Journal de confinement J+26

En ce samedi 11 avril 2020 et 26ème jour de confinement, l’étape des 3 semaines étant maintenant largement passée, nous nous retrouvons en principe en phase d’acceptation, ce qui ne signifie pas forcément que tout soit vécu pour le mieux mais qu’un certains rythme a pu s’installer.

Néanmoins, je constate une situation particulièrement difficile, que je ne vis pas moi même, mais que l’on m’a partagé. Cette situation de vie concerne les parents d’un ou plusieurs enfants, qui doivent continuer d’essayer de trouver de nouvelles occupations à leurs enfants à domicile en faisant preuve d’originalité et de patience. L’exercice n’est pas simple, et pour avoir échangé sur le sujet avec une maman ( je pense qu’elle se reconnaîtra en lisant ces lignes :)), elle m’a suggéré une idée, que je vais d’ailleurs vous proposer aujourd’hui. Idée que j’ai également partagé avec ma nièce de 7ans par téléphone, et qui l’a tout de suite enjouée. Il ne m’en fallait pas plus pour me mettre au travail :).

Sans plus tarder, rentrons dans le vif du sujet. Cette idée est tout simplement une petite video de yoga ( à retrouver en cliquant ici ou en fin d’article) spécialement pour les enfants, pour qu’ils puissent a la fois ressentir leurs corps grâce à des postures de yoga et canaliser leur énergie grâce à une respiration calme et profonde. Pour rendre l’activité ludique, et que chacun trouve sa propre autonomie, cette séance de yoga va raconter une histoire. Cette histoire, va permettre à l’enfant qu’il l’a retienne et se la raconte afin d’intégrer les postures de yoga proposées, qu’il pourra mettre à l’oeuvre à terme sans regarder la vidéo.

 

Cette histoire va parler d’un petit chat, mais comme je la raconte pour des petits humains :), j’emploierai les termes qui définissent le corps humain et non ceux qui définiraient les membres d’un  chat, par exemple, à la place d’une patte, ce sera une jambe pour nous ;).

 

 

IMG_6776.jpg

 

Voici mon histoire: 

Il était une fois un chat qui s’appelait Marjarâ et qui pour se réveiller de bonne humeur  faisait le dos rond, dos creux plusieurs fois en inspirant profondément lorsqu’il faisait le dos creux et en expirant lorsqu’il avait le dos rond .

Une fois qu’il se sentait bien détendu il se levait bien droit, les pieds joints bien ancrés au sol comme une montagne.

De cette posture, sur une grande inspiration  il levait ses  bras joints, les paumes de mains l’une contre l’autre en arrière et envoyait sa jambe gauche en arrière en repliant la jambe droite tout en gardant son pied au sol et en mettant un bras tendu devant lui et l’autre derrière . Il était alors fier dans cette posture du guerrier qui lui permettait d’affronter toutes les situations qui pourraient se présenter à lui dans la journée. Après avoir effectué une inspiration et une expiration il pivotait sur lui même afin que la jambe droite se retrouve tendue et la gauche repliée, le pied au sol. Il fit là aussi une inspiration et une expiration de ce coté là.

Puis, il ramenait sa jambe gauche à coté de sa jambe droite pour retrouver la posture de la montagne, relever les bras en arrière et les amener au sol. Il déposait ses mains et d’un petit saut il allongait ses jambes en arrière pour venir en chien tête en haut puis redescendre en chien tête en bas, en relevant les jambes droites et relachant la tête vers le sol, son corps formait ainsi un V à l’envers, et il restait dans cette posture pendant 5 respirations longues et profondes ( même s’il n’aimait pas trop les chiens, il devait reconnaitre que cette posture lui faisait beaucoup de bien et lui permettait de se calmer et de se renforcer musculairement). Après avoir effectué ses respirations, il revint en sautant entre ses mains comme il l’avait fait à l’inverse au départ, et se relevait les mains jointes au dessus de la tête pour les ramener devant le buste.

Il se mit ensuite à plat ventre et vint attraper ses chevilles avec ses mains, pour former un arc et sentir toute son énergie en levant bien les cuisses et étirant bien le dos et les epaules. Il restait comme cela sur trois respirations avant de reposer la posture et revenir à plat ventre.

Après toutes ses belles postures, il tenaient à vérifier son équilibre avec la posture de l’arbre ainsi il revint debout pieds joints les mains jointes au milieu de la poitrine qu’il mettrait ensuite au dessus de sa tête. Il montait son pied gauche contre son genoux droit en recherchant l’équilibre et restant 3 respirations, il déposait la posture pour faire la même chose avec l’autre jambe. Il se sentait bien concentré ainsi.

Il revint sur le dos allongé afin de monter délicatement ses jambes en l’air, en se tenant le dos. Ainsi, en chandelle il sentait sa petite colonne vertébrale masser et la circulation de toute son énergie vitale dans le corps. Il restait dans la posture jusqu’à 12 respirations, avant de redescendre délicatement assis le dos bien droit et les jambes allongées l’une contre l’autre devant lui, il levait ses bras au dessus de sa tête pour ensuite délier depuis le bas du dos toute sa colonne vertébrale vers ses jambes en tentant d’attraper ses pieds et ainsi former une pince qui lui permettait de relacher toutes ses tensions du dos tout en le tonifiant, il respirait ainsi profondément sur 6 respirations avant de remonter les bras au dessus de sa tête et venir s’allonger sur le dos, les bras et les jambes a peine écartées pour ressentir tout le bien-être procurait par la séance et se détendre complètement avant de commencer cette belle journée qui s’annonce, sereinement.

La vidéo de cet enchainement postural est à retrouver ici: Vidéo Yoga confinement 

 

 

Voilà la petite histoire du chat, qui pourra accompagner vos enfants et/ou vous même d’ailleurs pour doucement apprivoiser quelques postures de yoga et profiter pleinement du temps qu’offre ce confinement. Il n’y a rien en réussir, rien à prouver à quiconque, simplement vivre le moment présent, se relier à soi, lier les mouvements à la respiration et apprécier ce qui en découle.

 

A très vite, en espérant que cela vous apporte un peu de calme et de joie 🙂

Chloé

Quelques mots d’actualité

En cette mi-mars 2020, il est souvent plus courant de lire des articles sur l’arrivée du printemps, la detox, l’activité physique,… que d’entendre parler de renforcement immunitaire comme on le voit beaucoup en ce moment. En effet on pense beaucoup à renforcer son système immunitaire à l’arrivée de l’automne et de l’hiver, mais en réalité il n’y a pas de saison pour cela, surtout face aux virus… Néanmoins je ne prévoit pas un énième topo sur le sujet, mais je vous remet ci-dessous le lien vers une sélection d’articles que j’avais écrit,( dont un sur les défenses immunitaires) qui vous aideront à vous renforcer mais aussi à mieux vivre la période en prenant soin notamment de sa santé mentale qui peut être mise à rude épreuve ces derniers temps. Les voici donc:

 

En effet, je ne vous apprend rien sur le fait que beaucoup, en ce moment s’inquiètent ( à juste titre) sur le fameux coronavirus, et une ambiance de psychose s’installe peu à peu, laissant ainsi beaucoup sombrer dans la déprime, la peur et le désespoir. Je n’ai pas pour habitude de parler de maladie, mais plutôt de bien-être, de prévention, de tonus, de choses plutôt positives! Aussi, je ne vais pas ici parler de miracle face à ce virus, d’autant que je tiens à le rappeler je ne suis absolument pas médecin et je ne possède pas assez de connaissance sur le sujet. En revanche, ce que je sais c’est que le cerveau à cette capacité à se focaliser sur le négatif beaucoup plus que sur le positif, voilà pourquoi je tenais à partager avec vous ici.

Je vais tacher de lister quelques clés en plus des articles cités plus haut, afin que chacun, chacune, puisse continuer à vivre plus sereinement, cette période qui ne l’est pas forcément.

 

Le système immunitaire 

Rappelons que le système immunitaire est la capacité du corps à se défendre contre des éléments pathogènes. Ces éléments comprennent les microbes ( virus, bactérie,…), les cellules cancéreuses et les corps étrangers.

Rappelons que le virus, encore plus petit qu’une bactérie, est un micro-organisme qui a besoin d’un hôte pour se développer et est contagieux, de différentes manières selon le virus dont il s’agit. De plus, le virus ne peut se traiter par antibiotique…

 

Ne pas céder à la panique

Pour entrer dans le vif du sujet et concernant le système immunitaire, on veillera à garder son calme, le stress affaiblissant ce dernier. Pour ce faire, on évitera d’écouter les mauvaises nouvelles en boucle toute la journée, s’informer c’est bien, mais comme tout avec modération. En effet, les mauvaises nouvelles sont plus facilement retenues que les bonnes, le cerveau se focalisant beaucoup plus sur le négatif.

A ce sujet, j’ai d’ailleurs lu aujourd’hui une anecdote édifiante. Elle racontait qu’un professeur proposait une interrogation surprise à ses élèves en leur distribuant une feuille blanche retournée sur leurs bureaux; en la retournant ils découvrir un point noir au milieu de la feuille blanche. Le professeur, leur demanda simplement de décrire ce qu’ils voyaient sur leur feuille. Tous, sans exception, décrirent la forme, la couleur, l’emplacement… du point noir, mais personne ne parla de tout l’espace blanc qu’il restait sur la feuille, espace où tout est possible. Cette anecdote, illustre bien que nous nous concentrons toujours sur ce qui pose problème et qui attire à tort toute notre attention, alors qu’il y a tant de belles choses dans nos vies et autour de nous. En nous concentrant sur le positif avec gratitude il y aura plus de place pour  la joie et la sérénité et beaucoup moins pour la peur et le stress. Voilà une première étape importante afin de cesser d’être constamment dans l’angoisse, et qui nous amène à rester dans le moment présent en se recentrant.

IMG_E6237.jpg

 

Evidemment, cela permet de travailler sur notre mental, et je vous invite vivement pour se faire à pratiquer ( et encore plus en ce moment), une dizaine de minutes de méditation chaque jour, comme évoqué dans l’article La méditation.

Concernant l’alimentation, il est primordial de manger sainement, ce qui ne signifie absolument pas dévaliser les rayons pâtes et riz du supermarché. Au contraire, on favorisera une alimentation riche en micronutriments avec des légumes bio de saison et des fruits bio de saison, des oléagineux, des graines germées, limiter tous les laits d’origine animale et leur dérivés, exclure les céréales contenant du gluten et consommer du riz semi-complet plutôt que du riz blanc, utiliser des huiles de première pression à froid, cuisiner cru ou à basse température ( moins de 110C°), limiter les aliments riches en sucres, éviter l’alcool,…

Nous avons pour l’instant encore la possibilité de sortir de chez nous tant que ce n’est pas pour se rassembler avec du monde et se confronter à des risques de contagions. Aussi profitez des belles journées printanières dans un coin de nature  peu fréquenté pour faire une belle marche mais aussi pratiquer du yoga ou faire du renforcement musculaire en extérieure, possible aussi dans votre jardin si vous en avez un. Prenez le positif de cette situation, qui va vous laisser du temps chez vous, pour profiter de l’arrivée du printemps que ce soit avec vos enfants ou pas,  pour jardiner, faire un potager ( l’autosuffisance serait utile en ce moment…), lire au soleil, même travailler au soleil, bref prendre soin vraiment de vous  en limitant les stimulis extérieurs.

Dernier conseil que je répète,  et pas des moindres, la télévision et ses informations chocs ( valables pour les autres médias également bien sûr) et apeurantes sont à limiter. S’informer de ce qui se passe oui mais laissez en boucle toute la journée notre cerveau connecté à ses informations négatives, nous colorera forcément de cette morosité, si mauvaise pour notre moral et donc pour notre système immunitaire. En revanche, profitez de ce bel astre que l’on appel soleil est tout à fait recommandé, et même si c’est depuis une fenêtre, essayez de profiter de ses bienfaits et prendre de la vitamine D, dont voici le lien sur le sujet: La vitamine D

IMG_E5751.jpg

 

Vous l’aurez compris comme toujours, je souhaite garder ici un ton optimiste et positif, tout en véhiculant une dernière chose, c’est que ce que l’on peut déjà constater c’est qu’en tant qu’être social, l’humain est rapidement en manque de lien avec l’autre. Heureusement nous avons de nombreux outils pour garder le contact, aussi n’hésitons pas à prendre plus de nouvelles grâce au téléphone, aux messages, aux réseaux sociaux ( dont c’est à la base le rôle ;)), … une attitude qui fait du bien aussi. Enfin, épaulons nous un peu plus en cette période et faisons preuve de solidarité les uns avec les autres, voilà qui est porteur de bonheur et qui donne du sens à la vie.

Douce soirée,

Chloé

Les doshas

Pour faire suite à mon précédent article Eliminer naturellement  , je fais aujourd’hui un focus sur les Doshas. En ayurvéda, les Doshas sont les forces vitales régis par l’énergie du vivant, le Prana ( dont je parle dans l’article Pranayamas) . Les doshas sont aux nombres de trois, il s’agit de Vàtha, Pitta et Kapha. Chacun correspond à deux des cinq éléments: terre, eau, feu, air, éther. Nous avons en général chacun un ou deux doshas prédominants, qu’il est intéressant de connaitre afin d’adapter son mode de vie. C’est une approche qui s’inscrit donc totalement dans une démarche holistique et naturopathique, puisqu’elle sera notamment utile pour adopter une alimentation rééquilibrante de ce point de vue.

Nous allons voir de plus prêt à quoi correspondent chacun des doshas et comment identifier celui qui est prédominant chez soi.

 

Vàtha

Vàtha est rattaché aux éléments de l’éther et de l’air. Il correspond au mouvement, à la sécheresse, au froid, à la légèreté . Le vent  représente l’énergie Vàtha. Vàtha c’est le mouvement,  ainsi dans le corps il circule.  Une personne dite de type Vàtha est en générale plutôt mince et élancée, avec une ossature fine, une peau sèche et a les extrémités froides ainsi qu’un appétit changeant.  Au niveau de l’esprit, les personnes Vàtha sont plutôt intuitives, sensibles, originales et ouvertes d’esprits mais aussi versatiles, nerveuses, indécises et hésitantes. Au niveau de l’organisme, Vàtha a plutôt tendance à la constipation, aux flatulences et a un sommeil léger. Dans la vie Vàtha aura besoin de changements et d’indépendance.

6A4430AF-9F38-4EA5-A784-978F9BD3E9D7.jpg

Pitta

Pitta est rattaché aux éléments du feu et de l’eau. Il correspond à la chaleur, à la fluidité, au piquant. Pitta correspond à la transformation puisqu’il intervient dans le processus de digestion. Une personne de type Pitta est en générale énergique, possède un corps athlétique, a un gros appétit, a une forte transpiration, une peau plutôt équilibrée. La digestion est plutôt bonne mais  Pitta peut être sujet aux diarrhées. L’individu Pitta est audacieux, créatif, optimiste mais aussi impulsif, fier et piquant. Dans la vie Pitta recherche l’action et aime dominer.

 

IMG_E5750.jpg

Kapha

Kapha est rattaché aux éléments de la terre et de l’eau. Kapha c’est la stabilité, la lourdeur, l’humidité, la solidité. Il correspond au maintient du corps notamment les tissus ( musculaires, adipeux et osseux). Une personne de type Kapha a un corps lourd et ferme,  a un bon sommeil, une bonne digestion mais lente. Ils sont plutôt de nature calmes, concentrés et patients mais aussi opiniâtres, jaloux et  lents. Dans la vie Kapha recherche surtout la sécurité.

 

Il s’agit là de généralité non-éxaustives concernant chaque dosha, néanmoins il est fréquent que deux doshas prédominent. On peut ainsi être Vàtha-Pitta, Vàtha-Kapha ou Pitta-Kapha ( et même les trois, mais c’est rare).

Vous avez peut-être déjà avec ces éléments, une petite idée du ou des doshas qui vous correspondent. Pour vous en assurer, vous trouverez sur internet de nombreux tests qui vous permettront de savoir quels sont les doshas prédominants chez vous.

En naturopathie, il est intéressant de tenir compte de ces spécificités qui permettront d’établir des recommandations alimentaires encore plus ajustées à chacun.  On notera d’ailleurs que chaque élément correspond à des saveurs en ayurvéda. Ainsi:

  • la terre correspond aux saveurs sucrées et acides (kapha)
  • l’eau aux saveurs sucrées et salées (kapha)
  • le feu est relevé, acide et salé ( pitta)
  • l’air est amer, relevé et âpre ( vàtha)
  •  l’éther est amer ( vàtha)

Ainsi dans les grandes lignes, car le sujet est complexe et précis on pourra dire que les saveurs sucrés renforcent kapha et diminuent vàtha et pitta, alors que les saveurs salés et acides renforcent pitta et kapha en diminuant vàtha. Les saveurs amer et âpres renforceront elles vàtha mais diminueront pitta et kapha. Enfin, les saveurs relevées renforceront Vàtha et Pitta et diminueront Kapha.

Voilà entre autre en quoi l’approche ayurvédique pourra être extrêmement utile pour apprendre à mieux s’alimenter selon ses propres spécificités et pourquoi il est impossible de donner dans un livre, un article ou autre le régime miracle, ou la pilule miracle qui réglera tout vos soucis. Nous sommes un tout, et surtout nous sommes unique, ainsi chaque corps possède sa vérité, même si des grands principes de bases nous rassemblent nous ne pouvons être résumé à des généralités.

 

Enfin, j’ajouterai que même si cela parait complexe, l’important est avant tout de rester à l’écoute de son corps en restant vigilant à son énergie, son bien-être, son état émotionnel qui vous donneront quotidiennement de nombreuses informations sur vous-même.

Le sujet est encore vaste, il y aura probablement des compléments à cet article.

 

Belle soirée,

 

 

 

IMG_8040

Eliminer naturellement

On ne le répétera probablement jamais assez, mais notre intestin est notre second cerveau, peut-être même le premier quand on sait qu’ils sont interconnectés l’un et l’autre et que si l’intestin va mal, ce n’est pas mieux dans la tête. En naturopathie, c’est évidemment un organe auquel on s’intéresse beaucoup en rendez-vous individuel, et il est souvent nécessaire de revoir l’hygiène de vie globale à ce sujet. Contrairement, à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas que d’alimentation, et il ne sera pas question ici d’aide de plantes, compléments,…

En effet, je préfère toujours  favoriser les capacités naturels que notre corps nous offre, à d’éventuelles aides extérieurs, qui aussi efficaces soient elles, ne résoudrons jamais quoi que ce soit si on ne prend pas soin de soi au préalable; par prendre soin de soi, on entend avoir une bonne alimentation , faire de l’exercice physique et avoir un mental sain. Evidemment, le serpent se mordant la queue, si on mange mal et qu’on ne se dépense absolument pas… le mental n’est pas au beau fixe, et encore je simplifie l’équation.

Aussi, pour revenir au coeur du sujet, il est fréquent d’entendre parler de problèmes de digestion, de constipation,… et outre bien sûr l’hygiène de vie dont je viens de parler ( et dont je parle régulièrement ici dans divers articles, on ne peut vraiment pas faire sans et je vous invite à lire cet article pour ceux qui ne l’aurait jamais vu ), des outils simples et naturels pour améliorer son confort digestif sont à la portée du plus grand nombre d’entre nous.

 

Je vais donc parler de techniques que l’on trouve dans l’ayurveda en tenant compte d’ailleurs d’un des concepts clefs concernant la digestion que nous enseigne cette philosophie indienne. Il s’agit de l’Agni qui correspond au feu digestif. En Ayurveda, il est dit que lorsque ce feu est puissant, l’appareil digestif  fonctionne correctement et les dépôts sont bien éliminés. A contrario, si ce dernier est faible, les dépôts s’accumulent, la digestion est perturbée et prise de poids et maladies peuvent en découler. Les dépôts sont appelés Ama, et peuvent résulter d’une mauvaise alimentation mais aussi d’émotions négatives ( colères, angoisses,…). Si l’on veut pousser tout le raisonnement ayurvédique, il faut tenir compte des doshas, ils sont au nombres de 3 et chacun à une prédisposition plus forte à l’un d’entre eux, mais cela fera l’objet d’un prochain article.

 

Pour faire lien avec cela, il existe une posture de yoga qui est d’une grande utilité en cas de difficulté à éliminer les déchets. Cette posture s’appelle Apana Asana, qui signifie éliminer. En effet, elle permet d’activer le péristaltisme intestinale, c’est à dire qu’elle aide à faire descendre le bol alimentaire.

Comment mettre en place Apana Asana?

Allongé sur un tapis, fermez les yeux et recentrez vous. Ramenez les jambes sur le buste en repliant les genoux et en les tenant ( juste en dessous de la rotule) avec vos bras. Maintenez cette posture en effectuant 6 respirations profondes par le nez (avec la respiration Ujjâyi si vous la connaissez). Concentrez-vous sur l’air frais qui rentre dans vos narines et l’air chaud qui en ressort, afin de maintenir votre attention. Une fois la posture terminer reposer délicatement les jambes au sol. Si vous le pouvez, effectuez cette posture chaque jour, même sur votre lit, cela ne vous prendra que quelques minutes et améliorera votre confort digestif.

 

 

 

IMG_E5379.jpg

En plus de cette posture, pour améliorer votre confort digestif, je vous conseille vivement  la marche, qui elle aussi aide le péristaltisme intestinal et tout comme le yoga, permet d’améliorer l’état mental. Une marche d’au moins 30minute, 3 fois par semaine vous apportera une réelle amélioration, néanmoins attention, ça creuse, donc être attentif à ses sensations et ne pas se jeter sur toutes les gourmandises que l’on croise au retour d’une marche ;).

Voilà deux petites habitudes, très simples, qui amélioreront votre quotidien et rythmeront vos journées positivement, un excellent début pour mettre en place les nouvelles routines bien-être, et rappelez-vous qu’en 3 semaines vous ne pourrez plus vous en passer ;).

Chloé

 

Commençons l’année de Bonheur

Les fêtes de fin d’année ont cette effervescence qu’on aime ou pas, qu’on les fête ou pas, qui donnent un certains tempo durant le mois de décembre. Aussi c’est un mois où il est plus difficile de se recentrer, l’agitation extérieur étant très présente notamment en raison des lumières beaucoup plus nombreuses et d’une certaine forme de pression sociale qui encombre cerveau et espace.

Suite à cette période d’agitation, la nouvelle année et même une nouvelle décennie pour l’heure, arrive et sonne alors le moment des bilans, des résolutions mais aussi l’heure de reprendre un rythme plus « classique » ou « normal » si je puis dire. Cela peut générer de la mélancolie, de l’anxiété et du désarroi, le début d’année étant souvent considéré comme le moment crucial pour mettre en place de nouveaux projets, envisager de prendre soin de soi, améliorer ses relations,… Bref, un moment imposé et non choisi pour mettre en place des choses qui ne sont peut-être pas encore assez matures en cette période ou auxquelles nous ne sommes pas encore prêts pour diverses raisons.

Aussi pour rentrer dans le vif du sujet, je voulais par cet article, d’une part vous partager mes meilleurs voeux de joies, d’amour, et bien sûr de santé, mais aussi dédramatiser cette époque de l’année où pèse une certaine pression sociale, alors que paradoxalement nous nous souhaitons de bonnes choses. Ainsi pour démarrer cette année sereinement, je vous propose ici de vraiment vous poser et réfléchir à ce qui vous rendrez réellement heureux, avec quelques méthodes qui peuvent s’avérer très puissantes.

sea.jpg

 

Le bonheur en ligne de mire 

C’est la période où on parle beaucoup de lui, même si dans le fonds la plupart des humains le recherchent constamment, il est des périodes où on s’interroge vraiment sur comment y avoir accès, je parle bien sûr du BONHEUR. On le sait maintenant tous mais il est important de le rappeler, le bonheur ne s’obtient ni par l’accumulation de biens matériels et/ou d’argent ( l’argent ne fait pas le bonheur, ça vous parle? on peut dire qu’il y contribue mais c’est infime en réalité) ni par l’accès au pouvoir, ni par une vie relationnelle extrêmement riche, ni par le fait d’être en excellente santé,… et j’en passe. Bien sûr, le fait d’être en bonne santé, riche, influent et bien entouré est un plus mais il est fréquent de voir que malgré cela peu accèdent au bonheur. En effet, c’est en se tournant vers l’intérieur de nous même, en explorant au plus profond de notre Être que nous pouvons prétendre à accéder au bonheur et cela en toute sérénité. D’ailleurs cette phrase donne tout puisqu’il s’agit bien d’Être et non d’avoir. Les « bonheurs » procurés par l’extérieur, le matériel,… sont éphémères, ils ne peuvent s’inscrire dans la durabilité. Cela est tout à fait à l’image de notre société d’ailleurs, tout va vite, trop vite, peu de choses sont réellement appréciées et les résultats n’en sont que plus désastreux masqués par diverses addictions aux drogues, à l’alcool, aux médicaments, mais aussi à des choses qui paraissent anodines tel que le shopping par exemple. Tout cela vise à combler un vide, ce vide qui pourtant est l’essence de tout, et que l’illusion de ce monde tente de combattre sans cesse, notamment avec les diverses fêtes et divers évènements, puisqu’il y en a au moins un chaque mois… je vous laisse y penser. 

Le but n’est pas de s’extraire du monde dans lequel nous vivons, mais plutôt de prendre conscience des choses et de ne pas se laisser berner par l’illusion et de savoir revenir à soi.

Comment? 

Tout d’abord avoir la lucidité des choses et être honnête avec soi-même est la clé pour pouvoir avancer vers ce que l’on peut appeler comme le nomme les Indiens, l’Etat d’Unité. Le but est d’être bienveillant envers soi-même, en mesurant nos failles, nos addictions, nos croyances limitantes aussi, car en sachant où nous en sommes, nous pourrons avancer à notre niveau et cheminer vers notre Moi profond. Le moyen le plus accessible et efficace est la méditation. En effet, il a été prouvé que cette dernière permettait de stimuler la libération des neurotransmetteurs tel que la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine. La méditation permet de tourner son attention vers l’essentiel et ainsi atteindre une stabilité émotionnelle. Un beau programme donc, pour étayer cela j’aime toujours revenir au livre des Yoga-Sutras de PATANJALI, notamment le Sutra 2.11 qui explique que les perturbations du mental sont la manifestation des obstacles et que l’état de méditation permet d’apaiser, d’ôter les automatismes et d’être en relation directe avec la réalité objective, ce qui permet de faire cesser la confusion et dissoudre la souffrance. Diverses techniques existent, je vous remet les liens vers des articles que j’avais écris autour de ce sujet auparavant ainsi que sur une technique de respiration qui pourra grandement vous aider dans ce beau cheminement :

Méditer

Pour aller plus loin: Respirer

Bien sûr, il sera important et intéressant de faire un travail sur soi qu’il soit accompagné ou pas. En effet, les poisons du mental peuvent s’avérer coriaces et par conséquent se retrouver, peut-être un peu difficile au début, mais si vous vous accrochez à cette quête réelle du bonheur, et que cet exercice devient une habitude, alors vous réussirez. Comme je le dis fréquemment ici, mais il est toujours bon de le relire, une habitude se prend en 3 semaines… rien du tout dans une vie.

 

Je vous souhaite donc le bonheur de vous trouver et d’Être,  de cheminer sereinement vers cela avec honnêteté, bienveillance et indulgence, c’est important. Si chacun trouvait le bonheur alors, nous aurions cet état d’unité, qui conduirait à la paix. Voilà mon voeux, douce année 2020.

Chloé 

 

Préparation sportive automnale

Si vous me suivez un peu sur les réseaux, vous savez que je pratique certaines activités tel que la course à pieds ainsi que le Hatha Yoga qui permet de travailler le souffle et la souplesse ( le yoga apporte bien d’autres choses en réalité mais je vais tâcher de ne pas m’éparpiller, afin de rester sur le sujet lié au sport).

La période automnale est une période exceptionnellement faste pour les sportifs notamment pour la pratique de la course à pieds. En effet, le climat est tempéré, on voit ses performances s’améliorer de manière plus confortable que ce qu’elles ont pu l’être durant l’été (surtout cette année), les paysages sont magnifiques, et si l’on est en bonne santé générale, l’énergie (contrairement à ce que l’on peut croire) est bien là.

Il n’en n’est pas moins important de bien se préparer à une course afin d’éviter épuisement et blessures. Aussi je vous propose un petit point sur la préparation sportive de saison dans le but d’optimiser vos propres performances, à votre niveau bien sur, en évitant les tracas. Je ne fais pas référence ici à vos divers entrainements, qui sont à modeler selon vos propres objectifs, mais à quelques conseils qui apporteront que du plus à votre forme.

 

Bien se préparer à une course à pied et récupérer:

Avec l’Ashtanga Vinyàsa Yoga

En médecine traditionnelle chinoise, l’automne correspond au poumon qui est un régulateur thermique et est associé à l’appareil respiratoire mais aussi à la peau et au système pileux. Nous sommes dans la saison du souffle ( Qi) , et par conséquent c’est sur celui-ci que nous allons concentrer notre attention. En travaillant sur la respiration et le mouvement , nous allons améliorer la circulation sanguine en coordonnant les deux pour mieux oxygéner les muscles.

Afin de maximiser les effets, je vous propose d’avoir une approche tonique avec un enchainement posturale issu de la série d’Ashtanga Yoga.

Un des intérêts va être de s’entrainer à bien relier sa respiration à ses gestes. Il s’agit d’une salutation au soleil, encore plus tonique que la salutation d’Hatha Yoga que j’avais présenté ici que je vous conseille de pratiquer chaque jour. Il s’agit de la salutation B de la première série des enchainements d’Ashtanga Vinyàsa ( transmis par Pattabhi Jois ), qu’on appelle Surya namaskàra B ( il y a aussi une série A qui la précède,  avec les noms ci-dessus vous pourrez vous y retrouver si vous souhaitez faire des recherches sur le sujet).

Cette salutation, que vous pouvez aussi pratiquer tous les jours si vous avez le temps, va permettre de renforcer notamment le fessier, les quadriceps et les ischio-jambiers d’où son intérêt en association avec la course à pieds. Je précise, le yoga n’est pas un sport c’est une philosophie de vie très complète, néanmoins ses effets remarquablement bénéfiques sur le corps physique sont tout de même à mettre en avant, et peuvent peut-être permettre à certains de commencer par ce biais là à pratiquer le yoga.

La pratique, je vous mets le lien en video pour visualiser en parallèle:

On commence debout pieds joints par les orteils, bien droit, il s’agit de Samasthiti, avec une inspiration et une expiration.  La posture qui suit est à faire sur l’inspiration,  il s’agit de  la posture de la chaise Utkatasana, genoux repliés en gardant la colonne vertébrale droite et en levant les bras vers le haut paumes de mains jointes. Puis sur l’expiration, penchez-vous en avant en cherchant à toucher les mains au sol, il s’agit d‘Uttanasana. Relevez la tête en étirant le dos sur l’inspiration en gardant les mains au sol ( ou sur les mollets/chevilles), puis expirez en Chaturanga Dandasana, autrement dit en planche, avant d’inspirer en chien tête en haut, Urdhva Mukha Svanasana, orteils au sol buste relevé et jambes légèrement soulevées. Expirez en chien tête en bas, Adho Mukha Svanasana, en essayant de pousser les talons vers le sol et garder le dos bien droit.De là, envoyez la jambe droite repliez en avant, pied au sol, buste de face, et levez les bras au ciel paumes de mains jointes pouces vers l’arrière, il s’agit de la posture du héros, Virabhadrasana. A l’expire revenez en Charuranga Dandasana ( la planche comme vue plus haut) et inspirez à nouveau en chien tête en haut, Urdhva Mukha Svanasana, puis expirez en chien tête en bas, Adho Mukha Svanasana. Envoyez sur l’inspiration la jambe gauche repliez en avant, pied au sol, buste de face, et levez les bras au ciel paumes de mains jointes pouces vers l’arrière, il s’agit à nouveau  de la posture du héros, Virabhadrasana. Revenez en expirant en Chaturanga Dandasana, inspirez en Urdhva Mukha Svanasana et expirez en Adho Mukha Svanasana, restez dans la posture sur 5 respirations. Sautez à pied joint entre vos mains pour revenir sur une inspiration en Ardha Uttanasana,  la tête relevée les mains au sol, expirez en Uttanasana la tête contre les genoux ( ou presque ;)) ,relevez vous en inspirant en  Utkatasana ( la chaise), puis expirez enfin en Samasthiti.

Vous pouvez la répétez plusieurs fois, 3 fois c’est pas mal. Idéale entre deux courses à pieds.

Si vous avez perdu le fil, je comprend, aussi, la vidéo sera serment plus parlante ;).

La vidéo de cette salutation au soleil juste ici: Surya Namaskar B 

 

 

 

Avec ce que nous offre la nature en ce moment 

La nature étant bien faite elle nous offre ce dont nous avons besoin, au moment où nous en avons besoin. Aussi équilibrer son assiette avec les macronutriments, glucides, lipides et proteines, dans cette ordre là, est important mais aussi apporter tous les micronutriments dont notre corps à besoin. On en retrouve en grande quantité dans les fruits et légumes bio de saison, et quelle bonne nouvelle, en automne le choix est immense et bien coloré en prime. D’ailleurs on notera que les couleurs donnent des indications sur les bienfaits de chaque fruit et légume.

Pour les fruits et légumes de couleur orange et  jaune ont notera la richesse en vitamine C et provitamine A, le fameux béta-carotène, ils renforcent le système immunitaire et permettent d’accroitre l’énergie et fixer le fer. Les fruits et légumes de couleur bleu et  violette, sont très antioxydant, ils permettent de faire baisser la pression sanguine. Ceux de couleurs vertes apporteront vitamine B9 et fer ainsi que vitamine C. Bref vous l’aurez compris en respectant et en variant ce que la nature nous offre a chaque saison, on s’assure une énergie débordante. Du coup en ce moment, vous pouvez profitez des bienfaits de l’artichaut, de la betterave, du brocoli, de la carotte, des choux de toutes les couleurs, des épinard, du fenouil, des haricots, des poireaux, du potiron and co, des radis,.. mais aussi de la châtaigne, de la figue, de la pomme, de la poire et du raisin.

Aussi oubliez l’histoire des pâtes avant une course ;).

92700667-41CA-4A51-B40C-D24C5879C36F.jpg

Enfin, l’avantage de la course à pied, c’est qu’elle se pratique en extérieur ( si vous avez le choix courrez en extérieur plutôt que sur un tapis en salle de sport), et de ce fait si vous pouvez aménagez vos sorties en journée, ( matin, midi ou fin d’après-midi avant 17H du coup maintenant), afin de bénéficiez pleinement des effets bénéfiques du soleil notamment pour renforcer vos défenses immunitaires et avoir un super moral.

 

En bref, s’entrainer c’est bien mais ce n’est pas suffisant sans les 3 essentiels de la vie:

  • respirer
  • manger ( vraiment) sainement
  • profiter de la plus grande source d’énergie de la planète, le soleil

Je vous souhaite de belles sorties automnales.

Chloé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Prànàyàma-s

Pour entrer dans le sujet des prànàyàma-s, il est bon de commencer par « définir » ce qu’est le yoga.

Le yoga est une philosophie visant à relier le corps et l’esprit par le biais de techniques corporelles et respiratoires. Il est en réalité difficile de le définir, car il englobe également une dimension spirituelle importante. Le mot sanskrit yoga signifie « relier »,  » unir », ce qui permet de mieux le définir, car la pratique du yoga vise à nous relier a nous même mais aussi à tout ce qui nous entoure en révélant notre capacité à Être ( et non à avoir). Le yoga est composé de 8 membres, qui ont pour but l’épanouissement, l’accomplissement.

IMG_E0562.jpg

 

Ces membres sont:

  • Yama,  la maîtrise de la relation avec les autres
  • Niyama, la maîtrise de la relation à soi
  • Asana, la pratique posturale
  • Prànàyàma, les techniques de respiration
  • Pratyàra, le retrait des sens
  • Dhàranà, la concentration
  • Dhyàna, la méditation ( implique une dimension spirituelle, contrairement à Dhàranà)
  • Samàdhi, l’état d’unité

Tous constituent ce que l’on appelle le Ashtanga Yoga, à ne pas confondre avec la pratique de Vinyasas du même nom. Ashtanga, signifie « 8 membres » tout simplement :).

 

Nous allons donc nous pencher particulièrement sur le quatrième membre: Prànàyàma.

Pour une approche simple, nous dirons que le  pràna est une énergie et dans ce cas précis celle du souffle vital , aussi le Prànàyàma est la maîtrise du souffle.

Grâce à différentes techniques de respirations, le Prànàyàma, selon celui que l’on pratique aura différents effets. C’est un outils remarquable qui aura des actions sur le corps physique et sur le mental émotionnel.

Nous aborderons, ici ce thème de manière globale, car le sujet est vaste, néanmoins, les prànàyàmas étant très puissants, je trouve important d’en partager le sens et au moins une des techniques. Je vous mettrais à la fin de l’article un ouvrage de qualité sur le sujet.

 

 

Nâdi Shodana

Une des techniques est Nâdi Shohana. Ce prànàyàma est considéré comme le plus important, il est d’ailleurs pratiqué lors des séances  des nouvelles et pleines lunes.

Il s’agit d’une respiration alternée, dont le nom signifie « purification des nerfs ». Les nadis sont des canaux que nous avons dans le corps, il y en aurait 72000, dans lesquelles circule l’énergie ( prànà). Deux de ces nadis, sont considérés comme principaux, il s’agit d’Ida et Pingala. Ida est le flux d’énergie de la narine gauche et Pingala celui de la narine droite.

Ce prànàyàma a une action purifiante et équilibrante et apporte calme et clarté d’esprit ainsi qu’un regain d’énergie. En équilibrant la respiration de chaque narine nous rééquilibrons la communication des deux hémisphères du cerveau.

 

La technique:

Installé bien droit en posture assise soit en lotus ( Padma Asana) ou les jambes croisées, gardez votre main gauche sur votre cuisse en mettant le pouce et l’index en contact.

Portez votre main droite à vos narines, en repliant l’index et le majeur ( voir photo), seuls le pouce et l’annulaire feront pressions sur vos narines, le pouce sur la narine droite, et l’annulaire sur la narine gauche.

Fermez les yeux puis inspirez par la narine gauche en obturant la narine droite avec votre pouce  et expirer par la narine droite en obturant la narine gauche avec votre annulaire. A nouveau inspirez de la même manière mais avec la narine droite et expirez par la narine gauche. Cela représente un cycle, il faudra faire 6 cycles donc 12 respirations au total.

Idéalement, essayez de compter votre temps de respiration, d’une part cela vous aidera à l’allonger et d’autre part cela fixera le mental sur ce que vous êtes en train de faire et non sur le prochain repas à préparer ou la prochaine tâche à accomplir… Ici et maintenant, simplement 🙂

Pourquoi pas vous fixer un moment « rituel » chaque semaine ou chaque jour par exemple ( il suffit de quelques minutes).

IMG_E0563.jpg

 

Si le sujet sur les prànàyàma-s vous intéresse et que vous souhaitez approfondir vos connaissances et découvrir les autres techniques, je vous recommande le livre intitulé PRANAYAMA d’André Van Lysebeth. Un ouvrage très complet et très bien expliqué.

Les prànàyàma-s permettent de prendre conscience de notre respiration et de tous nos possibles notamment sur l’allongement de la respiration et la gestion des émotions mais pas que. Prànàyàma est le quatrième membre du yoga et chaque membre nous rapproche un peu plus de l’état d’unité le Samadhi.

Je vous souhaite une très belle soirée

Chloé