L’aloe vera

Qui n’a jamais entendu parler de l’Aloe Vera? Il me semble qu’une majorité de personnes la connaissent, au moins de nom et d’aspect. Comme vous devez vous en douter, si j’écris quelques mots sur cette jolie plante, c’est qu’elle a de nombreux bienfaits à nous prodiguer et est facilement trouvable en magasin biologique toute l’année.

L’aloe vera aussi appelée aloes barbadensis, originaire d’Egypte se trouve dans les régions chaudes et est donc présente entre autres chez nous dans le sud de la France. Ses grandes feuilles vertes rigides contiennent du latex, à ne surtout pas consommer à cause de l’aloïne très irritant qu’il contient. En revanche, la feuille contient aussi un gel, le gel d’aloé qui est la partie qui nous intéresse pour bénéficier de ses bienfaits. Ce gel mucilagineux, qui s’utilise en interne et en externe, va lui nous offrir le meilleur de l’aloe vera, notamment grâce à sa richesse en vitamines A,C et E, ainsi que phosphore, potassium, calcium, zinc.

Les bienfaits:

En utilisation externe, dont je ne peux me passer au quotidien dans ma routine visage, elle apporte hydratation et stimule la production de collagène. Elle est adoucissante, à un petit effet tenseur, est apaisante, notamment sur les légères brulures type coup de soleil, ainsi que pour les problèmes d’eczéma, d’acné et de psoriasis ( pas de miracle mais une vraie aide ). Elle est aussi utile en cas de piqure d’insecte. Personnellement je l’utilise comme sérum avant ma crème hydratante ou mon huile végétale chaque jour.

Cette plante est adaptogène, c’est à dire qu’elle stimule et augmente les défenses naturelles de notre organisme. Elle est remarquable au niveau du confort digestif, et apaise de ce fait de nombreux maux associés à celui-ci ( intestin irritable, constipation,…) grâce à ses vertus antioxydantes, antibactériennes et détoxifiantes,. En interne, mieux vaut l’utiliser en cure sur maximum 3 mois, si vous souhaitez faire un nettoyage, en l’associant à une alimentation légère et en buvant beaucoup d’eau. On la consomme plutôt en dehors des repas. Son usage est en revanche déconseillée aux femmes enceintes, ainsi qu’aux personnes fragiles. Comme toujours, il s’agit de conseils sans visées médicales et je vous encourage en cas de doute à demander l’avis de votre médecin. Autre précision, si vous avez des aloe vera décoratifs à la maison, ne les consommez pas, il en existe une multitude de variétés et toutes ne sont pas comestibles. Aussi je vous encourage vivement à vous procurer les feuilles en magasins bio clairement identifiés comme comestibles.

Et donc pour finir, je vous propose un petit jus à base d’Aloe Vera frais, qui nécessite un peu de patience, notamment au niveau du nettoyage de votre extracteur ;), il faut ce qu’il faut.

Les ingrédients pour 2 verres:

  • 50g de gel d’aloe vera
  • 1 bol de jeunes pousses d’épinards frais
  • 1 poignée de persil frais frisé
  • 1 citron vert
  • 1 kiwi
  • 30 cl d’eau de coco ( l’article sur l’eau de coco est ici)

Dans votre extracteur vous pouvez mettre tous les ingrédients hors aloe vera préalablement lavés et épluchés pour ceux qui le nécessitent.

Ensuite changez votre filtre, mettez celui qui est un peu plus gros, car l’aloe vera a du mal à passer avec le filtre classique ( oui j’en ai fait l’expérience, j’ai pu récupérer ma mixture, mais ça a été un chantier culinaire, j’ai donc appris de mes erreurs :)). Ajoutez l’eau de coco à la fin directement dans votre verre ou bouteille et mélangez avec un petit fouet électrique.

Votre potion magique est prête,

À bientôt,

Chloé

Bouchées de tomates noires

Grâce à la récente réédition du roman de Fanny Flagg « Beignets de tomates vertes » ( sorti initialement en 1985), j’ai découvert cette histoire touchante qui se passe en Alabama dans les années 30 au Whistle Café, lieu de vie où tout le monde se retrouve d’où qu’il vienne, et où l’on peut déguster la spécialité de la maison, à savoir, les beignets de tomates vertes! En parallèle nous sommes en 1985 et écoutons le récit passionnant d’une octogénaire ayant vécu ces histoires au travers d’une quinquagénaire qui a un peu perdu goût à la vie et va aller de l’avant grâce à ce beau partage… je n’en dit pas plus sur l’histoire, qui se lit facilement et mets du baume au coeur. Dans ce roman généreux, les recettes du livre nous sont offertes et m’ont ainsi donné l’envie de m’en inspiré. Une manière pour moi de rester un peu plus dans l’histoire, en y participant d’une certaine façon, et l’occasion de vous partager une lecture plaisante et une recette originale, saine et gourmande à la fois.

Tomates noires de Crimée

Vous vous en doutez, il n’est pas question pour moi de faire de la friture, que je déconseille constamment dans mes articles, mais restant gourmande on peut toujours s’inspirer d’une recette et l’explorer à sa manière.

La recette que je vous présente sera sans gluten, vegan, sans huile et nécessite très peu d’ingrédients. Pour cette proposition je me suis inspirée de la spécialité Azerbaïdjane que je vous avez présenté dan mon calendrier de l’avent 2020, le kuku que vous pouvez retrouver ici et donc des fameux beignets de tomates vertes du même titre de l’oeuvre de Fanny Flagg.

Voici donc ma recette:

Les ingrédients:

  • 7 tomates noires de Crimée
  • 100g de farine de pois-chiche
  • 12cl d’eau de source
  • 2 c à s d’ail des ours séché ou frais
  • sel, poivre

Commencez par couper vos tomates en rondelles et étalez-les sur un papier sulfurisé avec un peu de sel pour les faire dégorger. Dans un récipient mélangez l’eau de source, la farine de pois-chiches et l’ail des ours ainsi qu’un tour de moulin à poivre afin d’obtenir un mélange homogène. La farine de pois-chiche étant un excellent liant, elle remplace à merveille les oeufs. Dans un plat à gratin, préalablement huilé avec un peu d’huile d’olive, présentez vos rondelles de tomates que vous viendrez couvrir avec le mélange à base de farine de pois-chiches. Enfournez pour 20minutes à 180c°( thermostat 6).

Une fois la cuisson terminée, sortez le plat du four et découpez en rectangles d’environ 3 par 4 cm. C’est prêt, servez avec une salade d’endives, avocats,concombres, graines de courge et imaginez-vous en Alabama au Whistle Stop café, dans une chouette ambiance que vous pouvez vous créer, un moyen de voyager et manger au restaurant en ce moment ;). J’allais oublié, pour ceux qui se laissent porter par cette histoire, une suite est parût cette année ( je ne l’ai pas lu) sous le nom de « Retour à Whistle Stop ». Belles lectures.

Je vous souhaite un bon appétit et une douce soirée.

Chloé

L’ail des ours

C’est sa saison en ce moment, et je regrette profondément de ne pas en trouver à ramasser dans la nature ( tellement satisfaisant), d’autant que le périmètre de recherche étant désormais restreint à 10km, ce n’est pas gagné.Néanmoins, il y a du mieux par rapport à l’année dernière où je n’avait absolument pas réussi à m’en procurer en frais; il semblerait que cette année on en trouve un peu plus facilement en boutique bio. Voilà pourquoi, d’une part je viens vous parler de lui, l’ail des ours (Allium ursinum) et d’autre part vous proposer une petite recette le mettant en scène qui est vegan, crue, ultra rapide et savoureuse.

Tout d’abord, présentation!

L’ail des ours appartient à la famille des Lilliacées, on le rencontre à l’état sauvage plutôt dans les sous-bois, il apprécie donc plutôt les sols humides, voilà pourquoi je peine à en trouver prêt de chez moi, ici c’est plutôt les cactus :). On consomme en ce moment les feuilles, la fleur arrive courant avril et mai.

L’ail des ours aussi appelé ail sauvage est un cousin de l’ail, et son nom viendrait du fait que les ours en soient très friands ( ils ont bien raison).

Les fleurs en étoiles blanches de l’ail des ours n’enlèvent rien à l’attrait et la magie de cette plante qui est connue depuis des siècles pour ses propriétés médicinales ainsi qu’en cuisine pour ravir les papilles de chacun (nous verrons cela un peu plus loin:)).

Les propriétés

L’ail des ours contient de l’allicine ( beaucoup plus que l’ail cultivé, d’où de plus grands effets avec l’ail des ours) qui est considéré comme un antibiotique naturel, il a des propriétés vermifuge, nettoie l’intestin et soulage les maux d’estomac. Il est riche en vitamine C, c’est d’ailleurs une des plantes qui en est le plus pourvue et est donc un très bon antioxydant.

Il est ainsi connu pour diminuer la pression artérielle, fluidifier le sang et avoir un effet sur le cholestérol.

En cuisine

Le moment tant attendu,parlons de son utilisation en cuisine. Finement ciselé il offre ses bienfaits et son goût puissant pour finir en beauté n’importe quel salade ou plat de légumes. Idéalement, on le consomme crue, pourquoi pas en saupoudrer sur une omelette après sa cuisson pour garder tout ses bienfaits, quand à ses fleurs comestibles, elles décoreront vos plats à la perfection. Et en pesto, je vous propose ma recette vegan et crue toute simple, à tartiner comme une vraie gourmandise pleine de bienfaits ( on veillera tout de même à ne pas en abuser, sous peine de crampes d’estomac) ou à utiliser en sauce pour vos plats.

Pesto à l’ail des ours:

Les ingrédients:

  • 2c à s d’amandes
  • 1c à s d’huile d’olive
  • 1 citron pressé
  • 1 tour de moulin à poivre
  • Une belle botte d’ail des ours fraiche

Jetez le tout dans un bon blender et mixez jusqu’à l’obtention d’un bel écrasé type pesto.

C’est prêt, l’heure de se faire plaisir est arrivée, en revanche, je rappelle que cela s’appelle bien « Ail », donc ça laisse quelques souvenirs en bouche :).

Dernière chose, si vous pensez en trouver dans la nature soyez vigilant à ce que ce soit bien la bonne plante, car certaines lui ressemblent mais ne sont pas comestibles. Aussi, assurez-vous que ça sente bien l’ail si vous pensez l’avoir reconnu, l’odeur ne trompe pas ;). Cueillir ses propres plantes est toujours plaisant, mais n’est pas sans risque, aussi vérifiez toujours bien chaque détail de la plante et/ou demandez plusieurs avis afin d’être sur.

Belle soirée,

Chloé

Bowl de blettes

Récemment j’ai partagé sur Instagram une photo avec de belles feuilles de blettes très colorées, très jolies à voir, mais aussi très faciles à cuisiner. Les blettes, longtemps délaissées, sont depuis quelques années à nouveaux sur le devant de la scène, et offrent une possibilités de recettes innombrables ( ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’en parle ici, et pour cause je suis une grande fan). Mais tant qu’à faire je voulais profiter de cet article pour parler des bénéfices qu’apporte ce légume et en maximiser les effets grâce à une recette totalement crue qui permet ainsi de garder les nutriments intacts et les belles couleurs annonciatrices des beaux jours. Je vous propose une recette savoureuse, vegan,sans gluten, sans aucune huile, le tout permettant de profiter pleinement des saveurs dégagées par chacun des aliments sans que cela soit dénaturé par l’ajout d’une huile.

Avant cela, je vous propose le petit focus sur la blette tout de même, car il s’agit d’un légume dont les bienfaits sont nombreux et méritent d’être connus.

La blette

Elle appartient à la famille des Amaranthacées ( comme la betterave)et est aussi appelée bette ou poirée, elle est originaire du bassin méditeranéen. Elle se décline en plusieurs couleurs: orange, jaune, rose, blanc,rouge. Elle est faible en calories ( 21 calories au 100g) mais riche en vitamines A et C, en potassium et en magnesium. Sa richesse en fibres facilite bien sûr le transit intestinal, elle est aussi diurétique et son apport en polyphenols protège nos cellules des radicaux libres. Elle contient un acide aminé, le glutamine, qui aide à la récupération musculaire et aide le corps à se régénérer. Bref elle a tout bon et en plus, colorée elle donne vraiment des notes de printemps dans nos assiettes!

C’est partie pour la recette crue de la blette, car oui j’ai toujours partagé des recettes cuites sur celle-ci, mais pour garder tout ses précieux bienfaits intacts, il vaut mieux privilégier le cru. Faites-moi confiance sur cette recette intuitive, le goût est là, le plat est nourrissant et vous aurez la forme.

Bowl de blettes

Les ingrédients pour 2 personnes:

  • 6 belles branches de blettes colorées
  • 1 avocat mûr
  • 1/2 racine de curcuma fraiche
  • 1 pincée de sel de guérande
  • 1 petite poignée d’épines vinettes (facultatif, c’est pour la note acidulée)
  • 3 tiges d’ail des incas
  • 1 c à s de jus de citron au gingembre ( sinon juste du jus de citron)

Et c’est tout 😉

Après avoir lavé vos blettes, coupez les côtes en petits dés et les feuilles en fines lanières. Placez les dans un récipients où vous ajouterez une pincée de sel de guérande. Et là, l’étape importante, c’est de bien malaxer à la main les blettes et le sel. Essorez bien le tout et videz le surplus d’eau et de sel qui s’en dégagent. Réservez.

Après avoir ôté la peau et le noyau de votre avocat, coupez le en petits dés et ajoutez le à vos blettes en le mélangeant délicatement à la main avec le reste.

Rapez par dessus votre racine de curcuma et ajoutez-y les tiges d’ail des incas finement ciselées. Terminez par la cuillère à soupe de jus de citron au gingembre et régalez-vous.

Chaque ingrédient apporte juste ce qu’il faut en goût pour que chacun soit reconnaissable au palais sans qu’il soit masqué par un autre aliment, un délice. Assurément ma recette qui annonce le printemps 2021.

Bon appétit

Chloé