Gâteau cru myrtilles/lavande

La saison de la myrtille, ce petit raisin des bois, est à son comble en ce moment pour notre plus grand plaisir, puisqu’elle court de juin à septembre. Aussi pour en profiter pleinement, je vous propose une petite présentation de celle-ci accompagnée d’une recette qui conservera tout les bienfaits de la myrtille.

Présentation

Ce petit fruit de la famille des ericacées est riche en eau, en glucides ainsi qu’en anthocyanes ( le fameux pigment naturel qui donne sa couleur bleutée à la myrtille) qui ont des vertus tonifiantes au niveaux des vaisseaux sanguins et sont donc intéressants en cas de problèmes de circulation ( jambes lourdes, hémorroïdes,…). La myrtille contient aussi des acides organiques tel que l’acide malique, l’acide citrique et l’acide ascorbique (vitamine C), ainsi que des proanthocyanidols ( un polyphenol) qui lui confère des vertus antioxydantes.

Il est alors important de garder intact tout ces précieux bienfaits, en évitant la cuisson. Voilà pourquoi sans plus tarder je vous propose une recette crue, très rapide à réaliser, sans sucre ajouté, sans farine sans produits d’origine animale et sans gluten ( mais que reste-t-il alors? 😉 beaucoup de choses promis :)) , mais riche en saveur je vous le promets :). Idéale si vous avez des myrtilles à passer ( en frais on les conserve pas plus d’une semaine au réfrigérateur), mais sachez que vous pouvez aussi utiliser des myrtilles congelées bio ( j’ai d’ailleurs fait un mix des deux pour ma part).

La recette

Ingrédients ( pour 4 personnes):

– 100g de noix de cajou sans sel

– 40g de pâte de dattes

– 1 pincée de sel

– 1 c à c de sommités fleuries de lavande vraie bio

– 200ml de crème de coco ( j’utilise celle à fouetter de chez Base, mais une autre avec au moins 20% de matière grasse fera l’affaire)

– 150g de myrtilles fraîches ou congelées ( j’ai fait un mix des deux ici, en utilisant les fraîches surtout pour le décor, ces dernières étants plus craquantes avec une meilleure tenue)

– 5/6 gouttes d’huile essentielle de vanille

– pour le toping au choix, zeste de citron 🍋 , sommités fleuries de lavande🌸, feuilles de menthe bergamote fraîche coupées 🌱, copeaux de noix de coco 🥥 ,…

Dans un blender mixez les noix de cajou, le sel et la pâte de dattes. Il s’agira du fond de votre gâteau, on veillera donc à bien aplatir la pâte obtenue au fond d’un moule à manquer, qu’on gardera au frais en attendant d’élaborer le reste de la recette.

Ensuite toujours dans le blender préalablement nettoyé, ajoutez environ 100g de myrtilles, l’huile essentielles de vanille, la crème de coco et la cuillère à café de fleurs de lavande. Mixez afin d’obtenir un bel appareil que l’on viendra superposer sur la pâte qui reposait au réfrigérateur jusqu’alors. Ajoutez les myrtilles dessus ainsi que le toping de votre choix. Réservez le tout au minimum 6/8h au frais pour une bonne tenue du gâteau, avant de déguster.

Mélange de saveurs et de couleurs subtiles, peu sucrée , qui tout en gardant les nutriments intacts, offrent fraîcheur et originalité. Bon appétit!

Chloé 💜

Les humeurs

En naturopathie, nous nous appuyons sur cinq concepts fondamentaux qui sont: l’humorisme, le causalisme, l’holisme, le vitalisme et l’hygiénisme.

Aujourd’hui, je vous propose d’aborder particulièrement le sujet de l’humorisme qui n’a rien à avoir avec l’humour, vous vous en douterez 😉

Alors de quoi s’agit-il?

L’humorisme concerne l’ensemble des liquides du corps humain, à savoir le sang, la lymphe, le liquide interstitiel. Il s’agit donc de tenir compte de leur quantité et de leur qualité qui ont un impact sur notre santé, conduisant à des maladies. Le corps étant constitué à 70% de liquides, il est évident que cela a son importance.

 

Quel impact?

Notre organisme peut être encrassé par des déchets qui proviennent d’une alimentation inadaptée ( souvent le cas, même quand on croit manger sainement à tort), d’un mode de vie sédentaire ( souvent couplé avec une mauvaise alimentation), mais aussi un surplus de pensées négatives. Ce dernier point est souvent l’un des premiers indicateurs en l’absence de symptômes physique. En effet, se sentir de mauvaise humeur sans raison particulière n’est pas anodin, cela peut révéler un encrassement du corps qui a inévitablement une action sur nos émotions.

IMG_6408

 

 

 

Que faire?

Agir sur ses humeurs, par la mise en place d’une alimentation plus saine, en se faisant accompagner d’un naturopathe pour éviter certaines erreurs ( beaucoup de nourriture dite »healthy »en vogue en ce moment ne l’est pas forcément, et chacun a des besoins et des capacités différentes et ne pourra pas consommer certains aliments même sains), on tiendra compte des quantités nécessaires également. Il sera important de nettoyer les émonctoires grâce à des detoxinations, des jeûnes, là aussi en étant accompagné, tout n’étant pas adapté à tout le monde. En parallèle, grâce à un accompagnement qui est, rappelons-le, holistique ( je reviendrai sur cette notion) vous pourrez surement mettre en place d’autres choses nécessaires pour vous aidez à désencrasser les humeurs et à retrouver un meilleur équilibre.

Pour aller plus loin avec cet article je vous remets les liens des articles concernant les émonctoires et la naturopathie ci-dessous:

Les émonctoires

La naturopathie 

 

Je vous souhaite un beau mois d’août, de bonne humeur et en forme, profitez des bienfaits du soleil, respirez, vivez pleinement 😉

 

Chloé

Journal de confinement J+18

Vendredi 3 avril, le temps commence à mettre en lumière certaines choses en soi, plus ou moins facile à vivre et à accepter. On le sait une habitude se prend en 3 semaines, nous y sommes presque, et le monde extérieur commence à devenir un presque lointain souvenir. Assurément il y aura un après comme on dit, mais cet « après » risque d’être bien différent… aussi pour tirer profits de ces nouvelles habitudes qui se mettent en place et de ce nouveau mode de vie, je fais le choix aujourd’hui de vous parler des protéines végétales, ce confinement et ces nouvelles règles de vie pouvant amener d’autres changements.

Je ne suis pas là pour prêcher une parole végan à tout prix, ne l’étant pas moi-même ( je suis pesco-végétarienne) , cela n’aurait aucun sens mais plutôt pour ouvrir à d’autres façons de manger, plus légères, plus naturelles, plus saines, plus en adéquation avec la nature… je partagerai quelques recettes donc sur cet article. Avec ce qui plane en ce moment au-dessus de notre tête, il est plus que jamais temps de faire attention à soi et de mettre toutes les chances de notre côté pour se renforcer.

 

Je ne vous apprend rien, en disant que la consommation de viandes est excessive à l’heure actuelle. Mais qu’entent-on par excessive? Une viande à chaque repas c’est énorme, même si elle est blanche, nous n’avons pas besoin d’autant de chair animale pour être en forme et encore moins pour être en bonne santé. Les nutritionnistes préconiseraient maximum 500grammes de viandes par semaine, ce qui est déjà beaucoup, pour limiter les dégâts et redonner ses lettres de noblesses à celle-ci mieux vaut la consommer bio pour au moins s’épargner les nombreux additifs contenus dans la viande industrielle non bio. La consommation de viande augmente le risque de maladies cardio-vasculaires.  Un autre souci que l’on retrouve avec la consommation de viande, est son mode de cuisson à haute température ( souvent griller, à la poêle, au barbecue,…)  qui a pour conséquence la création de substances cancérigène. Beaucoup de maladies et de déséquilibres proviennent d’une trop grande consommation de viandes, et tout n’est pas dévoilé, mais il suffit d’observer son corps et ses sensations lorsqu’on consomme des produits carnés en le mettant en parallèle avec une « detox carnés », en quelques jours les ressentis sont là!

Pour le rappel, au niveau des macronutriments, la répartition alimentaire quotidienne est constitué d’environ 50% de glucides, 35%de lipides et seulement 15% de protéines…  Ce qui montre bien que de la viande à chaque repas, c’est beaucoup trop.  Pour ma part, si vous ne pouvez vous en passer, je conseille d’en consommer pas plus de 2 à 3 fois par semaine.

Quand au rapport sport/viande, il n’en n’est rien, je ne mange absolument aucune viande et fait du sport tous les jours à intensité plus ou moins variable, sans blessure ou carence particulière liés à cela ( mais nous savons tous que se sont des fausses excuses utilisées par les carnivores ça ;), les vraies raisons qui font que la consommation de viande est telles sont d’une part les habitudes, d’autres part le plaisir qu’elle peut procurer à certains ) et je suis loin d’être la seule.

Le but est comme toujours de rester équilibrer, trop de protéines fatiguent les reins et augmente l’acide urique, pas assez de protéines peuvent engendrer fatigue, chutes de cheveux, ongles cassants…Aussi sans plus tarder je vous propose quelques recettes saines, de saison et surtout très simples qui vous apporteront des protéines végétales, rassasiantes et savoureuses et qui plus est qui apporteront des oligoéléments et vitamines si essentiels. Les quantités valent pour deux personnes.

 

 

IMG_E6342.jpg

Le houmous un classique à faire régulièrement pour accompagner vos légumes et ainsi avoir une assiette complète:

  • Une c à s de tahin ( purée de sésame)
  • 250 grammes de pois chiches cuits ( laisser tremper les pois chiches dans de l’eau toute la nuit et les faire cuire le lendemain à l’eau 45 minutes)
  • Une c à s d’huile d’olive
  • une gousse d’ail
  • de la coriandre fraiche
  • facultatif j’y rajoute de la poudre d’ortie

Mixer le tout

Ce houmous sera un excellent accompagnement avec des légumes verts tel que les blettes comme la photo ci-dessus. De couleurs, elles apporteront de la gaieté à votre assiette. Elles sont simplement cuisinées à l’eau et assaisonnées d’un filet d’huile d’olive, sel aux herbes et poivre. Avec quelques pois-chiches à côté pour le croquant, un régal qui vous apportera du manganèse, du cuivre, de la vitamine B9, du phosphore, du fer et du zinc, en plus de sa richesse en protéine.

 

IMG_E6359.jpg

 

Salade fraicheur d’haricots azukis mangues 

Une recette printanière à la fois croquante et raffinée. Le haricot azuki est une légumineuse originaire du Japon, que l’on trouve aussi sous le nom de soja rouge, mais il n’en n’est rien, le haricot azuki étant bien une légumineuse. Ce dernier peut-être consommé de diverses façons, et l’associer à un met sucré tel que la mangue est un vrai délice. Le haricot azuki est donc riche en protéines, en glucides et en fibres  et vous apportera manganèse, phosphore, fer, zinc, cuivre et potassium ainsi que des vitamines du groupe B.

Pour cette recette, il vous faudra:

 

  • 250 g d’haricots azukis
  • 1 belle mangue mûre
  • 4 branche de céleri
  • une dizaine de radis rose
  • une à deux tranche de betterave chiogga
  • du persil frais
  • huile d’olive
  • quelques graines de tournesol
  • sel ( facultatif aux plantes ou poudre d’ortie), poivre

La veille faite tremper dans de l’eau froide les haricots azukis entre 12 et 24h pour que la cuisson soit plus facile. Le lendemain, rincez-les et faites les cuire 1h dans de l’eau avec une feuille de laurier, utile pour améliorer la digestion des haricots.

Coupez votre mangue en gros dès, pelez la partie filandreuse du céleri que vous viendrez ensuite découper en fines lamelles dans la longueur, puis dans la largeur, pour faire des petits bâtonnets. A la mandoline, coupez quelques tranches de betteraves chiogga et vos radis également. Ciselez grossièrement votre persil, qui apportera ici de la fraicheur et améliorera la digestion. Une fois les haricots cuits, laissez-les refroidir pour ensuite assembler le tout, assaisonné d’un filet d’huile d’olive sel, poivre et saupoudrez de graines de tournesols.

Bonne dégustation.

 

 

IMG_E6553.jpg

 

Voici deux recettes qui respecteront l’équilibre acido-basique, seront rassasiantes sans être pour autant trop lourdes et vous apporteront de bons nutriments et de la joie dans l’assiette sans coup de pompe en suivant.

Peut-être le moment de changer ses habitudes alimentaires et de vivre aux gros des saisons.

Belle journée,

Chloé

 

 

La vitamine D

Si le mois de novembre a de nombreuses qualités, tout comme chaque mois de l’année, c’est en général un mois plutôt radin en soleil, notamment cette année…  En effet s’il faut composer sur la période avec des jours raccourcis et un temps maussade de façon plus ou moins simple selon les personnes, la principale difficulté à laquelle il faut faire face est le manque certains de la fameuse Vitamine D.

Qu’est-ce que la vitamine D?

Même si je pense que tout le monde en à déjà plus ou moins entendu parler, une piqure de rappel et quelques précisions sont toujours bonnes à prendre.

Les vitamines en général font parties des micronutriments nécessaires au bon fonctionnement du corps, il en existe 13 que l’on retrouve principalement dans notre alimentation. Certaines sont plus rares et/ou plus facilement assimilables que d’autres.

La vitamine D est une vitamine liposoluble, elle est dissoute et stockée dans les tissus adipeux. Elle permet d’assimiler la vitamine A, elle est indispensable pour consolider les os et les dents en permettant de mieux absorber le calcium et le phosphore.

Les différentes manifestations d’un manque de vitamine D sont: le rachitisme, l’arthrite, des maladies des os et des dents, une faiblesse musculaire, de la fatigue… on note aussi une augmentation des risques cardio-vasculaires et de certains cancers ( prostate et sein notamment) , ainsi qu’une augmentation des fibromes utérins. Des études font également ressortir qu’elle serait nécessaire entre autres, pour une sécrétion normale d’insuline.

 

Où la trouver?

On la trouve dans l’huile de foie de morue, les sardines, le harengs, les maquereaux ( poissons gras en général), le jaune d’oeuf. Assez compliqué donc dans le cadre d’un régime alimentaire végétalien car la vitamine D3, qui est la plus biodisponible ( contrairement à la vitamine D2 que l’on trouve notamment dans les champignons) , se trouve principalement dans des sources d’origine animale. Heureusement, la plus grande source de vitamine D est bien évidemment le soleil, d’où la problématique hivernale sur le sujet.

IMG_2278.jpg

Que faire? 

Il est conseillé d’en consommer entre 200 et 400 UI ( unité internationale) par jour, concrètement en terme de soleil, cela signifie s’exposer environ 20 minutes par jour à la lumière de celui-ci. Ceci étant, il faut au moins avoir le visage et les avants-bras découverts pour que les ultra-violets puissent pénétrer dans la peau.

Néanmoins, plus la peau est mate, plus le besoin en soleil est grand, la production de vitamine D étant amoindrie chez ces derniers. Il faut donc une plus longue exposition au soleil pour les personnes à la peaux foncée.

Il est à plus forte raison important en cette période d’aller à l’extérieur dès que cela est possible, même s’il ne fait pas chaud. S’aérer est toujours une bonne idée quelque soit le temps, mais le soleil étant rare en ce moment, dès qu’il se montre, il faut en profiter qui plus est il redonne comme chacun le sait, le moral ( ça vaut le coup d’avoir un peu froid, et cela renforcera qui plus est votre système adaptatif 😉 ) . Il existe aussi des supplémentations en vitamine D s’il y a vraiment carence,  sur lesquelles vous pouvez vous faire conseiller selon votre cas, je pense notamment aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes âgées.

J’allais oublier, l’hiver ne vous privez surtout pas d’aller en montagne, elle permet de beaucoup mieux assimiler la vitamine D qu’en bord de mer ( d’où les superbes bronzages de février ;)).

Je vous souhaite de très belles séances d’expositions solaires.

Chloé