L’ail des ours

C’est sa saison en ce moment, et je regrette profondément de ne pas en trouver à ramasser dans la nature ( tellement satisfaisant), d’autant que le périmètre de recherche étant désormais restreint à 10km, ce n’est pas gagné.Néanmoins, il y a du mieux par rapport à l’année dernière où je n’avait absolument pas réussi à m’en procurer en frais; il semblerait que cette année on en trouve un peu plus facilement en boutique bio. Voilà pourquoi, d’une part je viens vous parler de lui, l’ail des ours (Allium ursinum) et d’autre part vous proposer une petite recette le mettant en scène qui est vegan, crue, ultra rapide et savoureuse.

Tout d’abord, présentation!

L’ail des ours appartient à la famille des Lilliacées, on le rencontre à l’état sauvage plutôt dans les sous-bois, il apprécie donc plutôt les sols humides, voilà pourquoi je peine à en trouver prêt de chez moi, ici c’est plutôt les cactus :). On consomme en ce moment les feuilles, la fleur arrive courant avril et mai.

L’ail des ours aussi appelé ail sauvage est un cousin de l’ail, et son nom viendrait du fait que les ours en soient très friands ( ils ont bien raison).

Les fleurs en étoiles blanches de l’ail des ours n’enlèvent rien à l’attrait et la magie de cette plante qui est connue depuis des siècles pour ses propriétés médicinales ainsi qu’en cuisine pour ravir les papilles de chacun (nous verrons cela un peu plus loin:)).

Les propriétés

L’ail des ours contient de l’allicine ( beaucoup plus que l’ail cultivé, d’où de plus grands effets avec l’ail des ours) qui est considéré comme un antibiotique naturel, il a des propriétés vermifuge, nettoie l’intestin et soulage les maux d’estomac. Il est riche en vitamine C, c’est d’ailleurs une des plantes qui en est le plus pourvue et est donc un très bon antioxydant.

Il est ainsi connu pour diminuer la pression artérielle, fluidifier le sang et avoir un effet sur le cholestérol.

En cuisine

Le moment tant attendu,parlons de son utilisation en cuisine. Finement ciselé il offre ses bienfaits et son goût puissant pour finir en beauté n’importe quel salade ou plat de légumes. Idéalement, on le consomme crue, pourquoi pas en saupoudrer sur une omelette après sa cuisson pour garder tout ses bienfaits, quand à ses fleurs comestibles, elles décoreront vos plats à la perfection. Et en pesto, je vous propose ma recette vegan et crue toute simple, à tartiner comme une vraie gourmandise pleine de bienfaits ( on veillera tout de même à ne pas en abuser, sous peine de crampes d’estomac) ou à utiliser en sauce pour vos plats.

Pesto à l’ail des ours:

Les ingrédients:

  • 2c à s d’amandes
  • 1c à s d’huile d’olive
  • 1 citron pressé
  • 1 tour de moulin à poivre
  • Une belle botte d’ail des ours fraiche

Jetez le tout dans un bon blender et mixez jusqu’à l’obtention d’un bel écrasé type pesto.

C’est prêt, l’heure de se faire plaisir est arrivée, en revanche, je rappelle que cela s’appelle bien « Ail », donc ça laisse quelques souvenirs en bouche :).

Dernière chose, si vous pensez en trouver dans la nature soyez vigilant à ce que ce soit bien la bonne plante, car certaines lui ressemblent mais ne sont pas comestibles. Aussi, assurez-vous que ça sente bien l’ail si vous pensez l’avoir reconnu, l’odeur ne trompe pas ;). Cueillir ses propres plantes est toujours plaisant, mais n’est pas sans risque, aussi vérifiez toujours bien chaque détail de la plante et/ou demandez plusieurs avis afin d’être sur.

Belle soirée,

Chloé

La capucine

Il parait qu’en langage des fleurs, la capucine s’offre pour déclarer un amour ardent, nous sommes en février, voilà peut-être une bonne idée pour déclarer votre flamme à l’élu de votre coeur dans les prochains jours… 😉

Pour ma part je vais aborder le sujet de la capucine d’un point de vu culinaire principalement, mais je vais en profiter pour vous partager ses nombreux bienfaits également que l’on retrouve dans ses fleurs et ses feuilles principalement qui sont également comestibles d’ailleurs. Tout est bon dans la capucine en somme :).

Capucine tubéreuse

La capucine tubéreuse Tropaeolum Tuberosum est originaire des Andes, principalement du Pérou, et d’ailleurs je trouve qu’elle ressemble à l’oca du Pérou dont je vous repartage une recette simple et originale issue de mon dernier calendrier de l’avent « Autour du monde » ici .

Je m’éparpille, donc pour revenir à la capucine tubéreuse, ses feuilles se consomment en salades ou comme des épinards cuits, ses fleurs jaunes orangées viendront égayer n’importe quel plat ( pour ma part je n’ai encore jamais expérimenté ces deux parties de la plante en cuisine).En revanche, j’ai découvert il y a peu son bulbe qui est un légume ancien, aussi appellé « Mashua » ou « Maswallo » et qui est délicieux. Sous cette forme, la capucine se consomme crue ou cuite, dans le cas où elle est dégustée crue, son goût est piquant et poivrée alors qu’une fois cuite, plutôt à la vapeur, son goût est beaucoup plus doux et se rapproche du marron avec une note sucrée subtile.

C’est donc un légume qui se mariera très bien avec des légumes verts comme le céleri par exemple et le fenouil. Je trouve ce mélange très équilibré d’un point de vue diététique biensûr mais surtout d’un point de vu gustatif, le tout assaisonné d’un peu de sel, de poivre, de galanga, éventuellement d’un filet d’huile d’olive, et cela suffit à se régaler. Elle remplace très bien la pomme de terre en apportant moins de calories, et a un apport intéressant en vitamine C si consommée crue évidemment.

Elle se cultive plutôt facilement, si cela vous tente, néanmoins je ne m’y suis pas encore aventuré, mais je dois avouer que je suis tentée, surtout que la bonne période arrive 🙂 et que la capucine est remarquable pour chasser naturellement les pucerons, une plante qui s’inscrira complètement en permaculture!

En outre, les incas l’utilisaient comme plante médicinale, aujourd’hui on l’utilise notamment pour ses propriétés antifongiques et antimicrobiennes, aidant ainsi l’organisme à mieux résister aux infections, à prendre sous forme d’infusions.

Enfin, la légende dit tout de même que l’un des effets du légume racine est anaphrodisiaque, (mais sans étude valable sur le sujet), donc peut-etre à ne pas déguster en amoureux pour la saint Valentin ou tout autres célébrations romantiques, ne sait-on jamais ;). En revanche, il parait que la fleur elle serait aphrodisiaque, je ne m’avancerai ni sur l’un ni sur l’autre, mais je vous laisse expérimenter cela par vous-même éventuellement :).

Sur ce je m’en vais danser la capucine en cuisine.

Belle soirée,

Chloé

Le fenouil

Persuadée de lui avoir déjà consacré un article, j’ai partagé  récemment sur Instagram une recette de cuisine  à base de fenouil en précisant que je remettais l’article sur celui-ci en lien par erreur. En effet, après vérification, il s’avère que je n’ai  jamais écris d’article sur le fenouil. C’est donc le moment d’y remédier, d’autant que nous sommes dans la saison de celui-ci, qu’il possède de nombreuses propriétés et que j’en suis une très grande fan. Trois bonnes raisons pour lui faire honneur et avec une recette à la clé.

Le fenouil ( Foeniculum vulgare), grande plante vivace que l’on trouve facilement par chez nous, dans le sud de la France est utilisé depuis l’antiquité. Outre ses grandes feuilles fines, on le reconnaît aussi grâce à son odeur anisée très caractéristique.En effet, la plante contient une essence aromatique riche en anéthol ( œstrogène like) , en estragol et en fenchone. On utilise aussi bien ses feuilles que son fruit ou ses graines. Le fenouil est riche en provitamine A ainsi qu’en vitamine C et B9. Il est également riche en fibres.

On reconnaît au fenouil des propriétés digestives, il stimule l’appareil digestif, il est également carminatif puisqu’il permet de lutter contre les flatulences, les coliques et l’aérophagie. Il est aussi expectorant. Sa racine est diurétique. Il favorise également la lactation et s’avère intéressant donc pour favoriser la montée de lait.

En ayurvéda, la médecine traditionnelle indienne, le fenouil est considéré comme une saveur amer et donc idéal pour rééquiibrer Kapha, si cela ne vous parle pas, je vous remet le lien de l’article sur les Doshas, ici: Les Doshas 

Il se consomme aussi bien cru que cuit, mais aussi en infusion et décoction, en huile essentielle,… Je partage ci-dessous une recette simple et estivale, qui a en plus l’avantage de conserver tout les nutriments du des aliments, puisqu’il n’y a pas de cuisson.

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Fresh Fenouil Bowl

Les ingrédients Bio Pour 2/3:

  • 1 gros fenouil ou 2 moyens
  • 1 pomme Ariane
  • 1 avocat
  • 1/2 citron
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive  première pression à froid
  • 1 pincée d’Aneth
  • 1 pincée de poivre

 

Cette recette ressemble à celle que j’avais postée sur Instagram avec de l’ananas ( je vous remets la photo), mais elle  est plus riche.

Coupez votre pomme et votre avocat en dés, votre fenouil  ou vos fenouils en fines lamelles. Dans un saladier mélangez les ingrédients ci-dessus avec votre 1/2 citron pressé et l’huile d’olive, saupoudrez d’aneth et poivrez. Laissez reposer 1/2 heure au frigo. Bon appétit.

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Vous pouvez aussi  faire une décoction de racine de fenouil à prendre avant un repas pour un effet apéritif ou une infusion après le repas pour aider à la digestion. Les Indiens consomment des grains de fenouil en fin de repas pour aider à la digestion mais aussi pour l’haleine.

Je vous souhaite une belle soirée et un bon appétit.

Chloé

 

9 décembre: Le Houblon

En voilà encore un qui est familier, notamment pour une de ces utilisations populaire, en ce 9 décembre. En effet, le Houblon est utilisé pour préparer la bière ( décidément en ce moment on est dans les plantes qui servent à faire de l’alcool, à consommer avec modération évidemment) depuis le 9ème siècle…

 

Néanmoins, je ne m’aventurerai pas sur la fabrication de la bière ici, je vous laisse vous rapprocher d’un bon brasseur pour en savoir plus sur le sujet ;).

 

Sa carte d’identité: 

Le houblon, humulus lupulus, fait partie de la famille des cannabacées. C’est une plante grimpante, que l’on trouve facilement dans des haies, des sous-bois. Sa floraison a lieu entre juin et septembre. Ses pieds diffèrent selon que ses fleurs soient mâle ou femelle. Il est composé de lupulin ( dans les plants femelles), d’alcaloïdes et de phytoestrogènes,

 

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Ses actions:

Grâce au lupulin, il a un effet sédatif et relaxant. Il améliore les états anxieux et aide à régulariser l’humeur des personnes en états dépressifs ( être accompagné par un spécialiste reste primordiale en cas de dépression avéréé). Il est donc bon en cas de nervosité et d’insomnie. On dit de lui qu’il est un anti-mélancolie. En outre, ses principes amer, lui confèrent des effets tonique et stimulant qui permettent une meilleure digestion. Enfin, il viendra calmer des règles douloureuses, les troubles nerveux liés à la ménopause ainsi que les fatigues nerveuses qui peuvent en découler.

 

Son utilisation:

En infusion, 15g de houblon pour un litre d’eau à laisser infuser 10min.  A boire avant d’aller se coucher pour un meilleur sommeil, avant un repas pour son effet apéritif, après un repas pour aider à la digestion. Pour aider au sommeil, vous pouvez l’associer à de la valériane par exemple.

Pour un sommeil apaisé, lorsque c’est la saison, prenez des fleurs de houblon que vous vaporiserez avec un peu d’alcool, à mettre dans une taie d’oreiller.

Le houblon  peut aussi être utilisé en cuisine, notamment ses jeunes pousses à faire blanchir dans de l’eau et à assaisonner selon vos goûts pour agrémenter des omelettes, des risottos, …

On notera pour finir, que le houblon est un cousin du chanvre ( nous parlons de l’usage légal uniquement) , ils appartiennent tout deux à la même famille botanique. Je le rajoute, car cela peut peut-être appuyer ses propriétés sédatives, notamment concernant les insomnies et la nervosité.

Belle semaine sereine,

 

Chloé