16 décembre: la déshydratation

Je ne vais pas parler de déshydratation nous concernant qu’on cherche à éviter, mais de la déshydratation des aliments qui elle s’avère bien utile en revanche.

En effet, cette technique ancienne et revenue sur le devant de la scène grâce notamment à l’alimentation sans cuisson et autres naturopathes, dont je fais partie, qui partagent pas mal autour de cela et c’est tant mieux. Mais à quoi cela sert-il? Pourquoi et comment déshydrater ses aliments? Avec ou sans déshydrateur?

La première chose interessante concernant la déshydratation est que celle-ci permet de conserver plus longtemps des fruits et légumes qui risquent de se perdre. Ainsi si vous voyez que des aliments ne seront pas mangés à temps, c’est une super astuce anti gaspillage. Vous pouvez conserver vos aliments plusieurs mois en veillant à bien les conserver, dans des bocaux en verre par exemple ( ce que je fais).

Vous l’avez sûrement déjà vu, on peut même déshydrater de la viande ou du poisson, je ne l’ai personnellement jamais fait, car ce n’est pas mon type d’alimentation , mais si cela vous tente soyez très vigilant à ce que ce soit bien déshydrater pour éviter tout risques de germes ou autres et conservez les maximum 3 mois.

Un autre intérêt à déshydrater des aliments et notamment des fruits est qu’ils peuvent constituer un encas sain pour les enfants ( et même les grands), et remplacer les bonbons et autres sucreries. C’est à la fois économique, écologique, sans aucun additif et meilleur pour la santé.

Comment déshydrater ses aliments?

On commence par laver et sécher son aliment et idéalement on vient couper de fines tranches à la mandoline les plus fines possibles pour écourter le temps de séchage. Pour les pommes et les poires vous pouvez utiliser un vide-pomme, mais si vous n’en avez pas, simplement veillez à bien ôter les pépins. Quand un fruit ou un légume est bien mûr, il sèche plus rapidement. Cette information à son importance, car les temps de déshydratation peuvent être long ( jusque 12h, cela varie en fonction des aliments).

On peut déshydrater sans appareil spécifique mais l’utilisation d’un déshydrateur est toujours plus confortable, que ce soit pour l’installation de ses aliments, il y a souvent beaucoup de plateaux, mais aussi pour la gestion de la température, de la visibilité des aliments,… En effet en dessous de 46 degrés vos aliments gardent tous leurs nutriments et vitamines, ce qui n’est pas un détail. Pour choisir un déshydrateur je vous conseille surtout de ne pas le prendre en plastique et avec une puissance aux alentours des 500watts, et vous verrez que c’est bien souvent là que l’on trouve la différence de prix ( entre 50 et 300euros). Sinon il nous reste la bonne vieille méthode du four. Pour se faire on installe une feuille de papier cuisson sur une plaque où l’on va venir disposer des aliments finement coupés, sans qu’elles se touchent. Au niveau de la température on jauge entre 40 et 50 degrés maximum ( à peine plus que le thermostat 1) et au niveau du temps tout dépend des aliments, cela peut aller de 5h à 12h ( oui il vaut mieux faire ça un dimanche à la maison, je vous l’accorde 😊). Si un fruit a tendance à noircir au contact de l’air, ajoutez-y un peu de jus de citron 🍋

A vos pommes 🍏 , poires 🍐,mangues 🥭 , oranges 🍊kiwis🥝,… dont c’est la saison. On peut profiter de les déguster séchés mais aussi les utiliser en décoration, notamment avec les oranges qu’on peut mettre en guirlande, dans une couronne ou suspendre dans le sapin individuellement. Les idée sont infinies quand on déshydrate ses aliments. Sachant qu’ensuite il est possible de les réhydrater par exemple pour faire une tarte au pommes. Et cet été pensez à faire vos propres tomates 🍅 séchées, en les mettant au soleil ☀️ par temps bien sec, le four naturel 😊.

Enfin de nombreuses recettes sont possibles avec des aliments séchés, on en reparlera sûrement par ici.

Très belle journée ☀️

Chloé

Les modes de cuisson

Bien choisir ses aliments est primordiale pour bien manger. Les choisir le plus brut possible, de saison, de qualité biologique ou raisonnée, de productions plutôt locale lorsque cela est possible,…

Mais le meilleur aliment du monde aussi bio soit-il, aussi nutritif soit-il peut rapidement se transformer en « poison » selon la manière dont il est cuisiner et plus précisément selon la manière dont il est cuit. En revanche, je tiens à préciser que je ne suis pas crudivore et n’encourage pas particulièrement ce courant, l’important est d’être à l’écoute de son corps et notamment de son intestin.

Concernant donc les modes de cuisson, je vais commencer par la star de l’été qui est surtout une animation offrant un moment conviviale, mais c’est bien là son seul avantage, il s’agit du barbecue…

Le barbecue

Le barbecue est un mode de cuisson à très haute température ( 300 C° en moyenne). Bien souvent il sert à cuisiner des aliments gras ( saucisses, merguez,…) ce qui le rend hautement dangereux quand on sait qu’au dessus de 100 C° les graisses se transforment en produits toxiques et cancérigènes. Lors du chauffage des graisses se dégage de l’acroleine ( substance retrouver dans les gaz d’échappement de moteur.. hummm bon appétit biensûr) qui est cancérigène évidemment mais qui est aussi facteur de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Aussi dans le but d’avoir une bonne hygiène alimentaire, le barbecue est vraiment un mode de cuisson à limiter ou même à éviter. Si vraiment vous y tenez, il vaut mieux favoriser les barbecues à la vertical pour limiter le dépôts de graisse, mais cela reste un mode de cuisson beaucoup trop fort et pas idéal pour la santé malgré tout.

Le Micro-onde

Il divise depuis toujours,  ce qui est certains c’est qu’il ne faut pas rester proche d’un micro-onde à cause des radiations qu’il produit, surtout s’il n’est pas bien isolé. Des études ont montré que consommer des aliments cuit ou réchauffés au micro-onde, en plus d’enlever les nutriments dans l’aliment, auraient notamment une incidence sur le taux de cholestérol.

Il est donc préférable de le limiter le plus possible et surtout d’éviter d’utiliser du plastique au micro-onde!

 

La friture

En plus d’être très grasse, la friture est un réel danger pour notre santé, puisque si celle-ci est chauffé au-delà de 180C°, se forme de l’acrylamide, substance cancérigène.

Quoi qu’il en soit tous ce qui est frit, perd de sa valeur nutritionnelle originelle et expose à des risques cardiovasculaires ainsi qu’au diabète de type 2.

Rien de nouveau, mais c’est toujours bon de le relire: La friture est à fuir!

 

La Cuisson à l’eau

Un mode de cuisson qui ne comporte pas de risque mais malheureusement fait perdre une bonne partie des nutriments des aliments qui cuisent dans l’eau. Cette cuisson convient surtout aux soupes puisqu’on consommera cette même eau, sinon c’est juste dommage de perdre un peu en qualité de nos aliments.

Petit aparté, plus vous faites bouillir un aliment, plus son index glycémique augmente.

Le four

Idéalement, on évite toute cuisson au-dessus de 180C°, souvent la température au-delà de laquelle on va faire caraméliser un aliment et donc produire, à notre insu, des substances chimiques néfastes pour notre santé. Bien choisir ses matières grasses, certaines huiles ne supportant pas la chaleur, comme l’huile de colza par exemple.

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La cuisson à la vapeur

Idéalement on ne dépassera pas les 100 C° pour ne pas perdre de micronutriments. Grâce à la chaleur et l’environnement humide qu’elle dégage, la cuisson vapeur permet de chauffer les aliments en gardant leur valeur nutritive et en préservant notre santé. Elle est aussi plus légère, pas inintéressant en ce moment.

Après la cuisson à a vapeur, vous pouvez assaisonner avec une huile d’olive par exemple et pour varier n’hésitez pas à user des épices.

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Pour finir

Biensûr, les cuissons plus caramélisée ( et donc offrant plus  de saveurs pour certains) produites par la réaction de Maillard, ne sont pas réalisables avec la cuisson à la vapeur, aussi on peut simplement garder tout cela à l’esprit et veiller à alterner entre manger cru, à la vapeur, ou un peu plus caramélisé mais avec parcimonie.

L’idée reste quand même de se faire du bien, donc oui il faut penser à sa santé mais il faut garder le plaisir gustatif. Et autre chose, pour apprécier un bon repas, partagez le avec des personnes que vous aimez.

Belle soirée,