Boisson fraîche naturelle

L’été est très bien installé avec des chaleurs assez fortes, aussi il est bien sûr indispensable de bien s’hydrater tout au long de la journée, avec une eau de qualité ( malheureusement ce n’est pas le cas de celle du robinet, mais on en reparlera bientôt) et avec des boissons non sucrés (et non alcoolisées biensûr, car l’alcool en plus de ces nombreux méfaits déshydrate) pour les raisons évidentes liées à une très probable surconsommation de sucre dans notre société et des problèmes engendrés par celui-ci, mais aussi car les boissons sucrées n’étanchent pas la soif.

Aussi je propose de temps en temps sur mes réseaux sociaux des petites recettes simples à base de plantes pour varier les plaisirs, mais je tenais à faire un focus sur cette boisson, qui à mon avis peut devenir la boisson de l’été, d’autant qu’on peut y apporter quelques variations pour ne pas tomber dans la monotonie.

Non ceci n’est donc pas du rosé , mais une boisson fraiche à base de fleurs d’hibiscus utilisée notamment en Egypte, qu’on appelle le Karkadé, mais aussi dans divers pays Africains où on la trouve entre autre sous le nom de Bissap. Vous trouverez également le nom de thé rose, ou thé de l’empire, et j’en oublie car ce breuvage est beaucoup plus consommé à travers le monde qu’on ne l’imagine. Souvent utilisée pour diminuer la température corporelle, on comprend que cette boisson soit si réputée sur le continent Africain. Il existe différentes recettes et très souvent du sucre y est inclus car il s’agit d’une recette traditionnelle. Bien évidemment, ce n’est pas ce que je vais vous proposer ici, d’autant que je trouve dommage l’ajout de sucre qui vient annihiler l’un des bienfaits de cette boisson, mais après tout dépend ce que l’on recherche aussi, si c’est juste pour le plaisir gustatif ( mais je vous assure que c’est délicieux nature 😉 ).

Et des bienfaits, cette boisson n’en manque pas. Commençons pas le début, sa richesse en vitamine C lui confère des vertus stimulantes, de quoi avoir de l’énergie cet été surtout sous ces fortes chaleurs qui peuvent fatiguer. Elle est également antioxydante, diurétique et antispasmodique ainsi elle soulage les maux d’estomac mais aussi utérins, pensez-y les filles ;). Il peut aussi y avoir un effet légèrement laxatif. Elle est également une aide supplémentaire contre l’hypertension. Enfin, l’été étant une saison propice aux infections urinaires, cette boisson ( sans sucre) vous aidera à lutter contre.

La recette est très simple, pour 1litre d’eau il vous suffit d’y ajouter 3 cuillères à soupes de fleurs séchées d’hibiscus et de les laisser macérer au moins 3 heures avant de filtrer. A conserver et à déguster bien frais.

Une variante que je viens de tester encore plus rafraichissante est d’y ajouter une cuillère à soupe de feuilles de menthe poivrée et de bleuets également diurétiques.

Je vous souhaite une belle soirée et un bel été.

Chloé

12 décembre: La Busserole

Découvrons une bonne amie de la belle bruyère aujourd’hui: la Busserole. Ensemble elles peuvent faire des merveilles en phyothérapie, si vous avez loupé l’article concernant la Bruyère, il est juste ici  à lire avant ou après cet article peu importe.

 

Sa carte d’identité:

La Busserole, Arctostaphylos uva-ursi, tout comme la Bruyère elle appartient à la famille des Ericacées. On l’appelle aussi raisin des ours en raison de ses petites baies rouges appréciées par les ours. On trouve donc la Busserole plutôt en montagne (ici la photo a été prise dans les hautes alpes à environ 1800m d’altitude), pour notre part ce sera ses feuilles qui nous intéresserons. Elle contient des hétérosides phénoliques ( notamment l’arbutoside, antiseptique urinaire), des tanins galliques, des flavonoïdes, des triterpènes, des iridoïdes.

 

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Ses actions: 

Reconnu comme étant un antiseptique urinaire, la busserole est d’un grand secours lors d’infections urinaires, cystites et urétrites. Elle est également astringente ( lutte contre les diarrhées) et décongestionnante des voies urinaires et aide à refaire la muqueuse de l’arbre urinaire ( l’épithélium). On lui reconnaît également des actions anti-hémorragiques en améliorant la circulation sanguine.

Elle est assez puissante et soulagera les inconforts cités plus hauts. Elle est à prendre en cure plusieurs fois par an. En revanche, même s’il n’y a pas de toxicité particulière on veillera à ne pas la prendre en surdose ( maximum 15jours consécutifs) afin d’éviter des effet secondaires tel que: nausées, vomissements, coloration des urines ( brun),…

Il y a cependant des contres-indications, la busserole ne convenant pas aux: femmes enceintes (ocytocique, stimulation des contactions de l’utérus) et allaitantes , aux enfants de moins de 12ans, en cas de cancer des voies urinaires, et on veillera à ne pas l’associer à la prise d’anti-inflammatoires, anti-acides. En cas de doute, demander l’avis de votre médecin.

 

Son utilisation: 

A utiliser en décoction à raison de 20grammes de feuilles de busserole pour un litre d’eau. Faire bouillir 3minutes et infuser 10minutes. On n’hésitera pas à l’associer à de la bruyère pour les infections urinaires. Vous pouvez en boire une à 3 fois par jour sur 10/15 jours maximum, à renouveler si besoin tous les 2 mois.

Vous pouvez aussi la trouver sous forme de gélule ou de teinture mère, mais veillez à boire suffisamment à côté, les décoctions ayant cet avantage de nous obliger à boire, nécessaire en cas d’infection urinaire.

 

Déjà au XVIème siècle, Rabelais ( écrivain mais qui fût aussi médecin) nous parlait des bienfaits sur le système urinaire de cette plante, puisqu’il l’utilisait pour soigner l’infection urinaire dont souffrait Pantagruel.

Sur cette note humaniste de la  Renaissance, je vous souhaite une douce journée.

Chloé

 

 

La cystite

En plein coeur de l’été et des vacances pour beaucoup, il est l’heure de lâcher prise et de ne plus être sous contrôle, en profitant du soleil, de ses amis, de sa familles, de la nature, …

En général, on est plutôt en forme et tout va bien, mais un ennemi nous guette, surtout nous les femmes, la fameuse cystite qui est bien plus fréquente en cette période.

Cette infection urinaire peut avoir diverses causes, en général elle est liée à la bacterie Escherichia Coli qui remonte dans la vessie, mais dans le doute il est bon de consulter un médecin pour poser le diagnostic et s’assurer que ce ne soit pas plus grave.

La cystite se caractérise par une envie fréquente d’uriner, des brulures en urinant, de faibles urines dans lesquelles il peut y avoir des traces de sang, une pesanteur dans le bas ventre,… en revanche elle ne provoque pas de fièvre.

Pourquoi a-t-on des cystites?

Plusieurs causes ( non exhaustives) existent chez les femmes, notamment pour des raisons anatomiques ( urètre plus court que chez l’homme) . On notera donc  diverses causes liées à l’apparition d’une cystite, tel que: l’augmentation des rapports sexuels, des vêtements trop serrés, des tissus synthétiques irritants, la prise d’antibiotiques déclenchant une résistance aux bactéries, le diabète, il peut aussi s’agir d’une chute d’œstrogène ( après la ménopause), bref tout un tas de causes peuvent exister, certaines personnes seront plus sujettes à ces infections urinaires, notamment celles qui ont déjà été sondé.

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Comment s’en prémunir?

Il est important de bien s’hydrater, avec de l’eau je précise, car l’alcool n’hydrate pas et qui plus est, il empire la situation. Il faut notamment éviter le vin blanc et le champagne mais aussi le café, le thé, les aliments acides ( voir mon article sur l’équilibre acido-basique:  L’équilibre acido-basique) , uriner après chaque rapport sexuel, favoriser les sous-vêtements 100% coton biologique, préférer des vêtements amples, éviter les modes protections hygiéniques invasifs tel que les tampons, aller aux toilettes aussi souvent que nécessaire, s’essuyer d’avant en arrière, boire des jus de légumes verts.

Les plantes à la rescousse

Toujours présentent diverses plantes vont permettre d’une part de prévenir l’apparition de la cystite mais aussi de la calmer.

La bruyère et la busserole sont considérées comme des antiseptiques naturels des voies urinaires et sont de ce fait d’une grande aide en cas de cystite.

Recette: Pendant 10jours, en infusion: busserole, bruyère et échinacée à raison de 3 c à c de se mélange, à boire plusieurs fois par jour.

Le cramberry ou canneberge qu’on ne présente plus permet de limiter la prolifération des bactéries pathogènes  tel que E.coli  et de réduire les éventuelles récidives et ce grâce à la proanthocyanidine que celui-ci contient. A boire en jus non sucré et de qualité biologique.

Vous pouvez retrouver la synergie de la bruyère et du cramberry associé à l’hibiscus ( drainant) et au zinc ( équilibre acido-basique) dans un complexe très efficace à faire en cure sur 15 jours chez Natural Nutrition, sous le nom Cyst-élim ( bénéficiez de 20 % de remise en entrant le code CHLOE20).

Les probiotiques

L’intestin est colonisé par des bactéries nécessaires à son équilibre. Comme précisé plus haut, les voies urinaires étant proches, les bactéries se propagent rapidement à celui-ci. Or certaines souches permettent de maintenir un pH optimal et de lutter contre les bactéries pathogènes, c’est le cas de Lactobacillus rhamnosus et Lactobacillus acidophilus, toutes 2 présentes dans le complexe Purbiotik  à faire en cure de 30 jours ( 20% de remise avec le code CHLOE20).

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Le sujet est vaste et mérite d’être abordé de façon individuelle comme toujours, néanmoins vous avez ici pas mal de pistes naturelles pour soulager ce désagrément. J’insiste néanmoins sur le fait qu’il faille vraiment faire un diagnostic auprès d’un médecin, afin d’écarter tout autre pathologie plus grave.

Je vous souhaite un beau mois d’août, en forme, serein et heureux.

 

Prenez soin de vous,

 

Chloé,