Le fenouil

Persuadée de lui avoir déjà consacré un article, j’ai partagé  récemment sur Instagram une recette de cuisine  à base de fenouil en précisant que je remettais l’article sur celui-ci en lien par erreur. En effet, après vérification, il s’avère que je n’ai  jamais écris d’article sur le fenouil. C’est donc le moment d’y remédier, d’autant que nous sommes dans la saison de celui-ci, qu’il possède de nombreuses propriétés et que j’en suis une très grande fan. Trois bonnes raisons pour lui faire honneur et avec une recette à la clé.

Le fenouil ( Foeniculum vulgare), grande plante vivace que l’on trouve facilement par chez nous, dans le sud de la France est utilisé depuis l’antiquité. Outre ses grandes feuilles fines, on le reconnaît aussi grâce à son odeur anisée très caractéristique.En effet, la plante contient une essence aromatique riche en anéthol ( œstrogène like) , en estragol et en fenchone. On utilise aussi bien ses feuilles que son fruit ou ses graines. Le fenouil est riche en provitamine A ainsi qu’en vitamine C et B9. Il est également riche en fibres.

On reconnaît au fenouil des propriétés digestives, il stimule l’appareil digestif, il est également carminatif puisqu’il permet de lutter contre les flatulences, les coliques et l’aérophagie. Il est aussi expectorant. Sa racine est diurétique. Il favorise également la lactation et s’avère intéressant donc pour favoriser la montée de lait.

En ayurvéda, la médecine traditionnelle indienne, le fenouil est considéré comme une saveur amer et donc idéal pour rééquiibrer Kapha, si cela ne vous parle pas, je vous remet le lien de l’article sur les Doshas, ici: Les Doshas 

Il se consomme aussi bien cru que cuit, mais aussi en infusion et décoction, en huile essentielle,… Je partage ci-dessous une recette simple et estivale, qui a en plus l’avantage de conserver tout les nutriments du des aliments, puisqu’il n’y a pas de cuisson.

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Fresh Fenouil Bowl

Les ingrédients Bio Pour 2/3:

  • 1 gros fenouil ou 2 moyens
  • 1 pomme Ariane
  • 1 avocat
  • 1/2 citron
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive  première pression à froid
  • 1 pincée d’Aneth
  • 1 pincée de poivre

 

Cette recette ressemble à celle que j’avais postée sur Instagram avec de l’ananas ( je vous remets la photo), mais elle  est plus riche.

Coupez votre pomme et votre avocat en dés, votre fenouil  ou vos fenouils en fines lamelles. Dans un saladier mélangez les ingrédients ci-dessus avec votre 1/2 citron pressé et l’huile d’olive, saupoudrez d’aneth et poivrez. Laissez reposer 1/2 heure au frigo. Bon appétit.

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Vous pouvez aussi  faire une décoction de racine de fenouil à prendre avant un repas pour un effet apéritif ou une infusion après le repas pour aider à la digestion. Les Indiens consomment des grains de fenouil en fin de repas pour aider à la digestion mais aussi pour l’haleine.

Je vous souhaite une belle soirée et un bon appétit.

Chloé

 

Journal de confinement J+18

Vendredi 3 avril, le temps commence à mettre en lumière certaines choses en soi, plus ou moins facile à vivre et à accepter. On le sait une habitude se prend en 3 semaines, nous y sommes presque, et le monde extérieur commence à devenir un presque lointain souvenir. Assurément il y aura un après comme on dit, mais cet « après » risque d’être bien différent… aussi pour tirer profits de ces nouvelles habitudes qui se mettent en place et de ce nouveau mode de vie, je fais le choix aujourd’hui de vous parler des protéines végétales, ce confinement et ces nouvelles règles de vie pouvant amener d’autres changements.

Je ne suis pas là pour prêcher une parole végan à tout prix, ne l’étant pas moi-même ( je suis pesco-végétarienne) , cela n’aurait aucun sens mais plutôt pour ouvrir à d’autres façons de manger, plus légères, plus naturelles, plus saines, plus en adéquation avec la nature… je partagerai quelques recettes donc sur cet article. Avec ce qui plane en ce moment au-dessus de notre tête, il est plus que jamais temps de faire attention à soi et de mettre toutes les chances de notre côté pour se renforcer.

 

Je ne vous apprend rien, en disant que la consommation de viandes est excessive à l’heure actuelle. Mais qu’entent-on par excessive? Une viande à chaque repas c’est énorme, même si elle est blanche, nous n’avons pas besoin d’autant de chair animale pour être en forme et encore moins pour être en bonne santé. Les nutritionnistes préconiseraient maximum 500grammes de viandes par semaine, ce qui est déjà beaucoup, pour limiter les dégâts et redonner ses lettres de noblesses à celle-ci mieux vaut la consommer bio pour au moins s’épargner les nombreux additifs contenus dans la viande industrielle non bio. La consommation de viande augmente le risque de maladies cardio-vasculaires.  Un autre souci que l’on retrouve avec la consommation de viande, est son mode de cuisson à haute température ( souvent griller, à la poêle, au barbecue,…)  qui a pour conséquence la création de substances cancérigène. Beaucoup de maladies et de déséquilibres proviennent d’une trop grande consommation de viandes, et tout n’est pas dévoilé, mais il suffit d’observer son corps et ses sensations lorsqu’on consomme des produits carnés en le mettant en parallèle avec une « detox carnés », en quelques jours les ressentis sont là!

Pour le rappel, au niveau des macronutriments, la répartition alimentaire quotidienne est constitué d’environ 50% de glucides, 35%de lipides et seulement 15% de protéines…  Ce qui montre bien que de la viande à chaque repas, c’est beaucoup trop.  Pour ma part, si vous ne pouvez vous en passer, je conseille d’en consommer pas plus de 2 à 3 fois par semaine.

Quand au rapport sport/viande, il n’en n’est rien, je ne mange absolument aucune viande et fait du sport tous les jours à intensité plus ou moins variable, sans blessure ou carence particulière liés à cela ( mais nous savons tous que se sont des fausses excuses utilisées par les carnivores ça ;), les vraies raisons qui font que la consommation de viande est telles sont d’une part les habitudes, d’autres part le plaisir qu’elle peut procurer à certains ) et je suis loin d’être la seule.

Le but est comme toujours de rester équilibrer, trop de protéines fatiguent les reins et augmente l’acide urique, pas assez de protéines peuvent engendrer fatigue, chutes de cheveux, ongles cassants…Aussi sans plus tarder je vous propose quelques recettes saines, de saison et surtout très simples qui vous apporteront des protéines végétales, rassasiantes et savoureuses et qui plus est qui apporteront des oligoéléments et vitamines si essentiels. Les quantités valent pour deux personnes.

 

 

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Le houmous un classique à faire régulièrement pour accompagner vos légumes et ainsi avoir une assiette complète:

  • Une c à s de tahin ( purée de sésame)
  • 250 grammes de pois chiches cuits ( laisser tremper les pois chiches dans de l’eau toute la nuit et les faire cuire le lendemain à l’eau 45 minutes)
  • Une c à s d’huile d’olive
  • une gousse d’ail
  • de la coriandre fraiche
  • facultatif j’y rajoute de la poudre d’ortie

Mixer le tout

Ce houmous sera un excellent accompagnement avec des légumes verts tel que les blettes comme la photo ci-dessus. De couleurs, elles apporteront de la gaieté à votre assiette. Elles sont simplement cuisinées à l’eau et assaisonnées d’un filet d’huile d’olive, sel aux herbes et poivre. Avec quelques pois-chiches à côté pour le croquant, un régal qui vous apportera du manganèse, du cuivre, de la vitamine B9, du phosphore, du fer et du zinc, en plus de sa richesse en protéine.

 

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Salade fraicheur d’haricots azukis mangues 

Une recette printanière à la fois croquante et raffinée. Le haricot azuki est une légumineuse originaire du Japon, que l’on trouve aussi sous le nom de soja rouge, mais il n’en n’est rien, le haricot azuki étant bien une légumineuse. Ce dernier peut-être consommé de diverses façons, et l’associer à un met sucré tel que la mangue est un vrai délice. Le haricot azuki est donc riche en protéines, en glucides et en fibres  et vous apportera manganèse, phosphore, fer, zinc, cuivre et potassium ainsi que des vitamines du groupe B.

Pour cette recette, il vous faudra:

 

  • 250 g d’haricots azukis
  • 1 belle mangue mûre
  • 4 branche de céleri
  • une dizaine de radis rose
  • une à deux tranche de betterave chiogga
  • du persil frais
  • huile d’olive
  • quelques graines de tournesol
  • sel ( facultatif aux plantes ou poudre d’ortie), poivre

La veille faite tremper dans de l’eau froide les haricots azukis entre 12 et 24h pour que la cuisson soit plus facile. Le lendemain, rincez-les et faites les cuire 1h dans de l’eau avec une feuille de laurier, utile pour améliorer la digestion des haricots.

Coupez votre mangue en gros dès, pelez la partie filandreuse du céleri que vous viendrez ensuite découper en fines lamelles dans la longueur, puis dans la largeur, pour faire des petits bâtonnets. A la mandoline, coupez quelques tranches de betteraves chiogga et vos radis également. Ciselez grossièrement votre persil, qui apportera ici de la fraicheur et améliorera la digestion. Une fois les haricots cuits, laissez-les refroidir pour ensuite assembler le tout, assaisonné d’un filet d’huile d’olive sel, poivre et saupoudrez de graines de tournesols.

Bonne dégustation.

 

 

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Voici deux recettes qui respecteront l’équilibre acido-basique, seront rassasiantes sans être pour autant trop lourdes et vous apporteront de bons nutriments et de la joie dans l’assiette sans coup de pompe en suivant.

Peut-être le moment de changer ses habitudes alimentaires et de vivre aux gros des saisons.

Belle journée,

Chloé

 

 

Autour du chou kale

J’aime partager certains aliments que j’utilise régulièrement et qui possèdent de nombreuses vertus pour notre organisme. Il est aussi important de faire un focus sur des aliments de saison, surtout lorsque, comme en ce moment, les étals ne sont pas des plus fournit. En revanche il y a une famille de légumes qui est largement représentée en hiver, il s’agit bien sûr des choux. Je vous propose aujourd’hui de nous arrêter sur un des membres de cette grande famille qui arrive en fin de cursus en mars, aussi est-ce le moment de profiter de ses bienfaits et de partager avec vous une recette toute simple pour des apéritifs plus « green » ;).

Le chou kale 

Bien que très à la mode ces dernières années, le chou kale, n’est absolument pas une découverte récente, il serait connu depuis très longtemps mais oublié. Il a été remis sur le devant de la scène grâce à des stars américaines ( merci à elles) qui s’interessent au bien-etre en général.  Voilà donc une dizaine d’années, que cet aliment dévoile au grand public tous ses secrets et qu’il est surtout beaucoup plus facile de se le procurer désormais.

Pour être en adéquation avec la saison du kale, on le consommera entre le mois d’octobre et le mois de mars, une belle partie de l’année tout de même.

Enfin, parlons de ses nombreuses vertus, puisqu’il est tout de même qualifié de super aliment! Déjà commençons par parler de sa charge calorique qui est extrêmement faible puisque le kale ne contient que 50 calories pour 100 grammes. Il est malgré cela très riche en vitamines, notamment en provitamine A bonne pour l’acuité visuelle et le système immunitaire, en vitamine C antioxydante qui aide à l’absorption du fer non hémique, et en vitamine K bonne pour la coagulation du sang et que l’on retrouve dans les légumes verts en général.

Il est également très riche en calcium reminéralisant , en potassium qui permet notamment un bon équilibre acido-basique ( voir mon article à ce sujet ici) et lutéine qui est un pigment naturel bon pour la vue. Il est bien sûr riche en fibres. Cet aliment est un véritable soutient pour le système immunitaire et ça tombe bien, la nature étant toujours bien faites, il est présent à la bonne saison pour soutenir nos défenses naturelles.

Il se mange aussi bien cuit que cru, je vous propose ici une recette cru très rapide à réaliser et savoureuse c’est promis ;).

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Petite recette pour un apéritif green 

Pour cette recette il vous faudra:

  • une botte de kale, pour être clair, j’ai utilisé ici environ 6 grandes feuilles de kale
  • une cuillère à soupe d’huile d’olive
  • une cuillère à soupe de jus de citron
  • 40 grammes de pignons
  • la moitié d’un petit bouquet de persil frais
  • une pincée de sel ( au céleri ou légumes si vous avez, mais ce n’est pas fondamental)
  • un peu de poivre à votre guise

Une fois le chou kale et le persil lavés, ils vous suffit de tout mixer dans un blinder. Vous obtenez une pâte que vous pouvez utiliser pour faire des tartines, toasts, … mais qui peut aussi servir d’assaisonnement dans un plat de spaghettis par exemple.

 

Je vous souhaite un très bon appétit et à bientôt pour de nouvelles recettes simples, saines et savoureuses ;).

Chloé

 

Le curcuma

L’approche holistique de la santé qu’offre l’Ayurvéda est puissante. Cette médecine traditionnelle originaire d’Inde est un mode de vie à part entière qui prône avant tout la prévention et qui comme en naturopathie, s’intéresse principalement aux causes et non aux symptômes qui ne sont eux que les indicateurs d’un déséquilibre. Dans cette approche, les Indiens disent que le but de l’Ayurvéda est de permettre de garder la santé lorsque celle-ci est bonne et de la retrouver en cas de maladie sans nuire ( cela me rappelle quelque chose ;)).

Une des épices très utilisée chez les Indiens et en Ayurvéda est le très connu Curcuma, dont on parle énormément et c’est tout à fait mérité. Aussi, je me joint à cet engouement collectif pour venir vous parler de ce dernier et de ces nombreux bienfaits, surtout en cette période hivernale.

Le curcuma

Cette épice que les Indiens qualifient de sacrée et que l’on retrouve sous les noms d’épice de la vie ou de safran Indien, est une racine que l’on peut utiliser telle quelle ou sous forme de poudre. Sa couleur jaune dorée a un fort pouvoir colorant et il est ainsi utilisé comme colorant naturel.  Avoir les mains un peu jaunies à cause de l’utilisation du curcuma en vaut vraiment la peine quand on sait tout ce qu’il apporte tant gustativement qu’au niveau de notre santé globale.

Concernant son goût, le curcuma est relevé et âpre, on dit qu’il permet de stimuler le dosha Vatha en Ayurvéda, les 3 Doshas étant Vatha, Pitta et Kapha, j’en parlerai peut-être plus en détail dans un futur article. Les actions du curcuma sont dues à la curcumine qu’il contient, ainsi il permet de détoxifier le foie ( pas mal en cette période de galette and co 😉 ) , de soulager les troubles intestinaux en stimulant la digestion , il renforce le système immunitaire et est utile pour soulager les problèmes d’arthrite et d’ostéoporose grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, il est également excellent pour la peau utilisé en externe.

Cette épice ancestrale est heureusement revenue à la mode cette dernière décennie et est très facilement trouvable sur les étals. Ainsi, il est très simple de s’en procurer afin  de le cuisiner et de faire ses propres soins de beauté. En cuisine préférez la version fraiche, c’est à dire la racine pour bénéficier de toutes ses vertus. En effet, la poudre nécessite la cuisson des racines avant d’être transformé sous forme de poudre et qui dit cuisson, dit perte de certains micronutriments.

Autre précaution à prendre si vous souhaitez bénéficier des effets du curcuma est que celui-ci étant peu biodisponible il est important de le corréler avec du poivre noir, qui grâce à la piperine qu’il contient va permettre de mieux assimiler le curcuma. On notera d’ailleurs que dans le curry,  qui contient du curcuma et auquel on doit cette superbe couleur doré, est également présent le poivre noir, les Indiens avaient pensé à tout ;). Autre précision, le curcuma étant liposoluble il est intéressant de l’associer à un corps gras également afin d’améliorer sa biodisponibilité, en général dans un curry c’est le cas.

Il est possible de le trouver sous forme de gélules si vous n’êtes pas fan du goût du curcuma où qu’un thérapeute vous a conseillé d’en prendre en cure ponctuelle, là aussi il faudra être vigilant à la composition proposée par les divers laboratoires. Néanmoins, aussi puissant soit-il comme toute chose on sera attentifs aux éventuelles interactions possibles, je pense notamment aux personnes qui prennent des anticoagulants, le curcuma étant un fluidifiant sanguin, il augmenterait cela. Comme très souvent, on le sait c’est la dose qui fait le poison, aussi consommer raisonnablement en cuisine cela ne devrait pas être problématique, en revanche on évitera une cure intensive en cas de doutes.

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Comment consommer cette merveille?

 

De nombreuses recettes, souvent issus de la culture Indienne, existent, mais outres les délicieux plats aux saveurs épicées et chaudes, vous pouvez utiliser le curcuma de manière très simple en cuisine. Râpez sur vos salades une racine de curcuma pour rehausser le goût de cette dernière et profitez de ses bienfaits en prime, associez-le à vos sauces, incorporez le à vos gâteaux maisons, ajoutez-le à vos porridge à base de lait végétal, dans des jus de légumes, dans des soupes,…

Pour la peau avec de la poudre de curcuma vous pouvez réaliser des cataplasmes à appliquer sous forme de masques sur le visage pour contrer les rougeurs et avoir une peau lumineuse.

 

Le curcuma sait s’accommoder avec beaucoup de choses, permet de stimuler la créativité culinaire, faire voyager nos papilles, et réchauffer nos coeurs ;).

Grande utilisatrice de curcuma, je vous remets des liens de diverses recettes dont le fameux lait d’or qui est tellement agréable à déguster en cette saison.

Salade de chou chinois/mandarine

Dahl de lentilles aux légumes

J-10 Jus detox saisonnier

Arc en ciel de patates douces et brocolis

Quelques mots contre les maux d’hiver ( toujours bon à relire en cette période, et ou figure le lait d’or 😉 )

Très belle soirée,

* Ces informations, ne se substituent en aucun cas à un avis médical.

 

Chloé