Faire sa farine de tilleul

Le tilleul, Tilia platyphyllos, on le connait en général depuis notre plus jeune âge, c’est l’une des deux premières infusions que l’on consomme enfant; la seconde étant la verveine. On rencontre l’arbre fréquemment en ville qui apporte un peu de verdure et offre cette délicate odeur mielée durant les beaux jours. Une grande partie de la production française vient de Buis-les-Baronnies dans la Drôme provençale, ainsi on a la chance dans le sud est. d’avoir accès à une précieuse ressource plutôt locale.

D’un point de vue thérapeutique le tilleul n’est pas avare de bienfaits puisque ses feuilles, ses sommités fleuries mais aussi son aubier nous offrent de grandes propriétés mais bien différentes selon la partie utilisée. Ces propriétés seront calmantes et apaisantes au niveau des fleurs et des feuilles avec un effet sédatif sur le système nerveux qui aide à l’endormissement, mais aussi antispasmodique aidant à la digestion. En revanche, l’aubier qui est la seconde partie de l’écorce, plus tendre, est drainant et excellent pour nettoyer le foie en douceur, après quelques excès notamment, je vous remet l’article sur le sujet ici: l’Aubier de Tilleul.

Aujourd’hui ce que je vous propose c’est une approche complètement différente du tilleul, qui peut être intéressante si vous avez un arbre 🌳 de tilleul chez vous ou tout simplement du tilleul que vous voulez utiliser différemment, un moulin à café et de l’huile de coude si le moulin est manuel 😊. D’autant que la période de cueillette arrive (mi-juin) , ça peut être une activité sympathique au vert.

Le tilleul est très nutritif, d’où sont intérêt en tant que farine. Qui plus est il est dépourvu de gluten, et vient ainsi s’ajouter à la liste de farine sans gluten que l’on peut utiliser si on veut diminuer sa consommation ou qu’on ne le supporte pas. Les feuilles de tilleul contiennent entres autre des flavanoides ( quercetine et kaempfeol), des tanins aux effets antioxydants, des acides phenols aux effets bénéfiques sur le cholestérol, du mucilage riche en fibres,…

Comment faire sa farine de tilleul?

Rien de plus simple, il vous suffit de vous munir d’un moulin à café, d’un torchon propre, d’un rouleau à pâtisserie, d’huile de coude si votre moulin est manuel ( c’est tellement plus intéressant et bucolique 😊), d’une bonne playlist en fond sonore pour profiter de l’instant et respirer en prime les douces effluves qui se dégagent du tilleul lors du broyage et enfin d’un bocal propre pour stocker votre farine. Tout est prêt, on y va!

Premièrement si vous cueillez vos feuilles faites les sécher avant. Ensuite mettez vos feuilles dans un torchon et écrasez les grossièrement au rouleau à pâtisserie. Au fur et à mesure, passez les au moulin à café. Ça ne paraît rien mais c’est assez long, je dirais 2 bonnes heures mais un bon moment détente paradoxalement, d’où l’ambiance proposée plus haut 😊.

Et forcément avec de la farine on peut faire un tas de recette, tant salées que sucrées. Je vous propose ici, une recette de cookies sans gluten et vegan.

Cookie au tilleul

Les ingrédients (environ 18 🍪 ):

– 150g de farine de riz demi-complet

– 50g de farine de tilleul

– 50g de sucre complet muscovado

– 1 pincée de bicarbonate de soude

– 2 c à s d’huile de coco fondue ou d’olive

– 80 ml de lait végétal ( coco, riz,…)

– 10g de graines de lin broyés

– 10g de fèves de cacao concassées

– 3 carreaux de chocolat noir 70% coupées grossièrement

– une poignée de noix de macadamia et amandes concassées

Préparatifs: Préchauffez votre four thermostat 7 et préparez une plaque de cuisson recouverte d’un papier cuisson non blanchi en parallèle.

Dans un récipient mélangez les deux farines, le sucre et le bicarbonate. Puis ajoutez l’huile, les graines de lin, le lait végétal auquel vous ajouterez les fèves de cacao concassées, les copeaux de chocolat, les amandes et les graines de macadamia. Vous devez obtenir une pâte assez compacte que vous travaillerai à la main. Formez de petites boules que vous déposerez une à une sur la plaque de cuisson. Décorez selon vos envies et enfournez pour 10min thermostat 7.

Bonne dégustation,

Chloé

« Un tilleul qui embaume dans la fin du jour, c’est un ravissement qui s’imprime en nous de manière indélébile et, au creux de notre joie d’exister, trace un sillon de bonheur que la douceur d’un soir de juillet a elle seule ne saurait expliquer. » Muriel Barbery, Une gourmandise

La capucine

Il parait qu’en langage des fleurs, la capucine s’offre pour déclarer un amour ardent, nous sommes en février, voilà peut-être une bonne idée pour déclarer votre flamme à l’élu de votre coeur dans les prochains jours… 😉

Pour ma part je vais aborder le sujet de la capucine d’un point de vu culinaire principalement, mais je vais en profiter pour vous partager ses nombreux bienfaits également que l’on retrouve dans ses fleurs et ses feuilles principalement qui sont également comestibles d’ailleurs. Tout est bon dans la capucine en somme :).

Capucine tubéreuse

La capucine tubéreuse Tropaeolum Tuberosum est originaire des Andes, principalement du Pérou, et d’ailleurs je trouve qu’elle ressemble à l’oca du Pérou dont je vous repartage une recette simple et originale issue de mon dernier calendrier de l’avent « Autour du monde » ici .

Je m’éparpille, donc pour revenir à la capucine tubéreuse, ses feuilles se consomment en salades ou comme des épinards cuits, ses fleurs jaunes orangées viendront égayer n’importe quel plat ( pour ma part je n’ai encore jamais expérimenté ces deux parties de la plante en cuisine).En revanche, j’ai découvert il y a peu son bulbe qui est un légume ancien, aussi appellé « Mashua » ou « Maswallo » et qui est délicieux. Sous cette forme, la capucine se consomme crue ou cuite, dans le cas où elle est dégustée crue, son goût est piquant et poivrée alors qu’une fois cuite, plutôt à la vapeur, son goût est beaucoup plus doux et se rapproche du marron avec une note sucrée subtile.

C’est donc un légume qui se mariera très bien avec des légumes verts comme le céleri par exemple et le fenouil. Je trouve ce mélange très équilibré d’un point de vue diététique biensûr mais surtout d’un point de vu gustatif, le tout assaisonné d’un peu de sel, de poivre, de galanga, éventuellement d’un filet d’huile d’olive, et cela suffit à se régaler. Elle remplace très bien la pomme de terre en apportant moins de calories, et a un apport intéressant en vitamine C si consommée crue évidemment.

Elle se cultive plutôt facilement, si cela vous tente, néanmoins je ne m’y suis pas encore aventuré, mais je dois avouer que je suis tentée, surtout que la bonne période arrive 🙂 et que la capucine est remarquable pour chasser naturellement les pucerons, une plante qui s’inscrira complètement en permaculture!

En outre, les incas l’utilisaient comme plante médicinale, aujourd’hui on l’utilise notamment pour ses propriétés antifongiques et antimicrobiennes, aidant ainsi l’organisme à mieux résister aux infections, à prendre sous forme d’infusions.

Enfin, la légende dit tout de même que l’un des effets du légume racine est anaphrodisiaque, (mais sans étude valable sur le sujet), donc peut-etre à ne pas déguster en amoureux pour la saint Valentin ou tout autres célébrations romantiques, ne sait-on jamais ;). En revanche, il parait que la fleur elle serait aphrodisiaque, je ne m’avancerai ni sur l’un ni sur l’autre, mais je vous laisse expérimenter cela par vous-même éventuellement :).

Sur ce je m’en vais danser la capucine en cuisine.

Belle soirée,

Chloé

La Sauge sclarée

Aussitôt dit, aussitôt fait! Puisque j’étais dans la lancée, autant continuer. Mon dernier article traitait de la lavande (à retrouver ici, si vous ne l’avez pas lu: La lavande) et je vous y glissait des champs de sauges sclarées qui avoisinaient cette dernière. Aussi, nous allons parler aujourd’hui de cette plante également très aromatique, que l’on connait essentiellement pour son huile essentielle remarquable, mais qui a également une utilisation en phytothérapie.

La sauge sclarée, Salvia sclarea ( Salvia vient du latin Salvare qui signifie sauver… tout est dit) se trouve aussi sous le nom de grande sauge ou herbe aux plaies. Ici, sur le plateau de Valensole, elle cohabite avec les champs de lavandes et de lavandins, ce qui se perçoit aisément à l’oeil nu mais en plus se distingue à l’odeur. En effet, la sauge sclarée dégage une odeur plus muscadée, que l’on sent dès que l’on arrive à proximité. A la différence de la sauge officinale avec laquelle il ne faut pas la confondre, son essence est riche en sclareol ( d’où son nom) et ne contient pas de tuyone qui la rendrait neurotoxique comme c’est le cas pour la sauge officinale. Elle est également riche en linalol et en acétate de linalyle. Elle est aussi très utilisée en parfumerie comme fixateur de parfum en raison du sclaréol qu’elle contient. Voilà pour la partie composition biochimique.

Son huile essentielle est en général assez connue par les femmes et notamment celles qui sont ménopausées et pourtant elle offre de multiples autres bienfaits pour chacun.

En cas de règles douloureuses quelques gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée diluées dans de l’huile végétale de noisette par exemple, à utiliser en massage sur le bas ventre et en bas du dos peuvent vraiment soulagées, idem contre les bouffées de chaleur. Mais également en interne, 1 goutte d’huile essentielle de sauge sclarée dans une cuillère de miel ou huile d’olive, 2 fois par jour (pas plus de 3 semaines consécutives) en cas de syndrome prémenstruel, règle douloureuse, trouble de la sphère ORL, bouffées de chaleur.

Elle est également utile en cas de transpiration excessive, il suffit d’appliquer 2 gouttes sous les aisselles ou la plante des pieds mélangez à de l’huile végétale.

Un massage en haut du dos et sur le thorax de ce même mélange sera utile en cas de bouffées de chaleur et état grippal. Pour dégager la sphère ORL 2 gouttes dans de l’eau bouillante suffisent en inhalation.

Même si elle est plus « sécure » à utiliser que l’huile essentielle de sauge officinale ( qui n’est d’ailleurs pas en vente libre), il convient d’observer les précautions d’emplois et contres indications ci-dessous.

L’huile essentielle de sauge sclarée est déconseillée chez la femme enceinte et allaitante, et chez les enfants. Etant oestrogene-like elle est aussi a éviter en cas de mastose, fibrome et toutes pathologies cancéreuse hormonodépendante. En cas d’hyperoestroegénie, il est intéressant en parallèle d’équilibrer cette prise avec des plantes ayant une action progesterone-like tel que le gattilier.

Les huiles essentielles sont très puissantes et efficaces, l’aromathérapie n’étant pas une « médecine douce », elles peuvent se révéler toxiques en cas de surdosage. Prudence donc, en cas de doute demandez conseil.

Pour une utilisation en phytothérapie, vous pouvez aussi la consommer sous forme de teinture mère notamment en tant que tonique digestif, régulation des cycles et des flux menstruels et pour soulager les symptômes de la pré-ménopause.

Cette plante qu’on nomme aussi toute-bonne, mérite vraiment son nom compte tenue de ses nombreuses utilisations et de ses vertus non négligeables. Tout comme la lavande elle mérite d’être connue et a à ce titre tout à fait sa place dans nos placards. En effet, elle s’utilise aussi en cuisine pour parfumer des confitures ou donner un côté plus musqué à un vin en faisant macérer ses fleurs.

Pourquoi pas en mettre une dans le jardin, afin d’avoir ce qu’il faut à portée de main ;)? La nature nous offre tout ce dont on a besoin, à nous d’ouvrir les yeux et notre conscience.

Belle soirée,

 

Chloé

Se recentrer sur l’essentiel

Le fameux, que tout le monde connait, un mot qui est utilisé à toutes les sauces, et qui, ces derniers temps prend de nouvelles apparences. Cette période de confinement et pré/post, ont probablement remuer des choses, que notre vie ai été chamboulé ou pas, il y a eu de gros changements au niveau mondial depuis le mois de mars ( malheureusement pas encore ce que l’on attend vraiment, mais ceci est une autre histoire), qui redistribuent certaines cartes par la force des choses comme la perte d’un emploi par exemple, ou par la remise en question de nos propres modes de vie, grâce à des prises de consciences. Bref comme dans beaucoup de situations, on entend alors davantage parler du stress qui peut prendre plusieurs formes, il ne nous touchent pas tous de la même manière et n’oublions pas le plus important, en affaiblissant considérablement notre système immunitaire, il ouvre la porte à toutes sortes de maladie ( « le mal a dit », bien sûr, donc écoutez-le).

Commençons par le début, qu’est que le stress?

A l’origine, issu de l’anglais, le stress signifiait épreuve, affliction, puis c’est devenu plutôt une pression ou une contrainte. C’est désormais une réponse de l’organisme qui cherche à s’adapter à des sollicitations externes ou internes et cette réaction est parfaitement normale puisqu’elle permet d’assurer la survie et l’adaptation des êtres vivants et cette capacité n’est pas la même chez chacun d’entre nous.

Néanmoins comme je l’avais déjà abordé dans cet article ( le stress) il existe un bon stress ( eustress) et un mauvais stress (distress) , je vous invite à cliquer sur ce lien ici où j’explique un peu plus cela et surtout vous y trouverez mes conseils pour la gestion du stress à court terme, cet article concernait d’ailleurs la période des examens, au cas où certains sont concernés en ce moment, c’est l’article qu’il vous faut ;).

Vers la résilience

Mais ce dont je parle aujourd’hui est encore différent, car comme évoqué dans l’article sur le stress, le sujet est infini. Aussi ce dont je souhaite parlé est la résilience.

C’est Boris Cyrulnik qui a évoqué ce phénomène psychologique qui est notre capacité à se reconstruire et à continuer d’avancer malgré un événement traumatique. Aussi, je crois que le traumatisme étant mondial, il est plus que nécessaire d’aborder ce sujet. Il s’agit donc d’une capacité d’adaptation que nous avons dès les premiers mois de notre vie et qui est déterminée par la génétique, le cerveau et l’environnement affectif. L’une des phrases de Boris Cyrulnik qui image bien ce qu’est la résilience est la suivante:

 » La résilience c’est l’art de naviguer dans les torrents ».

Autant dire que le torrent de 2020 est de taille et quelque soit notre condition de vie, cette capacité est plus que nécéssaire pour garder notre barque en place. Repensez au début de l’année, si on vous avait dit que vous vivriez 55jours en quarantaine ( en France), que vous seriez ensuite contraint de ne pas dépasser les 100km autour de chez vous pendant la quinzaine suivante, et que vous commenceriez à moins voir les sourires des personnes, et j’en passe,… bref tout cela paraissait impossible pour certains, intenables, … et pourtant, regardons où nous en sommes.

Mais la résilience permet aussi une ouverture vers de nouveaux possibles, en effet la barque peut bifurquer vers d’autres horizons plus propices, peut-être même plus en adéquation avec soi-même.

Aussi le but de cet article, n’est absolument pas d’être défaitiste, de broyer du noir ou de ressasser, mais de repenser nos modes de vies, et de puiser ce qui nous donne de la force, ce qui nous donne du sens et nous rend encore plus vivant et heureux.

Ainsi pour avancer sereinement, vivons pleinement l’instant présent évidemment, et si cela vous est difficile, je vous invite à mettre en place une habitude quotidienne très simple: Marchez et profitez pleinement du moment. C’est en ce moment idéal, car les journées sont à rallonges, il est donc plus facile de trouver un temps pour s’aérer en plein jour. Idéalement, un coin de nature, un parc, … et surtout sans téléphone. Si vous ne trouvez pas ce temps dans votre journée, je vous invite à le mettre à la place du moment consacré à la télévision, vraiment cela vous apportera plus dans votre vie.

Plus que jamais, il est important aussi de veiller à avoir une harmonie au niveau de sa famille et de ses relations social, harmonie qui conduit à une production d’ocytocine ( l’hormone de l’amour et de l’attachement) et de dopamine (hormone du plaisir). On notera d’ailleurs que la qualité des relations parents/enfants aura une influence sur le système parasympathique plus tard, aussi il est bon de cultiver cette relation afin d’oeuvrer pour que les enfants soient plus calmes et heureux dans l’avenir et donc soient plus résistants au stress et donc plus résilients.

Récemment j’ai partagé sur les réseaux sociaux, certaines de mes lectures dont l’une traitait de la communication non violente (CNV), qui permet de vivre des relations plus saines et d’avoir des relations familiales harmonieuses en améliorant sa communication avec bienveillance. Si ce sujet vous intéresse je vous conseille l’ouvrage du Dr Anne Van Stappen « Ne marche pas si tu peux danser » qui est sous forme de roman, donc très ludique.

J’espere que ce partage vous parlera et surtout vous apportera de la force et de la volonté pour avancer vers le meilleur, j’en suis certaine. Une des méditations proposé par l’application de Jonathan Lehman 7mind, s’intitule la pensée positive et l’une des affirmations positives proposé est: « Je suis bien plus fort que je ne crois. » #résilience

Je vous souhaite en attendant une douce soirée,

Chloé