La farine de bananes vertes

J’ai partagé récemment une photo de muffins vegan et sans gluten que j’avais fait dans le but de passer 2 pommes qui étaient un peu abimées et d’éviter le gaspillage. Apres une bonne dégustation, je vous livre aujourd’hui la recette de ces muffins très digestes et j’en profites pour faire un focus sur un des ingrédients clés de la recette, à savoir la farine de bananes vertes.

 

Les bananes vertes utilisées proviennent de l’équateur, elles sont séchées avant d’être broyées sous forme de farine.

Le grand intérêt de cette farine est qu’il s’agit d’une autre alternative sans gluten bien-sûr mais aussi de nombreux autres bienfaits apportés par la banane verte. Grâce à son amidon résistant, elle est riche en prébiotiques et participe donc à un bon équilibre de la flore intestinale.

Elle s’utilise aussi bien dans des recettes salées que sucrées et est très digeste tout en augmentant la satiété.

Elle est riche en potassium ( celui-ci permet notamment la contraction du muscle du coeur) et en fibres.

Elle possède un index glycémique bas puisqu’il est de 35 , mais attention plus une banane murie, plus l’indice augmente, aussi si vous contrôlez votre glycémie ( diabète, régime amincissant,…) favorisez les bananes vertes au détriment des autres ( jaunes, noires ou plantain, qui ont un indice glycémique bien plue élevé! Pour en savoir plus sur l’index glycémique, je vous invite à lire cet article: Un grand ennemi!

 

Autre précision sur cette farine tout terrain, on en utilise environ 25% de moins qu’une farine habituelle. Concernant le goût, il est très subtil et pour l’avoir testé auprès de mes gouteurs professionnels ;), si on ne le sait pas on ne pense pas forcément à la banane.

 

La farine en action, dans cette recette légère, à faible index glycémique, sans gluten, vegan et surtout délicieuses. J’ai utilisé ici des pommes mais un autre fruit peut tout aussi bien aller.
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La recette, pour environ 10 muffins, il vous faudra:

  • 200g de farine de bananes vertes ( en magasin bio)
  • 1 c à s de graines de lin
  • 1c à s de graines de chia
  • 50g de sucre complet
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 80g de purée d’amandes
  • 20cl de lait d’amandes
  • Une gousse de vanille grattée
  • 2 pommes ariane
  • Quelques graines de courges et/ou de lin ( j’ai opté pour un muffin de chaque chacun)
  •  Des petits moules à muffins

Préchauffez votre four à 180C°.

Dans un récipient mélangez la farine de bananes vertes, les graines de lin, les graines de chia, le sucre, la poudre à lever et la gousse de vanille. Puis incorporez la purée d’amandes, et le lait d’amandes,  afin d’obtenir une page homogène.

Une fois le mélange obtenu versez-le dans les petits moules à muffins.

Découpez vos pommes en tranches et placez en une dans chaque moule au centre de la pâte. Saupoudrez de graines de courges.

Enfournez pour 20min.

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Douce soirée aux douces saveurs.

 

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Soba au pesto de chou kale

Pour changer des pâtes à base de blé, je vous propose une alternative sans gluten: les pâtes soba.

Originaires du Japon, les sobas sont des nouilles à base de farine de sarrasin. Outre le fait qu’elles ne contiennent pas de gluten, elles ont d’autres avantages. En effet, elles sont riches en protéines et en fibres et ont un index glycémique bien plus bas que le blé.

Je l’associe ici à un pesto maison à base de chou kale. Le chou kale, oublié pendant un temps, est maintenant facile à trouver en magasins biologiques, il se consomme cru ou cuit. Il est faible en calories mais pas en nutriments. En effet, il est riche en vitamines K, C et provitamine A . Sa teneur en fer et en calcium  sont intéressantes et son pouvoir alcalinisant également ( voir mon article sur l’équilibre acido-basique ici). Biensur c’est un excellent antioxydant grâce au flavonoïdes qu’il contient. C’est un super aliment qui offre de nombreuses possibilités de recettes.

Je vous propose de le découvrir cru sous forme d’un pesto revisité qui est une bonne manière d’apprivoisé ce légume, dont la texture peut surprendre au départ lorsqu’il n’est pas mixé.

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Pour 4 personnes il vous faudra:

  • 2 paquets de 200G de nouilles soba
  • entre  8 et 10 feuilles de chou kale selon la taille
  • une petite botte de persil
  • jus d’un demi citron
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 12 noix
  • sel, poivre

Dans un mixeur, mettez le chou kale lavé et sans la tige centrale, les cerneaux de noix, le persil, le jus du citron, mixez le tout.

Dans une grande casserole, faites chauffer de l’eau est incorporez y les nouilles soba à ébullition. Faîtes les cuire 6 min.

Après avoir égoutté les nouilles soba, présentez les dans un plats  mélangez avec votre pesto de kale.

Régalez-vous,

 

Parlons bien, parlons Bio

Je m’attaque aujourd’hui à un sujet, qui est parfois controversé et anime souvent certaines de mes discussions: l’agriculture biologique.

Je vais ici parler essentiellement d’alimentation, et me concentrer sur les produits frais non transformés, qui sont toujours la meilleure façons de s’alimenter. Le but de cet article est d’y voir plus clair sur les bienfaits de l’agriculture biologique sur la santé, en s’intéressant notamment à ce qu’est l’agriculture biologique et aux différents labels qui existent, certains étant plus qualitatifs que d’autres. Quoi qu’il en soit je ne laisserai aucun suspens quand à ma position sur la question, je conseille toujours de manger bio quelque soit le label, car il est évident que ce sera toujours mieux que de l’agriculture conventionnelle.

 

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Qu’est ce que l’agriculture biologique?

Il s’agit d’un mode de production visant à la fois à être respectueux de l’environnement, de l’humain mais aussi des animaux et qui s’oppose à l’agriculture industrielle.

Ce respect environnementale et humain repose sur la limitation de l’utilisation des substances d’origines chimiques, par exemple en remplaçant l’engrais chimique par du compost et l’utilisation de produits naturels ( cuivre, argiles,…) ou prédateurs pour repousser les parasites.

Pour le bien-être des animaux, l’élevage en plein air est privilégié et ceux-ci sont nourrit avec des aliments biologiques et ne sont pas bourrés d’antibiotiques.

 

Pour s’y retrouver et certifier la qualité biologique d’un aliment il existe différents labels.

 

Les logos et labels

Afin d’assurer au consommateur le respect du cahier des charges de l’agriculture biologique et de la règlementation européenne, plusieurs logos/labels existent. En général, un agriculteur doit avoir passé une période entre 2 et  3ans en agriculture biologique avant de pouvoir avoir droit au label. Suite à cela, c’est un organisme agrée et reconnu par l’INAO (l’institut national de l’origine et de la qualité) qui pourra donner la certification qui sera valable un an.

 

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Le logo européen (Eurofeuille) est obligatoire sur les produits alimentaires emballés. Il donne obligatoirement une indication sur le lieu de production des matières premières qui composent le produit tel que: « Agriculture UE », « Agriculture non UE », « Agriculture UE/non UE ».

images.png Le logo « Agriculture biologique » est facultatif et garantit qu’un aliment contient au moins 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique ( pour les produits transformés, sinon c’est 100%), le respect de la réglementation en vigueur française et européenne.

D’autres labels peuvent venir en plus de ces deux ( à l’exception de Nature et Progrès dont on va parler plus loin, qui exige un cahier des charges plus stricte que la norme européenne ) afin de renforcer la traçabilité et la qualité d’un produit déjà certifié bio.

 

Unknown-1.pngNature et Progrès garantie des produits issus de fermes 100% bio, limite la taille des élevages, exige une alimentation 100% biologique pour les animaux en limitant au maximum les traitements allopathiques. Ils prennent aussi en compte la limitation des emballages, des consommations d’énergie, le respect de la saisonnalité,la taille de l’entreprise,… Ce logo est gage de qualité et s’inscrit dans une démarche complète: biologique, écologique, équitable, durable.

Unknown.jpegDemeter certifie quand à elle l’agriculture biodynamique. C’est à dire qu’en plus du cahier des charges européen, elle vise à favoriser l’écosystème déjà existant par un cahier des charges bien précis en matière de culture et d’élevage.

 

Unknown-1.jpegCe label un peu plus récent vient renforcer le cahier des charges de la bio en y intégrant la non-mixité des fermes , une alimentation animale 100% bio, la notion de proximité afin de favoriser les produits locaux. Ici aussi il y aura une démarche biologique, écologique, éthique et sociale.

 

Les labels sont donc gages de qualité et vous assure une vrai démarche bio.

 

Concernant les produits importés, s’ils sont européens, les contrôles sont fiables et garantissent de faibles taux de résidus ( inférieur à 5%). Sinon, la qualité des contrôles different d’un pays à l’autre même si dans la majorité des cas ils sont plutôt correcte. Néanmoins, dans une démarche biologique il est toujours préférable de consommer des produits le plus local possible.

 

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Pourquoi manger bio?

Vous le savez si vous me lisez depuis un moment ou si vous vous intéressé à la nutrition et/ou à la naturopathie en général, l’alimentation est le pilier de la santé.

Nous sommes dans une époque où manger sainement est compliqué à cause des nombreux pesticides dangereux pour la santé car ils sont cancérigènes, neurotoxiques et perturbent le système endocrinien. Pour s’assurer de consommer des produits sains dans tous les sens du terme ( un céleri plein de pesticide ne l’est pas), il est donc nécessaire de se tourner vers l’agriculture biologique, où même mieux, si on peut cultiver soit même ses fruits et légumes.

De plus beaucoup de nutriments et vitamines ( notamment la vitamines C) se trouvent dans la peau des fruits et légumes, en consommant bio vous pouvez consommer toutes les parties de vos fruits et légumes sans risque.

En outre, au-delà de la santé, manger bio et local participe à une économie plus responsable qui limite la surconsommation. Le tarif parfois un peu plus élevé des produits bio, permet de se responsabiliser, de limiter le gaspillage, de manger en conscience et de consommer de saison. Il y a souvent plus d’éthique social et environnemental également.

Et aussi gustativement parlant , il y a plus de saveurs et donc de plaisir ;).