15 décembre: l’Hibiscus

Un peu d’exotisme et de chaleur en ce 15 décembre avec la belle fleur d’Hibiscus. Outre sa beauté indéniable l’hibiscus renferme beaucoup de bienfaits.

 

Sa carte d’identité: 

L’hibiscus, hibiscus sabdariffa, appartient à la famille des malvacées. Il en existe plusieurs variétés, la photo ci-dessous représente la variété Hibiscus rose de Chine ( hibiscus rosa-sinensis).On la trouve dans les régions subtropicales, l’hibiscus se plaisant dans les climats chaud et plutôt humides. Les fleurs contiennent notamment des mucilages, de la pectine, des acides malique et citrique, des anthocyanosides. On utilisera les fleurs séchées.

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Ses actions: 

L’hibiscus est riche en vitamine C et a des vertus tonique et stimulante, intéressant en cas de coup de fatigue passager, mais aussi anti-inflammatoire.Il est également diurétique et sera intéressant en cas d’infection urinaire. C’est un laxatif doux et antispasmodique, qui est utile notamment lors des douleurs menstruelles. Il aurait également des actions pour aider à lutter contre l’hypertension ainsi que sur le taux de cholestérol.

Enfin, il peut être utile sur les abcés et l’eczéma suintant en application externe.

 

 

Son utilisation: 

En décoction, 10 grammes de fleurs séchées pour un litre d’eau à faire bouillir 15min et à appliquer localement en cataplasme.

En infusion rafraichissante laisser macérer au moins 3h une belle poignée de fleurs séchées dans un litre d’eau, à déguster bien frais. Aussi possible en infusion chaude bien sûr, à laisser infuser 10minutes.

Les fleurs infusées peuvent aussi être utilisées en cosmétiques pour divers usages, notamment pour faciliter le démêlage des cheveux et les rendre plus brillants.

 

Dans sa symbolique cette belle fleur évoque la passion, le désir. Chez les tahitiennes la fleur d’hibiscus portée dans les cheveux a une signification bien précise.  Si celle-ci est placée à droite, cela annonce une ouverture aux rencontres, en revanche placée à gauche, cela indique que ce n’est plus un coeur à prendre.

Excellent dimanche,

Chloé

14 décembre: Le Coquelicot

« Gentil coqu’licot, Mesdames, gentils coqu’licot nouveau »… même si ce n’est clairement pas la saison d’admirer le coquelicot,  il est intéressant que celui-ci figure dans le calendrier étant donné les propriétés qu’il possède, qui sont elles tout à fait de saison, comme vous allez vite le voir.

 

 

Sa carte d’identité: 

Le coquelicot, papaver rhoeas, appartient à la famille des papavéracées ( vous l’aurez compris on l’entend au nom, cette famille rassemble notamment toutes les sortes de pavot). Cette plante est annuelle, ce qui signifie, que le coquelicot est actuellement mort, seules ses graines laissées, germeront au printemps, pour nous offrir de merveilleux champs colorés. Il contient du mucilage, des tanins et des alcoloïdes ( rhoeadine et papavérine). En phytothérapie, on utilisera ses fleurs, ses graines et ses feuilles.
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Ses actions: 

Le coquelicot, gentil comme il est ;), est apaisant et adoucissant, aussi il permet d’apaiser la toux et adoucir les maux de gorge. Bien sûr, il possède aussi des effets sédatifs et apaise stress et anxiété.  Il fait partie de la composition de la tisane adoucissante appelée  » Tisane des 4 fleurs », qui contient à l’origine 7 fleurs,  notamment pour lutter contre les refroidissements.

 

Son utilisation:

En infusion, 10g de fleurs séchées pour un litre d’eau à laisser infuser 10minutes.

Pour la « Tisane des 4 fleurs », vous pouvez effectivement la faire avec 4 fleurs que vous mélangerez à parts égales. A savoir de la mauve, de la violette, du bouillon-blanc et du coquelicot. A laisser infuser 10minutes.

Le coquelicot est aussi utilisé en cuisine, ses graines ont un petit goût de noisette qui peuvent être utilisées pour parfumer des plats aussi bien sucrés que salés et même être moulues ou grillées pour accommoder divers plats.

On veillera à ne pas utiliser de coquelicot chez l’enfant de moins de 3 ans, ainsi que chez la femme enceinte et allaitante.

 

Dans une de ses symboliques, le coquelicot représente le repos et la tranquillité, c’est une fleur pour consoler d’un chagrin. Il est d’ailleurs associé à la mémoire des personnes décédées lors de la Première Guerre mondiale.

Aussi éphémère soit-il, ce joli coquelicot nous invite à savourer le moment présent, car demain il sera peut-être trop tard, il aura peut-être fané.

Profitez bien de votre samedi, à demain.

Chloé

12 décembre: La Busserole

Découvrons une bonne amie de la belle bruyère aujourd’hui: la Busserole. Ensemble elles peuvent faire des merveilles en phyothérapie, si vous avez loupé l’article concernant la Bruyère, il est juste ici  à lire avant ou après cet article peu importe.

 

Sa carte d’identité:

La Busserole, Arctostaphylos uva-ursi, tout comme la Bruyère elle appartient à la famille des Ericacées. On l’appelle aussi raisin des ours en raison de ses petites baies rouges appréciées par les ours. On trouve donc la Busserole plutôt en montagne (ici la photo a été prise dans les hautes alpes à environ 1800m d’altitude), pour notre part ce sera ses feuilles qui nous intéresserons. Elle contient des hétérosides phénoliques ( notamment l’arbutoside, antiseptique urinaire), des tanins galliques, des flavonoïdes, des triterpènes, des iridoïdes.

 

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Ses actions: 

Reconnu comme étant un antiseptique urinaire, la busserole est d’un grand secours lors d’infections urinaires, cystites et urétrites. Elle est également astringente ( lutte contre les diarrhées) et décongestionnante des voies urinaires et aide à refaire la muqueuse de l’arbre urinaire ( l’épithélium). On lui reconnaît également des actions anti-hémorragiques en améliorant la circulation sanguine.

Elle est assez puissante et soulagera les inconforts cités plus hauts. Elle est à prendre en cure plusieurs fois par an. En revanche, même s’il n’y a pas de toxicité particulière on veillera à ne pas la prendre en surdose ( maximum 15jours consécutifs) afin d’éviter des effet secondaires tel que: nausées, vomissements, coloration des urines ( brun),…

Il y a cependant des contres-indications, la busserole ne convenant pas aux: femmes enceintes (ocytocique, stimulation des contactions de l’utérus) et allaitantes , aux enfants de moins de 12ans, en cas de cancer des voies urinaires, et on veillera à ne pas l’associer à la prise d’anti-inflammatoires, anti-acides. En cas de doute, demander l’avis de votre médecin.

 

Son utilisation: 

A utiliser en décoction à raison de 20grammes de feuilles de busserole pour un litre d’eau. Faire bouillir 3minutes et infuser 10minutes. On n’hésitera pas à l’associer à de la bruyère pour les infections urinaires. Vous pouvez en boire une à 3 fois par jour sur 10/15 jours maximum, à renouveler si besoin tous les 2 mois.

Vous pouvez aussi la trouver sous forme de gélule ou de teinture mère, mais veillez à boire suffisamment à côté, les décoctions ayant cet avantage de nous obliger à boire, nécessaire en cas d’infection urinaire.

 

Déjà au XVIème siècle, Rabelais ( écrivain mais qui fût aussi médecin) nous parlait des bienfaits sur le système urinaire de cette plante, puisqu’il l’utilisait pour soigner l’infection urinaire dont souffrait Pantagruel.

Sur cette note humaniste de la  Renaissance, je vous souhaite une douce journée.

Chloé

 

 

10 décembre: La Marjolaine

Avec cette douceur de fin d’automne, j’avais envie de présenter aujourd’hui la douce et aromatique marjolaine dans le calendrier de l’avent.

 

Sa carte d’identité:

La marjolaine, Origanum majorana, appartient à la famille des lamiacées et est aussi appelé grand origan. Ses petites fleurs au parfum enivrant forment de petites coquilles, voilà pourquoi on l’appelle aussi Marjolaine à coquilles. Elle est constituée d’essences aromatiques ( hydrates de sabinène, terpinéol, linalol) , de flavonoïdes, d’acides phénols, notamment l’acide rosmariniques ( antioxydant) et d’acides triterpéniques.

 

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Ses actions:

Elle est réputée pour ses vertus antiseptiques et antispasmodiques, notamment en cas de mauvaises digestion liées à de la nervosité.Elle  a un effet sédatif et est reconnue pour son effet positif sur le système nerveux; interessante en cas d’anxiété et/ou d’insomnie . Elle sera utile en cas de migraines, rhumes et maux d’estomac. Enfin, elle peut être utilisée en cas de rhumatismes.

 

Son utilisation: 

On l’utilisera en infusion à raison de 30grammes par litre d’eau à laisser infuser 10minutes et à déguster en dehors des repas, 2 à 3 fois par jour.

En cuisine, elle rehaussera vos soupes, légumes, poissons, salades, tartes,… en revanche pour qu’elle ne perde pas ses propriétés,  pour les plats nécessitant une cuisson, il est préférable de la rajouter après la cuisson. Elle donnera un goût qui se rapproche de l’origan en plus subtil.

Elle est également très connue pour son huile essentielle, la Marjolaine à coquille ( attention il en existe d’autres), s’utilisera notamment en huile de massage relaxante pour calmer les états nerveux ( spasmophilie,…), à associer avec une huile végétale de noisette par exemple ( 3 gouttes d’HE de marjolaine à coquille dans 5 g d’huile végétale de noisette) en massage sous la voute plantaire, le creux des poignets et le plexus solaire. Egalement en diffusion avant le coucher pour les insomnie et assainir la pièce.

Elle est à proscrire chez la femme enceinte et allaitante ainsi que chez l’enfant de moins de 3 ans.

Dans sa symbolique, la marjolaine était reconnue comme étant un symbole de bonheur, et on peut tout à fait comprendre pourquoi lorsque l’on goûte à sa douce saveur ensoleillée dans de bons petits plats.

A demain,

 

Chloé