Bien dormir

J’ai partagé une publication humoristique hier, qui parlait des soucis qui réapparaissent le soir dans le lit, comme si c’était le moment crucial où nous allions tout régler… Il est évident que dans son lit le soir, il est peu probable que nous ayons une quelconque action sur ce qui nous tracasse, et même s’il s’agit de quelque chose qui concerne le foyer, le soir est rarement le bon moment pour régler ses soucis, j’en parlerai probablement dans un futur article.

Pour revenir sur le sujet du jour qui concerne le sommeil, ce dernier comme chacun le sait est d’une extreme importance, et pourtant force est de constater que beaucoup de personnes avec qui j’échange, ne dorment pas correctement . Et pour cause, le sommeil est très souvent considéré comme la cinquième roue du carrosse ( et je suis très bien placée sur le sujet croyez en mon expérience), sauf que ce dernier est parfois la cause de nombreux dérèglements qu’on a du mal à comprendre.  Il peut s’agir de déséquilibres hormonaux, de troubles de l’humeur et de la mémoire mais aussi ce dernier peut être la cause de maladies chroniques et d’hyperperméabilité intestinale, ainsi que d’autres troubles notamment physiques ( accélération du vieillissement, mauvaise mine,…) risques de blessures accrues, puisque les muscles ne peuvent se reconstruire sans un bon sommeil… La liste est encore longue, aussi il est primordial de mettre la qualité de son sommeil en priorité sur sa « to do list », appelons cela une « doudou liste » ;).

Il y a souvent deux cas de figures. Il y a les personnes épuisées qui s’endorment rapidement mais se réveillent entre 2h et 4h du matin, en mettant le petit vélo du mental en route, ce qui empêche inévitablement de se rendormir et les personnes qui elles ne trouvent pas le sommeil et vont trouver ce dernier très tard ( ou tôt selon comment on voit les choses). Quelque soit le cas de figure, il y a forcément quelque chose à corriger dans nos habitudes afin de retrouver un sommeil qui soit réparateur et bénéfique.

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Qu’est ce qu’un bon sommeil? 

Nous n’avons pas tous les mêmes besoins en matière de sommeil, une moyenne de 8h est souvent donnée, mais en réalité certaines personnes auront suffisamment dormi avec un peu moins et d’autres auront besoin de plus, c’est comme toujours à chacun d’être à l’écoute de son corps. En fonction de cela, vous adapterez vos heures de coucher et de lever, sachant que bien souvent nous avons plus le choix sur l’heure du couché, le réveil étant la majorité du temps imposé par le travail, l’école, les enfants,… et c’est là tout l’enjeux car les soirées sont beaucoup trop animées d’écrans en tout genres, qui ne poussent absolument pas à l’endormissement et au repos, au contraire. Donc première chose à faire couper toute sorte d’écran au moins une heure avant l’heure espérer d’endormissement.

Rappelons nous une chose essentielle, c’est que la nature est bien faites, suivre le rythme du soleil ( notre horaire a un décalage de 2h avec celui-ci en été donc c’est une image , je ne dis pas de se coucher à 17h en hiver, mais il y a effectivement un temps de repos nécessaire plus long sur cette saison) est un bon indicateur. En effet en été il est beaucoup plus aisé de veiller tard sans fatigue qu’en hiver, néanmoins il reste important de respecter son nombres d’heures de sommeil.

Pour en rajouter quand à l’importance du sommeil, sachez que le manque de sommeil augmente le stress et avec cet excès de cortisol produit, le corps va stocker davantage de gras, localisé notamment sur le ventre. Sans compter l’augmentation de l’appétit notamment pour des glucides. L’éxcés du taux de cortisol joue également un rôle dans la mort des neurones… Je pourrais encore donner de nombreux arguments pour étayer mon propos quand à l’intérêt du sommeil, ne serait-ce que pour ne pas être désagréable avec son entourage le lendemain d’une mauvaise nuit, mais je pense que si vous prenez le temps de lire cet article c’est que vous y accorder une attention particulière et êtes conscient des méfaits d’un sommeil inconvenable.

 

Comment y avoir accès?

Aussi rentrons dans le vif du sujet, comment mieux dormir? Vous noterez qu’il s’agit de mieux dormir et pas forcément de plus dormir. Il est évident que je ne vais parler ici que de solutions naturelles.

La première chose à faire est d’inclure le sommeil comme étant une priorité dans son planning, ce qui exclut d’ambler l’excuse du manque de temps. En mettant le sommeil dans vos priorités quotidienne, vous n’aurez probablement pas le temps de regarder la télévision ou de perdre du temps sur le téléphone, et cela tombe bien car il s’agit d’écrans et comme évoquer plus haut limiter les écrans en soirée est important. Attention je ne dis pas de ne jamais regarder un film ou son téléphone, mais quand on pense au temps passé ( perdu) dessus, cela mérite réflexion quand à la notion de manque de temps… donc peut-être essayer là aussi de prévoir le temps que l’on décide d’y consacrer, sans se donner l’excuse du manque de temps et du manque de sommeil par la suite.

Prudence aussi avec la proximité du téléphone quand on dort, il est important de le mettre en mode avion et sans wifi.

J’ai commencé par ce qui était peut-être le plus difficile ( changer des habitudes dont on ne se rend même pas compte parfois), et rassurez vous, je comprend tout à fait le besoin de regarder un bon film ou une bonne série après sa journée, mais le message est simplement d’être raisonnable.

Il est bon d’avoir une régularité dans son sommeil, qui permet au cerveau d’avoir de meilleurs repères et comme évoquer plus haut, en se rapprochant le plus possible du rythme du soleil.

Concernant la nutrition, les repas pris le soir doivent être digestes et contenir des aliments riches en tryptophane, un acide aminé essentiel que l’on trouve dans les protéines ( poisson, volaille, oeufs, mais aussi amandes, légumineuses, noix de cajou,…). Le tryptophane est précurseur de la sérotonine, souvent connu sous le nom de l’hormone du bonheur,  la sérotonine agit sur le système nerveux central qui intervient dans la gestion du stress, des émotions, du comportement alimentaire et du sommeil.

En phytothérapie, dont le rôle est d’aider les organes à fonctionner correctement , on optera pour des infusions à base de plantes aux vertus calmantes, telles que la passiflore ( à retrouver ici),  l’aubépine ( à retrouver ici) ou encore  la valériane qui va avoir une action calmante sur l’hyperactivité cérébrale.

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Une autre plante va être d’une grande aide, il s’agit de la Rhodiola, une plante adaptogène qui aide à la production de sérotonine et permet aussi de mieux résister au stress ( vous pouvez la retrouver sous forme de gélule  ici et bénéficier de 20% avec le code CHLOE20).

Pour un état de relaxation et favoriser le sommeil, le soir vous pouvez utiliser en aromathérapie, l’huile essentielle de petit grain bigarade en diffusion ou en application locale au creux des poignets, sur le plexus solaire et sur la voute plantaire.  Cette huile essentielle est peu risquée, néanmoins en application locale on évitera chez la femme enceinte de moins de 3 mois et l’enfant de moins de 3 mois également. En cas de doute, toujours s’en référer à l’avis d’un thérapeute pour une information personnalisée.

Sur un plan plus subtil, quand aux flots d’idées qui fusent en soirée et empêchent de se reposer l’esprit et de s’endormir, je vous conseille le marronnier blanc ( White Chestnut) à prendre en élixir floral, et de placer une sélénite sous votre oreiller ou sur la table de chevet à côté de vous, cette dernière étant réputée pour aider à l’endormissement en lithothérapie.

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Enfin, je terminerai par les bienfaits de la méditation de pleine conscience qui en calmant le flot des pensées prédisposera à un meilleur sommeil. Pour cela il suffit d’être dans une assise confortable et droite, de fermer les yeux, de respirer profondément, uniquement par le nez et de ressentir les sensations procurer par l’inspiration et l’expiration, puis d’être attentif à ce que l’on ressent en soi pour enfin réouvrir les yeux et accueillir ce qui se passe autour de nous. Une dizaine de minutes suffisent à se recentrer et calmer un mental agité.

De nombreuses choses peuvent encore être exprimées au sujet du sommeil, néanmoins les quelques solutions naturelles exposées ici vous aideront assurément à retrouver les bras de Morphée sereinement, n’oubliez pas il n’y a pas que les   » To do list », la  » doudou liste » vous aidera à prendre vraiment soin de vous 😉

Chloé

25 décembre: La tisane des 4 fleurs

 

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Petit bonus de Noël, car je ne pouvais pas m’arrêter comme cela concernant le calendrier de l’avent, aussi si vous avez été attentif sur chacune des plantes présentées, j’ai parlé de la tisane des 4 fleurs ou tisane pectorale à plusieurs reprises. En effet, certaines plantes de mon calendrier de l’avent 2019 entrent dans la composition de cette tisane efficace contre les inflammations des voies respiratoires. On le sait en réalité cette tisane comporte 7 fleurs, mais sera tout aussi efficace avec 4. Sans plus tarder voici sa composition.

 

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Sa composition:

 

La composition de la tisane des 4 fleurs comprend à parts égales un mélange de fleurs séchées, qui notamment grâce au mussilage qu’elles contiennent  auront une action adoucissante et calmante. C’est la tisane de  saison pour calmer la toux et favoriser l’expectoration des mucosités. Chacune des plantes utilisée possède bien sûr ces propriétés, mais le mélange de celles-ci, les rendent encore plus efficaces.

Ce mélange contient essentiellement les 4 fleurs qui sont: le coquelicot, la mauve,  le bouillon-blanc et la violette. La violette qui ne faisait pas partie des fleurs présentées dans ce calendrier de l’avent, est notamment connue pour être utilisée en infusion associée à une eau de vie qui serait redoutable contre la bronchite. Elle favorise l’expectoration et calme l’irritation, mais elle est également sudorifique et permet de faire diminuer la fièvre en favorisant la transpiration.

Néanmoins, même si la tisane des 4 fleurs est très complète vous pouvez la renforcer avec les 3 plantes suivantes:

  • le tussilage ( à utiliser ponctuellement en cure seulement si besoin)
  • le pied-de-chat ( moins facile à trouver)
  • la guimauve ( propriétés assez semblable à la mauve)

 

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La préparation

A parts égales, mettez les fleurs séchées citées et laissez infuser le mélange une dizaine de minutes. 2 à 3 tasses par jour vous feront le plus grand bien.

 

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Cette tisane douce et réconfortante vous aidera à passer un hiver plus doux en cas d’affection des voies respiratoires. Je vous souhaite de passer une saison d’hiver en forme, et de finir l’année brillamment avant de se retrouver pour une nouvelle décennie riches en promesses et projets… A suivre…

Pour l’heure, très Joyeux Noël et très belle soirée.

A très vite,

 

Chloé

24 décembre: le Gui

En voilà un qui oscille entre hémiparasite ( c’est à dire un parasite végétal qui se nourrit uniquement d’eau et de sels minéraux chez son hôte) et plante sacrée. De nombreuses légendes existent autour du Gui, une des plus connues dans nos traditions est l’utilisation du Gui par les druides, qu’ils cueillaient avec une serpe d’or. En effet, ils voyaient en cette plante un symbole d’immortalité, en raison de ses feuilles toujours vertes, et de protection ultime. Pour eux le Gui était considéré comme « Celui qui guérit tout »… c’est dire. Même s’il est maintenant concurrencé par le houx  ( apporté par l’église) pour les décorations de Noël, il est toujours recherché en ces périodes de fêtes, celui-ci apportant joie et espoir. La coutume veut que lorsque l’on se retrouve sous une branche de Gui suspendu, on s’embrasse, ce geste étant entre autre présage de bonheur.

Outre ces légendes Celtiques, le Gui a effectivement des bienfaits à nous offrir, en revanche on ne consommera JAMAIS ses baies, très toxiques.

 

Sa carte d’identité:

Le Gui, Viscum album, appartient à la famille des Santalacées. C’est donc un hémiparasite que l’on retrouve sur les pommiers, peupliers, poiriers… plus rarement sur le chêne, voilà pourquoi Panoramix le druide en faisait une plante précieuse car rare ;). Le Gui renferme des triterpènes, des stérols, des acides aminés, des acides-phénols, des lignanes, des flavonoïdes, des glycoprotéines et des polypeptides ( viscotoxines) ainsi que des lectines. On utilisera ses feuilles en phytothérapie et ses jeunes pousses en gémmothérapie.

 

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Ses actions: 

Le Gui aura une action dans l’hypertension, notamment celle qui survient chez les gros mangeurs, et il permet de régulariser le rythme cardiaque. Légèrement sédatif, il permet de lutter contre les angoisses et les maux de tête. Les viscotoxines qu’il contient stimulent le système immunitaire, ainsi il serait utilisé pour ralentir la progression de certains cancers et permettrait de soulager les personnes concernées ( ces informations sont confirmées scientifiquement et avaient été découvertes par Rudolf Steiner, cela n’empêche en rien un suivi médical sérieux, cette utilisation spécifique se fait en Allemagne et en Suisse ). Le gui est également utile dans les maladies articulaires inflammatoires.

 

Son utilisation:

On utilisera ses feuilles en macération , à raison de 20 grammes de feuilles pour un litre d’eau,  à laisser macérer une dizaine d’heures, puis filtrez. Vous pouvez boire 2 à 3 tasses par jour.

En externe, la décoction peut être utilisé ainsi que les cataplasmes.

On l’utilisera également  en teinture mère et en gémmothérapie, notamment en cas d’hypertension.

N’hésitez pas à vous faire conseiller selon l’utilisation que vous souhaitez en faire.

 

Sur cette note à la fois folklorique et pourtant si thérapeutique, je vous souhaite de passer un très beau réveillon de Noël, que vos souhaits de bonheur se réalisent et que la santé vous accompagne.

Avec toute ma bienveillance et ma gratitude,

Chloé

23 décembre: le Bouillon-blanc

Son nom vous est peut-être moins familié, pourtant cette plante est commune et se trouve très facilement, puisqu’elle est considérée comme une mauvaise herbe… elle est pourtant très jolie et comme beaucoup de mauvaises herbes ( l’ortie par exemple), très efficace en phytothérapie. Elle est d’ailleurs connue depuis longtemps ( 1er siècle après J.-C)  pour ses nombreuses propriétés médicinales. Le Bouillon-blanc est considéré dans le folklore comme étant une  plante protectrice et un bouclier contre les mauvaises intentions, peut-être à essayer dans votre jardin ;).

 

 

Sa carte d’identité: 

 

Le Bouillon-blanc, verbascum thaspsus, appartient à la famille des scrophulariacées. On le connait sous d’autres noms tel que  herbe de saint Fiacre, molène, cierge de Notre-Dame et bonhomme. Le terme Bouillon-blanc est le plus connu et fait référence à sa principale utilisation sous forme de décoction, sachant que cette plante ( comme la mauve et le coquelicot) fait partie de la fameuse infusion des 4 fleurs qui en contenait en réalité 7. Les fleurs de bouillons-blanc sont riches en mucilages, flavonoïdes, saponosides, iridoïdes, lignages hétérosidiques, et une essence aromatique.

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Ses actions:

Le bouillon-blanc est très connu pour être un calmant de la toux  sèche et des inflammations des voies respiratoires, apaiser les gorges irritées, les trachéites, laryngites,…. Il est également expectorant et permet d’évacuer les mucosités.

En outre grâce au mucilage qu’il contient, il est utile en cas de brûlures d’estomac et de diarrhées mais également pour les irritations de la peaux, les affections buccales et les hémorroïdes.

 

Son utilisation: 

En infusion, 20 grammes de fleurs de bouillon-blanc pour un litre d’eau, à faire infuser 10 minutes et à bien filtrer ( pour éviter les poils des fleurs) . 2 à 3 tasses par jour

En décoction, à utiliser en externe 30 grammes de feuilles pour 1 litre d’eau à faire bouillir 5 minutes et laisser infuser 10minutes. A utiliser en bain de siège ou en lotion.

En cataplasme en les faisant bouillir dans du lait, à utiliser en cas d’abcès , furoncles,…

Vous pouvez aussi l’utiliser en teinture-mère ou gélules.

 

On évitera l’utilisation du bouillon-blanc chez la femme enceinte.

Souvent on me demande où se procurer les plantes que je cite ici, la plupart sont facilement trouvable en magasin biologique ou en herboristerie, mais si vous en trouvez dans des lieux non pollués ( loin des routes donc), et que vous êtes sur qu’il s’agit de la bonne plante, c’est tout aussi efficace avec en prime la satisfaction d’avoir fait votre propre cueillette.

Enfin, pour illustrer le folklore qui existe autour de cette plante et ses pouvoirs protecteurs, je citerai l’histoire d’Ulysse qui l’aurait utilisé pour se protéger des sortilèges de Circé… Je vous souhaite une belle semaine.

A demain,

 

Chloé