Inspiration Kouglof

Le 6 décembre, la saint Nicolas, journée à laquelle je porte évidemment une attention toute particulière, est toujours l’occasion de revisiter une recette gourmande. Traditionnellement depuis quelques années sur le blog, cette journée est l’occasion d’expérimenter certains mets gourmands qui évoquent la Saint Nicolas, afin de vous proposer des notes festives un peu revisitées pour se faire plaisir et pour faire plaisir à mon Nicolas par la même occasion ( bonne fête d’ailleurs si tu me lis☺️). Cette année, j’ai choisis de revisiter le très connus Kouglof ou Kougelhopf dont l’origine et le nom restent encore un peu floues , plusieurs versions différentes existants. Toutefois, il semblerait qu’il soit originaire de Pologne, et soit très apprécié en Autriche en Allemagne et en France ( il aurait été introduit en France auprès de Louis XV par Marie Antoinette…). Quand à son nom il est rattaché à plusieurs légendes, la forme d’un chapeau, une boule qui gonfle, le turban oublié d’un mage qui aurait servit de moule à un boulanger,… Si vous voulez en savoir plus sur le sujet je vous invite à aller regarder le site dédié au kouglof: Histoire du kouglof

Quoi qu’il en soit, le kouglof est très lié à l’Alsace nous concernant et donc à la tradition de Saint Nicolas, nous voilà donc bien dans le thème de la journée. Pour ma part, vous commencez à me connaître j’ai revisité la recette, en tentant une version sans gluten ( jamais simple pour des pâtes moelleuses comme cela) et bien sûr moins sucré. Je ne vais pas vous mentir, la pâte est plutôt pas mal, elle n’est pas friable, en revanche j’ai utilisé une levure de boulanger sèche qui je pense était morte, ce qui n’a pas fait lever ma pâte comme il l’aurait fallu. Les aléas du calendrier de l’avent, offrent aussi l’authenticité des choses, ce n’est pas grave, j’en referais un prochainement pour voir s’il s’agissait bien de cela et j’en vous tiendrai informé ici ☺️.

Voici tout de même la recette que j’ai faites en utilisant deux farines sans gluten, de la fécule de pomme de terre et un mix à base de psyllium et de gomme d’acacia pour apporter du moelleux, qui se trouve facilement en magasin biologique. En revanche, je précise que la recette n’est pas vegan puisque j’utilise un œuf et je n’ai pas vraiment d’option de remplacement dans ce cas précis.

Les ingrédients:

– 130g de farine de riz complet

– 50g de farine de patates douce

– 1 demi-cuillère à café de mix gom ( psyllium et gomme d’acacia)

– 20g de poudre d’amandes

– 40g de sucre complet muscovado

– 1 sachet de levure de boulanger sèche sans gluten

– 2 c à s bombées de fécule de pomme de terre

– 2 c à s d’huile de coco fondu + en prévoir un peu plus pour graisser le moule à kouglof

– 40 g de raisins secs sultanes

– 1 c à s d’oranges confites

– 1 c à s de rhum

– 1 pincée de cannelle en poudre

– 150 ml d’eau tiède

– 1 c à c de sucre glace

– 1 pincée de sel

Dans un bol faites macérer les raisins secs dans le rhum et ajoutez y la cannelle en poudre. Pendant ce temps dans un cul de poule mélangez les farines, la fécule de pomme de terre, la poudre d’amandes, le mix gom, le sucre, la levure , le sel, ajoutez-y l’eau tiède, le rhum, l’œuf, l’huile de coco fondue au bain marie, et pétrissez ( à la main ou au robot, vitesse 2, pendant 5min) jusqu’à obtenir une pâte homogène. Puis ajoutez les raisins macérés et les oranges confites et pétrissez à nouveau la pâte. Laissez reposer la pâte couverte au moins 2h .

Préchauffez votre four à 180C et après le temps de pause de la pâte, enfournez pour 30 minutes. Ne démouler qu’une fois le kouglof bien refroidi et présentez à votre guise en saupoudrant de sucre glace.

Même s’il n’est pas ressortis parfaitement, je suis ravie d’avoir tenter cette recette que j’améliorerai probablement et que vous améliorerez sûrement aussi, c’est d’ailleurs cela qui est intéressant.

Pour l’heure je vous laisse avec la citation de circonstances:

« Saint-Nicolas fait les bons mariages- Guérit de la fièvre et de la rage. »

Belle journée,

Chloé

6 décembre: petits biscuits souchet/noisettes

La tradition de la Saint Nicolas est toujours une bonne excuse pour faire des gourmandises plutôt mignonnes. Inspirée par les fameux manele alsaciens de circonstances aujourd’hui et dont le nom signifie petit bonhomme, j’ai préféré faire des petits bonhommes biscuits 🍪 aux épices sans gluten plutôt qu’une brioche. Pour ce faire je vous propose aujourd’hui de découvrir la farine de souchet que j’ai donc utilisé dans cette recette gourmande aujourd’hui. Je précise que j’ai d’ailleurs réalisé cette toute nouvelle recette accompagné d’un Nicolas à littéralement mis la main à la pâte 😉 pour la pétri, un grand merci 🙏.

Qu’est-ce que le souchet?

Souchet épluché

Le souchet cyperus esculentus est un tubercule qui vient du bassin méditerranéen, notamment d’Egypte où il est connu depuis l’Antiquité pour ses vertus médicinales. Le souchet a effectivement beaucoup de qualité, il est dépourvue de gluten et sa farine contrairement à la farine de riz peut-être utiliser seule. Il est riches en fibres et à un goût sucrée naturel surprenant . Sur la photo ci-dessus, le souchet est épluché et peut être consommer en l’état ( c’est délicieux voire addictif avec sa douceur sucrée, comme les amandes, mieux vaut le trempé avant pour qu’il soit plus tendre). Sa richesse en vitamine E le rend protecteur, et sa teneur en fibres favorise le transit intestinal. C’est un bon moyen de diminuer sa consommation sommation des sucres raffinés.

Ainsi je vous propose une recette à base de cette étonnante farine de souchet. Moins friables que la farine de riz 🍚 avec un goût légèrement sucrée, sans gluten, je l’ai testé pour la première fois avec cette recette de biscuit 🍪 ( exercice périlleux avec le sans gluten 🍪😉) et le résultat est plus que concluant! Je remercie aussi mon second de cuisine 😉.

Les ingrédients pour environ 40 biscuits 🍪:

– 250g de farine de souchet chez Ecoidées

– 70g de sucre de dattes en poudre

– 100 g de purée de noisettes

– 2 c à c d’huile de coco

– 2 c à c de graine de basilic 🌿 trempées ( sinon graines de chia, ou œuf)

– 1 c à c de cannelle en poudre

– 1 c à c de poudre 5 épices

Pour le glaçage chocolat 🍫 pour faire les yeux 👀 et les boutons des personnages

– 20g de chocolat noir 70% 🍫

– 10cl de lait de coco 🥛

Préchauffez votre four à 180C. Mélangez dans un récipient, la farine de souchet, le sucre de dattes, la purée de noisettes, les graines de basilic 🌿 gonflées, la cannelle, les 5 épices et pétrissez le tout. Ajoutez l’huile de coco fondu en court de pétrissage, pour plus de tenue de la pâte. Après avoir bien pétrie votre pâte et l’avoir compacté, mettez la au réfrigérateur pendant une heure. Sur un papier cuisson, étalez là au rouleau et avec un emporte pièce faites vos biscuits 🍪. Enfournez pour 15 minutes à 180C . Pendant ce temps faites chauffer au bain marie le chocolat puis ajoutez le lait de coco en mélangeant. Une fois vos biscuits cuits, mettez votre glaçage chocolat dans un poche à douille et faites les yeux et les boutons de vos petits bonhommes. Vite un bon thé 🍵, régalez vous 😉.

Savoureux et légers, si vous ne connaissez pas le souchet, je vous encourage à le découvrir, surtout si vous cherchez des alternatives sans gluten. Accompagnés, d’une mandarine 🍊 comme le veut la tradition, le goûté de la Saint Nicolas s’annonce parfait 👌 😌

Belle journée,

À demain,

Chloé

Pepernoten

En ce 6 décembre, nous fêtons bien évidemment la saint Nicolas, que je ne peux personnellement absolument pas oublier :). A cette occasion, il existe de nombreuses traditions culinaires, et cette année, j’ai choisi d’aller faire un tour aux Pays-Bas afin de vous proposer les Pepernoten en version sans gluten très digeste mais toujours aussi riche en épices, ce qui est la caractéristique principale de ces délicieux petits gâteaux.

La Saint Nicolas qui est traduite par Sinterklaas, est très importante aux Pays-Bas, au même titre que Noël. De nombreuses recettes existent spécifiques à ce jour là et chacun s’offre des petits cadeaux, des poèmes à lire à haute voix, des friandises… ça donne envie :).

Pour marquer le coup nous allons donc revisiter ensemble cette recette simple et délicieuse de petits gâteaux épicées.

Pepernoten

Ingrédients pour 15 Pepernoten:

  • 200g de farine de riz semi-complète
  • 50g de sucre muscovado
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 2 c à s d’huile de coco
  • 1 c à s de sirop d’érable
  • 1 c à s de miel de citronnier
  • 6 cl de lait de riz
  • 1 c à c de canelle moulue *
  • 1/2 c à c de cardamone*
  • 1/2 c à c de noix de muscade moulue
  • 1 c à c de gingembre moulu*
  • 1 clou de girofle broyé*
  • 1 c à c de graines d’anis*

*Les épices avec l’astérisque peuvent se trouver en mélange « pain d’épices » facilement, à ce moment là mettez en 3 c à c et ajoutez seulement la noix de muscade

Préchauffez votre four à 180c°.

Dans un saladier mélangez la farine de riz semi-complet, le sucre muscovado, la poudre à lever ainsi que les épices. Ajoutez-y l’huile de coco fondue au bain-marie, le sirop d’érable, le miel de citronnier ainsi que le lait de riz. Le mélange ne doit pas être trop mou, mélangez-le avec vos mains pour obtenir une pâte.

Sur un papier sulfurisé faites des petites boules avec la pâte que vous déposerez dessus et enfournez pour 20 minutes. Les odeurs épicées de Noël envahissent votre cuisine, l’ambiance est là, il n’y a plus qu’à laisser refroidir une fois cuit et savourer avec une bonne boisson chaude une belle musique d’ambiance et vous voilà bien en place pour fêter la Saint Nicolas qui tombe un dimanche qui plus est cette année.

Bon dimanche et belle fête aux Nicolas et surtout à mon Nicolas 🙂

Chloé

6 décembre: l’Aubépine

En cette Saint Nicolas, si chère à mon coeur, nous allons nous attarder sur la belle Aubépine, qui comme le Saint Nicolas,  qui est un protecteur des enfants, symbolise la  protection et la pureté. Elle est notamment connue, pour éloigner la foudre.

 

Sa carte d’identité:

L’Aubépine, Crataegus laevigata, appartient à la famille des Rosacées. Son nom grec vient du grec Kratos, qui signifie force et fait référence à sa robustesse, elle peut vivre plusieurs siècles (500ans) . On la trouve sous les noms d’aubépine épineuse, d’épine blanche ou même d’épine de Mai. Elle est elle aussi  ( comme l’Achillée Millefeuille hier) assez commune, on la retrouve dans les sous-bois, en bord de chemin. Dans son entièreté elle contient notamment des flavonoïdes ( effets hypotensifs, sédatifs et anti-spasmodiques), des acides triterpéniques ( anti-inflammatoire), des procyanidines ( maintient de l’homeostasie), des acides phénol ( protecteurs et antioxydants). Un beau programme en perspective donc, quand à ses propriétés.

 

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Ses actions:

Elle est reconnue comme étant tonique du coeur et antispasmodique. Elle a une action sédative sur le système nerveux central par conséquent elle est utile aussi pour calmer l’anxiété et les éventuelles insomnies qui y sont liées. Elle aide à rétablir une tension artérielle normale, ainsi qu’à diminuer la tachycardie. Enfin, en diminuant la température, elle prépare au sommeil. Elle a le gros avantage de n’avoir aucune contre-indication particulière et même si ce sont ses fleurs qui sont le plus souvent utilisées, ses feuilles, ses bourgeons et ses fruits le sont aussi, une plante zéro déchet en somme ;).

 

Son utilisation:

Pour ses effets protecteurs et sédatifs, vous pouvez utiliser l’extrait de plantes standardisé ( solution à faire préparer en pharmacie qui permet de maintenir les principes actifs des plantes) à raison d’une cuillère à café par jour.

En infusion, 20 grammes de fleurs pour un litre d’eau bouillante à faire infuser 10minutes. A prendre 2 à 3 fois par jour ( dont une avant le couché en cas d’anxiété et insomnies) en cure de 3 semaines, l’aubépine étant active sur la durée.

Il existe de nombreuses autres possibilités, notamment en association avec d’autres plantes, que je mettrai plus loin dans le calendrier sur la présentation des fameuses autres plantes pour ne pas « spoiler » ;).

 

Cette douce plante est pleine de secrets et de symbole tout en étant un excellent classique de la phytothérapie. D’après une légende de Lorraine, l’odeur de ses fleurs serait resté  des langes de Jésus que Marie avait étendu sur des branches d’aubépine…  il existe plusieurs autres légendes sur le sujet si cela vous intéresse, mais celle-ci est celle qui me parle le plus :).

Bonne Saint- Nicolas et à demain,

 

Chloé