Le curcuma

L’approche holistique de la santé qu’offre l’Ayurvéda est puissante. Cette médecine traditionnelle originaire d’Inde est un mode de vie à part entière qui prône avant tout la prévention et qui comme en naturopathie, s’intéresse principalement aux causes et non aux symptômes qui ne sont eux que les indicateurs d’un déséquilibre. Dans cette approche, les Indiens disent que le but de l’Ayurvéda est de permettre de garder la santé lorsque celle-ci est bonne et de la retrouver en cas de maladie sans nuire ( cela me rappelle quelque chose ;)).

Une des épices très utilisée chez les Indiens et en Ayurvéda est le très connu Curcuma, dont on parle énormément et c’est tout à fait mérité. Aussi, je me joint à cet engouement collectif pour venir vous parler de ce dernier et de ces nombreux bienfaits, surtout en cette période hivernale.

Le curcuma

Cette épice que les Indiens qualifient de sacrée et que l’on retrouve sous les noms d’épice de la vie ou de safran Indien, est une racine que l’on peut utiliser telle quelle ou sous forme de poudre. Sa couleur jaune dorée a un fort pouvoir colorant et il est ainsi utilisé comme colorant naturel.  Avoir les mains un peu jaunies à cause de l’utilisation du curcuma en vaut vraiment la peine quand on sait tout ce qu’il apporte tant gustativement qu’au niveau de notre santé globale.

Concernant son goût, le curcuma est relevé et âpre, on dit qu’il permet de stimuler le dosha Vatha en Ayurvéda, les 3 Doshas étant Vatha, Pitta et Kapha, j’en parlerai peut-être plus en détail dans un futur article. Les actions du curcuma sont dues à la curcumine qu’il contient, ainsi il permet de détoxifier le foie ( pas mal en cette période de galette and co 😉 ) , de soulager les troubles intestinaux en stimulant la digestion , il renforce le système immunitaire et est utile pour soulager les problèmes d’arthrite et d’ostéoporose grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, il est également excellent pour la peau utilisé en externe.

Cette épice ancestrale est heureusement revenue à la mode cette dernière décennie et est très facilement trouvable sur les étals. Ainsi, il est très simple de s’en procurer afin  de le cuisiner et de faire ses propres soins de beauté. En cuisine préférez la version fraiche, c’est à dire la racine pour bénéficier de toutes ses vertus. En effet, la poudre nécessite la cuisson des racines avant d’être transformé sous forme de poudre et qui dit cuisson, dit perte de certains micronutriments.

Autre précaution à prendre si vous souhaitez bénéficier des effets du curcuma est que celui-ci étant peu biodisponible il est important de le corréler avec du poivre noir, qui grâce à la piperine qu’il contient va permettre de mieux assimiler le curcuma. On notera d’ailleurs que dans le curry,  qui contient du curcuma et auquel on doit cette superbe couleur doré, est également présent le poivre noir, les Indiens avaient pensé à tout ;). Autre précision, le curcuma étant liposoluble il est intéressant de l’associer à un corps gras également afin d’améliorer sa biodisponibilité, en général dans un curry c’est le cas.

Il est possible de le trouver sous forme de gélules si vous n’êtes pas fan du goût du curcuma où qu’un thérapeute vous a conseillé d’en prendre en cure ponctuelle, là aussi il faudra être vigilant à la composition proposée par les divers laboratoires. Néanmoins, aussi puissant soit-il comme toute chose on sera attentifs aux éventuelles interactions possibles, je pense notamment aux personnes qui prennent des anticoagulants, le curcuma étant un fluidifiant sanguin, il augmenterait cela. Comme très souvent, on le sait c’est la dose qui fait le poison, aussi consommer raisonnablement en cuisine cela ne devrait pas être problématique, en revanche on évitera une cure intensive en cas de doutes.

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Comment consommer cette merveille?

 

De nombreuses recettes, souvent issus de la culture Indienne, existent, mais outres les délicieux plats aux saveurs épicées et chaudes, vous pouvez utiliser le curcuma de manière très simple en cuisine. Râpez sur vos salades une racine de curcuma pour rehausser le goût de cette dernière et profitez de ses bienfaits en prime, associez-le à vos sauces, incorporez le à vos gâteaux maisons, ajoutez-le à vos porridge à base de lait végétal, dans des jus de légumes, dans des soupes,…

Pour la peau avec de la poudre de curcuma vous pouvez réaliser des cataplasmes à appliquer sous forme de masques sur le visage pour contrer les rougeurs et avoir une peau lumineuse.

 

Le curcuma sait s’accommoder avec beaucoup de choses, permet de stimuler la créativité culinaire, faire voyager nos papilles, et réchauffer nos coeurs ;).

Grande utilisatrice de curcuma, je vous remets des liens de diverses recettes dont le fameux lait d’or qui est tellement agréable à déguster en cette saison.

Salade de chou chinois/mandarine

Dahl de lentilles aux légumes

J-10 Jus detox saisonnier

Arc en ciel de patates douces et brocolis

Quelques mots contre les maux d’hiver ( toujours bon à relire en cette période, et ou figure le lait d’or 😉 )

Très belle soirée,

 

Chloé

 

 

24 décembre: le Gui

En voilà un qui oscille entre hémiparasite ( c’est à dire un parasite végétal qui se nourrit uniquement d’eau et de sels minéraux chez son hôte) et plante sacrée. De nombreuses légendes existent autour du Gui, une des plus connues dans nos traditions est l’utilisation du Gui par les druides, qu’ils cueillaient avec une serpe d’or. En effet, ils voyaient en cette plante un symbole d’immortalité, en raison de ses feuilles toujours vertes, et de protection ultime. Pour eux le Gui était considéré comme « Celui qui guérit tout »… c’est dire. Même s’il est maintenant concurrencé par le houx  ( apporté par l’église) pour les décorations de Noël, il est toujours recherché en ces périodes de fêtes, celui-ci apportant joie et espoir. La coutume veut que lorsque l’on se retrouve sous une branche de Gui suspendu, on s’embrasse, ce geste étant entre autre présage de bonheur.

Outre ces légendes Celtiques, le Gui a effectivement des bienfaits à nous offrir, en revanche on ne consommera JAMAIS ses baies, très toxiques.

 

Sa carte d’identité:

Le Gui, Viscum album, appartient à la famille des Santalacées. C’est donc un hémiparasite que l’on retrouve sur les pommiers, peupliers, poiriers… plus rarement sur le chêne, voilà pourquoi Panoramix le druide en faisait une plante précieuse car rare ;). Le Gui renferme des triterpènes, des stérols, des acides aminés, des acides-phénols, des lignanes, des flavonoïdes, des glycoprotéines et des polypeptides ( viscotoxines) ainsi que des lectines. On utilisera ses feuilles en phytothérapie et ses jeunes pousses en gémmothérapie.

 

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Ses actions: 

Le Gui aura une action dans l’hypertension, notamment celle qui survient chez les gros mangeurs, et il permet de régulariser le rythme cardiaque. Légèrement sédatif, il permet de lutter contre les angoisses et les maux de tête. Les viscotoxines qu’il contient stimulent le système immunitaire, ainsi il serait utilisé pour ralentir la progression de certains cancers et permettrait de soulager les personnes concernées ( ces informations sont confirmées scientifiquement et avaient été découvertes par Rudolf Steiner, cela n’empêche en rien un suivi médical sérieux, cette utilisation spécifique se fait en Allemagne et en Suisse ). Le gui est également utile dans les maladies articulaires inflammatoires.

 

Son utilisation:

On utilisera ses feuilles en macération , à raison de 20 grammes de feuilles pour un litre d’eau,  à laisser macérer une dizaine d’heures, puis filtrez. Vous pouvez boire 2 à 3 tasses par jour.

En externe, la décoction peut être utilisé ainsi que les cataplasmes.

On l’utilisera également  en teinture mère et en gémmothérapie, notamment en cas d’hypertension.

N’hésitez pas à vous faire conseiller selon l’utilisation que vous souhaitez en faire.

 

Sur cette note à la fois folklorique et pourtant si thérapeutique, je vous souhaite de passer un très beau réveillon de Noël, que vos souhaits de bonheur se réalisent et que la santé vous accompagne.

Avec toute ma bienveillance et ma gratitude,

Chloé

23 décembre: le Bouillon-blanc

Son nom vous est peut-être moins familié, pourtant cette plante est commune et se trouve très facilement, puisqu’elle est considérée comme une mauvaise herbe… elle est pourtant très jolie et comme beaucoup de mauvaises herbes ( l’ortie par exemple), très efficace en phytothérapie. Elle est d’ailleurs connue depuis longtemps ( 1er siècle après J.-C)  pour ses nombreuses propriétés médicinales. Le Bouillon-blanc est considéré dans le folklore comme étant une  plante protectrice et un bouclier contre les mauvaises intentions, peut-être à essayer dans votre jardin ;).

 

 

Sa carte d’identité: 

 

Le Bouillon-blanc, verbascum thaspsus, appartient à la famille des scrophulariacées. On le connait sous d’autres noms tel que  herbe de saint Fiacre, molène, cierge de Notre-Dame et bonhomme. Le terme Bouillon-blanc est le plus connu et fait référence à sa principale utilisation sous forme de décoction, sachant que cette plante ( comme la mauve et le coquelicot) fait partie de la fameuse infusion des 4 fleurs qui en contenait en réalité 7. Les fleurs de bouillons-blanc sont riches en mucilages, flavonoïdes, saponosides, iridoïdes, lignages hétérosidiques, et une essence aromatique.

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Ses actions:

Le bouillon-blanc est très connu pour être un calmant de la toux  sèche et des inflammations des voies respiratoires, apaiser les gorges irritées, les trachéites, laryngites,…. Il est également expectorant et permet d’évacuer les mucosités.

En outre grâce au mucilage qu’il contient, il est utile en cas de brûlures d’estomac et de diarrhées mais également pour les irritations de la peaux, les affections buccales et les hémorroïdes.

 

Son utilisation: 

En infusion, 20 grammes de fleurs de bouillon-blanc pour un litre d’eau, à faire infuser 10 minutes et à bien filtrer ( pour éviter les poils des fleurs) . 2 à 3 tasses par jour

En décoction, à utiliser en externe 30 grammes de feuilles pour 1 litre d’eau à faire bouillir 5 minutes et laisser infuser 10minutes. A utiliser en bain de siège ou en lotion.

En cataplasme en les faisant bouillir dans du lait, à utiliser en cas d’abcès , furoncles,…

Vous pouvez aussi l’utiliser en teinture-mère ou gélules.

 

On évitera l’utilisation du bouillon-blanc chez la femme enceinte.

Souvent on me demande où se procurer les plantes que je cite ici, la plupart sont facilement trouvable en magasin biologique ou en herboristerie, mais si vous en trouvez dans des lieux non pollués ( loin des routes donc), et que vous êtes sur qu’il s’agit de la bonne plante, c’est tout aussi efficace avec en prime la satisfaction d’avoir fait votre propre cueillette.

Enfin, pour illustrer le folklore qui existe autour de cette plante et ses pouvoirs protecteurs, je citerai l’histoire d’Ulysse qui l’aurait utilisé pour se protéger des sortilèges de Circé… Je vous souhaite une belle semaine.

A demain,

 

Chloé

 

21 décembre: Le Pissenlit

En ce dernier samedi avant Noël et en prévision des (petits) abus qui vont bien souvent avec, je trouvais judicieux de parler du commun pissenlit. Cette fleur si habituelle possède de grandes vertus et pourrait être bien utile notamment en période de fêtes. En outre, elle est le symbole de l’affrontement des défis de la vie, celle-ci s’adaptant très bien de partout, et est aussi associé au soleil, en raison de son jaune éclatant. Voilà un beau clin d’oeil en ce premier jour d’hiver.

 

Sa carte d’identité:

 

Le pissenlit, taraxacum officinale, appartient à la famille des astéracées. Il est aussi appelé dent-de-lion ( on retrouve cette connotation dans la traduction anglaise « dandelion »), salade-de-taupe, florin-d’or ou encore couronne-de-moine. Plutôt inspirant donc le pissenlit, sachant que son nom donnerait une indication sur sa vertu diurétique ( pisse au lit). Sa racine contient de l’inuline, du potassium et du fructose. Le pissenlit contient aussi des lactones sesquiterpéniques (d’où son amertume), des stérols, des flavonoïdes, et contient de la  provitamine A, de la vitamine C, ainsi que du calcium et des protéines. En phytothérapie, on utilise principalement la racine, mais les fleurs et les feuilles sont également propres à la consommation.

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Ses actions: 

Le pissenlit est un dépuratif ( permet d’éliminer les toxines de l’organisme). Il est salidiurétique, c’est à dire qu’il permet d’augmenter l’élimination par l’urine du sodium et du potassium, très utile en cas de rétention d’eau ( son nom en dit long, et c’est un excellent moyen mémo-technique quand à sa vertu diurétique 😉 ) . Il a également des propriétés cholérétique, il augmente la sécrétion de la bile par le foie et favorise l’évacuation de la bile vers l’intestin. En décoction, il peut doubler la sécrétion biliaire! Il prévient les calculs biliaires.

Grâce à ses actions d’élimination, le pissenlit permet naturellement de donner meilleur teint, rappelons-le tout est lié.

Son utilisation:

La racine est la partie la plus efficace, mais les feuilles ont tout de même des effets similaires et sont donc les bienvenue en salade et peuvent aussi être cuites, comme l’épinard.

En décoction, mettez 20 grammes de racines de pissenlit pour un litre d’eau et faîtes bouillir 5 minutes. Laissez infuser 10 minutes. Idéalement avant le repas, mais après c’est bien aussi. 2 à 3  fois par jour.

Vous pouvez aussi utilisez le pissenlit en teinture mère ou en extrait de plante standardisée.

 

Voilà encore une « mauvaise herbe », comme l’ortie qui cache très bien son jeu. En plus d’offrir de jolis parterre de prairies, le pissenlit égaie nos assiettes avec ses fleurs et nous offre un nettoyage naturel simple et efficace.

 

Belle journée (ensoleillée je l’espère),

A demain,

 

Chloé

19 décembre: l’Ortie

Souvent mal aimée, cette « mauvaise herbe », puisque c’est ainsi qu’elle est souvent nommé n’a pourtant pas grand chose de mauvais… voilà qui donne à réfléchir quand a la notion de bien ou de mal, les choses étant le plus souvent nuancés et les plantes en sont un très bon exemple. L’une des plus connue dans le genre, est l’Ortie, et nous allons ici lui rendre ses lettres de noblesses.

 

Sa carte d’identité: 

L’Ortie, Urtica Dioica, appartient à la famille des urticacées. On l’appelle aussi grande ortie ou ortie piquante. Son nom vient du latin Urtica qui signifie brûler… on comprend pourquoi lorsqu’on s’y frotte. En effet, ses grandes feuilles vertes renferment un suc irritant pour la peau. On rencontre l’Ortie un peu partout, telle une mauvaise herbe,  mais surtout dans les endroits tempérés. L’ortie est riche en chlorophylle, en potassium, manganèse, soufre, zinc, ainsi qu’en fer, silice et magnesium. Elle est aussi riche en stérols et apporte vitamines A, B,C, ainsi que des protéines complètes contenant des acides aminés essentiels ( donc de qualité équivalente à celle que l’on trouve dans la viande). Je pense que rien qu’avec cela, on oublie déjà le terme de mauvaise herbe. Je parlerai ici de l’usage des feuilles, et non de la racine qui peut aussi être utilisé mais est indiqué principalement chez les hommes adultes.

 

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Ses actions:

L’ortie est reminéralisante et est efficace en cas d’arthrose ou de rhumatisme. Elle permet également de lutter contre la fatigue, en régularisant le sommeil, diminuant l’anxiété et améliorant l’attention. Elle est efficace contre les ongles cassants, favorise la repousse des cheveux en limitant la chute ( très souvent utilisé en lotion ). Elle est également interessante en cas de problèmes de peau ( acné, eczéma, psoriasis,…). Elle est bien sûr diurétique et aide l’organisme à lutter contre les affections urinaires.

C’est un peu une plante tout terrain, au vue des nombreux bienfaits qu’elle apporte et qui plus est elle ne possède pas de contres-indications et peut aussi être utilisée chez les enfants.

Son utilisation:

Laisser infuser 30 grammes de feuilles d’ortie séchées dans un litre d’eau pendant 10minutes, à boire avant chaque repas.

Vous pouvez faire vos propres lotions pour les cheveux, une des plus simples à réaliser est d’utiliser 100g de feuilles d’orties, 20 cl de vinaigre de cidre et de l’eau de source. Il suffit alors de faire chauffe l’eau avec les feuilles d’ortie pendant 20 minutes, filtrer et ajouter le vinaigre de cidre. Il est également possible d’y ajouter quelques gouttes d’huile essentielle de romarin1,8 cinéole.

En cuisine outre la connue et délicieuse soupe d’orties, vous pouvez les utiliser dans des risottos, des purées, des omelettes, du poisson,…  Elle s’accorde avec beaucoup de choses.

Si vous cueillez vos orties, préférez le début du printemps et prenez vos précautions pour ne pas vous piquer.

Il est reconnue, et nous l’avons bien testé cet été en montagne ;), que fouettez ses articulations avec des orties permet de soulager ces dernières et faire circuler le sang.

Voilà pour l’anecdote de cette plante surprenante autant détesté que bienfaisante.

Douce journée,

Chloé

 

11 décembre: Le céleri

Très connu en cuisine, même si pas apprécié de tous, il n’est pourtant utilisé en cuisine qu’à partir du  XVII ème siècle, alors qu’il était utilisé comme plante médicinale depuis l’antiquité, aussi il mérite une grande attention.

 

Sa carte d’identité: 

Le céleri, Apium graveolens, appartient à la famille des Apiacées. Il existe diverses variétés, dont on peut consommer ses feuilles, ses tiges et sa racine. Il a un goût légèrement amer, il est aussi appelé  » ache des marais » ou « persil des marais », en raison de son goût qui peut légèrement rappeler le persil. Le céleri est riche en flavonoïdes, en vitamine  A et K, en potassium et calcium.

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Ses actions:

Le céleri a des propriétés apéritives ( ouvre l’appétit) , diurétiques ( élimination des urines) , et hypoglycémiantes (baisse du taux de sucre dans le sang). Aussi il est d’une grande aide pour nettoyer les émonctoires, notamment les reins et le foie, pour éliminer les toxines ( en vue des fêtes, c’est à prévoir). Il est excellent aussi pour les diabétiques du fait de ses propriétés hypoglycémiantes. Enfin, si vous êtes fâché avec le céleri, sachez qu’on lui prêterait également des vertus aphrodisiaques.

Ses utilisations:

En cuisine, évidemment, cru ou cuit, à croquer, râper, en soupe, en jus, en bouillons,…mille et une recettes sont possibles et avec quelques associations, tel que la noix de coco par exemple on peut vite l’apprécier à sa juste valeur, celle-ci venant l’adoucir et lui donner une saveur plus ronde.

Il s’utilisera aussi en décoction avec ses racines, à raison de 20grammes de racine pour 1 litre d’eau à faire bouillir 5 minutes, puis à laisser infuser 10minutes. Pour l’infusion on préfèrera les feuilles à laisser directement infuser 10minutes.

Bien sûr, une des utilisations phares du céleri, est le jus par extraction. Idéalement le matin, se préparer un grand verre de jus de céleri que vous pouvez accompagner de concombre, de pommes, de citrons, de gingembre, de feuilles d’épinard, mais aussi de betteraves, beaucoup d’associations sont possibles et lui vont à merveille. Un incontournable pour désintoxiquer l’organisme et booster son système immunitaire.

En revanche on restera vigilant, car le céleri contient des furancoumarines qui le rendent photosensibilisant on évitera alors l’exposition au soleil  après avoir consommer du céleri ( en ce moment ça ne devrait pas être trop contraignant).

 

En voilà un qui de  » personata non grata » à la cantine, est devenue un incontournable à avoir dans sa cuisine,  comme quoi tout évolue. Dernière précision, ( bien qu’il y aurait encore beaucoup à dire sur le céleri), ce légume est à consommer impérativement de qualité biologique, celui-ci étant très pesticidé dans l’agriculture conventionnelle.

 

A demain,

 

Chloé

10 décembre: La Marjolaine

Avec cette douceur de fin d’automne, j’avais envie de présenter aujourd’hui la douce et aromatique marjolaine dans le calendrier de l’avent.

 

Sa carte d’identité:

La marjolaine, Origanum majorana, appartient à la famille des lamiacées et est aussi appelé grand origan. Ses petites fleurs au parfum enivrant forment de petites coquilles, voilà pourquoi on l’appelle aussi Marjolaine à coquilles. Elle est constituée d’essences aromatiques ( hydrates de sabinène, terpinéol, linalol) , de flavonoïdes, d’acides phénols, notamment l’acide rosmariniques ( antioxydant) et d’acides triterpéniques.

 

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Ses actions:

Elle est réputée pour ses vertus antiseptiques et antispasmodiques, notamment en cas de mauvaises digestion liées à de la nervosité.Elle  a un effet sédatif et est reconnue pour son effet positif sur le système nerveux; interessante en cas d’anxiété et/ou d’insomnie . Elle sera utile en cas de migraines, rhumes et maux d’estomac. Enfin, elle peut être utilisée en cas de rhumatismes.

 

Son utilisation: 

On l’utilisera en infusion à raison de 30grammes par litre d’eau à laisser infuser 10minutes et à déguster en dehors des repas, 2 à 3 fois par jour.

En cuisine, elle rehaussera vos soupes, légumes, poissons, salades, tartes,… en revanche pour qu’elle ne perde pas ses propriétés,  pour les plats nécessitant une cuisson, il est préférable de la rajouter après la cuisson. Elle donnera un goût qui se rapproche de l’origan en plus subtil.

Elle est également très connue pour son huile essentielle, la Marjolaine à coquille ( attention il en existe d’autres), s’utilisera notamment en huile de massage relaxante pour calmer les états nerveux ( spasmophilie,…), à associer avec une huile végétale de noisette par exemple ( 3 gouttes d’HE de marjolaine à coquille dans 5 g d’huile végétale de noisette) en massage sous la voute plantaire, le creux des poignets et le plexus solaire. Egalement en diffusion avant le coucher pour les insomnie et assainir la pièce.

Elle est à proscrire chez la femme enceinte et allaitante ainsi que chez l’enfant de moins de 3 ans.

Dans sa symbolique, la marjolaine était reconnue comme étant un symbole de bonheur, et on peut tout à fait comprendre pourquoi lorsque l’on goûte à sa douce saveur ensoleillée dans de bons petits plats.

A demain,

 

Chloé