10 décembre: La Marjolaine

Avec cette douceur de fin d’automne, j’avais envie de présenter aujourd’hui la douce et aromatique marjolaine dans le calendrier de l’avent.

 

Sa carte d’identité:

La marjolaine, Origanum majorana, appartient à la famille des lamiacées et est aussi appelé grand origan. Ses petites fleurs au parfum enivrant forment de petites coquilles, voilà pourquoi on l’appelle aussi Marjolaine à coquilles. Elle est constituée d’essences aromatiques ( hydrates de sabinène, terpinéol, linalol) , de flavonoïdes, d’acides phénols, notamment l’acide rosmariniques ( antioxydant) et d’acides triterpéniques.

 

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Ses actions:

Elle est réputée pour ses vertus antiseptiques et antispasmodiques, notamment en cas de mauvaises digestion liées à de la nervosité.Elle  a un effet sédatif et est reconnue pour son effet positif sur le système nerveux; interessante en cas d’anxiété et/ou d’insomnie . Elle sera utile en cas de migraines, rhumes et maux d’estomac. Enfin, elle peut être utilisée en cas de rhumatismes.

 

Son utilisation: 

On l’utilisera en infusion à raison de 30grammes par litre d’eau à laisser infuser 10minutes et à déguster en dehors des repas, 2 à 3 fois par jour.

En cuisine, elle rehaussera vos soupes, légumes, poissons, salades, tartes,… en revanche pour qu’elle ne perde pas ses propriétés,  pour les plats nécessitant une cuisson, il est préférable de la rajouter après la cuisson. Elle donnera un goût qui se rapproche de l’origan en plus subtil.

Elle est également très connue pour son huile essentielle, la Marjolaine à coquille ( attention il en existe d’autres), s’utilisera notamment en huile de massage relaxante pour calmer les états nerveux ( spasmophilie,…), à associer avec une huile végétale de noisette par exemple ( 3 gouttes d’HE de marjolaine à coquille dans 5 g d’huile végétale de noisette) en massage sous la voute plantaire, le creux des poignets et le plexus solaire. Egalement en diffusion avant le coucher pour les insomnie et assainir la pièce.

Elle est à proscrire chez la femme enceinte et allaitante ainsi que chez l’enfant de moins de 3 ans.

Dans sa symbolique, la marjolaine était reconnue comme étant un symbole de bonheur, et on peut tout à fait comprendre pourquoi lorsque l’on goûte à sa douce saveur ensoleillée dans de bons petits plats.

A demain,

 

Chloé

 

 

4 décembre: La bruyère

En ce jour de la Sainte Barbe, où la tradition veut que l’on plante des grains de blé dans une coupelle afin d’apporter la prospérité, je vous propose de parler de la bruyère une plante remarquable et qui symboliserait la chance chez les Celtes. Aussi,  je trouve que le 4 décembre est un jour propice pour parler de celle-ci afin qu’elle vous porte chance mais aussi qu’elle vous accompagne grâce à ses nombreux bienfaits.

 

Sa carte d’identité:

La Bruyère, Calluna vulgaris, appartient à la famille des Ericacées. On la trouve fréquemment dans les Landes, d’ailleurs j’ai photographié ces bruyères là-bas. Elle est en fleurs entre juillet et novembre et est constituée entre autres de tanins et de flavonoides. Ce sont bien ses belles sommités fleuries que l’on utilisera pour bénéficier de ses propriétés.

 

 

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Ses actions:

Elle contient un antiseptique des voies urinaires. Elle est diurétique, dépurative, anti-inflammatoire et astringente. Aussi, elle est remarquable en cas de cystites ( notamment avec pus) et infections urinaires, c’est la plante par excellence ( avec une autre qui viendra plus loin dans le calendrier 😉 ) liée aux système urinaire. En augmentant les urines elle permet d’éliminer l’urée, l’acide urique et oxalique. Elle est également utile en cas de rhumatismes et peut être utilisée avant un effort sportif  en massage pour tonifier les muscles.

 

Son utilisation:

Bien sûr , elle est excellente en décoction, à raison de 30 à 50 grammes de bruyère pour 1litre d’eau qu’on laissera infuser 15min, à déguster dans la journée.

Elle peut aussi être utilisée en externe, en prenant 50 grammes de fleurs fraîches que vous laissez macérer une quinzaine de jours dans de l’huile d’olive. Idéal comme huile de massage, pour les rhumatismes et tonifier les muscles.

Elle pourra être associée à d’autres plantes, en décoction et en infusion, que nous rencontrerons un peu plus loin dans le calendrier de l’avent.

 

Je pense que ces utilisations (non exhaustives), viennent confirmer les légendes qui prêtent des vertus magique et protectrice sur cette plante merveilleuse.

Belle journée, et bons semis de blé.

A demain,

 

Chloé

3 décembre: La Salsepareille

En voilà une, dont on entend pas assez souvent parler il me semble et qui pourtant outre ses jolies baies ( qu’on ne consommera surtout pas!), toujours jolies à apercevoir lors d’une balade en nature ( comme quoi ce n’est pas parce que c’est joli, que c’est bon ou bienveillant), possède une racine qui a de nombreux bienfaits à nous offrir.

Sa carte d’identité:

La Smilax aspera appartient à la famille botanique des smilacacées. Elle est appelée Salsepareille d’Europe ou Liseron piquant. C’est sa racine qui nous intéressera particulièrement et non son fruit qui contient lui des saponines toxiques.

On la trouve facilement dans les haies et les bois du sud de la France. Sa racine contient des saponosides stéroïdiques, des sels minéraux, tel que le calcium et le potassium, mais aussi de la choline,  un micronutriment présent entre autre dans le foie ( d’où son nom « choline », du grec kholê qui signifie bile) rattaché au groupe des vitamines B, elle est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme.

 

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Ses actions: 

La salsepareille est réputée en tant que minéralisant osseux et activateur circulatoire, mais aussi grâce a ses propriétés dépuratives, sudorifiques et diurétiques qui permettent de faire diminuer l’acide urique. Elle est utile pour soulager le syndrome prémenstruelle, ainsi que les inconforts qu’il peut y avoir à la ménopause.Elle aiderait également contre les problèmes tel que le psoriasis en diminuant la desquamation de la peau et les rhumatismes. Elle est aussi connue pour ses propriétés aphrodisiaques.

 

Son utilisation:

On peut l’utiliser en infusion bien sur , mais elle sera beaucoup plus efficace en décoction à raison de 50g de racines de salsepareille pour un litre d’eau à boire en dehors des repas 2 à 3 fois par jour. Vous pouvez tout à  fait l’associer à d’autres plantes dépuratives tel que le pissenlit, la bardane ou encore le romarin,…pour un coté encore plus detox.

Vous pouvez aussi la trouver en gélules.

 

Il existe de nombreuses variétés de salsepareille dont certaines étaient réputées pour soigner la syphilis ou même la lèpre, c’est dire l’ampleur qu’avez ce rhizome déjà à l’époque.

Enfin, pour la petite note mignonne concernant cette plante, on se rappellera que Gargamel attirait les Schtroumpfs avec un champs de Salsepareille empoisonné, très apprécié par ces derniers.

Belle journée,

Chloé

 

 

Vivre avec la lune

J’aborde ici une dimension que je n’avais pas encore partagé et je tâcherai de parler de ce sujet en restant le plus terre à terre possible ( bien qu’il s’agisse de la lune). En effet, la naturopathie prenant l’homme dans sa globalité ( le fameux concept de l’holisme),   vise entre autre à  prendre en considération  ce qui nous entoure et par conséquent à s’intéresser aux divers éléments naturels.

On parle souvent des saisons, mais le cycle lunaire est un  phénomène  régulier qui influe énormément sur diverses choses. Même si cela peu paraitre quelque peu utopique, la science nous apporte des preuves tangibles concernant les effets de la lune sur divers aspects de la vie.

C’est précisément sur celle-ci que nous allons nous pencher, sachant que cet astre lumineux particulièrement féminin, m’est tout à fait familier, aussi voilà pourquoi il me semblait essentiel d’en parler ici ( petite story time à la fin de l’article).

Pour les plus septiques quand aux effets de la lune, rappelons tout de même que les marées sont un phénomène lié à celle-ci et que de nombreuses personnes ont du mal a trouver le sommeil à l’approche de la pleine lune, voilà pour les 2 choses les plus connues, mais la lune a une influence sur les plantes, sur la qualité et la pousse des cheveux, sur l’alimentation, sur les animaux… autant de choses qui prouvent qu’il est plus qu’intéressant de vivre en harmonie avec les cycles lunaires afin d’améliorer son quotidien tout simplement.

Sans rentrer dans les détails astronomiques poussés, que je ne maîtrise d’ailleurs pas, nous allons simplement nous pencher sur les aspects de la lune croissante et décroissante ainsi que les lunes montantes et descendantes. Ces deux phénomènes ayant des influences sur notre vie. L’intérêt ici est de peut-être commencer à prêter une attention particulière sur les cycles de la lune et de faire lien avec notre vie, ce qui petit à petit vous sera d’une grande aide et vous permettra de mieux comprendre certaines phases, situations,… mais aussi d’adapter peut-être votre planning à certaines dates afin de tirer profit des meilleurs aspects de la lune.

 

 

 

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Lune croissante et décroissante:

La lune est croissante de la nouvelle lune à la pleine lune et est décroissante de la pleine lune à la nouvelle lune.  Au niveau des influences de la nouvelle lune , on ressent généralement l’envie d’un nouveau départ, de renouveau même à toute petite échelle, c’est une énergie plus créatrice. La période croissante de la lune nous apporte plus de vivacité et au niveau de la nature, des plantations,… elle apporte plus d’énergie.

A l’inverse la période décroissante qui commence après la pleine lune fait perdre en énergie, elle invite plutôt à la réflexion, à se recentrer. Pour la nature, c’est plus un temps de récolte que de semi.

Il s’agit là de grandes lignes, pour vous situer sur les cycles lunaires et ses différentes énergie. Biensûr, le but est d’analyser comment chacun vit sa propre expérience en fonction des cycles lunaires. Comme tout, nous sommes tous unique, et les ressentis de chacun peuvent différer, l’important étant que chacun trouve son rythme « lunaire » dirons nous.

 

Lune montante et descendante

Ce concept est un peu plus complexe, puisqu’il s’agit du positionnement de la lune dans le ciel. Pour repérer où nous en sommes il faut être attentif au ciel quelque jour et regarder si la lune est plus haute ou plus basse qu’un point fixe que l’on s’est donné. Sinon je vous encourage vivement à vous procurer un guide lunaire annuel complet afin d’avoir le calendrier de celle-ci ( utile notamment en cas de mauvais temps où on ne verra pas la lune).

Concernant les effets ils sont assez similaires à ceux cités plus haut sur les lunes croissantes et décroissantes, mais peuvent avoir un effet amplifié, si par exemple la lune est à la fois croissante et montante!

Pour vous donnez une idée, jusqu’au 8 septembre nous sommes en lune croissante et descendante mais du 8 au 13 nous serons en lune croissante et montante en attendant la pleine lune du 14 septembre où nous passerons en lune décroissante… je vous laisse le soin d’être attentif à ces quelques jours ( du 8 au 13).

 

Si cela vous a intéressé, je vous invite à vous procurer un calendrier lunaire et tenir un cahier ou vous pourrez noter les phases lunaires et vos ressentis afin de vous familiariser avec les cycles.

 

Pour conclure, je vous partage mon expérience capillaire. En avril, sans prêter attention à mon calendrier lunaire que j’ai chaque année, j’ai été chez le coiffeur sur une journée qui était absolument déconseillée ( mais je ne le savais pas au moment des faits). En sortant, tout allait bien, mais quelques jours après mes cheveux étaient plus ternes, plus difficiles à coiffer,… étant étonnée, et cherchant toujours des réponses, j’ai consulté mon fameux calendrier et j’ai tout de suite compris le souci! Autant vous dire, que depuis je me tiens à mon calendrier et tout va beaucoup mieux. Demandez à votre coiffeur, en général ils ont des clientes qui fonctionnent avec la lune, mais du coup pensez à prendre rendez-vous ;).

Belle soirée,