi les indicateurs que l’on peut observer quand à la fatigue surrénale, il y a un sommeil agité, un réveil fatigué, la fatigue sans raison, la perte de cheveux, des difficulté à se concentrer, des problèmes d’infertilité, de libido, des envies de sucres, …

En general, si vous êtes à l’écoute de votre corps, vous savez que quelque chose cloche, et vous l’aurez surement compris au travers de ces quelques mots, nous sommes probablement actuellement dans une sur-solicitation des surrénales. Alors que faire?Snapseed.jpg

 

 

 

 

Des solutions?

Toujours, j’ai envie de vous dire! La première, la plus simple, le repos, le vrai,  le repos du corps donc sans activité physique ( savoir s’accorder de vrais moment de repos et de récupération, le sport ayant parfois et surtout en ce moment tendance à nous le faire oublier) et de l’esprit donc sans écrans, sans sources d’informations sur une grande partie de la journée, sans relations toxiques. Malheureusement, ça risque de ne pas être suffisant, essentiel mais à coupler avec d’autres choses.  Bien sûr cela va passer par l’amélioration du sommeil, si vous dormez mal, c’est la base, je vous remets l’article sur le sujet ici mais aussi par de la relaxation que ce soit par le yoga, la méditation ( qui fait partie du yoga), mais aussi par l’altruisme, le rire, les moments partagés avec les gens qu’on aime ( de loin en ce moment, mais très bientôt ensemble). Enfin, et ce n’est pas la moindre des solutions, on veillera à son alimentation en évitant la nourriture industrielle et ultra-transformée cela va de soi mais aussi en étant attentifs aux aliments qui vous affecte ( je rappelle là que nous sommes tous différents, et que mettre une liste ici serait réducteur et probablement erroné). Néanmoins dans les aliments qu’il convient d’éviter, on retrouve les stars: sucre, produits laitiers, viandes rouges, alcool, café et gluten. En revanche, la consommation de fruits et légumes frais, notamment les fruits rouges et les légumes verts, de produits bruts de qualités, de bonnes huiles de qualité, d’oléagineux, de petits poissons riches en oméga3…  seront les bienvenus. On cherchera des aliments riches en vitamines B,C et D , en magnesium, en sélénium.

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Côté plantes, la Rhodiola et l’ashwaganda ou le moringa seront un bon soutient surtout dans cette période inédite ( les infos sur le moringa et la rhodiola en cliquant sur chacun: Rhodiola Moringa

 

Je vous souhaite une douce suite et je finirai sur une citation de Boris Cyrulnik:

« La résilience, c’est l’art de naviguer dans les torrents »

 

 

 

A bientôt,

 

Chloé

 

Journal de confinement J+42

Lundi 27 avril, soit le 42ème jour de confinement, le temps d’avoir passé en revue tout un panel de choses plus ou moins confortables, le temps de prendre vraiment soin de soi, le temps de préparer de bons repas sains et délicieux, le temps d’envisager un changement de cap, le temps d’admirer une fleur pousser, le temps de réfléchir à ce qui se prépare, le temps de commencer à amorcer cette nouvelle « rentrée » du 11 mai,… bref du temps qu’on utilise probablement différemment pour beaucoup et qui permet d’infinis possibles. Bien sûr, il faut utiliser ce temps pour soi sans se laisser dépasser par celui-ci, et bien utiliser son temps ne veut pas dire être une personne hyper productive pour autant mais savoir équilibrer, sa journée ou sa semaine, en gardant à l’esprit la phrase très connue: Il y a un temps pour chaque chose.

Et en parlant de temps, j’avais envie de vous parler aujourd’hui de quelque chose qui est facile à trouver, non transformé, peu onéreux, utile pour presque tout, naturel il va s’en dire, que tout le monde connait plus ou moins et qui est utilisé depuis l’antiquité. Il s’agit de l’argile dont la place n’est pas que dans les masques de beauté où il faut le reconnaitre elle excelle.

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Qu’est ce que l’argile? 

C’est une terre glaise composée de silicate d’alumine hydraté ( oh le mot barbare),  qui contient des minéraux. Ainsi on lui confère des propriétés d’oligo-metallo thérapie. Les argiles  sont classées selon leurs richesses en silice toujours et aussi en alumine, en magnesium ou en fer. L’argile peut être verte, jaune, rouge, blanche selon le gisement. On dit de l’argile qu’elle dirige son action là où se trouve le mal, sachant qu’elle est à la fois absorbante, antibactérienne et a un pouvoir couvrant, notamment lorsqu’elle est utilisée comme un pansement gastrique.

 

Aussi, si vous ne l’utilisez pas encore ou que partiellement c’est peut-être le bon moment de prendre le temps de la découvrir plus en détail.

 

La plus connue est l’argile verte dont la meilleure variété est la Montmorillonite ( plus riche en silice et en magnesium que l’illite). L’argile verte est réputée pour être désintoxiquante et reminéralisante grâce notamment à sa richesse en silice, en magnesium, en oxydes de fer et en chaux. Elle peut être utilisée en externe sous forme de cataplasme ou en boisson sous forme d’eau argileuse. Parmi son large panel d’utilisations, elle convient aux peaux normales à grasses en masque, elle est utile en cataplasme sur les brûlures,… en boisson argileuse pour les problèmes digestifs.

L’argile blanche, la kaolinite contient de la silice et de l’alumine, elle est anti-bactérienne, anti-inflammatoire, cicatrisante. Elle protège les muqueuses gastriques et intestinales en empêchant les fermentations et absorbant les toxines. Elle est utile en cas de ballonements, intoxications alimentaires, elle protège la muqueuse intestinale, lorsqu’elle est prise en cure d’eau argileuse, mais elle est également remarquable en masque pour les peaux sensibles.

Il existe d’autres argiles tel que l’argile bleue, l’argile rose, l’argile jaune,… surtout utilisée pour leur vertus beauté, l’argile jaune étant notamment idéale pour les peaux ternes, mixtes à grasse, je fais un focus sur celle-ci car c’est celle que j’utilise. Je ne m’étalerai pas plus sur ces argiles qui sont surtout utiles pour entretenir la peau et les cheveux, (elles peuvent même pour certaines être utilisées pour ce maquiller) et qui sont remarquables. En revanche, arrêtons nous aussi sur l’argile rouge qui sera utile pour les peaux mâtures et celles justement sujettes au rougeurs en utilisation externe et très utile en cas d’anémie en eau argileuse grâce à sa teneur en fer.

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Donc entrons dans le sujet des cures d’argiles: comment utiliser l’argile en interne et en externe?quelle argile choisir?

En interne

Pour préparer de l’eau argileuse, il vous suffit de mettre dans un verre une cuillère à café d’argile surfine en poudre et d’y ajouter une eau pure de source. Mélangez avec une cuillère en bois ou plastique, mais pas de métal. Laissez reposer plusieurs heures, au soleil si cela est possible. Il ne vous reste plus qu’a boire l’eau après quelques heures, en laissant le dépôt argileux au fond. Lorsque vous vous êtes habituée, après quelques jours( pour éviter la constipation), vous pouvez boire le lait d’argile, c’est à dire remuer l’eau et l’argile dans le verre et tout boire.  Vous pouvez boire cela soit au lever, soit au coucher, soit avant les repas ( 30 minutes avant, et à distances de toute prise de médicaments ou compléments alimentaires).

En externe

Pour faire un cataplasme, placez dans un récipient ( pas de métal surtout) l’argile concassée à écraser avec de l’eau de source et laissez reposer afin d’obtenir une substance assez ferme. Il ne vous reste alors qu’à placer sur un linge votre pâte et le placer sur la zone à traiter, comme un petit bandage, à laisser agir de quelques minutes à quelques heures selon ce que l’on recherche.

Par exemple pour revitaliser un organe en profondeur comme le foie, on pourra chauffer au préalable notre cataplasme au soleil ou prèt d’une source de chaleur ( pas de micro-onde!) et le laisser poser plusieurs heures.  En revanche, si le cataplasme est pour  une inflammation, il faudra le poser frais.

Une fois terminer, retirer délicatement et rincez votre peau à l’eau tiède. Jetez votre cataplasme, ce dernier étant plein de toxines, on ne le réutilise jamais.

 

L’argile est utile pour énormément de maux, et selon ce que l’on recherche certaines argiles seront plus appropriées que d’autres. Dans les grandes lignes on notera que les attapulgites sont idéales pour les pansements gastriques et les colliques, que les illites, sont parfaites en cataplasmes car sont plus absorbantes et collent plus à la peau, les kaolinites sont recommandées pour les fermentations intestinales, les bentonites aussi appelées montmorillonites qui favorisent la pénétrations des principes actifs et sont très puissantes. Chaque problématique aura alors une argile plus adaptée et diverses recettes possibles, certaines pouvant même être additionnées d’huiles essentielles ( attention toutefois aux précautions d’emploi sur ces dernières).

Concernant ce qui se passe en ce moment, je ne souhaite volontairement pas entrer dans les détails, vous verrez en cherchant sur youtube qu’il y a des effets bénéfiques quand à l’utilisation de l’argile. A vos recherches ;).

Pour l’heure, avec le confinement, si vous êtes sujet aux migraines et aux maux de tête, voici ce que vous pouvez faire:

Avec de l’illite ou de la montmorillonite, vous pouvez faire des cataplasmes comme indiqués ci-dessus à appliquer frais sur le front et la nuque et à changer dès qu’ils se réchauffent. En parallèle, vous pouvez vous préparez des tisanes de reine des près.

 

C’est le moment de prendre du vrai temps pour soi, de ralentir et de trouver du réconfort dans des choses simples et saines, qui en plus vous rendront en meilleure forme et exalteront votre beauté.

Douce semaine,

Chloé

Journal de confinement J+36

Mardi 21 avril,  trente sixième jour de confinement, ici dans le sud le temps est maussade, mais la météo n’a en réalité pas grand chose à voir avec la difficulté qui surgit après les un mois de confinement. En effet, comme je l’ai énoncé précédemment, « l’acceptation de la situation » dans le sens  » normalité » ( mot inadéquat, mais c’est pour être claire dans ce que je veux expliquer), est mise en place grâce à un rythme pris, une accommodation. En revanche, ce qui arrive avec le temps et le hasard a fait que le passage du mois de confinement tombait pour Pâques, traditionnellement fêté entouré de ses proches, est le manque lié au gens que l’on aime qui devient difficile à combler, mais aussi le questionnement sur « l’après », les remises en questions de ce que l’on fait, ne fait pas, devrait changer, … l’émotionnel en prend un coup, même si la période est plus ou moins bien vécu, ce temps avec le mental et cette diminution des relations humaines imposée, amène son lot d’émotions parfois difficiles à comprendre et à accepter.

 

Concernant les émotions, diverses possibilités naturelles s’offrent à nous, et je ne cesserai jamais de rappeler les nombreux bienfaits apportés par la pratique du yoga et de la méditation . 

Néanmoins, je n’en n’ai encore jamais parlé ici, bien que cela fasse partie intégrante de ma formation et que j’en conseille très souvent, mais d’autres choses, naturelles toujours, peuvent nous accompagner au niveau émotionnel et cela sans aucune contre-indication qui plus est. Il s’agit des élixirs floraux, plus connu sous le nom des fleurs de Bach.

 

Les fleurs de Bach

Le Dr Edward Bach est à l’origine de cette méthode qui consiste à utiliser des plantes, majoritairement des fleurs.  Les élixirs floraux sont fabriqués à partir de la résonance énergétique et la fréquence vibratoire d’une fleur dans de l’eau pure, voilà ce qui en ôte toutes contre indication à la différence des huiles essentielles qui elles sont très concentrées des actifs propres à chaque plante utilisée.

Le Dr Bach a crée 39 « remèdes », mais d’autres ont travaillé avec diverses plantes, qu’on appelle alors de façon générale des élixirs floraux. La discipline se nomme la leibothérapie qui vient du grec leibo, qui signifie goutte, et qui correspond au mode d’utilisation des élixirs dits floraux mais tous ne proviennent pas de fleurs. Mais pour faire simple, tout le monde est plus à l’aise avec le terme fleurs de Bach, alors nous resterons sur celui-ci, d’autant que je ne vais vous présenter que quelques fleurs  et ce  sont bien des fleurs de Bach.

 

Je vais vous parler du complexe RESCUE, le plus connu, c’est souvent par son biais que beaucoup rencontrent les fleurs de Bach. L’intérêt de Rescue, qui est presque « tout terrain », et que d’une part j’en possède un flacon à la maison et donc je peux vous le présenter en photo, mais  aussi que les plantes que ce complexe contient sont chacune intéressantes à utiliser en individuelle. De façon générale, les fleurs de Bach se présentent sous forme de pipettes, que vous pouvez prendre jusque 6 fois par jour à raison de 4 gouttes par prises, soit diluées dans un verre d’eau, soit à mettre directement sur la langue comme l’indique clairement chaque compte-gouttes sur le paquet.

Rescue est conseillé pour les chocs émotionnels intenses, et je pense qu’en ce moment le changement radical et soudain de mode de vie, peut en affecter certains à plus haut niveau, aussi ce mélange peut être un grand soutient pour retrouver calme et sérénité et vivre mieux ce moment.

Le mélange RESCUE contient 5 fleurs, que je vais détailler ci-dessous et que vous pouvez vous procurer individuellement chacune selon les problématiques émotionnelles que vous rencontrer.

Cherry Plum, le prunier mirobolan ( Prunus cerasifera) est particulièrement intéressant si vous avez la sensation de perdre le contrôle, d’avoir du mal à maîtriser votre impulsivité qui peut vous pousser à faire des choses embarrassantes ( violence par exemple).

Clematis, la clématite ( Clématis vitalba) est utile pour vivre pleinement le moment présent, intéressante à utiliser avec la pratique de la méditation. En effet, en ce moment, il peut y avoir un désintérêt pour le moment présent et beaucoup de rêveries poussant la personne concernée à être déconnectée d’elle même, rêver sa vie mais ne rien faire…

Impatiens, l’impatience ( Impatiens glandulifera) son nom dévoile son champs d’action à savoir l’impatience. Particulièrement utile pour les personnes trop speed, qui ne peuvent attendre, s’énervent vite,  et qui de ce fait s’isolent des autres. En période de confinement avec d’autres personnes, elle peut être d’un grand soutient.

Rock Rose, l’héliantème ( Helianthemum nummularium) qui est clairement pour la peur extrême, les angoisses, les terreurs et paniques qui peuvent s’accompagner de pleurs, de cris,… En cette période peut-être certains ressentent cette peur incontrôlable les envahir, aussi Rock Rose sera d’excellente compagnie.

Star of Bethlehem, la dame de onze-heure ( Ornithogale Umbellatum) va agir au niveau du découragement, du désespoir qui peut nous bloquer. Cela fait suite à un choc, rien n’arrive à consoler la personne, ces chocs entravent dans l’avancement.

 

Vous aurez compris pourquoi RESCUE est si connu, il rassemble 5 plantes qui balaie un large spectre d’émotions. Ce complexe est, il me semble, un incontournable à avoir chez soi, surtout en ce moment, et pour le coup je pense surtout aux personnes en activité comme les soignants qui vivent des situations dramatiques chaque jour. A avoir sur soi pour les urgences, car l’avantage de RESCUE est que quelques gouttes sur la langue suffisent pour se calmer.

 

 

 

FLEUR DE BACH

Je tiens aussi à parler de Wild Oat, la folle avoine ( Avena fatua) qui elle touche au domaine de l’incertitude et du découragement. En ce grand changement de vie, car tout sera forcément différent, de nouvelles et nombreuses possibilités vont s’offrir à nous. Néanmoins, il peut être difficile de faire des choix, l’esprit peut être confus et les ambitions rester sans actions concrètes. Wild Oat va aider à y voir plus clair et à avancer vers de nouvelles opportunités sans confusion.

Enfin, je vous propose de peut-être associer à la prise de fleurs de Bach oral, l’utilisation d’un roll-on à appliquer au creux des poignets qui lui contient un complexe de fleurs de Bach et d’huiles essentielles. Il va agir un peu comme RESCUE dans l’urgence mais à respirer et non à ingérer. Ce complexe  comprend les fleurs de Bach que l’on trouve dans RESCUE mais aussi  Scleranthus et Crab Apple.

Scleranthus, le Scleranthe ou alène ( Scleranthus annuus) a également un impact sur l’incertitude et le découragement comme Wild Oat mais va plutôt s’adresser aux personnes hésitantes, qui changent rapidement d’avis et qui ne savent pas choisir entre deux choses, une fleur pour les balances ;).

Crab Apple, le pommier sauvage ( Malus pumila) intervient sur le découragement notamment d’une personne qui n’est pas en accord avec elle-même, qui a un sentiment de honte, parfois même de souillure. Cette fleur peut aider à purifier sa propre image.

 

Ces deux dernières sont donc ajoutées aux cinq autres fleurs de Bach du complexe RESCUE et associées à 4 huiles essentielles, aussi soyez attentif aux contres-indications de chacunes dans ce genre de complexes puisque là il peut y en avoir.

Je vous présente sommairement les huiles essentielles que contient le Roll-on en question:

La Sauge sclarée ,cliquez sur le lien

La verveine exotique, cliquez sur le lien

La menthe sauvage, Mentha spicata, elle est ici utilisée pour ses propriétés relaxante sur le système nerveux pour limiter les angoisses et l’anxiété. En raison des cétones qu’elle contient, cette huile essentielle ne doit pas être utilisée chez l’enfant de moins de 6 ans et chez la femme enceinte et allaitante.

Le lavandin, cliquez sur le lien

 

Voilà donc un petit tour d’horizon autour des fleurs de Bach que je vous conseillerez pour la période. Bien sûr, comme toujours chacun est différent, et peut-être que d’autres fleurs serez plus adaptés à vous, mais cela nécessite un bilan plus complet. Néanmoins, je pense qu’il y a ici un bon panel d’émotions qui pourront être soutenues.  Dernière chose, les fleurs de Bach sont le plus souvent diluée dans de l’alcool, mais vous en trouverez sans, n’hésitez pas à demander.

Belle et douce soirée,

 

Chloé

Journal de confinement J+30

Mercredi 15 avril 2020, trentième jour de confinement en France. Je n’avais pas particulièrement prévu d’écrire ici aujourd’hui, puis le fait qu’il s’agisse d’une part de la date « anniversaire » si je puis dire des un mois, couplé au fait qu’il s’agisse du 15 avril, jour de l’anniversaire de ma maman, m’ont poussé à marquer ce jour avec un article toujours positif associé à un partage qui pourra je l’espère un peu plus égayer votre quotidien de confiné ou pas d’ailleurs.

Avant toute chose faisons le point sur la situation en ce 15 avril. Lundi à 20H02 nous avons appris que le confinement durerai au moins jusqu’au 11 mai ( 2020…), on s’y attendait mais tout de même l’humain à cette capacité merveilleuse ( et mon propos n’est pas ironique) a espérer, un miracle ou quelque chose de cet ordre là; il n’en n’est biensûr rien et de ce fait nous acceptons plus ou moins bien depuis hier, lendemain de l’annonce, qu’il y en a donc encore pour au moins un mois, tout en sachant que l’après risque de ne pas tout à fait ressembler à l’avant… Plutôt que de spéculer, sur ce qui nous attend après, restons plus que jamais focaliser sur l’instant présent, le seul qui existe, le seul sur lequel nous devons nous attarder pour tirer le meilleur de cette situation. Une des choses fantastiques pour savourer l’instant présent, est de cuisiner, non pas dans le stress après une journée de travail épuisante, en faisant à la va vite un plat de pâtes mais de manière consciente, en prenant le temps et en s’attelant à rendre ce que l’on va manger joli. En effet, lorsqu’un plat est joli on se prépare déjà à passer un bon moment et à encore plus apprécier et déguster ce que l’on a dans l’assiette. C’est un peu comme au restaurant, lorsque notre assiette arrive,on apprécie davantage lorsque la présentation est jolie et colorée et on a tendance à manger plus lentement qui plus est, comme si on ne voulait pas trop défaire la présentation :). Au bout du compte le résultat est le même mais avec le plaisir des yeux en plus.

Récemment j’ai publié une des recettes que je fais en ce moment et on m’a pas mal demandé de la partager; voilà qui appuis mon propos du dessus, c’est que rien qu’à la vue des mets, beaucoup en ont déjà salivé et c’est une excellente chose, étant donné qu’il ne s’agit que de bons aliments en plus!

 

Sans plus tarder je vous partage mes rouleaux de printemps arc en ciel, qui apporterons le printemps et ses nombreux cadeaux chez vous et ce même si vous êtes confinés en appartement, grosse pensée pour vous d’ailleurs. La recette est vegan et sans gluten et constitue un plat complet avec tous les nutriments nécessaires.

 

Pour 4 grand rouleaux de printemps ou 6 petits (en fonction des feuilles de riz que vous utilisez)

Les ingredients bio colorés au choix, car il y a plusieurs possibilités: 

  • Feuilles de riz bio
  • eau
  • 5/6 radis tranchés à la mandoline
  • 3/4 tranches de betterave crue ( chiogga ou rouge) tranchées à la mandoline
  • une poignée de feuilles d’épinard
  • 1 poignée de germe d’haricots mungo ( lien pour faire des graines germées ici)
  • 2 tranches de chou rouge
  • la moitié d’un concombre tranché
  • 2 carottes rapée
  • quelques feuilles de menthe fraiche
  • huile d’olive ou de sésame
  • optionnelle des graines de tournesol, gomasio, graines de sésames, curcuma frais rapé ou en poudre… selon vos goût , ici c’est tout ce que j’ai mis dans la photo ci-dessous
  • un houmous rose fait maison, dont je vous mets la recette ci-dessous , il vous faudra   200g de pois chiche, 2 cuillères à soupe de tahin ( purée de sésame), une betterave rouge cuite cette fois, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, le jus de la moitié d’un citron, de la coriandre fraiche, j’aime également y ajouter de l’ail des ours séchée ou de l’ortie séchée aussi, selon vos goûts.

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Vous n’êtes pas obligé de mettre tous les ingrédients, vous faites avec ce que vous avez de disponible sous la main dans cette liste en ayant toujours au moins un légume à feuilles ( épinard, batavia,mâche,…), un légume croquant ( radis, concombre, chou rouge,…) et un légume sucré ( carottes, tomates, betteraves c’est mieux crue pour garder toutes ses propriétés,…) et une protéine ( houmous, haricots mungo, haricots rouge…)

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Première étape on prépare ses légumes dans de petits plats afin que tout soit prêt et plaisant lorsqu’on arrivera à l’étape de l’assemblage dans le rouleau de printemps.  Ensuite on va préparer son houmous, sachant que si vous utilisez des pois chiches sec, il faudra les avoir fait tremper au moins 12 heures avant et les faire cuire 45 minutes, sinon vous pouvez optez pour des pois chiche bio en boite de conserve si vous n’avez pas anticiper ( ou juste la flemme).

Dans un mixeur, mélanger pois chiche, la betterave, l’huile d’olive, le jus de citron,le  tahin, coriandre, ail des ours ou ortie. Mixez jusqu’à obtenir une pâte homogène que vous présenterez dans un petit saladier en suivant, si besoin, vous pouvez rajoutez un peu d’huile d’olive après.

 

Maintenant que tous vos ingrédients sont prêt il vous suffit, de mettre un peu d’eau dans un plat à tarte et de faire tremper quelques secondes votre feuille de riz, une fois que celle-ci est correctement humidifiée il vous suffit de l’étaler sur votre plan de travail et d’assembler chacun des ingrédients selon votre goût. Ce qui est joli souvent c’est de mettre au départ  les ingrédients plutôt plats et colorés, car en roulant votre rouleaux ce sont eux que l’on verra. Exemple mettre en priorité les feuilles de menthe et radis pour un joli rendu. Je vous mets le lien d’une video tutoriel que j’ai filmé si besoin. L’important est de bien humidifier sa feuille de riz, se placer au centre de celle-ci pour y déposer vos aliments en les superposants. Après cette étape, il vous suffit de rabattre les côtés de la feuille de riz puis de la rouler délicatement en serrant bien votre feuille et de la fermer.

Présentez dans une jolie assiette avec le reste des crudités qu’il vous reste, assaisonnez et appréciez les couleurs  et les saveurs qui vous attendent.

Si vous voulez voir le tutoriel en vidéo c’est ici: Rainbow tuto 

Pour bien préparer votre feuille de riz c’est ici : Humidifier la feuille de riz

 

Sur ce je vous souhaite un bon appétit et une douce soirée, et petit message personnel pour ma maman : Joyeux anniversaire!

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Journal de confinement J+26

En ce samedi 11 avril 2020 et 26ème jour de confinement, l’étape des 3 semaines étant maintenant largement passée, nous nous retrouvons en principe en phase d’acceptation, ce qui ne signifie pas forcément que tout soit vécu pour le mieux mais qu’un certains rythme a pu s’installer.

Néanmoins, je constate une situation particulièrement difficile, que je ne vis pas moi même, mais que l’on m’a partagé. Cette situation de vie concerne les parents d’un ou plusieurs enfants, qui doivent continuer d’essayer de trouver de nouvelles occupations à leurs enfants à domicile en faisant preuve d’originalité et de patience. L’exercice n’est pas simple, et pour avoir échangé sur le sujet avec une maman ( je pense qu’elle se reconnaîtra en lisant ces lignes :)), elle m’a suggéré une idée, que je vais d’ailleurs vous proposer aujourd’hui. Idée que j’ai également partagé avec ma nièce de 7ans par téléphone, et qui l’a tout de suite enjouée. Il ne m’en fallait pas plus pour me mettre au travail :).

Sans plus tarder, rentrons dans le vif du sujet. Cette idée est tout simplement une petite video de yoga ( à retrouver en cliquant ici ou en fin d’article) spécialement pour les enfants, pour qu’ils puissent a la fois ressentir leurs corps grâce à des postures de yoga et canaliser leur énergie grâce à une respiration calme et profonde. Pour rendre l’activité ludique, et que chacun trouve sa propre autonomie, cette séance de yoga va raconter une histoire. Cette histoire, va permettre à l’enfant qu’il l’a retienne et se la raconte afin d’intégrer les postures de yoga proposées, qu’il pourra mettre à l’oeuvre à terme sans regarder la vidéo.

 

Cette histoire va parler d’un petit chat, mais comme je la raconte pour des petits humains :), j’emploierai les termes qui définissent le corps humain et non ceux qui définiraient les membres d’un  chat, par exemple, à la place d’une patte, ce sera une jambe pour nous ;).

 

 

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Voici mon histoire: 

Il était une fois un chat qui s’appelait Marjarâ et qui pour se réveiller de bonne humeur  faisait le dos rond, dos creux plusieurs fois en inspirant profondément lorsqu’il faisait le dos creux et en expirant lorsqu’il avait le dos rond .

Une fois qu’il se sentait bien détendu il se levait bien droit, les pieds joints bien ancrés au sol comme une montagne.

De cette posture, sur une grande inspiration  il levait ses  bras joints, les paumes de mains l’une contre l’autre en arrière et envoyait sa jambe gauche en arrière en repliant la jambe droite tout en gardant son pied au sol et en mettant un bras tendu devant lui et l’autre derrière . Il était alors fier dans cette posture du guerrier qui lui permettait d’affronter toutes les situations qui pourraient se présenter à lui dans la journée. Après avoir effectué une inspiration et une expiration il pivotait sur lui même afin que la jambe droite se retrouve tendue et la gauche repliée, le pied au sol. Il fit là aussi une inspiration et une expiration de ce coté là.

Puis, il ramenait sa jambe gauche à coté de sa jambe droite pour retrouver la posture de la montagne, relever les bras en arrière et les amener au sol. Il déposait ses mains et d’un petit saut il allongait ses jambes en arrière pour venir en chien tête en haut puis redescendre en chien tête en bas, en relevant les jambes droites et relachant la tête vers le sol, son corps formait ainsi un V à l’envers, et il restait dans cette posture pendant 5 respirations longues et profondes ( même s’il n’aimait pas trop les chiens, il devait reconnaitre que cette posture lui faisait beaucoup de bien et lui permettait de se calmer et de se renforcer musculairement). Après avoir effectué ses respirations, il revint en sautant entre ses mains comme il l’avait fait à l’inverse au départ, et se relevait les mains jointes au dessus de la tête pour les ramener devant le buste.

Il se mit ensuite à plat ventre et vint attraper ses chevilles avec ses mains, pour former un arc et sentir toute son énergie en levant bien les cuisses et étirant bien le dos et les epaules. Il restait comme cela sur trois respirations avant de reposer la posture et revenir à plat ventre.

Après toutes ses belles postures, il tenaient à vérifier son équilibre avec la posture de l’arbre ainsi il revint debout pieds joints les mains jointes au milieu de la poitrine qu’il mettrait ensuite au dessus de sa tête. Il montait son pied gauche contre son genoux droit en recherchant l’équilibre et restant 3 respirations, il déposait la posture pour faire la même chose avec l’autre jambe. Il se sentait bien concentré ainsi.

Il revint sur le dos allongé afin de monter délicatement ses jambes en l’air, en se tenant le dos. Ainsi, en chandelle il sentait sa petite colonne vertébrale masser et la circulation de toute son énergie vitale dans le corps. Il restait dans la posture jusqu’à 12 respirations, avant de redescendre délicatement assis le dos bien droit et les jambes allongées l’une contre l’autre devant lui, il levait ses bras au dessus de sa tête pour ensuite délier depuis le bas du dos toute sa colonne vertébrale vers ses jambes en tentant d’attraper ses pieds et ainsi former une pince qui lui permettait de relacher toutes ses tensions du dos tout en le tonifiant, il respirait ainsi profondément sur 6 respirations avant de remonter les bras au dessus de sa tête et venir s’allonger sur le dos, les bras et les jambes a peine écartées pour ressentir tout le bien-être procurait par la séance et se détendre complètement avant de commencer cette belle journée qui s’annonce, sereinement.

La vidéo de cet enchainement postural est à retrouver ici: Vidéo Yoga confinement 

 

 

Voilà la petite histoire du chat, qui pourra accompagner vos enfants et/ou vous même d’ailleurs pour doucement apprivoiser quelques postures de yoga et profiter pleinement du temps qu’offre ce confinement. Il n’y a rien en réussir, rien à prouver à quiconque, simplement vivre le moment présent, se relier à soi, lier les mouvements à la respiration et apprécier ce qui en découle.

 

A très vite, en espérant que cela vous apporte un peu de calme et de joie 🙂

Chloé

Journal de confinement J+18

Vendredi 3 avril, le temps commence à mettre en lumière certaines choses en soi, plus ou moins facile à vivre et à accepter. On le sait une habitude se prend en 3 semaines, nous y sommes presque, et le monde extérieur commence à devenir un presque lointain souvenir. Assurément il y aura un après comme on dit, mais cet « après » risque d’être bien différent… aussi pour tirer profits de ces nouvelles habitudes qui se mettent en place et de ce nouveau mode de vie, je fais le choix aujourd’hui de vous parler des protéines végétales, ce confinement et ces nouvelles règles de vie pouvant amener d’autres changements.

Je ne suis pas là pour prêcher une parole végan à tout prix, ne l’étant pas moi-même ( je suis pesco-végétarienne) , cela n’aurait aucun sens mais plutôt pour ouvrir à d’autres façons de manger, plus légères, plus naturelles, plus saines, plus en adéquation avec la nature… je partagerai quelques recettes donc sur cet article. Avec ce qui plane en ce moment au-dessus de notre tête, il est plus que jamais temps de faire attention à soi et de mettre toutes les chances de notre côté pour se renforcer.

 

Je ne vous apprend rien, en disant que la consommation de viandes est excessive à l’heure actuelle. Mais qu’entent-on par excessive? Une viande à chaque repas c’est énorme, même si elle est blanche, nous n’avons pas besoin d’autant de chair animale pour être en forme et encore moins pour être en bonne santé. Les nutritionnistes préconiseraient maximum 500grammes de viandes par semaine, ce qui est déjà beaucoup, pour limiter les dégâts et redonner ses lettres de noblesses à celle-ci mieux vaut la consommer bio pour au moins s’épargner les nombreux additifs contenus dans la viande industrielle non bio. La consommation de viande augmente le risque de maladies cardio-vasculaires.  Un autre souci que l’on retrouve avec la consommation de viande, est son mode de cuisson à haute température ( souvent griller, à la poêle, au barbecue,…)  qui a pour conséquence la création de substances cancérigène. Beaucoup de maladies et de déséquilibres proviennent d’une trop grande consommation de viandes, et tout n’est pas dévoilé, mais il suffit d’observer son corps et ses sensations lorsqu’on consomme des produits carnés en le mettant en parallèle avec une « detox carnés », en quelques jours les ressentis sont là!

Pour le rappel, au niveau des macronutriments, la répartition alimentaire quotidienne est constitué d’environ 50% de glucides, 35%de lipides et seulement 15% de protéines…  Ce qui montre bien que de la viande à chaque repas, c’est beaucoup trop.  Pour ma part, si vous ne pouvez vous en passer, je conseille d’en consommer pas plus de 2 à 3 fois par semaine.

Quand au rapport sport/viande, il n’en n’est rien, je ne mange absolument aucune viande et fait du sport tous les jours à intensité plus ou moins variable, sans blessure ou carence particulière liés à cela ( mais nous savons tous que se sont des fausses excuses utilisées par les carnivores ça ;), les vraies raisons qui font que la consommation de viande est telles sont d’une part les habitudes, d’autres part le plaisir qu’elle peut procurer à certains ) et je suis loin d’être la seule.

Le but est comme toujours de rester équilibrer, trop de protéines fatiguent les reins et augmente l’acide urique, pas assez de protéines peuvent engendrer fatigue, chutes de cheveux, ongles cassants…Aussi sans plus tarder je vous propose quelques recettes saines, de saison et surtout très simples qui vous apporteront des protéines végétales, rassasiantes et savoureuses et qui plus est qui apporteront des oligoéléments et vitamines si essentiels. Les quantités valent pour deux personnes.

 

 

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Le houmous un classique à faire régulièrement pour accompagner vos légumes et ainsi avoir une assiette complète:

  • Une c à s de tahin ( purée de sésame)
  • 250 grammes de pois chiches cuits ( laisser tremper les pois chiches dans de l’eau toute la nuit et les faire cuire le lendemain à l’eau 45 minutes)
  • Une c à s d’huile d’olive
  • une gousse d’ail
  • de la coriandre fraiche
  • facultatif j’y rajoute de la poudre d’ortie

Mixer le tout

Ce houmous sera un excellent accompagnement avec des légumes verts tel que les blettes comme la photo ci-dessus. De couleurs, elles apporteront de la gaieté à votre assiette. Elles sont simplement cuisinées à l’eau et assaisonnées d’un filet d’huile d’olive, sel aux herbes et poivre. Avec quelques pois-chiches à côté pour le croquant, un régal qui vous apportera du manganèse, du cuivre, de la vitamine B9, du phosphore, du fer et du zinc, en plus de sa richesse en protéine.

 

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Salade fraicheur d’haricots azukis mangues 

Une recette printanière à la fois croquante et raffinée. Le haricot azuki est une légumineuse originaire du Japon, que l’on trouve aussi sous le nom de soja rouge, mais il n’en n’est rien, le haricot azuki étant bien une légumineuse. Ce dernier peut-être consommé de diverses façons, et l’associer à un met sucré tel que la mangue est un vrai délice. Le haricot azuki est donc riche en protéines, en glucides et en fibres  et vous apportera manganèse, phosphore, fer, zinc, cuivre et potassium ainsi que des vitamines du groupe B.

Pour cette recette, il vous faudra:

 

  • 250 g d’haricots azukis
  • 1 belle mangue mûre
  • 4 branche de céleri
  • une dizaine de radis rose
  • une à deux tranche de betterave chiogga
  • du persil frais
  • huile d’olive
  • quelques graines de tournesol
  • sel ( facultatif aux plantes ou poudre d’ortie), poivre

La veille faite tremper dans de l’eau froide les haricots azukis entre 12 et 24h pour que la cuisson soit plus facile. Le lendemain, rincez-les et faites les cuire 1h dans de l’eau avec une feuille de laurier, utile pour améliorer la digestion des haricots.

Coupez votre mangue en gros dès, pelez la partie filandreuse du céleri que vous viendrez ensuite découper en fines lamelles dans la longueur, puis dans la largeur, pour faire des petits bâtonnets. A la mandoline, coupez quelques tranches de betteraves chiogga et vos radis également. Ciselez grossièrement votre persil, qui apportera ici de la fraicheur et améliorera la digestion. Une fois les haricots cuits, laissez-les refroidir pour ensuite assembler le tout, assaisonné d’un filet d’huile d’olive sel, poivre et saupoudrez de graines de tournesols.

Bonne dégustation.

 

 

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Voici deux recettes qui respecteront l’équilibre acido-basique, seront rassasiantes sans être pour autant trop lourdes et vous apporteront de bons nutriments et de la joie dans l’assiette sans coup de pompe en suivant.

Peut-être le moment de changer ses habitudes alimentaires et de vivre aux gros des saisons.

Belle journée,

Chloé

 

 

Journal de confinement J+14

Lundi 30 mars, oui je préfère donner la date désormais pour mieux situer l’action :). Nous sommes donc dans le quatorzième jour de confinement, et même si je le vis plutôt bien, je ne peux rester insensible à ceux qui commencent à avoir plus de difficultés. Aussi, à la vue des actualités qui ne sont guère reluisantes, j’ai fait le choix de me pencher sur l’une de mes piles de livres à lire ( oui j’ai plusieurs piles à lire, selon les humeurs, les moments,…) et de vous partager celle qui en ce moment à mon sens est la plus adéquate.

Il s’agit de livres que j’ai commencé  ou bien avancé pour la plupart, à l’exception des romans. Il y a plusieurs genres de livres, il s’agit de livres de développement personnel, de découvertes scientifiques, d’aventures,…

Des livres que j’ai sélectionné pour cette période de confinement, avec de beaux paysages à découvrir afin de voyager depuis chez soi, une épopée pour traverser les époques et les continents, des philosophies et de belles notions de vies simples et efficaces pour mieux appréhender ce confinement. Quoi qu’il en soit chacun peut y trouver un ou des livres qui lui conviennent, mais peut-être qu’aucun de ma sélection ne vous plaira et j’en suis navrée.

Sans plus tarder plongeons dans cette pile que je vais vous présenter de bas en haut.

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L’aventurière des sables de Sarah Marquis

Cette exploratrice de National Geographic a été nommé aventurière de l’année 2014. Dans cet ouvrage elle narre son premier grand périple de 17 mois en Australie, une marche à travers la nature hostile et somptueuse pour découvrir qui elle est vraiment. Une histoire vraie donc, qui invite à l’imagination de ces magnifiques paysages tout en invitant à l’introspection, que cherchons nous vraiment?

Les antisèches du bonheur de Jonathan Lehmann

Il s’agit du deuxième ouvrage de Jonathan Lehmann, le premier que je vous conseille était  » Journal intime d’un touriste du bonheur » un vrai bonheur à lire je vous le confirme. Dans ce nouvel ouvrage, qui ne nécessite pas forcément la lecture du précédent, Jonathan nous présente de façon ludique ses antiséches qui sont 18 affirmations pour enfin toucher de prêt le sain graal: le Bonheur! Un livre qui offre de la joie assurément.

Les sept lois spirituelles du vrai bonheur de Dr Deepak Chopra 

Pour continuer vers le bonheur, le médecin endocrinologue et auteur Deepak Chopra, nous offre avec ce livre complet et concis de puissantes techniques pour trouver en toutes circonstances le bonheur de manière durable. Un bijou à lire surtout en ce moment, d’autant qu’il n’est pas long.

Petit traité de philosophie naturelle de Kathleen Dean Moore 

Immensité de la nature de l’ouest Americain jusqu’en Alaska, par le biais de petits récits qui ouvrent à soi. Se recentrer sur la nature et s’émerveiller de ce qu’elle a à nous offrir pour mieux nous connaître et mieux vivre,  voilà la promesse de cet ouvrage  qui nous fait voyager qui plus est.

Née contente à Oraibi de Bérangère Cournut

Un roman où l’on va suivre une jeune fille amérindienne Tayatitaawa ( celle qui salue le soleil) sur les hauts plateaux arides de l’Arizona, qui nous offre  au travers des croyances et sagesses du peuple Amérindien des Hopis, un dépaysement total. Un livre qui ouvre à la résilience et nous aide à mieux imaginer l’ambiance avec le recueil de photo disponible à la fin du livre. Bon voyage!

La symphonie du vivant de Joël de Rosnay

Un ouvrage indispensable actuellement, écrit par le docteur en sciences Joël de Rosnay. De récentes découvertes en biologie, mettent en lumière que nos comportements quotidiens ont un impact sur nos gènes. Ce qui peut en arranger ou en déranger certains, étant donné que cela signifie bien que nous sommes maîtres de  notre vie et par conséquent de notre santé, en gros l’épigénétique nous mets bien face à notre propre responsabilité quand à notre bien-être. A lire de toute urgence!

Le Mahâbhârata

L’épopée qui nous transporte au coeur de la culture indienne. Il n’est pas question ici de parler de religion, mais plutôt de comprendre la culture indienne par le biais de cette histoire mythologique entre deux clans qui se déclarent la guerre pour le trône ( cela me rappelle quelque chose ;)). Chaque personnage et chaque situation, peuvent refléter une part de nous-même à travailler ou à accepter. Vaste programme, difficile à résumer en quelques lignes.

 

En espérant que votre quarantaine se passe pour le mieux, et que peut-être l’un ou plusieurs de ces ouvrages vous accompagne durant cette période privilégiée pour prendre du temps pour soi et lire.

A très vite,

 

Chloé

Journal de confinement J+10

En ce dixième jour de confinement, les rituels bien-être que je pratique se multiplient pour mon plus grand bonheur. Une forme de nouveau planning s’est naturellement installé depuis le début de ce confinement. Je ne sais pas comment vous vivez celui-ci, mais fort est de constater qu’il y a des étapes à franchir comme dans chaque moment de vie.

Pour ma part, après l’annonce de cette mise en quarantaine assez floue, j’ai accepté cette nouvelle condition de vie en essayant rapidement d’y incorporer mon rythme, mais surtout en occupant beaucoup mon cerveau… Puis arrivée au samedi, donc au cinquième jour de confinement, je n’ai plus du tout accepté la situation, mon égo voulait retrouver son confort, sa liberté, bref tout ce qui parle à chacun d’entre vous je pense.

Après cette journée difficile, j’ai utilisé mon attestation de sortie ( c’est important de le mentionner, cela n’étant pas anodin quand à notre liberté, bien que je ne remette pas en cause le système) pour aller faire un tour seule à pied autour de chez moi et admirer le coucher de soleil. C’est en admirant ce dernier que j’ai pris conscience de quelque chose que je sais, mais c’est toujours dans les moments où on en a besoin qu’on oublie cela,  que la liberté c’était nous même qui nous l’offrions en sachant orienter notre mental vers ce que nous voulons et non en restant focaliser sur ce que nous craignons.  La soirée de ce cinquième jour fût donc pour moi, la soirée de l’acceptation et mon rythme « bien-être de confinement » a ainsi pu vraiment démarrer.  Parmi mes pratiques personnelles régulières, qui se sont drôlement rallongées donc en cette période de confinement, se trouve bien sûr la méditation, dont je parle fréquemment.

En réalité,  j’alterne avec plusieurs techniques visant à améliorer l’état mental, soit j’utilise l’application 7mind ( que je vous conseille d’ailleurs et qui a étoffé son offre gratuite spécialement pour le confinement), en ciblant des problématiques spécifiques, soit je me crée ma propre méditation. Mais j’utilise également d’autres techniques ( je parlerai plus tard en détail de l’une d’entre elle) qui me permettent de me relaxer, d’aider à la gestion des émotions également. L’une d’entre elle dont je vais parler aujourd’hui, est la sophrologie qui vise à rétablir le dialogue entre le corps et l’esprit et qui vise à améliorer le bien-être. Cette science est inspirée notamment de diverses méthodes tel que le training autogène de Schultz, le Yoga,… et vise à orienter l’attention grâce à divers outils tel que la visualisation,  la respiration et la décontraction musculaire en s’appuyant sur des sentiments positifs.

Aussi pour rentrer dans le vif du sujet, je vous propose une séance de sophrologie avec  visualisation à pratiquer chez soi, je vous propose ici en cette période de confinement de vous évader de chez vous en pensée, le temps de quelques minutes un paysage inspirant que l’on peut modifier selon ce qui nous inspire le plus. Je vous mets un enregistrement en plus du texte, afin que vous puissiez réaliser cette séance sans avoir à lire et ainsi complètement vivre le moment. L’enregistrement est a retrouver à la fin du texte en lien.

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Asseyez-vous le dos bien droit, les pieds ancrés au sol

– Posez vos mains sur vos cuisses

– Fermez les yeux délicatement pour vous recentrer

– Prenez conscience de votre assise

– Respirez profondément à partir du ventre

– Portez votre attention à votre visage

– Desserrez les mâchoires, relâchez la langue

– Ressentez votre visage détendu

– Cette détente se propage à votre nuque,vos épaules,…

– Prenez conscience du relâchement du haut de votre corps

– Portez attention à votre dos

– Relâchez toutes vos tensions à ce niveau

– Sentez vos pieds bien ancrés au sol

– Relâchez bien tout les muscles du bas du corps, tout en restant les pieds bien ancrés dans le sol

– Ressentez que tout votre corps est détendu, relâché

– Maintenant, imaginez-vous au milieu d’une plaine verdoyante et fleurie

– Le temps est très ensoleillé et la température idéale

– Une luminosité rare, qui vous recharge instantanément

– Vous êtes au pied d’une montagne majestueuse, un lac est également devant vous

– Face à tant de beauté vous vous sentez serein

– Vous entendez les oiseaux, les petits animaux qui peuplent ce beau paysage

– En vous promenant dans ce lieu, vous découvrez un tapis de fleurs colorées

– Sentez le doux parfum des fleurs qui ornent ce paysage

– Ressentez cette nature pure vous envahir

– Puis visualisez un papillon devant vous

– Il vous invite à le suivre afin de vous faire découvrir un peu plus ce lieu merveilleux

– Vous lâchez prise et suivez le papillon

– Il vous emmène au pied de la montagne où une magnifique cascade coule pour se jeter dans le lac

– Une onde de bonheur vous envahi à la vue de tant de beauté

– Puis le papillon se pose délicatement sur l’une de vos mains

– Vous ressentez un profond bien-être

– L’air pur caresse votre peau, vous ressentez un frisson de bien-être vous parcourir

– Vous vous sentez connecté à la terre

– Puis vous vous approchez de la cascade et buvez une gorgée d’eau pure à la source

– Cette eau d’une pureté rare irrigue tout votre corps, vous sentez ses bienfaits jusqu’aux bouts de vos doigts et de vos orteils

– Vous êtes en harmonie avec la nature et l’univers

– La couleur verte de la nature vous inonde d’un profond bien-être

– Savourez pleinement cet instant…

– Petit à petit le paysage s’estompe

– Reprenez maintenant doucement contact avec le monde réel, en écoutant les bruits extérieurs

– Bouger délicatement vos mains, vos pieds,…

– Etirez votre corps

– Vous pouvez ouvrir vos yeux en douceur

 

L’enregistrement: ici

 

 

 

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J’espère que cette parenthèse vous aura fait du bien, quoi qu’il en soit retenez, que le moment est à vivre, il n’y a rien à réussir, aucun objectif à atteindre, si des pensées parasites se présentent, laissez-les passer.

Prenez soin de vous, à très vite.

Chloé

Journal de confinement J+7

La nouvelle vie que nous découvrons officiellement depuis le mardi 17 mars 2020 midi m’amène à vous proposer une nouvelle forme d’articles spéciales « confinement ». Ces articles auront pour but d’échanger autour des vécus de la situation de chacun, chacune, de se soutenir, de s’entraider, de donner de l’espoir, de l’amour, de la solidarité, bref tout ce qui peut permettre de mieux vivre ensemble ce moment de vie unique en son genre.

En revanche, vous ne trouverez pas ici, de plaintes, de méchanceté envers qui que ce soit ou encore de jugement sur la situation actuelle ( politique, traitement,..) . Le but est bien de véhiculer du positif dans un contexte poussant plutôt vers la peur, le désespoir et même la haine de l’autre.

 

Voilà d’ailleurs l’objet de ce premier article en ce septième jour de confinement: la haine de l’autre.

Je crois que nous sommes tous au courant, qu’il ne faut pas sortir de chez soi, c’est ce qui est inhérent au mot confinement. Il est triste de constater qu’effectivement il y a des abus, et des personnes ne respectent pas cela. Néanmoins, la situation est que nous faisons face à un virus, virus qui a longtemps été sous-estimés par les autorités publiques et qui nécessite alors des mesures drastiques, étant donné le manque de moyens. Que l’on y adhère ou pas, il est obligatoire pour tous de suivre ces mesures. Jusque là, tout est simple.

Ce qui est déplorable, en revanche, c’est que cette période de confinement amène de la méchanceté et de la haine entre les gens, qui sont tous concernés par ce qui se passe. Mon message ici, vise à sensibiliser sur la notion d’union et de respect de l’autre. Nous vivons une période où s’entraider est primordial, aussi quand je lis des propos tel que: « jetez des cailloux au personnes dehors », « je vous propose de signer une décharge qui stipule que vous refusez d’avoir accès aux soins, puisque vous êtes dehors »,… cela m’attriste profondément. Bien que je ne souhaite pas me faire l’avocat du diable, il me semble que passer ses journées de confinement à critiquer l’autre n’est pas la meilleure occupation à avoir et augmente le côté anxiogène  de la situation, tant pour soi que pour les personnes qui peuvent se sentir viser alors qu’elles respectent les règles en vigueur. Ces comportement sont liés à la peur et à la panique qui amènent à systématiquement chercher un coupable à tort.

 

La premiere chose est que peut-être que la personne sort pour des raisons médicales, pour faire des courses, pour travailler aussi, ou tout autres raisons valables et légales, mais quand bien même si elle ne respecte pas la loi ( au passage on voit toute l’année des gens qui ne respectent pas la loi sans pour autant se ruer sur les réseaux sociaux pour en parler, par exemple brûler un feu rouge est aussi grave pour soi et pour autrui, …) ce n’est pas à nous de faire régner l’ordre dans le pays…

Chacun d’entre nous doit à plus forte raison en ce moment faire preuve de bienveillance, d’indulgence, de patience ( certains sont plus long que d’autres à comprendre, les discours ayant beaucoup évolués en quelques semaines, les plus jeunes se sentant moins concernés, …) et de courage. Par ce partage, je souhaite inviter à une communication plus positive et constructive plutôt que de rester dans l’éternel jugement de l’autre, oui cette situation est difficile, oui certains ne jouent malheureusement pas le jeu, mais je reste convaincu que ce n’est pas en propageant de la haine que ces mêmes personnes vont revoir leur copie d’autant que ce n’est pas notre rôle.

 

Le prochain article sera un peu plus léger, c’est promis,  mais je tenais à partager cela avec vous ici, car je trouve que cette violence ajoute de la difficulté à ce que nous vivons et augmente l’anxiété, ce dont personne n’a besoin. Apprenons à mieux vivre ensemble en étant éloignés les uns des autres.

Pour égayer chaque article, j’illustrerai ce dernier par une photo de nature que j’ai pu prendre, lorsque sortir se promener n’était pas considérer comme un luxe est pourtant… 🙂

 

Je vous laisse avec ce magnifique cerisier du Japon qui symbolise l’arrivée du printemps et la délicate beauté de la vie…

A très vite, prenez soin de vous

 

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Quelques mots d’actualité

En cette mi-mars 2020, il est souvent plus courant de lire des articles sur l’arrivée du printemps, la detox, l’activité physique,… que d’entendre parler de renforcement immunitaire comme on le voit beaucoup en ce moment. En effet on pense beaucoup à renforcer son système immunitaire à l’arrivée de l’automne et de l’hiver, mais en réalité il n’y a pas de saison pour cela, surtout face aux virus… Néanmoins je ne prévoit pas un énième topo sur le sujet, mais je vous remet ci-dessous le lien vers une sélection d’articles que j’avais écrit,( dont un sur les défenses immunitaires) qui vous aideront à vous renforcer mais aussi à mieux vivre la période en prenant soin notamment de sa santé mentale qui peut être mise à rude épreuve ces derniers temps. Les voici donc:

 

En effet, je ne vous apprend rien sur le fait que beaucoup, en ce moment s’inquiètent ( à juste titre) sur le fameux coronavirus, et une ambiance de psychose s’installe peu à peu, laissant ainsi beaucoup sombrer dans la déprime, la peur et le désespoir. Je n’ai pas pour habitude de parler de maladie, mais plutôt de bien-être, de prévention, de tonus, de choses plutôt positives! Aussi, je ne vais pas ici parler de miracle face à ce virus, d’autant que je tiens à le rappeler je ne suis absolument pas médecin et je ne possède pas assez de connaissance sur le sujet. En revanche, ce que je sais c’est que le cerveau à cette capacité à se focaliser sur le négatif beaucoup plus que sur le positif, voilà pourquoi je tenais à partager avec vous ici.

Je vais tacher de lister quelques clés en plus des articles cités plus haut, afin que chacun, chacune, puisse continuer à vivre plus sereinement, cette période qui ne l’est pas forcément.

 

Le système immunitaire 

Rappelons que le système immunitaire est la capacité du corps à se défendre contre des éléments pathogènes. Ces éléments comprennent les microbes ( virus, bactérie,…), les cellules cancéreuses et les corps étrangers.

Rappelons que le virus, encore plus petit qu’une bactérie, est un micro-organisme qui a besoin d’un hôte pour se développer et est contagieux, de différentes manières selon le virus dont il s’agit. De plus, le virus ne peut se traiter par antibiotique…

 

Ne pas céder à la panique

Pour entrer dans le vif du sujet et concernant le système immunitaire, on veillera à garder son calme, le stress affaiblissant ce dernier. Pour ce faire, on évitera d’écouter les mauvaises nouvelles en boucle toute la journée, s’informer c’est bien, mais comme tout avec modération. En effet, les mauvaises nouvelles sont plus facilement retenues que les bonnes, le cerveau se focalisant beaucoup plus sur le négatif.

A ce sujet, j’ai d’ailleurs lu aujourd’hui une anecdote édifiante. Elle racontait qu’un professeur proposait une interrogation surprise à ses élèves en leur distribuant une feuille blanche retournée sur leurs bureaux; en la retournant ils découvrir un point noir au milieu de la feuille blanche. Le professeur, leur demanda simplement de décrire ce qu’ils voyaient sur leur feuille. Tous, sans exception, décrirent la forme, la couleur, l’emplacement… du point noir, mais personne ne parla de tout l’espace blanc qu’il restait sur la feuille, espace où tout est possible. Cette anecdote, illustre bien que nous nous concentrons toujours sur ce qui pose problème et qui attire à tort toute notre attention, alors qu’il y a tant de belles choses dans nos vies et autour de nous. En nous concentrant sur le positif avec gratitude il y aura plus de place pour  la joie et la sérénité et beaucoup moins pour la peur et le stress. Voilà une première étape importante afin de cesser d’être constamment dans l’angoisse, et qui nous amène à rester dans le moment présent en se recentrant.

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Evidemment, cela permet de travailler sur notre mental, et je vous invite vivement pour se faire à pratiquer ( et encore plus en ce moment), une dizaine de minutes de méditation chaque jour, comme évoqué dans l’article La méditation.

Concernant l’alimentation, il est primordial de manger sainement, ce qui ne signifie absolument pas dévaliser les rayons pâtes et riz du supermarché. Au contraire, on favorisera une alimentation riche en micronutriments avec des légumes bio de saison et des fruits bio de saison, des oléagineux, des graines germées, limiter tous les laits d’origine animale et leur dérivés, exclure les céréales contenant du gluten et consommer du riz semi-complet plutôt que du riz blanc, utiliser des huiles de première pression à froid, cuisiner cru ou à basse température ( moins de 110C°), limiter les aliments riches en sucres, éviter l’alcool,…

Nous avons pour l’instant encore la possibilité de sortir de chez nous tant que ce n’est pas pour se rassembler avec du monde et se confronter à des risques de contagions. Aussi profitez des belles journées printanières dans un coin de nature  peu fréquenté pour faire une belle marche mais aussi pratiquer du yoga ou faire du renforcement musculaire en extérieure, possible aussi dans votre jardin si vous en avez un. Prenez le positif de cette situation, qui va vous laisser du temps chez vous, pour profiter de l’arrivée du printemps que ce soit avec vos enfants ou pas,  pour jardiner, faire un potager ( l’autosuffisance serait utile en ce moment…), lire au soleil, même travailler au soleil, bref prendre soin vraiment de vous  en limitant les stimulis extérieurs.

Dernier conseil que je répète,  et pas des moindres, la télévision et ses informations chocs ( valables pour les autres médias également bien sûr) et apeurantes sont à limiter. S’informer de ce qui se passe oui mais laissez en boucle toute la journée notre cerveau connecté à ses informations négatives, nous colorera forcément de cette morosité, si mauvaise pour notre moral et donc pour notre système immunitaire. En revanche, profitez de ce bel astre que l’on appel soleil est tout à fait recommandé, et même si c’est depuis une fenêtre, essayez de profiter de ses bienfaits et prendre de la vitamine D, dont voici le lien sur le sujet: La vitamine D

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Vous l’aurez compris comme toujours, je souhaite garder ici un ton optimiste et positif, tout en véhiculant une dernière chose, c’est que ce que l’on peut déjà constater c’est qu’en tant qu’être social, l’humain est rapidement en manque de lien avec l’autre. Heureusement nous avons de nombreux outils pour garder le contact, aussi n’hésitons pas à prendre plus de nouvelles grâce au téléphone, aux messages, aux réseaux sociaux ( dont c’est à la base le rôle ;)), … une attitude qui fait du bien aussi. Enfin, épaulons nous un peu plus en cette période et faisons preuve de solidarité les uns avec les autres, voilà qui est porteur de bonheur et qui donne du sens à la vie.

Douce soirée,

Chloé

Bien dormir

J’ai partagé une publication humoristique hier, qui parlait des soucis qui réapparaissent le soir dans le lit, comme si c’était le moment crucial où nous allions tout régler… Il est évident que dans son lit le soir, il est peu probable que nous ayons une quelconque action sur ce qui nous tracasse, et même s’il s’agit de quelque chose qui concerne le foyer, le soir est rarement le bon moment pour régler ses soucis, j’en parlerai probablement dans un futur article.

Pour revenir sur le sujet du jour qui concerne le sommeil, ce dernier comme chacun le sait est d’une extreme importance, et pourtant force est de constater que beaucoup de personnes avec qui j’échange, ne dorment pas correctement . Et pour cause, le sommeil est très souvent considéré comme la cinquième roue du carrosse ( et je suis très bien placée sur le sujet croyez en mon expérience), sauf que ce dernier est parfois la cause de nombreux dérèglements qu’on a du mal à comprendre.  Il peut s’agir de déséquilibres hormonaux, de troubles de l’humeur et de la mémoire mais aussi ce dernier peut être la cause de maladies chroniques et d’hyperperméabilité intestinale, ainsi que d’autres troubles notamment physiques ( accélération du vieillissement, mauvaise mine,…) risques de blessures accrues, puisque les muscles ne peuvent se reconstruire sans un bon sommeil… La liste est encore longue, aussi il est primordial de mettre la qualité de son sommeil en priorité sur sa « to do list », appelons cela une « doudou liste » ;).

Il y a souvent deux cas de figures. Il y a les personnes épuisées qui s’endorment rapidement mais se réveillent entre 2h et 4h du matin, en mettant le petit vélo du mental en route, ce qui empêche inévitablement de se rendormir et les personnes qui elles ne trouvent pas le sommeil et vont trouver ce dernier très tard ( ou tôt selon comment on voit les choses). Quelque soit le cas de figure, il y a forcément quelque chose à corriger dans nos habitudes afin de retrouver un sommeil qui soit réparateur et bénéfique.

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Qu’est ce qu’un bon sommeil? 

Nous n’avons pas tous les mêmes besoins en matière de sommeil, une moyenne de 8h est souvent donnée, mais en réalité certaines personnes auront suffisamment dormi avec un peu moins et d’autres auront besoin de plus, c’est comme toujours à chacun d’être à l’écoute de son corps. En fonction de cela, vous adapterez vos heures de coucher et de lever, sachant que bien souvent nous avons plus le choix sur l’heure du couché, le réveil étant la majorité du temps imposé par le travail, l’école, les enfants,… et c’est là tout l’enjeux car les soirées sont beaucoup trop animées d’écrans en tout genres, qui ne poussent absolument pas à l’endormissement et au repos, au contraire. Donc première chose à faire couper toute sorte d’écran au moins une heure avant l’heure espérer d’endormissement.

Rappelons nous une chose essentielle, c’est que la nature est bien faites, suivre le rythme du soleil ( notre horaire a un décalage de 2h avec celui-ci en été donc c’est une image , je ne dis pas de se coucher à 17h en hiver, mais il y a effectivement un temps de repos nécessaire plus long sur cette saison) est un bon indicateur. En effet en été il est beaucoup plus aisé de veiller tard sans fatigue qu’en hiver, néanmoins il reste important de respecter son nombres d’heures de sommeil.

Pour en rajouter quand à l’importance du sommeil, sachez que le manque de sommeil augmente le stress et avec cet excès de cortisol produit, le corps va stocker davantage de gras, localisé notamment sur le ventre. Sans compter l’augmentation de l’appétit notamment pour des glucides. L’éxcés du taux de cortisol joue également un rôle dans la mort des neurones… Je pourrais encore donner de nombreux arguments pour étayer mon propos quand à l’intérêt du sommeil, ne serait-ce que pour ne pas être désagréable avec son entourage le lendemain d’une mauvaise nuit, mais je pense que si vous prenez le temps de lire cet article c’est que vous y accorder une attention particulière et êtes conscient des méfaits d’un sommeil inconvenable.

 

Comment y avoir accès?

Aussi rentrons dans le vif du sujet, comment mieux dormir? Vous noterez qu’il s’agit de mieux dormir et pas forcément de plus dormir. Il est évident que je ne vais parler ici que de solutions naturelles.

La première chose à faire est d’inclure le sommeil comme étant une priorité dans son planning, ce qui exclut d’ambler l’excuse du manque de temps. En mettant le sommeil dans vos priorités quotidienne, vous n’aurez probablement pas le temps de regarder la télévision ou de perdre du temps sur le téléphone, et cela tombe bien car il s’agit d’écrans et comme évoquer plus haut limiter les écrans en soirée est important. Attention je ne dis pas de ne jamais regarder un film ou son téléphone, mais quand on pense au temps passé ( perdu) dessus, cela mérite réflexion quand à la notion de manque de temps… donc peut-être essayer là aussi de prévoir le temps que l’on décide d’y consacrer, sans se donner l’excuse du manque de temps et du manque de sommeil par la suite.

Prudence aussi avec la proximité du téléphone quand on dort, il est important de le mettre en mode avion et sans wifi.

J’ai commencé par ce qui était peut-être le plus difficile ( changer des habitudes dont on ne se rend même pas compte parfois), et rassurez vous, je comprend tout à fait le besoin de regarder un bon film ou une bonne série après sa journée, mais le message est simplement d’être raisonnable.

Il est bon d’avoir une régularité dans son sommeil, qui permet au cerveau d’avoir de meilleurs repères et comme évoquer plus haut, en se rapprochant le plus possible du rythme du soleil.

Concernant la nutrition, les repas pris le soir doivent être digestes et contenir des aliments riches en tryptophane, un acide aminé essentiel que l’on trouve dans les protéines ( poisson, volaille, oeufs, mais aussi amandes, légumineuses, noix de cajou,…). Le tryptophane est précurseur de la sérotonine, souvent connu sous le nom de l’hormone du bonheur,  la sérotonine agit sur le système nerveux central qui intervient dans la gestion du stress, des émotions, du comportement alimentaire et du sommeil.

En phytothérapie, dont le rôle est d’aider les organes à fonctionner correctement , on optera pour des infusions à base de plantes aux vertus calmantes, telles que la passiflore ( à retrouver ici),  l’aubépine ( à retrouver ici) ou encore  la valériane qui va avoir une action calmante sur l’hyperactivité cérébrale.

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Une autre plante va être d’une grande aide, il s’agit de la Rhodiola, une plante adaptogène qui aide à la production de sérotonine et permet aussi de mieux résister au stress ( vous pouvez la retrouver sous forme de gélule  ici et bénéficier de 20% avec le code CHLOE20).

Pour un état de relaxation et favoriser le sommeil, le soir vous pouvez utiliser en aromathérapie, l’huile essentielle de petit grain bigarade en diffusion ou en application locale au creux des poignets, sur le plexus solaire et sur la voute plantaire.  Cette huile essentielle est peu risquée, néanmoins en application locale on évitera chez la femme enceinte de moins de 3 mois et l’enfant de moins de 3 mois également. En cas de doute, toujours s’en référer à l’avis d’un thérapeute pour une information personnalisée.

Sur un plan plus subtil, quand aux flots d’idées qui fusent en soirée et empêchent de se reposer l’esprit et de s’endormir, je vous conseille le marronnier blanc ( White Chestnut) à prendre en élixir floral, et de placer une sélénite sous votre oreiller ou sur la table de chevet à côté de vous, cette dernière étant réputée pour aider à l’endormissement en lithothérapie.

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Enfin, je terminerai par les bienfaits de la méditation de pleine conscience qui en calmant le flot des pensées prédisposera à un meilleur sommeil. Pour cela il suffit d’être dans une assise confortable et droite, de fermer les yeux, de respirer profondément, uniquement par le nez et de ressentir les sensations procurer par l’inspiration et l’expiration, puis d’être attentif à ce que l’on ressent en soi pour enfin réouvrir les yeux et accueillir ce qui se passe autour de nous. Une dizaine de minutes suffisent à se recentrer et calmer un mental agité.

De nombreuses choses peuvent encore être exprimées au sujet du sommeil, néanmoins les quelques solutions naturelles exposées ici vous aideront assurément à retrouver les bras de Morphée sereinement, n’oubliez pas il n’y a pas que les   » To do list », la  » doudou liste » vous aidera à prendre vraiment soin de vous 😉

Chloé

Autour du chou kale

J’aime partager certains aliments que j’utilise régulièrement et qui possèdent de nombreuses vertus pour notre organisme. Il est aussi important de faire un focus sur des aliments de saison, surtout lorsque, comme en ce moment, les étals ne sont pas des plus fournit. En revanche il y a une famille de légumes qui est largement représentée en hiver, il s’agit bien sûr des choux. Je vous propose aujourd’hui de nous arrêter sur un des membres de cette grande famille qui arrive en fin de cursus en mars, aussi est-ce le moment de profiter de ses bienfaits et de partager avec vous une recette toute simple pour des apéritifs plus « green » ;).

Le chou kale 

Bien que très à la mode ces dernières années, le chou kale, n’est absolument pas une découverte récente, il serait connu depuis très longtemps mais oublié. Il a été remis sur le devant de la scène grâce à des stars américaines ( merci à elles) qui s’interessent au bien-etre en général.  Voilà donc une dizaine d’années, que cet aliment dévoile au grand public tous ses secrets et qu’il est surtout beaucoup plus facile de se le procurer désormais.

Pour être en adéquation avec la saison du kale, on le consommera entre le mois d’octobre et le mois de mars, une belle partie de l’année tout de même.

Enfin, parlons de ses nombreuses vertus, puisqu’il est tout de même qualifié de super aliment! Déjà commençons par parler de sa charge calorique qui est extrêmement faible puisque le kale ne contient que 50 calories pour 100 grammes. Il est malgré cela très riche en vitamines, notamment en provitamine A bonne pour l’acuité visuelle et le système immunitaire, en vitamine C antioxydante qui aide à l’absorption du fer non hémique, et en vitamine K bonne pour la coagulation du sang et que l’on retrouve dans les légumes verts en général.

Il est également très riche en calcium reminéralisant , en potassium qui permet notamment un bon équilibre acido-basique ( voir mon article à ce sujet ici) et lutéine qui est un pigment naturel bon pour la vue. Il est bien sûr riche en fibres. Cet aliment est un véritable soutient pour le système immunitaire et ça tombe bien, la nature étant toujours bien faites, il est présent à la bonne saison pour soutenir nos défenses naturelles.

Il se mange aussi bien cuit que cru, je vous propose ici une recette cru très rapide à réaliser et savoureuse c’est promis ;).

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Petite recette pour un apéritif green 

Pour cette recette il vous faudra:

  • une botte de kale, pour être clair, j’ai utilisé ici environ 6 grandes feuilles de kale
  • une cuillère à soupe d’huile d’olive
  • une cuillère à soupe de jus de citron
  • 40 grammes de pignons
  • la moitié d’un petit bouquet de persil frais
  • une pincée de sel ( au céleri ou légumes si vous avez, mais ce n’est pas fondamental)
  • un peu de poivre à votre guise

Une fois le chou kale et le persil lavés, ils vous suffit de tout mixer dans un blinder. Vous obtenez une pâte que vous pouvez utiliser pour faire des tartines, toasts, … mais qui peut aussi servir d’assaisonnement dans un plat de spaghettis par exemple.

 

Je vous souhaite un très bon appétit et à bientôt pour de nouvelles recettes simples, saines et savoureuses ;).

Chloé

 

Les doshas

Pour faire suite à mon précédent article Eliminer naturellement  , je fais aujourd’hui un focus sur les Doshas. En ayurvéda, les Doshas sont les forces vitales régis par l’énergie du vivant, le Prana ( dont je parle dans l’article Pranayamas) . Les doshas sont aux nombres de trois, il s’agit de Vàtha, Pitta et Kapha. Chacun correspond à deux des cinq éléments: terre, eau, feu, air, éther. Nous avons en général chacun un ou deux doshas prédominants, qu’il est intéressant de connaitre afin d’adapter son mode de vie. C’est une approche qui s’inscrit donc totalement dans une démarche holistique et naturopathique, puisqu’elle sera notamment utile pour adopter une alimentation rééquilibrante de ce point de vue.

Nous allons voir de plus prêt à quoi correspondent chacun des doshas et comment identifier celui qui est prédominant chez soi.

 

Vàtha

Vàtha est rattaché aux éléments de l’éther et de l’air. Il correspond au mouvement, à la sécheresse, au froid, à la légèreté . Le vent  représente l’énergie Vàtha. Vàtha c’est le mouvement,  ainsi dans le corps il circule.  Une personne dite de type Vàtha est en générale plutôt mince et élancée, avec une ossature fine, une peau sèche et a les extrémités froides ainsi qu’un appétit changeant.  Au niveau de l’esprit, les personnes Vàtha sont plutôt intuitives, sensibles, originales et ouvertes d’esprits mais aussi versatiles, nerveuses, indécises et hésitantes. Au niveau de l’organisme, Vàtha a plutôt tendance à la constipation, aux flatulences et a un sommeil léger. Dans la vie Vàtha aura besoin de changements et d’indépendance.

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Pitta

Pitta est rattaché aux éléments du feu et de l’eau. Il correspond à la chaleur, à la fluidité, au piquant. Pitta correspond à la transformation puisqu’il intervient dans le processus de digestion. Une personne de type Pitta est en générale énergique, possède un corps athlétique, a un gros appétit, a une forte transpiration, une peau plutôt équilibrée. La digestion est plutôt bonne mais  Pitta peut être sujet aux diarrhées. L’individu Pitta est audacieux, créatif, optimiste mais aussi impulsif, fier et piquant. Dans la vie Pitta recherche l’action et aime dominer.

 

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Kapha

Kapha est rattaché aux éléments de la terre et de l’eau. Kapha c’est la stabilité, la lourdeur, l’humidité, la solidité. Il correspond au maintient du corps notamment les tissus ( musculaires, adipeux et osseux). Une personne de type Kapha a un corps lourd et ferme,  a un bon sommeil, une bonne digestion mais lente. Ils sont plutôt de nature calmes, concentrés et patients mais aussi opiniâtres, jaloux et  lents. Dans la vie Kapha recherche surtout la sécurité.

 

Il s’agit là de généralité non-éxaustives concernant chaque dosha, néanmoins il est fréquent que deux doshas prédominent. On peut ainsi être Vàtha-Pitta, Vàtha-Kapha ou Pitta-Kapha ( et même les trois, mais c’est rare).

Vous avez peut-être déjà avec ces éléments, une petite idée du ou des doshas qui vous correspondent. Pour vous en assurer, vous trouverez sur internet de nombreux tests qui vous permettront de savoir quels sont les doshas prédominants chez vous.

En naturopathie, il est intéressant de tenir compte de ces spécificités qui permettront d’établir des recommandations alimentaires encore plus ajustées à chacun.  On notera d’ailleurs que chaque élément correspond à des saveurs en ayurvéda. Ainsi:

  • la terre correspond aux saveurs sucrées et acides (kapha)
  • l’eau aux saveurs sucrées et salées (kapha)
  • le feu est relevé, acide et salé ( pitta)
  • l’air est amer, relevé et âpre ( vàtha)
  •  l’éther est amer ( vàtha)

Ainsi dans les grandes lignes, car le sujet est complexe et précis on pourra dire que les saveurs sucrés renforcent kapha et diminuent vàtha et pitta, alors que les saveurs salés et acides renforcent pitta et kapha en diminuant vàtha. Les saveurs amer et âpres renforceront elles vàtha mais diminueront pitta et kapha. Enfin, les saveurs relevées renforceront Vàtha et Pitta et diminueront Kapha.

Voilà entre autre en quoi l’approche ayurvédique pourra être extrêmement utile pour apprendre à mieux s’alimenter selon ses propres spécificités et pourquoi il est impossible de donner dans un livre, un article ou autre le régime miracle, ou la pilule miracle qui réglera tout vos soucis. Nous sommes un tout, et surtout nous sommes unique, ainsi chaque corps possède sa vérité, même si des grands principes de bases nous rassemblent nous ne pouvons être résumé à des généralités.

 

Enfin, j’ajouterai que même si cela parait complexe, l’important est avant tout de rester à l’écoute de son corps en restant vigilant à son énergie, son bien-être, son état émotionnel qui vous donneront quotidiennement de nombreuses informations sur vous-même.

Le sujet est encore vaste, il y aura probablement des compléments à cet article.

 

Belle soirée,

 

 

 

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Eliminer naturellement

On ne le répétera probablement jamais assez, mais notre intestin est notre second cerveau, peut-être même le premier quand on sait qu’ils sont interconnectés l’un et l’autre et que si l’intestin va mal, ce n’est pas mieux dans la tête. En naturopathie, c’est évidemment un organe auquel on s’intéresse beaucoup en rendez-vous individuel, et il est souvent nécessaire de revoir l’hygiène de vie globale à ce sujet. Contrairement, à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas que d’alimentation, et il ne sera pas question ici d’aide de plantes, compléments,…

En effet, je préfère toujours  favoriser les capacités naturels que notre corps nous offre, à d’éventuelles aides extérieurs, qui aussi efficaces soient elles, ne résoudrons jamais quoi que ce soit si on ne prend pas soin de soi au préalable; par prendre soin de soi, on entend avoir une bonne alimentation , faire de l’exercice physique et avoir un mental sain. Evidemment, le serpent se mordant la queue, si on mange mal et qu’on ne se dépense absolument pas… le mental n’est pas au beau fixe, et encore je simplifie l’équation.

Aussi, pour revenir au coeur du sujet, il est fréquent d’entendre parler de problèmes de digestion, de constipation,… et outre bien sûr l’hygiène de vie dont je viens de parler ( et dont je parle régulièrement ici dans divers articles, on ne peut vraiment pas faire sans et je vous invite à lire cet article pour ceux qui ne l’aurait jamais vu ), des outils simples et naturels pour améliorer son confort digestif sont à la portée du plus grand nombre d’entre nous.

 

Je vais donc parler de techniques que l’on trouve dans l’ayurveda en tenant compte d’ailleurs d’un des concepts clefs concernant la digestion que nous enseigne cette philosophie indienne. Il s’agit de l’Agni qui correspond au feu digestif. En Ayurveda, il est dit que lorsque ce feu est puissant, l’appareil digestif  fonctionne correctement et les dépôts sont bien éliminés. A contrario, si ce dernier est faible, les dépôts s’accumulent, la digestion est perturbée et prise de poids et maladies peuvent en découler. Les dépôts sont appelés Ama, et peuvent résulter d’une mauvaise alimentation mais aussi d’émotions négatives ( colères, angoisses,…). Si l’on veut pousser tout le raisonnement ayurvédique, il faut tenir compte des doshas, ils sont au nombres de 3 et chacun à une prédisposition plus forte à l’un d’entre eux, mais cela fera l’objet d’un prochain article.

 

Pour faire lien avec cela, il existe une posture de yoga qui est d’une grande utilité en cas de difficulté à éliminer les déchets. Cette posture s’appelle Apana Asana, qui signifie éliminer. En effet, elle permet d’activer le péristaltisme intestinale, c’est à dire qu’elle aide à faire descendre le bol alimentaire.

Comment mettre en place Apana Asana?

Allongé sur un tapis, fermez les yeux et recentrez vous. Ramenez les jambes sur le buste en repliant les genoux et en les tenant ( juste en dessous de la rotule) avec vos bras. Maintenez cette posture en effectuant 6 respirations profondes par le nez (avec la respiration Ujjâyi si vous la connaissez). Concentrez-vous sur l’air frais qui rentre dans vos narines et l’air chaud qui en ressort, afin de maintenir votre attention. Une fois la posture terminer reposer délicatement les jambes au sol. Si vous le pouvez, effectuez cette posture chaque jour, même sur votre lit, cela ne vous prendra que quelques minutes et améliorera votre confort digestif.

 

 

 

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En plus de cette posture, pour améliorer votre confort digestif, je vous conseille vivement  la marche, qui elle aussi aide le péristaltisme intestinal et tout comme le yoga, permet d’améliorer l’état mental. Une marche d’au moins 30minute, 3 fois par semaine vous apportera une réelle amélioration, néanmoins attention, ça creuse, donc être attentif à ses sensations et ne pas se jeter sur toutes les gourmandises que l’on croise au retour d’une marche ;).

Voilà deux petites habitudes, très simples, qui amélioreront votre quotidien et rythmeront vos journées positivement, un excellent début pour mettre en place les nouvelles routines bien-être, et rappelez-vous qu’en 3 semaines vous ne pourrez plus vous en passer ;).

Chloé

 

Le miel de Manuka

Au coeur de l’hiver, il y en a un qui est connu de tous et est très utilisé en cette période: il s’agit bien sûr du miel. Qu’il soit d’acacia, de tilleul, de thym, de châtaignier, de sapin, et j’en passe,  chacun en a très probablement un pot dans sa cuisine et l’utilise  en tant qu’aliment bien sûr, celui-ci étant apprécié par le plus grand nombre, mais aussi comme un remède ancestrale dit de « grand-mère » notamment  en cette période pour ses vertus adoucissantes en cas de gorge irritée par exemple.

Néanmoins, chaque miel possède des vertus qui lui sont propres, et certains se révèlent être de vrais trésors offerts par la nature et surtout par nos amis les abeilles, sans qui nous n’aurions pas ce produit aussi naturel qu’exceptionnel.

 

Parmi ces miels, un se démarque tout particulièrement, il s’agit du miel de Manuka qui nous offre des bienfaits inestimables.

 
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Le Manuka 

Le Manuka est un arbuste  qui appartient à la famille des myrtacées comme l’Eucalyptus l’arbre à thé  ou encore le niaouli. Il est originaire de Nouvelle Zélande et était utilisé par les Maoris en médecine traditionnelle qui appréhendent la santé de façon holistique. Les guérisseurs Maoris utilisent entres autres techniques, tel que le massage ( qui est utile notamment pour établir un diagnostique), diverses plantes. L’une de ces plantes et le Manuka dont ils utilisent toutes les parties ( l’écorce, les feuilles, les fleurs,…). Ils l’utilisent en décoction, en inhalation, en macération,… selon les problématiques. Pour notre part nous nous intéresserons à l’usage du Manuka sous sa forme de miel, qui nous offre également beaucoup de propriétés.

 

Le Miel de Manuka et ses propriétés 

Nos chers abeilles qui butinent le nectar pour le transformer en miel par la suite nous permettent ainsi d’avoir accès à un remède à la fois puissant et naturel.

Le miel de Manuka a une saveur et une odeur plus forte que la plupart des miels, il est crémeux et possède une couleur un peu plus foncée également. Sa particularité par rapports aux autres miels est dû à la quantité de méthylglyoxal qu’il contient. C’est grâce à la forte concentration de méhylglyoxal que l’on attribue au miel de Manuka sa propriété anti-bactérienne. On mesure cette concentration avec l’indice d’activité antibactérienne ( IAA) aussi connu sous le nom d’Unique Manuka factor ( UMF).  Cet indice peut varier entre 5 et 20 au plus, plus cet indice est élevé, plus l’activité antibactérienne est importante. Il faut être vigilant quand à cet indice qui d’une part vous certifie la qualité authentique de votre miel et se renseigner auprès de la marque de miel de Manuka que vous consommer en demandant un rapport de test d’activité antibactérienne non peroxydique. Rassurez-vous les marques fiables le notent en toute transparence sur chaque pot de miel avec notamment un QR code à scanner,  qui vous redirigera vers une page vous demandant d’entrer le numéro de lot de votre miel et vous fournira ainsi directement le certificat d’analyse en 2 clics.

Le miel de Manuka est aussi reconnu pour ses vertus cicatrisantes, anti-inflammatoires et antibiotiques.

 

Son utilisation

En tant que cicatrisant le miel de Manuka peut s’utiliser sur des plaies, brûlures, gerçures, crevasses,… à appliquer en cataplasme ou en pansement. Mais il serait aussi efficace en cas d’ulcère de l’estomac en améliorant la paroie gastrique pris à jeun.

Ses propriétés antibactériennes en font un complément de choix en hiver, surtout en prévention de la sphère ORL. A utiliser en cure hivernale à raison d’une à deux cuillère par jour. En curatif, il en faut une bien plus grande quantité, aussi on évitera comme toujours de devoir guérir ( d’autant que le miel est riche en sucres) et on préfèrera prévenir en se faisant plaisir en prime.

Le miel de Manuka pour renforcer les défenses immunitaires à prendre en cure, et étant donné la période que nous traversons particulèrement cette année, je vous conseille vraiment d’essayer cette cure, en complément d’une bonne hygiène de vie, il va s’en dire ;).

Fait plus surprenant une étude à montrer qu’une cuillère de miel de manuka  indice 15+ après chaque prise alimentaire aider à soulager et prévenir les problèmes buccodentaires.

La liste des bienfaits de ce miel peut encore être longue ( candidose, arthrose,…) et probablement de nouvelles connaissances viendront étoffer le curriculum vitae de ce précieux miel. Je vous encourage à l’essayer, et probablement à l’adopter, dans le pire des cas vous vous serez régalé avec un miel excellent.

Enfin, je terminerai en précisant qu’évidemment il ne s’agit pas d’un remède miracle qui « guérit tout « , et que ses actions bénéfiques ne peuvent être corrélées qu’avec une bonne hygiène de vie ( alimentation, activité physique, psychologie).

 

Belle journée,

 

 

 

 

Le curcuma

L’approche holistique de la santé qu’offre l’Ayurvéda est puissante. Cette médecine traditionnelle originaire d’Inde est un mode de vie à part entière qui prône avant tout la prévention et qui comme en naturopathie, s’intéresse principalement aux causes et non aux symptômes qui ne sont eux que les indicateurs d’un déséquilibre. Dans cette approche, les Indiens disent que le but de l’Ayurvéda est de permettre de garder la santé lorsque celle-ci est bonne et de la retrouver en cas de maladie sans nuire ( cela me rappelle quelque chose ;)).

Une des épices très utilisée chez les Indiens et en Ayurvéda est le très connu Curcuma, dont on parle énormément et c’est tout à fait mérité. Aussi, je me joint à cet engouement collectif pour venir vous parler de ce dernier et de ces nombreux bienfaits, surtout en cette période hivernale.

Le curcuma

Cette épice que les Indiens qualifient de sacrée et que l’on retrouve sous les noms d’épice de la vie ou de safran Indien, est une racine que l’on peut utiliser telle quelle ou sous forme de poudre. Sa couleur jaune dorée a un fort pouvoir colorant et il est ainsi utilisé comme colorant naturel.  Avoir les mains un peu jaunies à cause de l’utilisation du curcuma en vaut vraiment la peine quand on sait tout ce qu’il apporte tant gustativement qu’au niveau de notre santé globale.

Concernant son goût, le curcuma est relevé et âpre, on dit qu’il permet de stimuler le dosha Vatha en Ayurvéda, les 3 Doshas étant Vatha, Pitta et Kapha, j’en parlerai peut-être plus en détail dans un futur article. Les actions du curcuma sont dues à la curcumine qu’il contient, ainsi il permet de détoxifier le foie ( pas mal en cette période de galette and co 😉 ) , de soulager les troubles intestinaux en stimulant la digestion , il renforce le système immunitaire et est utile pour soulager les problèmes d’arthrite et d’ostéoporose grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, il est également excellent pour la peau utilisé en externe.

Cette épice ancestrale est heureusement revenue à la mode cette dernière décennie et est très facilement trouvable sur les étals. Ainsi, il est très simple de s’en procurer afin  de le cuisiner et de faire ses propres soins de beauté. En cuisine préférez la version fraiche, c’est à dire la racine pour bénéficier de toutes ses vertus. En effet, la poudre nécessite la cuisson des racines avant d’être transformé sous forme de poudre et qui dit cuisson, dit perte de certains micronutriments.

Autre précaution à prendre si vous souhaitez bénéficier des effets du curcuma est que celui-ci étant peu biodisponible il est important de le corréler avec du poivre noir, qui grâce à la piperine qu’il contient va permettre de mieux assimiler le curcuma. On notera d’ailleurs que dans le curry,  qui contient du curcuma et auquel on doit cette superbe couleur doré, est également présent le poivre noir, les Indiens avaient pensé à tout ;). Autre précision, le curcuma étant liposoluble il est intéressant de l’associer à un corps gras également afin d’améliorer sa biodisponibilité, en général dans un curry c’est le cas.

Il est possible de le trouver sous forme de gélules si vous n’êtes pas fan du goût du curcuma où qu’un thérapeute vous a conseillé d’en prendre en cure ponctuelle, là aussi il faudra être vigilant à la composition proposée par les divers laboratoires. Néanmoins, aussi puissant soit-il comme toute chose on sera attentifs aux éventuelles interactions possibles, je pense notamment aux personnes qui prennent des anticoagulants, le curcuma étant un fluidifiant sanguin, il augmenterait cela. Comme très souvent, on le sait c’est la dose qui fait le poison, aussi consommer raisonnablement en cuisine cela ne devrait pas être problématique, en revanche on évitera une cure intensive en cas de doutes.

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Comment consommer cette merveille?

 

De nombreuses recettes, souvent issus de la culture Indienne, existent, mais outres les délicieux plats aux saveurs épicées et chaudes, vous pouvez utiliser le curcuma de manière très simple en cuisine. Râpez sur vos salades une racine de curcuma pour rehausser le goût de cette dernière et profitez de ses bienfaits en prime, associez-le à vos sauces, incorporez le à vos gâteaux maisons, ajoutez-le à vos porridge à base de lait végétal, dans des jus de légumes, dans des soupes,…

Pour la peau avec de la poudre de curcuma vous pouvez réaliser des cataplasmes à appliquer sous forme de masques sur le visage pour contrer les rougeurs et avoir une peau lumineuse.

 

Le curcuma sait s’accommoder avec beaucoup de choses, permet de stimuler la créativité culinaire, faire voyager nos papilles, et réchauffer nos coeurs ;).

Grande utilisatrice de curcuma, je vous remets des liens de diverses recettes dont le fameux lait d’or qui est tellement agréable à déguster en cette saison.

Salade de chou chinois/mandarine

Dahl de lentilles aux légumes

J-10 Jus detox saisonnier

Arc en ciel de patates douces et brocolis

Quelques mots contre les maux d’hiver ( toujours bon à relire en cette période, et ou figure le lait d’or 😉 )

Très belle soirée,

 

Chloé

 

 

Commençons l’année de Bonheur

Les fêtes de fin d’année ont cette effervescence qu’on aime ou pas, qu’on les fête ou pas, qui donnent un certains tempo durant le mois de décembre. Aussi c’est un mois où il est plus difficile de se recentrer, l’agitation extérieur étant très présente notamment en raison des lumières beaucoup plus nombreuses et d’une certaine forme de pression sociale qui encombre cerveau et espace.

Suite à cette période d’agitation, la nouvelle année et même une nouvelle décennie pour l’heure, arrive et sonne alors le moment des bilans, des résolutions mais aussi l’heure de reprendre un rythme plus « classique » ou « normal » si je puis dire. Cela peut générer de la mélancolie, de l’anxiété et du désarroi, le début d’année étant souvent considéré comme le moment crucial pour mettre en place de nouveaux projets, envisager de prendre soin de soi, améliorer ses relations,… Bref, un moment imposé et non choisi pour mettre en place des choses qui ne sont peut-être pas encore assez matures en cette période ou auxquelles nous ne sommes pas encore prêts pour diverses raisons.

Aussi pour rentrer dans le vif du sujet, je voulais par cet article, d’une part vous partager mes meilleurs voeux de joies, d’amour, et bien sûr de santé, mais aussi dédramatiser cette époque de l’année où pèse une certaine pression sociale, alors que paradoxalement nous nous souhaitons de bonnes choses. Ainsi pour démarrer cette année sereinement, je vous propose ici de vraiment vous poser et réfléchir à ce qui vous rendrez réellement heureux, avec quelques méthodes qui peuvent s’avérer très puissantes.

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Le bonheur en ligne de mire 

C’est la période où on parle beaucoup de lui, même si dans le fonds la plupart des humains le recherchent constamment, il est des périodes où on s’interroge vraiment sur comment y avoir accès, je parle bien sûr du BONHEUR. On le sait maintenant tous mais il est important de le rappeler, le bonheur ne s’obtient ni par l’accumulation de biens matériels et/ou d’argent ( l’argent ne fait pas le bonheur, ça vous parle? on peut dire qu’il y contribue mais c’est infime en réalité) ni par l’accès au pouvoir, ni par une vie relationnelle extrêmement riche, ni par le fait d’être en excellente santé,… et j’en passe. Bien sûr, le fait d’être en bonne santé, riche, influent et bien entouré est un plus mais il est fréquent de voir que malgré cela peu accèdent au bonheur. En effet, c’est en se tournant vers l’intérieur de nous même, en explorant au plus profond de notre Être que nous pouvons prétendre à accéder au bonheur et cela en toute sérénité. D’ailleurs cette phrase donne tout puisqu’il s’agit bien d’Être et non d’avoir. Les « bonheurs » procurés par l’extérieur, le matériel,… sont éphémères, ils ne peuvent s’inscrire dans la durabilité. Cela est tout à fait à l’image de notre société d’ailleurs, tout va vite, trop vite, peu de choses sont réellement appréciées et les résultats n’en sont que plus désastreux masqués par diverses addictions aux drogues, à l’alcool, aux médicaments, mais aussi à des choses qui paraissent anodines tel que le shopping par exemple. Tout cela vise à combler un vide, ce vide qui pourtant est l’essence de tout, et que l’illusion de ce monde tente de combattre sans cesse, notamment avec les diverses fêtes et divers évènements, puisqu’il y en a au moins un chaque mois… je vous laisse y penser. 

Le but n’est pas de s’extraire du monde dans lequel nous vivons, mais plutôt de prendre conscience des choses et de ne pas se laisser berner par l’illusion et de savoir revenir à soi.

Comment? 

Tout d’abord avoir la lucidité des choses et être honnête avec soi-même est la clé pour pouvoir avancer vers ce que l’on peut appeler comme le nomme les Indiens, l’Etat d’Unité. Le but est d’être bienveillant envers soi-même, en mesurant nos failles, nos addictions, nos croyances limitantes aussi, car en sachant où nous en sommes, nous pourrons avancer à notre niveau et cheminer vers notre Moi profond. Le moyen le plus accessible et efficace est la méditation. En effet, il a été prouvé que cette dernière permettait de stimuler la libération des neurotransmetteurs tel que la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine. La méditation permet de tourner son attention vers l’essentiel et ainsi atteindre une stabilité émotionnelle. Un beau programme donc, pour étayer cela j’aime toujours revenir au livre des Yoga-Sutras de PATANJALI, notamment le Sutra 2.11 qui explique que les perturbations du mental sont la manifestation des obstacles et que l’état de méditation permet d’apaiser, d’ôter les automatismes et d’être en relation directe avec la réalité objective, ce qui permet de faire cesser la confusion et dissoudre la souffrance. Diverses techniques existent, je vous remet les liens vers des articles que j’avais écris autour de ce sujet auparavant ainsi que sur une technique de respiration qui pourra grandement vous aider dans ce beau cheminement :

Méditer

Pour aller plus loin: Respirer

Bien sûr, il sera important et intéressant de faire un travail sur soi qu’il soit accompagné ou pas. En effet, les poisons du mental peuvent s’avérer coriaces et par conséquent se retrouver, peut-être un peu difficile au début, mais si vous vous accrochez à cette quête réelle du bonheur, et que cet exercice devient une habitude, alors vous réussirez. Comme je le dis fréquemment ici, mais il est toujours bon de le relire, une habitude se prend en 3 semaines… rien du tout dans une vie.

 

Je vous souhaite donc le bonheur de vous trouver et d’Être,  de cheminer sereinement vers cela avec honnêteté, bienveillance et indulgence, c’est important. Si chacun trouvait le bonheur alors, nous aurions cet état d’unité, qui conduirait à la paix. Voilà mon voeux, douce année 2020.

Chloé 

 

25 décembre: La tisane des 4 fleurs

 

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Petit bonus de Noël, car je ne pouvais pas m’arrêter comme cela concernant le calendrier de l’avent, aussi si vous avez été attentif sur chacune des plantes présentées, j’ai parlé de la tisane des 4 fleurs ou tisane pectorale à plusieurs reprises. En effet, certaines plantes de mon calendrier de l’avent 2019 entrent dans la composition de cette tisane efficace contre les inflammations des voies respiratoires. On le sait en réalité cette tisane comporte 7 fleurs, mais sera tout aussi efficace avec 4. Sans plus tarder voici sa composition.

 

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Sa composition:

 

La composition de la tisane des 4 fleurs comprend à parts égales un mélange de fleurs séchées, qui notamment grâce au mussilage qu’elles contiennent  auront une action adoucissante et calmante. C’est la tisane de  saison pour calmer la toux et favoriser l’expectoration des mucosités. Chacune des plantes utilisée possède bien sûr ces propriétés, mais le mélange de celles-ci, les rendent encore plus efficaces.

Ce mélange contient essentiellement les 4 fleurs qui sont: le coquelicot, la mauve,  le bouillon-blanc et la violette. La violette qui ne faisait pas partie des fleurs présentées dans ce calendrier de l’avent, est notamment connue pour être utilisée en infusion associée à une eau de vie qui serait redoutable contre la bronchite. Elle favorise l’expectoration et calme l’irritation, mais elle est également sudorifique et permet de faire diminuer la fièvre en favorisant la transpiration.

Néanmoins, même si la tisane des 4 fleurs est très complète vous pouvez la renforcer avec les 3 plantes suivantes:

  • le tussilage ( à utiliser ponctuellement en cure seulement si besoin)
  • le pied-de-chat ( moins facile à trouver)
  • la guimauve ( propriétés assez semblable à la mauve)

 

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La préparation

A parts égales, mettez les fleurs séchées citées et laissez infuser le mélange une dizaine de minutes. 2 à 3 tasses par jour vous feront le plus grand bien.

 

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Cette tisane douce et réconfortante vous aidera à passer un hiver plus doux en cas d’affection des voies respiratoires. Je vous souhaite de passer une saison d’hiver en forme, et de finir l’année brillamment avant de se retrouver pour une nouvelle décennie riches en promesses et projets… A suivre…

Pour l’heure, très Joyeux Noël et très belle soirée.

A très vite,

 

Chloé

24 décembre: le Gui

En voilà un qui oscille entre hémiparasite ( c’est à dire un parasite végétal qui se nourrit uniquement d’eau et de sels minéraux chez son hôte) et plante sacrée. De nombreuses légendes existent autour du Gui, une des plus connues dans nos traditions est l’utilisation du Gui par les druides, qu’ils cueillaient avec une serpe d’or. En effet, ils voyaient en cette plante un symbole d’immortalité, en raison de ses feuilles toujours vertes, et de protection ultime. Pour eux le Gui était considéré comme « Celui qui guérit tout »… c’est dire. Même s’il est maintenant concurrencé par le houx  ( apporté par l’église) pour les décorations de Noël, il est toujours recherché en ces périodes de fêtes, celui-ci apportant joie et espoir. La coutume veut que lorsque l’on se retrouve sous une branche de Gui suspendu, on s’embrasse, ce geste étant entre autre présage de bonheur.

Outre ces légendes Celtiques, le Gui a effectivement des bienfaits à nous offrir, en revanche on ne consommera JAMAIS ses baies, très toxiques.

 

Sa carte d’identité:

Le Gui, Viscum album, appartient à la famille des Santalacées. C’est donc un hémiparasite que l’on retrouve sur les pommiers, peupliers, poiriers… plus rarement sur le chêne, voilà pourquoi Panoramix le druide en faisait une plante précieuse car rare ;). Le Gui renferme des triterpènes, des stérols, des acides aminés, des acides-phénols, des lignanes, des flavonoïdes, des glycoprotéines et des polypeptides ( viscotoxines) ainsi que des lectines. On utilisera ses feuilles en phytothérapie et ses jeunes pousses en gémmothérapie.

 

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Ses actions: 

Le Gui aura une action dans l’hypertension, notamment celle qui survient chez les gros mangeurs, et il permet de régulariser le rythme cardiaque. Légèrement sédatif, il permet de lutter contre les angoisses et les maux de tête. Les viscotoxines qu’il contient stimulent le système immunitaire, ainsi il serait utilisé pour ralentir la progression de certains cancers et permettrait de soulager les personnes concernées ( ces informations sont confirmées scientifiquement et avaient été découvertes par Rudolf Steiner, cela n’empêche en rien un suivi médical sérieux, cette utilisation spécifique se fait en Allemagne et en Suisse ). Le gui est également utile dans les maladies articulaires inflammatoires.

 

Son utilisation:

On utilisera ses feuilles en macération , à raison de 20 grammes de feuilles pour un litre d’eau,  à laisser macérer une dizaine d’heures, puis filtrez. Vous pouvez boire 2 à 3 tasses par jour.

En externe, la décoction peut être utilisé ainsi que les cataplasmes.

On l’utilisera également  en teinture mère et en gémmothérapie, notamment en cas d’hypertension.

N’hésitez pas à vous faire conseiller selon l’utilisation que vous souhaitez en faire.

 

Sur cette note à la fois folklorique et pourtant si thérapeutique, je vous souhaite de passer un très beau réveillon de Noël, que vos souhaits de bonheur se réalisent et que la santé vous accompagne.

Avec toute ma bienveillance et ma gratitude,

Chloé

23 décembre: le Bouillon-blanc

Son nom vous est peut-être moins familié, pourtant cette plante est commune et se trouve très facilement, puisqu’elle est considérée comme une mauvaise herbe… elle est pourtant très jolie et comme beaucoup de mauvaises herbes ( l’ortie par exemple), très efficace en phytothérapie. Elle est d’ailleurs connue depuis longtemps ( 1er siècle après J.-C)  pour ses nombreuses propriétés médicinales. Le Bouillon-blanc est considéré dans le folklore comme étant une  plante protectrice et un bouclier contre les mauvaises intentions, peut-être à essayer dans votre jardin ;).

 

 

Sa carte d’identité: 

 

Le Bouillon-blanc, verbascum thaspsus, appartient à la famille des scrophulariacées. On le connait sous d’autres noms tel que  herbe de saint Fiacre, molène, cierge de Notre-Dame et bonhomme. Le terme Bouillon-blanc est le plus connu et fait référence à sa principale utilisation sous forme de décoction, sachant que cette plante ( comme la mauve et le coquelicot) fait partie de la fameuse infusion des 4 fleurs qui en contenait en réalité 7. Les fleurs de bouillons-blanc sont riches en mucilages, flavonoïdes, saponosides, iridoïdes, lignages hétérosidiques, et une essence aromatique.

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Ses actions:

Le bouillon-blanc est très connu pour être un calmant de la toux  sèche et des inflammations des voies respiratoires, apaiser les gorges irritées, les trachéites, laryngites,…. Il est également expectorant et permet d’évacuer les mucosités.

En outre grâce au mucilage qu’il contient, il est utile en cas de brûlures d’estomac et de diarrhées mais également pour les irritations de la peaux, les affections buccales et les hémorroïdes.

 

Son utilisation: 

En infusion, 20 grammes de fleurs de bouillon-blanc pour un litre d’eau, à faire infuser 10 minutes et à bien filtrer ( pour éviter les poils des fleurs) . 2 à 3 tasses par jour

En décoction, à utiliser en externe 30 grammes de feuilles pour 1 litre d’eau à faire bouillir 5 minutes et laisser infuser 10minutes. A utiliser en bain de siège ou en lotion.

En cataplasme en les faisant bouillir dans du lait, à utiliser en cas d’abcès , furoncles,…

Vous pouvez aussi l’utiliser en teinture-mère ou gélules.

 

On évitera l’utilisation du bouillon-blanc chez la femme enceinte.

Souvent on me demande où se procurer les plantes que je cite ici, la plupart sont facilement trouvable en magasin biologique ou en herboristerie, mais si vous en trouvez dans des lieux non pollués ( loin des routes donc), et que vous êtes sur qu’il s’agit de la bonne plante, c’est tout aussi efficace avec en prime la satisfaction d’avoir fait votre propre cueillette.

Enfin, pour illustrer le folklore qui existe autour de cette plante et ses pouvoirs protecteurs, je citerai l’histoire d’Ulysse qui l’aurait utilisé pour se protéger des sortilèges de Circé… Je vous souhaite une belle semaine.

A demain,

 

Chloé

 

22 décembre: La Mauve

On dit de la Mauve qu’il s’agissait autrefois d’une des plantes médicinales les plus importante. Elle était aussi utilisée en tant que légume. Elle peut être utilisée comme l’épinard et ses jolies fleurs comestibles offrent un goût délicatement sucrée et enchantent les préparations culinaires en apportant une jolie touche colorée.

Elle a bien des secrets à nous dévoiler et nous allons les découvrir tout de suite.

 

Sa carte d’identité:

La Mauve, malva sylvestris, appartient à la famille des malvacées. On la connaît sous les noms de mauve sauvage, grande mauve et mauve sylvestre. Elle est commune, on la trouve dans des champs, des terrains vagues, en bords de routes… et est originaire d’Asie et d’Europe. Elle contient des flavonoïdes et est riche en mucilages, ses fleurs contiennent des anthocyanes ( antioxydants).

En phytothérapie, on utilise surtout ses fleurs et ses feuilles, sa racine peut l’être également, mais en général c’est plutôt la racine de  guimauve qui est utilisée, et qui a des propriétés similaires.

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Ses actions: 

La mauve est adoucissante et est bénéfique en cas de bronchite, toux sèche, maux de gorge,…

Elle est connue depuis longtemps pour ses propriétés laxatives, et est utile dans les constipations chroniques. Elle atténue l’inflammation de l’intestin.

Elle a aussi une action calmante sur les peaux sensibles et/ou irritées notamment chez les bébés ( en externe bien sûr). Elle calme les irritations du visage ( couperose) également. Elle est aussi utile en cas d’aphtes, à prendre en bain de bouche.

Son utilisation: 

Une infusion de fleurs de mauve, à raison de 15 grammes de fleurs pour un litre d’eau à faire infuser 10 minutes.

En cuisine dans des buddha bowl, n’hésitais pas à ajouter des jolies fleurs de mauve, d’une part pour l’esthétisme qu’elle apporteront à vos plats et d’autres part pour leur petits goût sucrée.

En externe, vous pouvez utiliser la mauve en décoction en faisant bouillir les fleurs 2 minutes, puis infuser 10 minutes. A utiliser en gargarisme, en bain de bouche, en bain de siège à appliquer à l’aide d’une compresse sur la peau.

 

L’avantage de cette belle et douce plante c’est qu’elle peut être utilisée par tous, sa seule contre-indication étant la diarrhée. Hyppocrate la conseillait déjà à l’époque. La mauve traverse les époques sans perdre son excellente réputation et heureusement car elle est vraiment exceptionnelle, et pourrait bien vous être utile.

Bon dimanche,

 

Chloé

 

21 décembre: Le Pissenlit

En ce dernier samedi avant Noël et en prévision des (petits) abus qui vont bien souvent avec, je trouvais judicieux de parler du commun pissenlit. Cette fleur si habituelle possède de grandes vertus et pourrait être bien utile notamment en période de fêtes. En outre, elle est le symbole de l’affrontement des défis de la vie, celle-ci s’adaptant très bien de partout, et est aussi associé au soleil, en raison de son jaune éclatant. Voilà un beau clin d’oeil en ce premier jour d’hiver.

 

Sa carte d’identité:

 

Le pissenlit, taraxacum officinale, appartient à la famille des astéracées. Il est aussi appelé dent-de-lion ( on retrouve cette connotation dans la traduction anglaise « dandelion »), salade-de-taupe, florin-d’or ou encore couronne-de-moine. Plutôt inspirant donc le pissenlit, sachant que son nom donnerait une indication sur sa vertu diurétique ( pisse au lit). Sa racine contient de l’inuline, du potassium et du fructose. Le pissenlit contient aussi des lactones sesquiterpéniques (d’où son amertume), des stérols, des flavonoïdes, et contient de la  provitamine A, de la vitamine C, de la vitamine B9, ainsi que du calcium et des protéines. En phytothérapie, on utilise principalement la racine, mais les fleurs et les feuilles sont également propres à la consommation.

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Ses actions: 

Le pissenlit est un dépuratif ( permet d’éliminer les toxines de l’organisme). Il est salidiurétique, c’est à dire qu’il permet d’augmenter l’élimination par l’urine du sodium et du potassium, très utile en cas de rétention d’eau ( son nom en dit long, et c’est un excellent moyen mémo-technique quand à sa vertu diurétique 😉 ) . Il a également des propriétés cholérétique, il augmente la sécrétion de la bile par le foie et favorise l’évacuation de la bile vers l’intestin. En décoction, il peut doubler la sécrétion biliaire! Il prévient les calculs biliaires.

Grâce à ses actions d’élimination, le pissenlit permet naturellement de donner meilleur teint, rappelons-le tout est lié.

Son utilisation:

La racine est la partie la plus efficace, mais les feuilles ont tout de même des effets similaires et sont donc les bienvenue en salade et peuvent aussi être cuites, comme l’épinard.

En décoction, mettez 20 grammes de racines de pissenlit pour un litre d’eau et faîtes bouillir 5 minutes. Laissez infuser 10 minutes. Idéalement avant le repas, mais après c’est bien aussi. 2 à 3  fois par jour.

Vous pouvez aussi utilisez le pissenlit en teinture mère ou en extrait de plante standardisée.

 

Voilà encore une « mauvaise herbe », comme l’ortie qui cache très bien son jeu. En plus d’offrir de jolis parterre de prairies, le pissenlit égaie nos assiettes avec ses fleurs et nous offre un nettoyage naturel simple et efficace.

 

Belle journée (ensoleillée je l’espère),

A demain,

 

Chloé

20 décembre: La Passiflore

En cette dernière ligne droite avant les fêtes de fin d’année et la cadence folle que cela implique, il était impensable que je ne parle pas de la superbe passiflore. D’autant que son nom lui aurait été attribué par des Jésuites et symboliserait la passion du Christ en raison de nombreuses similitudes entre la composition de la fleur et l’histoire du Christ. Ceci étant on l’appelle aussi fleur de passion et sa beauté ne fait que corroborer cela. Bien sûr la passiflore n’est pas juste belle elle est une des plantes les plus reconnues dans la pharmacopée naturelle.

 

Sa carte d’identité:

 

La passiflore, passiflora incarnata, appartient à la famille des passifloracées. Elle a été découverte par les espagnols dans la forêt amazonienne et était utilisée par les indiens d’Amérique du sud. On la trouve en Europe seulement depuis le XXème siècle, plutôt dans les régions ensoleillées comme le pourtour méditerranéen. Son fruit est appelé le fruit de la passion. La passiflore contient notamment des flavonoïdes et des alcaloïdes, qui agissent tout deux directement sur le système nerveux central.

 

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Ses actions: 

C’est la plante du sommeil, elle permet une relaxation musculaire préalable à celui-ci et aide progressivement à rétablir le sommeil chez les insomniaques. Elle est efficace contre l’anxiété et la nervosité sans pour autant perturber la vigilance. Elle est également antispasmodique.

La passiflore ne provoque aucune dépendance ou accoutumance.

Son utilisation:

20 grammes de fleurs pour un litre d’eau à laisser infuser 10 à 15 minutes. Vous pouvez en boire 2 à 3 fois par jour, mais surtout avant le coucher.

Vous pouvez également la trouver en teinture mère ou la faire vous même en faisant macérer les fleurs dans de l’alcool  à 60°C pendant 3 semaines, puis après avoir filtrer vous pouvez prendre 20 à 30 gouttes le soir.

Il n’y a pas de toxicité particulière avec la passiflore, néanmoins on veillera à respecter les dosages ( ce qui est de toutes façons, toujours valable).

 

 

La passiflore est une des premières plantes que j’ai utilisé dans mon adolescence, et qui m’a beaucoup aidé. C’est elle qui m’a fait découvrir la phytothérapie et ses trésors ;).

Aussi dans ces périodes agitées et stressantes, bien que festives, je crois que c’est la plante à avoir sous le coude.

Une journée pleine de passions 😉

Chloé

 

 

19 décembre: l’Ortie

Souvent mal aimée, cette « mauvaise herbe », puisque c’est ainsi qu’elle est souvent nommé n’a pourtant pas grand chose de mauvais… voilà qui donne à réfléchir quand a la notion de bien ou de mal, les choses étant le plus souvent nuancés et les plantes en sont un très bon exemple. L’une des plus connue dans le genre, est l’Ortie, et nous allons ici lui rendre ses lettres de noblesses.

 

Sa carte d’identité: 

L’Ortie, Urtica Dioica, appartient à la famille des urticacées. On l’appelle aussi grande ortie ou ortie piquante. Son nom vient du latin Urtica qui signifie brûler… on comprend pourquoi lorsqu’on s’y frotte. En effet, ses grandes feuilles vertes renferment un suc irritant pour la peau. On rencontre l’Ortie un peu partout, telle une mauvaise herbe,  mais surtout dans les endroits tempérés. L’ortie est riche en chlorophylle, en potassium, manganèse, soufre, zinc, ainsi qu’en fer, silice et magnesium. Elle est aussi riche en stérols et apporte vitamines A, B,C, ainsi que des protéines complètes contenant des acides aminés essentiels ( donc de qualité équivalente à celle que l’on trouve dans la viande). Je pense que rien qu’avec cela, on oublie déjà le terme de mauvaise herbe. Je parlerai ici de l’usage des feuilles, et non de la racine qui peut aussi être utilisé mais est indiqué principalement chez les hommes adultes.

 

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Ses actions:

L’ortie est reminéralisante et est efficace en cas d’arthrose ou de rhumatisme. Elle permet également de lutter contre la fatigue, en régularisant le sommeil, diminuant l’anxiété et améliorant l’attention. Elle est efficace contre les ongles cassants, favorise la repousse des cheveux en limitant la chute ( très souvent utilisé en lotion ). Elle est également interessante en cas de problèmes de peau ( acné, eczéma, psoriasis,…). Elle est bien sûr diurétique et aide l’organisme à lutter contre les affections urinaires.

C’est un peu une plante tout terrain, au vue des nombreux bienfaits qu’elle apporte et qui plus est elle ne possède pas de contres-indications et peut aussi être utilisée chez les enfants.

Son utilisation:

Laisser infuser 30 grammes de feuilles d’ortie séchées dans un litre d’eau pendant 10minutes, à boire avant chaque repas.

Vous pouvez faire vos propres lotions pour les cheveux, une des plus simples à réaliser est d’utiliser 100g de feuilles d’orties, 20 cl de vinaigre de cidre et de l’eau de source. Il suffit alors de faire chauffe l’eau avec les feuilles d’ortie pendant 20 minutes, filtrer et ajouter le vinaigre de cidre. Il est également possible d’y ajouter quelques gouttes d’huile essentielle de romarin1,8 cinéole.

En cuisine outre la connue et délicieuse soupe d’orties, vous pouvez les utiliser dans des risottos, des purées, des omelettes, du poisson,…  Elle s’accorde avec beaucoup de choses.

Si vous cueillez vos orties, préférez le début du printemps et prenez vos précautions pour ne pas vous piquer.

Il est reconnue, et nous l’avons bien testé cet été en montagne ;), que fouettez ses articulations avec des orties permet de soulager ces dernières et faire circuler le sang.

Voilà pour l’anecdote de cette plante surprenante autant détesté que bienfaisante.

Douce journée,

Chloé

 

18 décembre: l’Olivier

Nous restons sur le pourtour méditerranéen en ce 18 décembre, avec le bel olivier. Nous allons voir tous les bienfaits de cet arbuste si populaire qui plus est, il est le symbole de la paix et de la longévité . C’est ce rameau dans l’histoire biblique de Noé qui annonce la fin du déluge et par conséquent est synonyme de pardon.  L’olivier est un symbole fort et ce n’est pas un hasard.

 

Sa carte d’identité: 

L’olivier, olea europaea, appartient à la famille des oléacées. Cet arbuste se trouve beaucoup dans le bassin méditerranéen. Il contient entre autres des iridoïdes dont l’oleuropéosides, des composés phénoliques, des triterpènes, des flavonoïdes, des alacaloïdes. Quand à son fruit, l’olive, il est riche en acide oléique, linoléique et palmitique, que l’on retrouve bien sûr dans la délicieuse et bienfaisante huile d’olive. En phytothérapie, on utilisera ses feuilles.

 

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Ses actions: 

La feuille d’olivier aide à faire baisser la tension artérielle. Elle a aussi une action hypoglycémiante, interessante donc en cas de diabète et aussi une action hypo-cholesterolémiante. L’olivier est également un excellent  anti-fongique et anti-infectieux. Enfin l’olivier favorise la circulation sanguine.

 

Son utilisation:

En cas d’hypertension vous pouvez faire préparer un extrait de plantes standardisées en pharmacie à base d’olivier et d’aubépine, à prendre à raison d’une ou deux cuillères par jour.

Vous pouvez utiliser l’olivier en décoction, en faisant bouillir les feuilles pendant 3 minutes puis infuser 10minutes. 2 à 3 bols par jour, utiles en cas d’hypertension, cholestérol et diabète.

Evidemment, ces conseils comme tous ( mais il est bon de le rappeler) ne se substituent pas aux éventuels traitements que vous prenez.

 

Une légende grec, dit que l’olivier est « le don le plus utile à l’humanité ». Voilà qui résume plutôt bien tous les bienfaits apportés par cet arbre, tant par ses fruits et la délicieuse huile que ces derniers produisent, que par ses feuilles.

Très belle journée et soyez en paix

Chloé

 

17 décembre: Le Romarin

Cette herbe aromatique est une inconnue pour personne je pense, et évoque immédiatement des saveurs ensoleillées, puisque le Romarin  fait partie de l’incontournable mélange culinaire nommés Herbes de Provence associé à la marjolaine, au thym, à la sarriette et au basilic. Mais en plus d’enchanter nos papilles chacune de ces plantes possède de nombreuses propriétés, et le Romarin sur lequel nous nous arrêtons aujourd’hui n’en manque pas.

 

 

Sa carte d’identité:

Le Romarin, Rosmarinus officinalis, appartient à la famille des Lamiacées. On le connaît aussi sous les noms de Rose Marie, herbe au couronnes. Son nom signifie  » Rosée de la mer », car on dit de lui qu’il ne s’éloigne pas trop des côtes. On le trouve facilement dans le sud de la France, celui-ci se plaisant dans des sols calcaires. Il est très aromatique, avec une odeur d’encens. Il contient de l’huile essentielle ( camphre, cinéole, pinène, borneol), des acides organiques, saponosides, hétérosides et choline.

 

Ses actions:

C’est une plante hépatique  puisque le Romarin permet de stimuler la vésicule biliaire. Grâce à la choline qu’il contient, il  permet de favoriser le fonctionnement du foie et d’améliorer la digestion. Il aide à éliminer les toxines. C’est un antispasmodique,  il agit sur les douleurs abdominales liées aux fermentations intestinales. C’est un antioxydant  qui permet donc de diminuer l’action des radicaux libres. C’est un tonifiant, il défatigue.

En externe, il est utile pour aider à la repousse des cheveux en stimulant le cuir chevelu.

Son utilisation: 

En infusion bien sûr, 20grammes de romarin pour un litre d’eau à laisser infuser 10 minutes. Idéal après un repas pour la digestion, mais aussi en cas de fatigue, maux de tête.

Le romarin s’utilise aussi en huile essentielle, en teinture mère, en cuisine,…

En cuisine, je l’affectionne particulièrement sur des courges rôties au four, son amertume s’alliant parfaitement à la douceur sucrée des courges.

Vous pouvez aussi faire votre pommade à base de Romarin à utiliser en cas de coups, d’articulations gonflées, d’entorse,… Il vous suffira d’utiliser de la cire d’abeille fondue associée à 2 gouttes d’huile essentielle de Romarin.

Bien sûr, on veillera toujours à regarder les contres indications notamment concernant les huiles essentielles.

Le Romarin dans sa symbolique évoque le souvenir, comme on peut le lire dans un passage de Hamlet où le romarin est cité en guise de souvenir. Néanmoins, il représente aussi la fidélité et la loyauté. Quoi qu’il en soit, il est évident qu’on n’oublie pas l’odeur du romarin.

Douce journée,

Chloé

 

16 décembre: Le Souci

Tout comme l’habit ne fait pas ( toujours) le moine, le nom de certaines plantes peuvent laisser présager de mauvaises choses. Comme avec le souci, mais il n’en n’est rien, comme vous vous en doutez, sans quoi je ne prendrais pas le temps d’en parler ici. Aussi, c’est partie pour la rencontre de cette jolie fleur aux couleurs flamboyantes, qui a beaucoup à offrir et cela sans aucun souci.

 

Carte d’identité: 

Le Souci, Calendula officinalis, appartient à la famille des Astéracées. On trouve le Souci sur le bassin méditerranéen, c’est une plante annuelle. Il est composé de caroténoïdes ( lycopène), de flavonoïdes, du mucilage, des phytostérols, de composés triterpéniques et de saponosides.  Son nom de Souci viendrait du latin solsequia,  » qui suit le soleil ». L’autre nom sous lequel on connait le Souci est le Calendula qui vient de calanda  ( premier jour du mois) et évoque le cycle de la fleur qui s’ouvre le matin et se ferme le soir . Voilà qui laisse imaginer, pas mal de vertus et de secrets autour de cette plante.

Ses actions: 

En externe, le Souci est cicatrisant, adoucissant et anti-infectieux. On l’utilisera sous diverses formes en cas de peaux réactives, sensibles, pour les bébés, mais aussi en cas de coups de soleil, gerçures,… Egalement utile en cas d’eczéma, psoriasis, mycoses, de conjonctivite…

En interne, ses propriétés emménagogues sont misent en avant, ainsi il favorise l’apparition des menstruations en diminuant les douleurs éventuellement liées à celles-ci. Il aide à nettoyer l’organisme en douceur, grâce à ses propriétés drainantes et purifiantes et soulage les inflammations du système digestif.

 

Son utilisation:

En infusion, à raison de 30grammes de fleurs séchées pour un litre d’eau, à laisser infuser 10minutes. A boire plusieurs fois par jour en cas de dérèglement des cycles et/ou de douleurs associées.

Vous pouvez également  faire votre teinture mère que vous laisserez macérer une dizaine de jours et que vous pouvez prendre en interne.

 

En externe, vous pouvez diluer la teinture mère avec un peu d’eau à appliquer en compresse sur les problèmes de peau.

Vous pouvez également utiliser le souci sous forme de pommade, d’huile ( à laisser macérer au soleil 3 semaines si vous la faite vous même) , de décoction ( 100g pour un litre d’eau bouillante à laisser infuser 10min, que vous pourrez utiliser en gargarisme, en bain de pieds,…)

Attention néanmoins quand vous appliquer la teinture mère en externe, celle-ci contenant de l’alcool, soyez vigilant.

 

Le Souci est une fleur exceptionnelle qui peut aussi être utilisée en cuisine, vous pouvez ajouter une touche ensoleillée à vos salade, soupes,… mais aussi pour colorer des plats, car utilisé en cours de cuisson, celui-ci teintera naturellement vos aliments. Attention, à bien être sur que vous utiliser bien du Souci.

On dit du Souci qu’il représente la fleur du chagrin d’amour, aussi ce n’est pas tellement une fleur qui s’offre.

Très belle semaine, sans souci à l’horizon 😉

 

Chloé

15 décembre: l’Hibiscus

Un peu d’exotisme et de chaleur en ce 15 décembre avec la belle fleur d’Hibiscus. Outre sa beauté indéniable l’hibiscus renferme beaucoup de bienfaits.

 

Sa carte d’identité: 

L’hibiscus, hibiscus sabdariffa, appartient à la famille des malvacées. Il en existe plusieurs variétés, la photo ci-dessous représente la variété Hibiscus rose de Chine ( hibiscus rosa-sinensis).On la trouve dans les régions subtropicales, l’hibiscus se plaisant dans les climats chaud et plutôt humides. Les fleurs contiennent notamment des mucilages, de la pectine, des acides malique et citrique, des anthocyanosides. On utilisera les fleurs séchées.

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Ses actions: 

L’hibiscus est riche en vitamine C et a des vertus tonique et stimulante, intéressant en cas de coup de fatigue passager, mais aussi anti-inflammatoire.Il est également diurétique et sera intéressant en cas d’infection urinaire. C’est un laxatif doux et antispasmodique, qui est utile notamment lors des douleurs menstruelles. Il aurait également des actions pour aider à lutter contre l’hypertension ainsi que sur le taux de cholestérol.

Enfin, il peut être utile sur les abcés et l’eczéma suintant en application externe.

 

 

Son utilisation: 

En décoction, 10 grammes de fleurs séchées pour un litre d’eau à faire bouillir 15min et à appliquer localement en cataplasme.

En infusion rafraichissante laisser macérer au moins 3h une belle poignée de fleurs séchées dans un litre d’eau, à déguster bien frais. Aussi possible en infusion chaude bien sûr, à laisser infuser 10minutes.

Les fleurs infusées peuvent aussi être utilisées en cosmétiques pour divers usages, notamment pour faciliter le démêlage des cheveux et les rendre plus brillants.

 

Dans sa symbolique cette belle fleur évoque la passion, le désir. Chez les tahitiennes la fleur d’hibiscus portée dans les cheveux a une signification bien précise.  Si celle-ci est placée à droite, cela annonce une ouverture aux rencontres, en revanche placée à gauche, cela indique que ce n’est plus un coeur à prendre.

Excellent dimanche,

Chloé

14 décembre: Le Coquelicot

« Gentil coqu’licot, Mesdames, gentils coqu’licot nouveau »… même si ce n’est clairement pas la saison d’admirer le coquelicot,  il est intéressant que celui-ci figure dans le calendrier étant donné les propriétés qu’il possède, qui sont elles tout à fait de saison, comme vous allez vite le voir.

 

 

Sa carte d’identité: 

Le coquelicot, papaver rhoeas, appartient à la famille des papavéracées ( vous l’aurez compris on l’entend au nom, cette famille rassemble notamment toutes les sortes de pavot). Cette plante est annuelle, ce qui signifie, que le coquelicot est actuellement mort, seules ses graines laissées, germeront au printemps, pour nous offrir de merveilleux champs colorés. Il contient du mucilage, des tanins et des alcoloïdes ( rhoeadine et papavérine). En phytothérapie, on utilisera ses fleurs, ses graines et ses feuilles.
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Ses actions: 

Le coquelicot, gentil comme il est ;), est apaisant et adoucissant, aussi il permet d’apaiser la toux et adoucir les maux de gorge. Bien sûr, il possède aussi des effets sédatifs et apaise stress et anxiété.  Il fait partie de la composition de la tisane adoucissante appelée  » Tisane des 4 fleurs », qui contient à l’origine 7 fleurs,  notamment pour lutter contre les refroidissements.

 

Son utilisation:

En infusion, 10g de fleurs séchées pour un litre d’eau à laisser infuser 10minutes.

Pour la « Tisane des 4 fleurs », vous pouvez effectivement la faire avec 4 fleurs que vous mélangerez à parts égales. A savoir de la mauve, de la violette, du bouillon-blanc et du coquelicot. A laisser infuser 10minutes.

Le coquelicot est aussi utilisé en cuisine, ses graines ont un petit goût de noisette qui peuvent être utilisées pour parfumer des plats aussi bien sucrés que salés et même être moulues ou grillées pour accommoder divers plats.

On veillera à ne pas utiliser de coquelicot chez l’enfant de moins de 3 ans, ainsi que chez la femme enceinte et allaitante.

 

Dans une de ses symboliques, le coquelicot représente le repos et la tranquillité, c’est une fleur pour consoler d’un chagrin. Il est d’ailleurs associé à la mémoire des personnes décédées lors de la Première Guerre mondiale.

Aussi éphémère soit-il, ce joli coquelicot nous invite à savourer le moment présent, car demain il sera peut-être trop tard, il aura peut-être fané.

Profitez bien de votre samedi, à demain.

Chloé

13 décembre: Le Bambou

En ce vendredi 13 décembre, je choisi de mettre en lumière cette herbe géante exceptionnelle. On dit du bambou qu’il est porteur de joie  et qu’il est le symbole de l’amitié. Un beau message, mais qui ne vient pas seul en ce vendredi , puisque s’il se cache derrière cette treizième case du calendrier « Autour des plantes », c’est qu’il a aussi beaucoup de bienfaits à nous offrir.

 

 

Sa carte d’identité:

Le bambou, bambousa arundinacea, appartient à la famille des poacées qui sont des graminées. Celui-ci est originaire de Chine et d’ Inde. Sa tige cylindrique est creuse et est renforcée par des noeuds. En phytothérapie on utilise ses feuilles et sa résine ( l’exsudat) qui est récoltée sur les noeuds des tiges femelles uniquement , qui contiennent la silice. Il contient de la silice concentrée à 80% dans la résine, il contient aussi du calcium, du fer, de la vitamine B.

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Ses actions: 

Sa richesse en silice stimule la synthèse du collagène et apporte donc souplesse, et maintient du tissu conjonctif qui soutient le corps. Il aide à ralentir le processus de vieillissement du cartilage et permet de favoriser la fixation du calcium  osseux. C’est un reminéralisant, aussi il sera d’une grande aide en cas d’ongles cassants, de cheveux ternes et cassants, de peau sèche. Il est aussi utilisé comme anti-inflammatoire et aidera à soulager les douleurs liées à l’arthrose, l’ostéoporose, les tendinites et les douleurs articulaires en général.

 

Son utilisation: 

Le bambou sera le plus souvent pris sous forme d’extrait fluide ( plus concentré) , de gélule, et pris sous forme de cure de 2 à 3 mois à prendre en une ou deux prise chaque jour.

Il peut aussi être utilisé en externe en mélangeant l’exsudat à de l’argile verte en cataplasme.

Il n’y a pas de contre-indication particulière concernant le bambou, néanmoins on évitera d’en consommer en cas de grossesse, allaitement, et chez l’enfant en bas âge.

 

On retiendra du bambou, qu’il est à la fois souple et solide et c’est précisément ce qu’il apporte à notre corps. Si vous voulez admirer ce grand reminéralisant, pas très loin de chez nous se trouve la magnifique bambouseraie à Anduze, à faire ;).

 

Bon vendredi, à demain!

 

Chloé

 

12 décembre: La Busserole

Découvrons une bonne amie de la belle bruyère aujourd’hui: la Busserole. Ensemble elles peuvent faire des merveilles en phyothérapie, si vous avez loupé l’article concernant la Bruyère, il est juste ici  à lire avant ou après cet article peu importe.

 

Sa carte d’identité:

La Busserole, Arctostaphylos uva-ursi, tout comme la Bruyère elle appartient à la famille des Ericacées. On l’appelle aussi raisin des ours en raison de ses petites baies rouges appréciées par les ours. On trouve donc la Busserole plutôt en montagne (ici la photo a été prise dans les hautes alpes à environ 1800m d’altitude), pour notre part ce sera ses feuilles qui nous intéresserons. Elle contient des hétérosides phénoliques ( notamment l’arbutoside, antiseptique urinaire), des tanins galliques, des flavonoïdes, des triterpènes, des iridoïdes.

 

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Ses actions: 

Reconnu comme étant un antiseptique urinaire, la busserole est d’un grand secours lors d’infections urinaires, cystites et urétrites. Elle est également astringente ( lutte contre les diarrhées) et décongestionnante des voies urinaires et aide à refaire la muqueuse de l’arbre urinaire ( l’épithélium). On lui reconnaît également des actions anti-hémorragiques en améliorant la circulation sanguine.

Elle est assez puissante et soulagera les inconforts cités plus hauts. Elle est à prendre en cure plusieurs fois par an. En revanche, même s’il n’y a pas de toxicité particulière on veillera à ne pas la prendre en surdose ( maximum 15jours consécutifs) afin d’éviter des effet secondaires tel que: nausées, vomissements, coloration des urines ( brun),…

Il y a cependant des contres-indications, la busserole ne convenant pas aux: femmes enceintes (ocytocique, stimulation des contactions de l’utérus) et allaitantes , aux enfants de moins de 12ans, en cas de cancer des voies urinaires, et on veillera à ne pas l’associer à la prise d’anti-inflammatoires, anti-acides. En cas de doute, demander l’avis de votre médecin.

 

Son utilisation: 

A utiliser en décoction à raison de 20grammes de feuilles de busserole pour un litre d’eau. Faire bouillir 3minutes et infuser 10minutes. On n’hésitera pas à l’associer à de la bruyère pour les infections urinaires. Vous pouvez en boire une à 3 fois par jour sur 10/15 jours maximum, à renouveler si besoin tous les 2 mois.

Vous pouvez aussi la trouver sous forme de gélule ou de teinture mère, mais veillez à boire suffisamment à côté, les décoctions ayant cet avantage de nous obliger à boire, nécessaire en cas d’infection urinaire.

 

Déjà au XVIème siècle, Rabelais ( écrivain mais qui fût aussi médecin) nous parlait des bienfaits sur le système urinaire de cette plante, puisqu’il l’utilisait pour soigner l’infection urinaire dont souffrait Pantagruel.

Sur cette note humaniste de la  Renaissance, je vous souhaite une douce journée.

Chloé

 

 

11 décembre: Le céleri

Très connu en cuisine, même si pas apprécié de tous, il n’est pourtant utilisé en cuisine qu’à partir du  XVII ème siècle, alors qu’il était utilisé comme plante médicinale depuis l’antiquité, aussi il mérite une grande attention.

 

Sa carte d’identité: 

Le céleri, Apium graveolens, appartient à la famille des Apiacées. Il existe diverses variétés, dont on peut consommer ses feuilles, ses tiges et sa racine. Il a un goût légèrement amer, il est aussi appelé  » ache des marais » ou « persil des marais », en raison de son goût qui peut légèrement rappeler le persil. Le céleri est riche en flavonoïdes, en vitamine  A et K, en potassium et calcium.

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Ses actions:

Le céleri a des propriétés apéritives ( ouvre l’appétit) , diurétiques ( élimination des urines) , et hypoglycémiantes (baisse du taux de sucre dans le sang). Aussi il est d’une grande aide pour nettoyer les émonctoires, notamment les reins et le foie, pour éliminer les toxines ( en vue des fêtes, c’est à prévoir). Il est excellent aussi pour les diabétiques du fait de ses propriétés hypoglycémiantes. Enfin, si vous êtes fâché avec le céleri, sachez qu’on lui prêterait également des vertus aphrodisiaques.

Ses utilisations:

En cuisine, évidemment, cru ou cuit, à croquer, râper, en soupe, en jus, en bouillons,…mille et une recettes sont possibles et avec quelques associations, tel que la noix de coco par exemple on peut vite l’apprécier à sa juste valeur, celle-ci venant l’adoucir et lui donner une saveur plus ronde.

Il s’utilisera aussi en décoction avec ses racines, à raison de 20grammes de racine pour 1 litre d’eau à faire bouillir 5 minutes, puis à laisser infuser 10minutes. Pour l’infusion on préfèrera les feuilles à laisser directement infuser 10minutes.

Bien sûr, une des utilisations phares du céleri, est le jus par extraction. Idéalement le matin, se préparer un grand verre de jus de céleri que vous pouvez accompagner de concombre, de pommes, de citrons, de gingembre, de feuilles d’épinard, mais aussi de betteraves, beaucoup d’associations sont possibles et lui vont à merveille. Un incontournable pour désintoxiquer l’organisme et booster son système immunitaire.

En revanche on restera vigilant, car le céleri contient des furancoumarines qui le rendent photosensibilisant on évitera alors l’exposition au soleil  après avoir consommer du céleri ( en ce moment ça ne devrait pas être trop contraignant).

 

En voilà un qui de  » personata non grata » à la cantine, est devenue un incontournable à avoir dans sa cuisine,  comme quoi tout évolue. Dernière précision, ( bien qu’il y aurait encore beaucoup à dire sur le céleri), ce légume est à consommer impérativement de qualité biologique, celui-ci étant très pesticidé dans l’agriculture conventionnelle.

 

A demain,

 

Chloé

10 décembre: La Marjolaine

Avec cette douceur de fin d’automne, j’avais envie de présenter aujourd’hui la douce et aromatique marjolaine dans le calendrier de l’avent.

 

Sa carte d’identité:

La marjolaine, Origanum majorana, appartient à la famille des lamiacées et est aussi appelé grand origan. Ses petites fleurs au parfum enivrant forment de petites coquilles, voilà pourquoi on l’appelle aussi Marjolaine à coquilles. Elle est constituée d’essences aromatiques ( hydrates de sabinène, terpinéol, linalol) , de flavonoïdes, d’acides phénols, notamment l’acide rosmariniques ( antioxydant) et d’acides triterpéniques.

 

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Ses actions:

Elle est réputée pour ses vertus antiseptiques et antispasmodiques, notamment en cas de mauvaises digestion liées à de la nervosité.Elle  a un effet sédatif et est reconnue pour son effet positif sur le système nerveux; interessante en cas d’anxiété et/ou d’insomnie . Elle sera utile en cas de migraines, rhumes et maux d’estomac. Enfin, elle peut être utilisée en cas de rhumatismes.

 

Son utilisation: 

On l’utilisera en infusion à raison de 30grammes par litre d’eau à laisser infuser 10minutes et à déguster en dehors des repas, 2 à 3 fois par jour.

En cuisine, elle rehaussera vos soupes, légumes, poissons, salades, tartes,… en revanche pour qu’elle ne perde pas ses propriétés,  pour les plats nécessitant une cuisson, il est préférable de la rajouter après la cuisson. Elle donnera un goût qui se rapproche de l’origan en plus subtil.

Elle est également très connue pour son huile essentielle, la Marjolaine à coquille ( attention il en existe d’autres), s’utilisera notamment en huile de massage relaxante pour calmer les états nerveux ( spasmophilie,…), à associer avec une huile végétale de noisette par exemple ( 3 gouttes d’HE de marjolaine à coquille dans 5 g d’huile végétale de noisette) en massage sous la voute plantaire, le creux des poignets et le plexus solaire. Egalement en diffusion avant le coucher pour les insomnie et assainir la pièce.

Elle est à proscrire chez la femme enceinte et allaitante ainsi que chez l’enfant de moins de 3 ans.

Dans sa symbolique, la marjolaine était reconnue comme étant un symbole de bonheur, et on peut tout à fait comprendre pourquoi lorsque l’on goûte à sa douce saveur ensoleillée dans de bons petits plats.

A demain,

 

Chloé

 

 

9 décembre: Le Houblon

En voilà encore un qui est familier, notamment pour une de ces utilisations populaire, en ce 9 décembre. En effet, le Houblon est utilisé pour préparer la bière ( décidément en ce moment on est dans les plantes qui servent à faire de l’alcool, à consommer avec modération évidemment) depuis le 9ème siècle…

 

Néanmoins, je ne m’aventurerai pas sur la fabrication de la bière ici, je vous laisse vous rapprocher d’un bon brasseur pour en savoir plus sur le sujet ;).

 

Sa carte d’identité: 

Le houblon, humulus lupulus, fait partie de la famille des cannabacées. C’est une plante grimpante, que l’on trouve facilement dans des haies, des sous-bois. Sa floraison a lieu entre juin et septembre. Ses pieds diffèrent selon que ses fleurs soient mâle ou femelle. Il est composé de lupulin ( dans les plants femelles), d’alcaloïdes et de phytoestrogènes,

 

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Ses actions:

Grâce au lupulin, il a un effet sédatif et relaxant. Il améliore les états anxieux et aide à régulariser l’humeur des personnes en états dépressifs ( être accompagné par un spécialiste reste primordiale en cas de dépression avéréé). Il est donc bon en cas de nervosité et d’insomnie. On dit de lui qu’il est un anti-mélancolie. En outre, ses principes amer, lui confèrent des effets tonique et stimulant qui permettent une meilleure digestion. Enfin, il viendra calmer des règles douloureuses, les troubles nerveux liés à la ménopause ainsi que les fatigues nerveuses qui peuvent en découler.

 

Son utilisation:

En infusion, 15g de houblon pour un litre d’eau à laisser infuser 10min.  A boire avant d’aller se coucher pour un meilleur sommeil, avant un repas pour son effet apéritif, après un repas pour aider à la digestion. Pour aider au sommeil, vous pouvez l’associer à de la valériane par exemple.

Pour un sommeil apaisé, lorsque c’est la saison, prenez des fleurs de houblon que vous vaporiserez avec un peu d’alcool, à mettre dans une taie d’oreiller.

Le houblon  peut aussi être utilisé en cuisine, notamment ses jeunes pousses à faire blanchir dans de l’eau et à assaisonner selon vos goûts pour agrémenter des omelettes, des risottos, …

On notera pour finir, que le houblon est un cousin du chanvre ( nous parlons de l’usage légal uniquement) , ils appartiennent tout deux à la même famille botanique. Je le rajoute, car cela peut peut-être appuyer ses propriétés sédatives, notamment concernant les insomnies et la nervosité.

Belle semaine sereine,

 

Chloé

 

8 décembre: La Gentiane

Je choisis, en ce jour de la fête des lumières, de vous parler de cette plante aux belles fleurs jaunes qui fleurissent en été  ( entre juin et août), et m’évoquent tout de suite une lumière intense. Outre cet aspect visuel, bien sûr la Gentiane possède quantités de vertus et est elle aussi trop peu souvent mise en lumière il me semble. Aussi, en ce jour de la fête des lumières, rendons lui ses lettres de noblesses, avec un gros coup de projecteur, afin qu’elle ne soit plus oubliée.

 

Sa carte d’identité:

La Gentiane, Gentiana Lutea, appartient à la famille des gentianacées. C’est sa racine que l’on utilisera en phytothérapie. On la trouve entre 700 et 2400 m d’altitudes dans des prairies ( la photo ci-dessous a été prise par mes soins à Courchevel en été à environ 2000m d’altitude). Elle aime le soleil et la fraicheur, aussi on comprend pourquoi on la trouve en altitude. Ses fleurs ont une forte odeur et un goût amer, que l’on retrouve dans la liqueur de gentiane.  Elle contient des alcaloïdes, des essences, de la vitamine C, de la pectine et des glucosides amers.

 

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Ses actions:

La Gentiane est surtout reconnue pour ses effets stimulants sur le système digestif. Elle facilite la digestion grâce à ses principes amers . Elle a une action tonique sur le foie et la vésicule biliaire. Elle permet de booster les défenses de l’organisme et accompagnera très bien les personnes en convalescence. Après un repas trop copieux ( quelque chose me dit que c’est d’époque), une racine de gentiane à sucer vous fera le plus grand bien.

Elle est en revanche déconseillée en cas d’ulcère gastrique ou duodénal, ainsi qu’en cas de prise d’antidépresseurs (en cas de doute toujours demander l’avis de votre médecin).

Son utilisation: 

En décoction, certes amer, mais qui vous aidera à mieux digérer, 1 cuillère à soupe de racines de gentiane dans de l’eau bouillante, pendant 4 minutes que vous laisserez infuser 5 à 10min. Pour adoucir son goût vous pouvez l’associer avec de la mélisse et de la mauve au moment de l’infusion.

 

Peut-être certains d’entre vous connaissez surtout la Gentiane sous forme de liqueur ( la fameuse Suze entre autres 😉 ).   Cette boisson aux vertus apéritive et digestive grâce aux effets de la racine de Gentiane bien sûr,  est originaire d’Auvergne, évidemment on en abusera surtout pas pour sa santé d’autant que cette boisson est très sucrée ( 200grammes par litre).

 

Très belle fête des lumières à vous et à demain pour une nouvelle plante.

Chloé

7 décembre: Le Framboisier

En voilà un que tout le monde connait notamment pour son excellent fruit qui plait au plus grand nombre.  Le fruit a une faible teneur en sucre et a un effet laxatif et diurétique. Mais en ce 7 décembre, nous allons surtout nous intéresser à ses feuilles  qui ont énormément à nous offrir et notamment aux femmes.

 

Sa carte d’identité: 

Le framboisier, Rubus Idaeus, appartient à la famille des rosacées. C’est un cousin des ronces. On le trouve facilement en bord de chemin et même en montagne. Les  fruits sont riches en sucres, vitamines et pectines, quand à ses feuilles elles contiennent des tanins, des flavonoïdes ainsi que des polypeptides.

 

 

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Ses actions:

Elle est réputée pour son action urotonique et par conséquent souvent employée après le 8ème mois de grossesse pour aider à préparer le travail de l’accouchement. De ce fait il ne faut pas l’utiliser avant le 8ème mois et si vous souhaitez en prendre c’est avec l’avis de votre médecin en cas de grossesse. Après l’accouchement, si vous allaitez, elle favoriserait également la lactation. En revanche si vous n’êtes pas enceinte, elle est aussi d’un grand secours, en cas de menstruations douloureuses, elle aide aussi à régulariser les cycles. On comprend alors sa bonne réputation auprès des femmes.

Elle possède d’autres vertus, notamment contre la diarrhée, les maux de gorges (angines), les aphtes, les conjonctivites.

 

Son utilisation:

Concernant les soucis féminins, on privilégiera les infusions, à raison de 40grammes de feuilles de framboisier pour un litre d’eau à laisser infuser 10minutes. Vous pouvez en boire 3 à 4 tasses par jour. Concernant la préparation à l’accouchement, mieux vaut demander l’avis du thérapeute qui vous accompagne.

En cas d’aphtes vous pouvez l’utiliser en bain de bouche, en cas de  conjonctivites, en externe en cataplasme à laisser poser, et pour les maux de gorges, en gargarisme ( vous pouvez d’ailleurs aussi faire un sirop avec les fruits)

En voilà une que je vous conseille vivement d’avoir sous la main, surtout pour les femmes, soyons clair, car elle est remarquable et son goût est très agréable qui plus est.

Excellent samedi,

A demain,

Chloé

 

6 décembre: l’Aubépine

En cette Saint Nicolas, si chère à mon coeur, nous allons nous attarder sur la belle Aubépine, qui comme le Saint Nicolas,  qui est un protecteur des enfants, symbolise la  protection et la pureté. Elle est notamment connue, pour éloigner la foudre.

 

Sa carte d’identité:

L’Aubépine, Crataegus laevigata, appartient à la famille des Rosacées. Son nom grec vient du grec Kratos, qui signifie force et fait référence à sa robustesse, elle peut vivre plusieurs siècles (500ans) . On la trouve sous les noms d’aubépine épineuse, d’épine blanche ou même d’épine de Mai. Elle est elle aussi  ( comme l’Achillée Millefeuille hier) assez commune, on la retrouve dans les sous-bois, en bord de chemin. Dans son entièreté elle contient notamment des flavonoïdes ( effets hypotensifs, sédatifs et anti-spasmodiques), des acides triterpéniques ( anti-inflammatoire), des procyanidines ( maintient de l’homeostasie), des acides phénol ( protecteurs et antioxydants). Un beau programme en perspective donc, quand à ses propriétés.

 

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Ses actions:

Elle est reconnue comme étant tonique du coeur et antispasmodique. Elle a une action sédative sur le système nerveux central par conséquent elle est utile aussi pour calmer l’anxiété et les éventuelles insomnies qui y sont liées. Elle aide à rétablir une tension artérielle normale, ainsi qu’à diminuer la tachycardie. Enfin, en diminuant la température, elle prépare au sommeil. Elle a le gros avantage de n’avoir aucune contre-indication particulière et même si ce sont ses fleurs qui sont le plus souvent utilisées, ses feuilles, ses bourgeons et ses fruits le sont aussi, une plante zéro déchet en somme ;).

 

Son utilisation:

Pour ses effets protecteurs et sédatifs, vous pouvez utiliser l’extrait de plantes standardisé ( solution à faire préparer en pharmacie qui permet de maintenir les principes actifs des plantes) à raison d’une cuillère à café par jour.

En infusion, 20 grammes de fleurs pour un litre d’eau bouillante à faire infuser 10minutes. A prendre 2 à 3 fois par jour ( dont une avant le couché en cas d’anxiété et insomnies) en cure de 3 semaines, l’aubépine étant active sur la durée.

Il existe de nombreuses autres possibilités, notamment en association avec d’autres plantes, que je mettrai plus loin dans le calendrier sur la présentation des fameuses autres plantes pour ne pas « spoiler » ;).

 

Cette douce plante est pleine de secrets et de symbole tout en étant un excellent classique de la phytothérapie. D’après une légende de Lorraine, l’odeur de ses fleurs serait resté  des langes de Jésus que Marie avait étendu sur des branches d’aubépine…  il existe plusieurs autres légendes sur le sujet si cela vous intéresse, mais celle-ci est celle qui me parle le plus :).

Bonne Saint- Nicolas et à demain,

 

Chloé

 

 

 

5 décembre: l’Achillée Millefeuille

A 20 jours de Noël, prenons le temps de nous arrêter sur la belle Achillée Millefeuille qui nous apporte un peu de chaleur ( elle fleurit entre juin et octobre) en ce froid de décembre, c’est aussi agréable de repenser à la nature en fleurs, surtout que celles-ci évoquent le soleil, qu’elles adorent.

 

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Sa carte d’identité:

Aussi appelé Millefeuille, sans aucun rapport avec la célèbre pâtisserie, l’Achillée millefeuille ( Achillean millefolium), appartient à la famille des Astéracées. On peut l’entendre sous divers noms, tels que: « Achillée », « Herbe aux charpentiers », « Sourcil de Vénus », » Herbe au coupures », et même  » Herbe à dinde » au Quebec. Ces différents noms sont liés à l’historique de la plante ( Achille aurait soigné ses blessures et celles de certains soldats grâce à cette plante), à sa forme ( les feuilles rassemblées en plumeaux), à son usage ( elle est donnée à manger aux volailles),… bref les histoires les plus originales courent au sujet de son nom mais ce qui est certains c’est qu’elle est riches en propriétés. Cette plante est commune, comme quoi être commun ne rime absolument pas avec inutilité, on la trouve au bord des chemins en Europe, Amérique du Nord, en Asie. Ses fleurs sont constituées de tanins ( anti-inflammatoires et cicatrisants), de lactones sesquiterpéniques ( anti-inflammatoires) , de flavonoïdes ( antioxydants, antalgiques),  d’alcaloides ( achilléine) ( antibactérien), des coumarines ( anti-oedème) , d’acide salicylique ( fébrifuge et anti-inflammatoire). En bref, une plante puissante vous l’aurez compris.

 

 

Ses actions: 

Elle est réputée comme étant cicatrisante des plaies bien sûr, comme l’indique son histoire. C’est aussi une plante très utile lors des menstruations, puisqu’elle permet de réduire les douleurs pelviennes, de réduire un flux trop abondant, elle peut être interessante en accompagnement de l’endométriose. Elle est aussi utile pour soulager les hémorroïdes et les irritations. Enfin, elle permet de palier au manque d’appétit, aux troubles digestifs ainsi qu’aux douleurs abdominales.

 

Son utilisation:

-Bien sûr, en infusion à raison de 30grammes de sommités fleuries pour un litre d’eau, laissez infuser 10minutes. A déguster, 2 à 3 fois par jour.

-En externe, en suc en lavant la plante à mettre sur une coupure. Utile lors d’une randonnée par exemple, pensez y  si vous voyez de l’alchemille. En décoction, faîtes bouillir quelques minutes puis infuser une dizaine de minutes en plus et imbiber une compresse pour soulager les hémorroïdes.

Ses jeunes pousses peuvent agrémenter des salades, ou même des desserts avec leur saveur sucrée.

Et pour faire lien avec l’article d’hier, elle entre dans la composition de la bière de bruyère ( avec modération ;)) qui était à l’honneur hier dans le calendrier que je n’ai personnellement jamais tester mais si vous connaissez n’hésitez pas à partager vos impressions.

Dernière précision, elle est tout de même déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’aux enfants.

Voilà une plante au mille vertus, qui ne cessera de vous étonner et de vous faire du bien.

Bon jeudi,

Chloé

 

 

4 décembre: La bruyère

En ce jour de la Sainte Barbe, où la tradition veut que l’on plante des grains de blé dans une coupelle afin d’apporter la prospérité, je vous propose de parler de la bruyère une plante remarquable et qui symboliserait la chance chez les Celtes. Aussi,  je trouve que le 4 décembre est un jour propice pour parler de celle-ci afin qu’elle vous porte chance mais aussi qu’elle vous accompagne grâce à ses nombreux bienfaits.

 

Sa carte d’identité:

La Bruyère, Calluna vulgaris, appartient à la famille des Ericacées. On la trouve fréquemment dans les Landes, d’ailleurs j’ai photographié ces bruyères là-bas. Elle est en fleurs entre juillet et novembre et est constituée entre autres de tanins et de flavonoides. Ce sont bien ses belles sommités fleuries que l’on utilisera pour bénéficier de ses propriétés.

 

 

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Ses actions:

Elle contient un antiseptique des voies urinaires. Elle est diurétique, dépurative, anti-inflammatoire et astringente. Aussi, elle est remarquable en cas de cystites ( notamment avec pus) et infections urinaires, c’est la plante par excellence ( avec une autre qui viendra plus loin dans le calendrier 😉 ) liée aux système urinaire. En augmentant les urines elle permet d’éliminer l’urée, l’acide urique et oxalique. Elle est également utile en cas de rhumatismes et peut être utilisée avant un effort sportif  en massage pour tonifier les muscles.

 

Son utilisation:

Bien sûr , elle est excellente en décoction, à raison de 30 à 50 grammes de bruyère pour 1litre d’eau qu’on laissera infuser 15min, à déguster dans la journée.

Elle peut aussi être utilisée en externe, en prenant 50 grammes de fleurs fraîches que vous laissez macérer une quinzaine de jours dans de l’huile d’olive. Idéal comme huile de massage, pour les rhumatismes et tonifier les muscles.

Elle pourra être associée à d’autres plantes, en décoction et en infusion, que nous rencontrerons un peu plus loin dans le calendrier de l’avent.

 

Je pense que ces utilisations (non exhaustives), viennent confirmer les légendes qui prêtent des vertus magique et protectrice sur cette plante merveilleuse.

Belle journée, et bons semis de blé.

A demain,

 

Chloé