La Sauge sclarée

Aussitôt dit, aussitôt fait! Puisque j’étais dans la lancée, autant continuer. Mon dernier article traitait de la lavande (à retrouver ici, si vous ne l’avez pas lu: La lavande) et je vous y glissait des champs de sauges sclarées qui avoisinaient cette dernière. Aussi, nous allons parler aujourd’hui de cette plante également très aromatique, que l’on connait essentiellement pour son huile essentielle remarquable, mais qui a également une utilisation en phytothérapie.

La sauge sclarée, Salvia sclarea ( Salvia vient du latin Salvare qui signifie sauver… tout est dit) se trouve aussi sous le nom de grande sauge ou herbe aux plaies. Ici, sur le plateau de Valensole, elle cohabite avec les champs de lavandes et de lavandins, ce qui se perçoit aisément à l’oeil nu mais en plus se distingue à l’odeur. En effet, la sauge sclarée dégage une odeur plus muscadée, que l’on sent dès que l’on arrive à proximité. A la différence de la sauge officinale avec laquelle il ne faut pas la confondre, son essence est riche en sclareol ( d’où son nom) et ne contient pas de tuyone qui la rendrait neurotoxique comme c’est le cas pour la sauge officinale. Elle est également riche en linalol et en acétate de linalyle. Elle est aussi très utilisée en parfumerie comme fixateur de parfum en raison du sclaréol qu’elle contient. Voilà pour la partie composition biochimique.

Son huile essentielle est en général assez connue par les femmes et notamment celles qui sont ménopausées et pourtant elle offre de multiples autres bienfaits pour chacun.

En cas de règles douloureuses quelques gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée diluées dans de l’huile végétale de noisette par exemple, à utiliser en massage sur le bas ventre et en bas du dos peuvent vraiment soulagées, idem contre les bouffées de chaleur. Mais également en interne, 1 goutte d’huile essentielle de sauge sclarée dans une cuillère de miel ou huile d’olive, 2 fois par jour (pas plus de 3 semaines consécutives) en cas de syndrome prémenstruel, règle douloureuse, trouble de la sphère ORL, bouffées de chaleur.

Elle est également utile en cas de transpiration excessive, il suffit d’appliquer 2 gouttes sous les aisselles ou la plante des pieds mélangez à de l’huile végétale.

Un massage en haut du dos et sur le thorax de ce même mélange sera utile en cas de bouffées de chaleur et état grippal. Pour dégager la sphère ORL 2 gouttes dans de l’eau bouillante suffisent en inhalation.

Même si elle est plus « sécure » à utiliser que l’huile essentielle de sauge officinale ( qui n’est d’ailleurs pas en vente libre), il convient d’observer les précautions d’emplois et contres indications ci-dessous.

L’huile essentielle de sauge sclarée est déconseillée chez la femme enceinte et allaitante, et chez les enfants. Etant oestrogene-like elle est aussi a éviter en cas de mastose, fibrome et toutes pathologies cancéreuse hormonodépendante. En cas d’hyperoestroegénie, il est intéressant en parallèle d’équilibrer cette prise avec des plantes ayant une action progesterone-like tel que le gattilier.

Les huiles essentielles sont très puissantes et efficaces, l’aromathérapie n’étant pas une « médecine douce », elles peuvent se révéler toxiques en cas de surdosage. Prudence donc, en cas de doute demandez conseil.

Pour une utilisation en phytothérapie, vous pouvez aussi la consommer sous forme de teinture mère notamment en tant que tonique digestif, régulation des cycles et des flux menstruels et pour soulager les symptômes de la pré-ménopause.

Cette plante qu’on nomme aussi toute-bonne, mérite vraiment son nom compte tenue de ses nombreuses utilisations et de ses vertus non négligeables. Tout comme la lavande elle mérite d’être connue et a à ce titre tout à fait sa place dans nos placards. En effet, elle s’utilise aussi en cuisine pour parfumer des confitures ou donner un côté plus musqué à un vin en faisant macérer ses fleurs.

Pourquoi pas en mettre une dans le jardin, afin d’avoir ce qu’il faut à portée de main ;)? La nature nous offre tout ce dont on a besoin, à nous d’ouvrir les yeux et notre conscience.

Belle soirée,

 

Chloé

La lavande

Si vous vivez en provence ou êtes tout simplement fan de lavande vous savez que nous sommes actuellement dans les deux semaines les plus propices pour admirer les belles lavandes qui ornent les routes de provence et parfument délicatement l’air. La lavande a tout pour elle, elle est belle, sent bon et est en plus dotée de multiples vertus bienfaisantes pour notre santé physique et mental. Son nom est un dérivé de « laver », puisqu’autrefois elle était utilisée pour parfumer l’eau du bain pour se laver et sentir bon.

J’ai récemment eu la chance de passer par le plateau de Valensole, en cette période magique où les lavandes scintillent de beauté et sentent divinement bon, ce qui m’a donné l’envie d’écrire sur cette « star » de la phytothérapie et de l’aromathérapie disons le clairement elle a au moins été utilisé une fois par tous, mais connaissez-vous tous ses secrets?

Lavande ou lavandin

Les deux variétés sont présentes ici, et même de la sauge sclarée (on en reparle très vite). La lavande, aussi appelée lavande vraie ou lavande officinale a un cousin hybride qui est le lavandin et qui résulte d’un mélange entre la lavande vraie et la lavande aspic que l’on trouve dans des altitudes plus basses et qui a une odeur un peu plus camphrée, vous l’avez surement déjà vu en tant que tel en huile essentielle. Cette dernière est moins onéreuse que la lavande vraie et par conséquent le lavandin également. Pour s’y retrouver il est toujours préférable de vérifier les noms latins des plantes, aussi la lavande se nomme Lavandula angustifolia elle possède un seul épi par tige, la lavande aspic se trouve sous le nom de Lavandula latifolia et est plus fournit en épis de fleurs sur chaque tige qui sont par conséquent plus longues. Enfin le lavandin, le Lavandula hybrida soit abrial ou grosso est plus grand et plus résistant et possède plusieurs épis par tige. Il éxiste aussi le Lavandin Super, Lavandula Burnatii Briquet ou Lavandula hybrida clone super qui est le plus proche de la lavande tant au niveau de l’odeur que des effets ( sauf sur la partie émotionnelle où l’on préfèrera la lavande fine).

Nous allons donc nous arrêter plus précisément sur la lavande, maintenant que vous savez la différencier des hybrides qui n’en sont pas moins intéressant pour autant, j’en ferai un article différent.

Que ce soit par l’utilisation de ses sommités fleuries en phytothérapie ou par la concentration des essences que ces dernières renferment en aromathérapie, la lavande est un indispensable à avoir en toutes saisons et en toutes circonstances.

On lui reconnaît des propriétés calmantes remarquables notamment en cas d’insomnie et d’irritabilité. Elle est ( et j’insiste sur ce point, rien que pour cela je vous encourage à en avoir toujours sur vous) indispensable pour apaiser les maux de tête et migraines mais aussi pour favoriser un bon sommeil, 2 gouttes pures en massage sur les tempes. Elle aide à la digestion et lutte contre les coliques en infusion. En inhalation, elle et en application externe sur la sphère ORL elle aide à dégager les bronches. Toujours en application externe à l’aide de compresse, elle apaise piqures d’insectes, coupures et démangeaisons.

Bref, s’il n’y en avait qu’une, je l’ai toujours dit, ce serait celle-ci, tant en phytothérapie qu’en aromathérapie, mais aussi en cuisine ( recettes à venir, mais vous pouvez déjà tout simplement en mettre dans des salades, toujours bio bien sûr ou encore mieux de votre jardin), un délice, d’ailleurs si jamais vous passez sur Avignon il y a un glacier qui propose une glace à la lavande et au miel qui est exceptionnelle ( la Princière sur la place des Corps Saints à Avignon, désolée de vous pousser à la gourmandise 😉 ).

Vous pouvez aussi rajouter une infusion de lavande dans votre bain pour un effet détente absolue.

L’avantage de la lavande vraie ( je ne parle pas de la lavande aspic ou du lavandin) c’est que son huile essentielle a peu de contres-indications même chez les enfants, on veillera simplement à vérifier qu’il n’y ai pas d’allergie au linalol et d’interactions médicamenteuse ( demandez l’avis de votre médecin).

Beaucoup cherchent des endroits à visiter en France, si vous cherchez de la chaleur, des beaux paysages, des odeurs très aromatiques et en plus en connaitre plus sur ces trésors naturels pour prendre soin de vous, vous avez une destination idéale; en revanche au mois d’aout il sera déjà trop tard, elles auront été récolté, la beauté est si éphémère :).

Douce soirée,

Chloé

Boisson fraîche naturelle

L’été est très bien installé avec des chaleurs assez fortes, aussi il est bien sûr indispensable de bien s’hydrater tout au long de la journée, avec une eau de qualité ( malheureusement ce n’est pas le cas de celle du robinet, mais on en reparlera bientôt) et avec des boissons non sucrés (et non alcoolisées biensûr, car l’alcool en plus de ces nombreux méfaits déshydrate) pour les raisons évidentes liées à une très probable surconsommation de sucre dans notre société et des problèmes engendrés par celui-ci, mais aussi car les boissons sucrées n’étanchent pas la soif.

Aussi je propose de temps en temps sur mes réseaux sociaux des petites recettes simples à base de plantes pour varier les plaisirs, mais je tenais à faire un focus sur cette boisson, qui à mon avis peut devenir la boisson de l’été, d’autant qu’on peut y apporter quelques variations pour ne pas tomber dans la monotonie.

Non ceci n’est donc pas du rosé , mais une boisson fraiche à base de fleurs d’hibiscus utilisée notamment en Egypte, qu’on appelle le Karkadé, mais aussi dans divers pays Africains où on la trouve entre autre sous le nom de Bissap. Vous trouverez également le nom de thé rose, ou thé de l’empire, et j’en oublie car ce breuvage est beaucoup plus consommé à travers le monde qu’on ne l’imagine. Souvent utilisée pour diminuer la température corporelle, on comprend que cette boisson soit si réputée sur le continent Africain. Il existe différentes recettes et très souvent du sucre y est inclus car il s’agit d’une recette traditionnelle. Bien évidemment, ce n’est pas ce que je vais vous proposer ici, d’autant que je trouve dommage l’ajout de sucre qui vient annihiler l’un des bienfaits de cette boisson, mais après tout dépend ce que l’on recherche aussi, si c’est juste pour le plaisir gustatif ( mais je vous assure que c’est délicieux nature 😉 ).

Et des bienfaits, cette boisson n’en manque pas. Commençons pas le début, sa richesse en vitamine C lui confère des vertus stimulantes, de quoi avoir de l’énergie cet été surtout sous ces fortes chaleurs qui peuvent fatiguer. Elle est également antioxydante, diurétique et antispasmodique ainsi elle soulage les maux d’estomac mais aussi utérins, pensez-y les filles ;). Il peut aussi y avoir un effet légèrement laxatif. Elle est également une aide supplémentaire contre l’hypertension. Enfin, l’été étant une saison propice aux infections urinaires, cette boisson ( sans sucre) vous aidera à lutter contre.

La recette est très simple, pour 1litre d’eau il vous suffit d’y ajouter 3 cuillères à soupes de fleurs séchées d’hibiscus et de les laisser macérer au moins 3 heures avant de filtrer. A conserver et à déguster bien frais.

Une variante que je viens de tester encore plus rafraichissante est d’y ajouter une cuillère à soupe de feuilles de menthe poivrée et de bleuets également diurétiques.

Je vous souhaite une belle soirée et un bel été.

Chloé

Se recentrer sur l’essentiel

Le fameux, que tout le monde connait, un mot qui est utilisé à toutes les sauces, et qui, ces derniers temps prend de nouvelles apparences. Cette période de confinement et pré/post, ont probablement remuer des choses, que notre vie ai été chamboulé ou pas, il y a eu de gros changements au niveau mondial depuis le mois de mars ( malheureusement pas encore ce que l’on attend vraiment, mais ceci est une autre histoire), qui redistribuent certaines cartes par la force des choses comme la perte d’un emploi par exemple, ou par la remise en question de nos propres modes de vie, grâce à des prises de consciences. Bref comme dans beaucoup de situations, on entend alors davantage parler du stress qui peut prendre plusieurs formes, il ne nous touchent pas tous de la même manière et n’oublions pas le plus important, en affaiblissant considérablement notre système immunitaire, il ouvre la porte à toutes sortes de maladie ( « le mal a dit », bien sûr, donc écoutez-le).

Commençons par le début, qu’est que le stress?

A l’origine, issu de l’anglais, le stress signifiait épreuve, affliction, puis c’est devenu plutôt une pression ou une contrainte. C’est désormais une réponse de l’organisme qui cherche à s’adapter à des sollicitations externes ou internes et cette réaction est parfaitement normale puisqu’elle permet d’assurer la survie et l’adaptation des êtres vivants et cette capacité n’est pas la même chez chacun d’entre nous.

Néanmoins comme je l’avais déjà abordé dans cet article ( le stress) il existe un bon stress ( eustress) et un mauvais stress (distress) , je vous invite à cliquer sur ce lien ici où j’explique un peu plus cela et surtout vous y trouverez mes conseils pour la gestion du stress à court terme, cet article concernait d’ailleurs la période des examens, au cas où certains sont concernés en ce moment, c’est l’article qu’il vous faut ;).

Vers la résilience

Mais ce dont je parle aujourd’hui est encore différent, car comme évoqué dans l’article sur le stress, le sujet est infini. Aussi ce dont je souhaite parlé est la résilience.

C’est Boris Cyrulnik qui a évoqué ce phénomène psychologique qui est notre capacité à se reconstruire et à continuer d’avancer malgré un événement traumatique. Aussi, je crois que le traumatisme étant mondial, il est plus que nécessaire d’aborder ce sujet. Il s’agit donc d’une capacité d’adaptation que nous avons dès les premiers mois de notre vie et qui est déterminée par la génétique, le cerveau et l’environnement affectif. L’une des phrases de Boris Cyrulnik qui image bien ce qu’est la résilience est la suivante:

 » La résilience c’est l’art de naviguer dans les torrents ».

Autant dire que le torrent de 2020 est de taille et quelque soit notre condition de vie, cette capacité est plus que nécéssaire pour garder notre barque en place. Repensez au début de l’année, si on vous avait dit que vous vivriez 55jours en quarantaine ( en France), que vous seriez ensuite contraint de ne pas dépasser les 100km autour de chez vous pendant la quinzaine suivante, et que vous commenceriez à moins voir les sourires des personnes, et j’en passe,… bref tout cela paraissait impossible pour certains, intenables, … et pourtant, regardons où nous en sommes.

Mais la résilience permet aussi une ouverture vers de nouveaux possibles, en effet la barque peut bifurquer vers d’autres horizons plus propices, peut-être même plus en adéquation avec soi-même.

Aussi le but de cet article, n’est absolument pas d’être défaitiste, de broyer du noir ou de ressasser, mais de repenser nos modes de vies, et de puiser ce qui nous donne de la force, ce qui nous donne du sens et nous rend encore plus vivant et heureux.

Ainsi pour avancer sereinement, vivons pleinement l’instant présent évidemment, et si cela vous est difficile, je vous invite à mettre en place une habitude quotidienne très simple: Marchez et profitez pleinement du moment. C’est en ce moment idéal, car les journées sont à rallonges, il est donc plus facile de trouver un temps pour s’aérer en plein jour. Idéalement, un coin de nature, un parc, … et surtout sans téléphone. Si vous ne trouvez pas ce temps dans votre journée, je vous invite à le mettre à la place du moment consacré à la télévision, vraiment cela vous apportera plus dans votre vie.

Plus que jamais, il est important aussi de veiller à avoir une harmonie au niveau de sa famille et de ses relations social, harmonie qui conduit à une production d’ocytocine ( l’hormone de l’amour et de l’attachement) et de dopamine (hormone du plaisir). On notera d’ailleurs que la qualité des relations parents/enfants aura une influence sur le système parasympathique plus tard, aussi il est bon de cultiver cette relation afin d’oeuvrer pour que les enfants soient plus calmes et heureux dans l’avenir et donc soient plus résistants au stress et donc plus résilients.

Récemment j’ai partagé sur les réseaux sociaux, certaines de mes lectures dont l’une traitait de la communication non violente (CNV), qui permet de vivre des relations plus saines et d’avoir des relations familiales harmonieuses en améliorant sa communication avec bienveillance. Si ce sujet vous intéresse je vous conseille l’ouvrage du Dr Anne Van Stappen « Ne marche pas si tu peux danser » qui est sous forme de roman, donc très ludique.

J’espere que ce partage vous parlera et surtout vous apportera de la force et de la volonté pour avancer vers le meilleur, j’en suis certaine. Une des méditations proposé par l’application de Jonathan Lehman 7mind, s’intitule la pensée positive et l’une des affirmations positives proposé est: « Je suis bien plus fort que je ne crois. » #résilience

Je vous souhaite en attendant une douce soirée,

Chloé