Le gluten

A mi-parcours du calendrier de l’avent, en ce 12 décembre, il y a déjà quelques recettes de publiées et vous l’avez sûrement remarqué, quasiment toujours sans gluten. Aussi, il me semble être important de préciser un peu plus pourquoi je fais ce choix le plus possible, sachant que je ne mange pas 100% sans gluten.

Commençons par le début: qu’est-ce que le gluten?

Le gluten est constitué de plusieurs types de protéines présentes dans la plupart des céréales, comme l’orge, le blé, le seigle, l’avoine, mais aussi les differentes variétés de blés, comme le froment, l’épeautre, le khorazan,… ainsi que ses dérivés tels que le boulgour, le couscous mais aussi le seitan . Attention aussi aux dérivés de l’orge, comme le malt d’orge présent dans la bière et la levure de bière, ou les dérivés d’avoine comme les sommités fleuris que l’on retrouve dans certaines infusions pour aider au sommeil par exemple,… En général les ingrédients de ce type sont mentionnés en gras pour alerter sur la présence de gluten, mais même sans cela si vous voyez la mention « peut contenir des traces de gluten » et que vous êtes vraiment intolérant ou allergique, il vaut mieux totalement éviter.

D’ailleurs quel est le problème avec le gluten?

Plusieurs causes peuvent être évoquées quand aux difficultés que l’on peut rencontrer avec le gluten, mais la plus probable est liée aux différentes modifications génétiques qui ont été faite sur les céréales, notamment le blé 🌾 qui compte désormais bien plus de chromosomes que celui d’antan et notre capacité adaptative a ses limites, d’autant que le gluten est présent dans énormément d’aliments désormais. Autre facteur possible c’est le mode de vie moderne, beaucoup plus sédentaire, stressant, mais aussi la prise d’antibiotiques plus récurrentes qui peuvent avoir une incidence sur le microbiote. Tout cela a pour conséquence que de plus en plus de personnes sont soit intolérantes au gluten ( maladie cœliaque dont les symptômes sont variés comme le côlon irritable, ballonnements, fatigue chronique, anxiété,…), allergiques au gluten ( moins fréquent mais avec des manifestations rapidement alarmantes tel que rougeurs, œdèmes,…) ou hypersensibles ( pas de maladie auto-immune mais des désagréments ponctuels avec les mêmes symptômes que ceux cités plus haut).

Le sujet est immense et nécessiterait sûrement un second article ( que je ferai probablement) car en effet chaque céréale a ses propres spécificités le blé étant le plus riche en prolamine ( protéine végétale donc). Personnellement je diminue ma consommation de gluten, mais j’en consomme un petit peu tout de même, n’étant pas intolérante ou allergique, parfois je peux ressentir une sensibilité sur certaines céréales ou à certains moments . Aussi voilà pourquoi je tiens à vous proposer ces alternatives, car si vous êtes concernés ne serait-ce que par l’hypersensibilité c’est toujours sympa de trouver des alternatives dans le casse-tête du sans gluten ( qui va souvent avec sans lactose en plus 🤯), de plus il est de plus en plus fréquent de côtoyer des personnes concernées par cette problématique, il peut alors être utile de savoir ce que pouvez leur proposer quand vous les recevez par exemple ( une grande aide pour les personnes concernées pour qui c’est assez difficile socialement 🙏).

Enfin, je terminerai par le fait de bien être attentif à son corps surtout concernant l’alimentation, il peut être intéressant de tenir un carnet 📒 où vous notez ce que vous manger et comment vous vous sentez. Cela vous apprendra à mieux vous connaître sur vos habitudes et voir peut-être ce qui est bon ou moins bon pour vous. Néanmoins, si vous avez des doutes sur une éventuelle intolérance ou autre, parlez-en à votre médecin afin qu’il vous donne le bon diagnostic et être accompagné correctement. Pour la bonne nouvelle de l’article quand même, c’est que comme vous pouvez le voir si vous lisez les différentes recettes que je propose, c’est qu’il existe de nombreuses alternatives alimentaires qui en plus amènent à découvrir de nouvelles saveurs et textures.

Bonne journée,

Chloé

Vers la félicité

Déjà le 10 décembre, cette date où tu commence à te dire que Noël est vraiment proche. Aujourd’hui je souhaite parler de notre bien-être mental et spirituel.

En naturopathie, il est toujours important de porter attention à l’alimentation, à une activité physique régulière mais aussi à avoir un bon état psychologique. Bien sûr je ne parlerai pas ici de pathologies psychiques qui doivent être accompagnées par un thérapeute dont c’est la compétence mais de ce qui est lié plutôt à un manque de rayonnement, de motivation, d’entrain, de fatigue 😴…,qui peuvent être assez fréquents en cette saison.

En effet, décembre est le mois où les jours sont les plus courts et où donc l’entrain peut faiblir, la mélancolie s’inviter et la morosité parfois aussi. Mais c’est justement un moment où l’on peut davantage se reconnecter à soi, faire le point et se retrouver loin du brouhaha ambiant ( tout du moins jusqu’aux fêtes) et profiter des préparatifs des fêtes avec joie plutôt qu’avec stress. Pour cela je souhaite partager avec vous quelques routines peut-être à mettre en place pour aider sur les plans psychologique et spirituel.

« La plus grande révélation est le silence » – Lao Tseu

Plus que jamais nous entrons dans le moment où il est primordial d’avoir suffisamment de sommeil 😴 et pour favoriser celui-ci il est bon de garder une chambre non chauffée ou n’excédant pas les 18 degrés ( oui mais il y a la couette, ça va aller 😉), de créer un lieu propice à l’endormissement, cosy, pas trop encombré, avec des choses qui rassurent autour de soi,… N’hésitez pas aussi à poser une ou plusieurs intentions qui vous stimulent avant de dormir, afin de ne pas finir la journée sur une note négative. Gardez un carnet proche de vous, pour au petit matin noter vos rêves, une pensée que vous avez eu en vous réveillant,… souvent elles disparaissent dans la journée et parfois la nuit est porteuse de conseils 😊 n’oublions pas. Évidemment on veillera à se coucher en adéquation avec les signes de fatigue que l’on ressent ( je ne suis pas très bonne élève sur le sujet là 😅, mais j’essaie). Il est essentiel de couper son portable la nuit où le mettre en mode avion sans wifi surtout. Et bien sûr on oubli de se ruer sur toutes les infos anxiogènes en cascade, surtout le soir qui vous polluent l’esprit et contre lesquelles en fin de compte vous n’avez guère d’emprises, alors à quoi bon se miner le moral?

D’un point de vue plus spirituel pour augmenter sa vibration☀️ pratiquer la gratitude est très stimulant. Je sais que cela peut paraître uluberlu, mais remercier pour ce que l’on a ( qui revient à prier sans le côté croyance en Dieu si c’est ce qui peut vous déranger), poser des intentions permettent de se reconnecter à l’univers. Bien sûr je rajouterai la méditation 🧘‍♀️ qui est essentielle , je rappelle que c’était mon mémoire thématique en naturo donc je ne peux qu’insister et vous inviter à la mettre en place ( article sur le sujet ici 👈 ) ce n’est pas si compliqué. Et si en plus vous faites tout cela en allant régulièrement dans la nature entouré d’arbres et d’air plus pur, même si ce n’est que 30 min, les bienfaits ressentis intérieurement seront maximisés.

Porter attention aux choses simples et essentielles, c’est surtout cela que l’on recherche dans une fête comme Noël 🎄et qui en fin de compte est la symbolique de l’hiver qui nous pousse à aller dans nos profondeurs pour retrouver nos racines et repartir sur de bonnes bases qui bourgonneront au printemps.

Ainsi loin d’être un temps d’attente, nous sommes dans une période de (re)construction de nos bases avec le bilan de l’année passée qui arrive, les souhaits et projets pour l’année à venir. Je poste aujourd’hui cet article, vous aurez ainsi encore 21 jours pour peut-être commencer un carnet où noter tout cela et préparer la suite. Je m’y mets dès aujourd’hui pour cela, le reste je pratique déjà 😊.

Douce journée,

Chloé

Le GABA

Le 8 décembre j’ai toujours une recherche particulière pour mes articles, en cette fête des lumières 💡 . Cette année je fais le choix de vous parler sommairement d’un neurotransmetteur connu sous le nom de GABA, autrement appelé l’ acide gamma-aminobutyrique. Ce neurotransmetteur n’est pas des moindres puisqu’il est le principal neurotransmetteur du système nerveux central chez l’être humain. Je vous en parle aujourd’hui car il permet de réguler l’activité nerveuse en ayant ainsi une action sur stress et anxiété. C’est un inhibiteur de l’activité cérébrale qui va aider pour retrouver le calme et un sommeil plus apaisé.

Plus qu’intéressant pour une vie où l’on ne cède pas au moindre stress ou même à la panique, voyons ce qui trahit un déficit en GABA.

Un mode de vie trop speed, un manque de sommeil récurent, une alimentation trop acide, une intolérance au gluten, sont autant de facteurs non exhaustifs en causes dans le manque de GABA. Ceci étant notre second cerveaux, l’intestin donc, produit aussi ce neurotransmetteur, ce qui en cas de porosité intestinale va empêcher cela. Aussi il sera important de chercher à augmenter celui-ci et nous allons voir comment.

Méditer

Bien sûr comme la plus part du temps, c’est vers l’alimentation que l’on va se tourner afin de consommer de la nourriture riche en acide glutamique qui est précurseur de GABA.

On se tournera alors vers les oléagineux 🌰, les agrumes 🍊, les pommes 🍏, les bananes 🍌, les pommes de terre 🥔, les lentilles , les épinards 🌿, la morue 🐟,… autant d’aliments qui grâce à l’acide glutamique aideront à augmenter le niveau de GABA.

Mais ce n’est pas tout, la relaxation, la cohérence cardiaque, comme on le sait ont une incidence positive sur le stress et pour cause, elles participent toutes les deux à augmenter le niveau de GABA en se reconnectant à l’instant présent.

Les bons aliments

Enfin, il est aussi possible de se supplémenter en GABA avec des compléments alimentaires si besoin. Demandez toujours l’avis de votre médecin, sachant que ces compléments sont déconseillés aux femmes enceintes, en cas de prises médicamenteuses pour la pression artérielle, l’épilepsie,..

En espérant que votre GABA soit suffisant et que cette journée vous soit lumineuse.

Chloé

*Ces informations ne remplacent en aucun in avis médical

Saveurs hivernales

En ce 7 décembre, nous ne sommes plus qu’à 14 jours du solstice d’hiver, et on sent bien que l’automne commence à tirer sa révérence annuelle. Tout étant cyclique, il est intéressant d’en tenir compte dans notre quotidien et de largement s’inspirer de la nature et des éléments. C’est à nouveau dans l’ayurveda que l’on retrouve cette approche en lien avec les Doshas ( dont le lien de l’article est ici et que je vous invite à lire ou relire pour une meilleure compréhension de cet article) qui sont étroitement liés aux changements de saisons.

En effet, selon le climat un des trois Doshas va être exacerbé. Le froid et l’humidité sont liés à Kapha qui sera alors augmenté, alors que le froid sec lui viendra augmenter Vatha. Quand à Pitta, c’est la chaleur et la sécheresse qui le domine. C’est donc en fonction du climat que les doshas seront soit renforcés soit affaiblis selon le dosha dominant chez chacun d’entre nous. Ainsi, Vatha correspond à l’automne frais, sec et venteux, Pitta c’est le temps de l’été, chaud et sec, enfin Kapha se retrouve en hiver avec le froid et l’humidité mais aussi au printemps. Néanmoins dans notre région au climat plutôt sec et venteux ( à part ces derniers temps ) l’hiver est souvent lié à Vatha avec un froid sec.

Nous allons pour l’heure parler de la saison d’hiver qui arrive, et donc nous focaliser sur Vatha et Kapha.

Pour lutter contre le froid notre corps utilise plus d’énergie, c’est à dire qu’il attise Agni ( voir article du 1er décembre sur le sujet ici) pour maintenir la température corporelle, c’est ce qui explique le besoin de nourriture plus consistant à cette période là. Néanmoins, si vous avez Kapha dominant, Agni étant plus faible, une prise de poids peut survenir, manger chaud et relevé est d’autant plus nécessaire pour attiser le feu digestif. Nous allons donc chercher en cette saison à réduire Kapha, notamment par une alimentation adéquate et voici ce que propose l’ayurveda à ce sujet.

En effet la saveur relevée stimule le feu digestif ( Agni). On la retrouve dans les épices: piment 🌶, gingembre, poivre, curcuma,… Elle aide à purifier et détoxiquer le corps et stimule donc la digestion ( pensez-y pour vos repas de fêtes 🥳 ). C’est une saveur à privilégier, tout comme la saveur amère que l’on retrouve dans les légumes et certaines plantes médicinales ( pissenlits, galanga, épine-vinette,…) et qui stimule également la digestion. Cette saveur aide aussi à réduire l’appétit ( pas mal aussi pour les fêtes 😉). Enfin la saveur âpre est asséchante et se trouve dans les légumineuses, les pommes, les choux,… mais aussi l’ortie, la sauge, les feuilles de framboisier, …

Enfin, on préférera une alimentation cuite ( avec de bons modes de cuissons sains bien sûr) plutôt que le cru surtout le soir.

Néanmoins si le temps devient froid et très sec et/ou si vous êtes Vatha, prudence avec ces saveurs qui augmentent Vatha et surtout la saveur âpre qui assèche.

Voilà pour ces très quelques conseils qui restent très léger mais qui peut-être attiseront votre curiosité sur cette philosophie de vie qui fait référence à beaucoup de choses sur chaque partie de la vie. On en reparlera sûrement ici, il y a tellement de choses à dire. Ce qui reste intéressant c’est que grâce à l’ayurveda on voit bien de manière simple et logique qu’il faut être très à l’écoute de son corps pour pouvoir adapter le mode de vie le plus adéquat avec soi-même.

Je vous souhaite une belle et savoureuse journée de fin d’automne.

Chloé