Commençons l’année de Bonheur

Les fêtes de fin d’année ont cette effervescence qu’on aime ou pas, qu’on les fête ou pas, qui donnent un certains tempo durant le mois de décembre. Aussi c’est un mois où il est plus difficile de se recentrer, l’agitation extérieur étant très présente notamment en raison des lumières beaucoup plus nombreuses et d’une certaine forme de pression sociale qui encombre cerveau et espace.

Suite à cette période d’agitation, la nouvelle année et même une nouvelle décennie pour l’heure, arrive et sonne alors le moment des bilans, des résolutions mais aussi l’heure de reprendre un rythme plus « classique » ou « normal » si je puis dire. Cela peut générer de la mélancolie, de l’anxiété et du désarroi, le début d’année étant souvent considéré comme le moment crucial pour mettre en place de nouveaux projets, envisager de prendre soin de soi, améliorer ses relations,… Bref, un moment imposé et non choisi pour mettre en place des choses qui ne sont peut-être pas encore assez matures en cette période ou auxquelles nous ne sommes pas encore prêts pour diverses raisons.

Aussi pour rentrer dans le vif du sujet, je voulais par cet article, d’une part vous partager mes meilleurs voeux de joies, d’amour, et bien sûr de santé, mais aussi dédramatiser cette époque de l’année où pèse une certaine pression sociale, alors que paradoxalement nous nous souhaitons de bonnes choses. Ainsi pour démarrer cette année sereinement, je vous propose ici de vraiment vous poser et réfléchir à ce qui vous rendrez réellement heureux, avec quelques méthodes qui peuvent s’avérer très puissantes.

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Le bonheur en ligne de mire 

C’est la période où on parle beaucoup de lui, même si dans le fonds la plupart des humains le recherchent constamment, il est des périodes où on s’interroge vraiment sur comment y avoir accès, je parle bien sûr du BONHEUR. On le sait maintenant tous mais il est important de le rappeler, le bonheur ne s’obtient ni par l’accumulation de biens matériels et/ou d’argent ( l’argent ne fait pas le bonheur, ça vous parle? on peut dire qu’il y contribue mais c’est infime en réalité) ni par l’accès au pouvoir, ni par une vie relationnelle extrêmement riche, ni par le fait d’être en excellente santé,… et j’en passe. Bien sûr, le fait d’être en bonne santé, riche, influent et bien entouré est un plus mais il est fréquent de voir que malgré cela peu accèdent au bonheur. En effet, c’est en se tournant vers l’intérieur de nous même, en explorant au plus profond de notre Être que nous pouvons prétendre à accéder au bonheur et cela en toute sérénité. D’ailleurs cette phrase donne tout puisqu’il s’agit bien d’Être et non d’avoir. Les « bonheurs » procurés par l’extérieur, le matériel,… sont éphémères, ils ne peuvent s’inscrire dans la durabilité. Cela est tout à fait à l’image de notre société d’ailleurs, tout va vite, trop vite, peu de choses sont réellement appréciées et les résultats n’en sont que plus désastreux masqués par diverses addictions aux drogues, à l’alcool, aux médicaments, mais aussi à des choses qui paraissent anodines tel que le shopping par exemple. Tout cela vise à combler un vide, ce vide qui pourtant est l’essence de tout, et que l’illusion de ce monde tente de combattre sans cesse, notamment avec les diverses fêtes et divers évènements, puisqu’il y en a au moins un chaque mois… je vous laisse y penser. 

Le but n’est pas de s’extraire du monde dans lequel nous vivons, mais plutôt de prendre conscience des choses et de ne pas se laisser berner par l’illusion et de savoir revenir à soi.

Comment? 

Tout d’abord avoir la lucidité des choses et être honnête avec soi-même est la clé pour pouvoir avancer vers ce que l’on peut appeler comme le nomme les Indiens, l’Etat d’Unité. Le but est d’être bienveillant envers soi-même, en mesurant nos failles, nos addictions, nos croyances limitantes aussi, car en sachant où nous en sommes, nous pourrons avancer à notre niveau et cheminer vers notre Moi profond. Le moyen le plus accessible et efficace est la méditation. En effet, il a été prouvé que cette dernière permettait de stimuler la libération des neurotransmetteurs tel que la dopamine, la sérotonine et l’ocytocine. La méditation permet de tourner son attention vers l’essentiel et ainsi atteindre une stabilité émotionnelle. Un beau programme donc, pour étayer cela j’aime toujours revenir au livre des Yoga-Sutras de PATANJALI, notamment le Sutra 2.11 qui explique que les perturbations du mental sont la manifestation des obstacles et que l’état de méditation permet d’apaiser, d’ôter les automatismes et d’être en relation directe avec la réalité objective, ce qui permet de faire cesser la confusion et dissoudre la souffrance. Diverses techniques existent, je vous remet les liens vers des articles que j’avais écris autour de ce sujet auparavant ainsi que sur une technique de respiration qui pourra grandement vous aider dans ce beau cheminement :

Méditer

Pour aller plus loin: Respirer

Bien sûr, il sera important et intéressant de faire un travail sur soi qu’il soit accompagné ou pas. En effet, les poisons du mental peuvent s’avérer coriaces et par conséquent se retrouver, peut-être un peu difficile au début, mais si vous vous accrochez à cette quête réelle du bonheur, et que cet exercice devient une habitude, alors vous réussirez. Comme je le dis fréquemment ici, mais il est toujours bon de le relire, une habitude se prend en 3 semaines… rien du tout dans une vie.

 

Je vous souhaite donc le bonheur de vous trouver et d’Être,  de cheminer sereinement vers cela avec honnêteté, bienveillance et indulgence, c’est important. Si chacun trouvait le bonheur alors, nous aurions cet état d’unité, qui conduirait à la paix. Voilà mon voeux, douce année 2020.

Chloé 

 

Les Prànàyàma-s

Pour entrer dans le sujet des prànàyàma-s, il est bon de commencer par « définir » ce qu’est le yoga.

Le yoga est une philosophie visant à relier le corps et l’esprit par le biais de techniques corporelles et respiratoires. Il est en réalité difficile de le définir, car il englobe également une dimension spirituelle importante. Le mot sanskrit yoga signifie « relier »,  » unir », ce qui permet de mieux le définir, car la pratique du yoga vise à nous relier a nous même mais aussi à tout ce qui nous entoure en révélant notre capacité à Être ( et non à avoir). Le yoga est composé de 8 membres, qui ont pour but l’épanouissement, l’accomplissement.

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Ces membres sont:

  • Yama,  la maîtrise de la relation avec les autres
  • Niyama, la maîtrise de la relation à soi
  • Asana, la pratique posturale
  • Prànàyàma, les techniques de respiration
  • Pratyàra, le retrait des sens
  • Dhàranà, la concentration
  • Dhyàna, la méditation ( implique une dimension spirituelle, contrairement à Dhàranà)
  • Samàdhi, l’état d’unité

Tous constituent ce que l’on appelle le Ashtanga Yoga, à ne pas confondre avec la pratique de Vinyasas du même nom. Ashtanga, signifie « 8 membres » tout simplement :).

 

Nous allons donc nous pencher particulièrement sur le quatrième membre: Prànàyàma.

Pour une approche simple, nous dirons que le  pràna est une énergie et dans ce cas précis celle du souffle vital , aussi le Prànàyàma est la maîtrise du souffle.

Grâce à différentes techniques de respirations, le Prànàyàma, selon celui que l’on pratique aura différents effets. C’est un outils remarquable qui aura des actions sur le corps physique et sur le mental émotionnel.

Nous aborderons, ici ce thème de manière globale, car le sujet est vaste, néanmoins, les prànàyàmas étant très puissants, je trouve important d’en partager le sens et au moins une des techniques. Je vous mettrais à la fin de l’article un ouvrage de qualité sur le sujet.

 

 

Nâdi Shodana

Une des techniques est Nâdi Shohana. Ce prànàyàma est considéré comme le plus important, il est d’ailleurs pratiqué lors des séances  des nouvelles et pleines lunes.

Il s’agit d’une respiration alternée, dont le nom signifie « purification des nerfs ». Les nadis sont des canaux que nous avons dans le corps, il y en aurait 72000, dans lesquelles circule l’énergie ( prànà). Deux de ces nadis, sont considérés comme principaux, il s’agit d’Ida et Pingala. Ida est le flux d’énergie de la narine gauche et Pingala celui de la narine droite.

Ce prànàyàma a une action purifiante et équilibrante et apporte calme et clarté d’esprit ainsi qu’un regain d’énergie. En équilibrant la respiration de chaque narine nous rééquilibrons la communication des deux hémisphères du cerveau.

 

La technique:

Installé bien droit en posture assise soit en lotus ( Padma Asana) ou les jambes croisées, gardez votre main gauche sur votre cuisse en mettant le pouce et l’index en contact.

Portez votre main droite à vos narines, en repliant l’index et le majeur ( voir photo), seuls le pouce et l’annulaire feront pressions sur vos narines, le pouce sur la narine droite, et l’annulaire sur la narine gauche.

Fermez les yeux puis inspirez par la narine gauche en obturant la narine droite avec votre pouce  et expirer par la narine droite en obturant la narine gauche avec votre annulaire. A nouveau inspirez de la même manière mais avec la narine droite et expirez par la narine gauche. Cela représente un cycle, il faudra faire 6 cycles donc 12 respirations au total.

Idéalement, essayez de compter votre temps de respiration, d’une part cela vous aidera à l’allonger et d’autre part cela fixera le mental sur ce que vous êtes en train de faire et non sur le prochain repas à préparer ou la prochaine tâche à accomplir… Ici et maintenant, simplement 🙂

Pourquoi pas vous fixer un moment « rituel » chaque semaine ou chaque jour par exemple ( il suffit de quelques minutes).

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Si le sujet sur les prànàyàma-s vous intéresse et que vous souhaitez approfondir vos connaissances et découvrir les autres techniques, je vous recommande le livre intitulé PRANAYAMA d’André Van Lysebeth. Un ouvrage très complet et très bien expliqué.

Les prànàyàma-s permettent de prendre conscience de notre respiration et de tous nos possibles notamment sur l’allongement de la respiration et la gestion des émotions mais pas que. Prànàyàma est le quatrième membre du yoga et chaque membre nous rapproche un peu plus de l’état d’unité le Samadhi.

Je vous souhaite une très belle soirée

Chloé

 

 

 

 

 

5 décembre 2017

La cinquième case s’ouvre sur la mystique huile essentielle de Myrrhe ( commiphora molmol) qui était utilisée par les Egyptiens pour embaumer les morts.

La myrrhe désigne la résine du balsamier ( appelé arbre à myrrhe) , un arbuste du désert.

 

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La myrrhe

Elle est originaire d’Afrique de l’est ( Somalie, Yemen, Ethiopie) et fait partie de la famille des Burséracées. Son huile est composée principalement de Sesquiterpènes , elle contient aussi des Cétones et des Aldéhydes.

 

C’est une régulatrice endocrinienne ( elle aura notamment un effet anaphrodisiaque) et immunitaire, elle est anti-inflammatoire, anti-infectieuse, cicatrisante.

Elle est utile en cas de gingivite, aphte, herpès buccale, stomatite, en bain de bouche ( 2 gouttes d’huile essentielle de Myrrhe avec de l’eau ). En cas d‘hyperthyroïdie, diluer 1 goutte d’huile essentielle dans une huile végétale et masser le cou. En cas de diarrhées infectieuses, 2 gouttes dans un peu d’huile végétale et masser l’abdomen. Pour freiner une libido exacerber, diluer dans une huile végétale et masser le bas du dos, ainsi qu’en olfactif.

Pour les cicatrisations difficiles, les coups de soleil, diluer 2 gouttes dans de l’huile végétale et masser la zone concernée.

Cette huile essentielle est réputée comme étant une huile spirituelle, excellente en diffusion lors d’une méditation. Elle est réconfortante pour l’âme et l’esprit.

 

Précautions d’emploi:

Cette huile essentielle est à éviter chez les enfants de moins de 6ans, durant la grossesse et l’allaitement. Attention à son action hormon-like, en cas de pathologie hormonale, demander l’avis d’un thérapeute de santé. Les huiles essentielles sont très puissantes et efficaces, l’aromathérapie n’étant pas une « médecine douce », elles peuvent se révéler toxiques en cas de surdosage. Prudence donc. 

Belle journée, nous sommes à j-19