L’échinacéa

Pour continuer dans l’optique d’être équipé pour la saison hivernale, en ce 2 décembre je vous propose de faire le focus sur une plante remarquable.

Assez connue, au moins de nom, l’échinacéa appartient à la famille des astéracées et est originaire des États Unis. L’Échinacéa était d’ailleurs utilisée par les natifs américains pour divers maux. Elle est maintenant répandue un peu partout et peut se cultiver au potager, j’ai d’ailleurs des semis que je prévois de semer. Il en existe 9 espèces différentes mais en phytothérapie, seule trois variétés sont utilisées: Échinacéa Angustifolia, Échinacéa pallida, et Échinacéa purpurea. Son nom vient du grec echino qui signifie épine que l’on voit bien au centre de cette belle fleur. J’ai hâte qu’elle vienne embellir mon potager mais en attendant, voici pourquoi elle est tant appréciée surtout en hiver.

Ce sont ses racines qui vont nous intéresser. En effet, ces dernières renferment des polysaccarides et des alkylamides qui lui confèrent des propriétés stimulantes pour le système immunitaire. C’est LA plante dont de nombreuses études ont démontré l’efficacité pour stimuler les défenses immunitaires que ce soit en prévention mais aussi dès lors que des symptômes liés à la sphère ORL se font ressentir. Un vrai cadeau de la nature encore une fois, et plutôt facile à se procurer qui plus est.

Pour l’utiliser le mieux est la teinture mère, à raison d’environ 20 ml par jour répartit en 3 ou 4 prises dans un verre d’eau. En cure de 3 semaines maximum, avec une pause d’une semaine si l’on souhaite renouveler par la suite. La décoction est aussi possible, pour se faire 2 c à s de racines dans 1/2 litre d’eau portée à ébullition et infusés une dizaine de minutes à boire 2 fois par jour.

Cette plante merveilleuse est à avoir dans son placard pour l’hiver, néanmoins attention ⚠️ elle ne convient pas aux personnes ayant des maladies auto-immunes et suivants des traitements lourds. Il est toujours important de demander un avis médical et n’arrêtez en aucun cas vos éventuels traitements en cours.

Après ces quelques mises en garde toujours nécessaires, car rappelons le les plantes ont de réels effets et peuvent ne pas être adaptées à tous, je vous souhaite de passer la saison froide le plus en forme possible, et d’être au top pour les fêtes.

Belle journée,

Chloé

L’élément feu

En ce 1er décembre, le froid est bien là et le besoin de se réchauffer l’accompagne bien sûr. Aussi pour bien commencer le mois qui accueille l’hiver, je vous propose d’améliorer la qualité de votre terrain qui est la base pour renforcer son immunité et prévenir plutôt que guérir. Pour se faire tournons-nous du côté d’Agni qui est issu de la philosophie ayurvédique et qui signifie « feu » en sanskrit.

Agni est très important dans l’ayurveda notamment pour équilibrer les Doshas ( dont l’article sur le sujet est ici: Les doshas ) et qui repose sur un bon feu digestif, un Agni qui brûle bien. A l’inverse si Agni est faible, c’est Ama qui s’installe et ouvre la porte à divers maux à cause des déchets qui restent dans le corps car non métabolisés si nous avons un feu trop faible. Il est donc important de veiller à avoir un Agni fort pour éviter Ama. Voyons comment y parvenir et quels sont les signes d’alerte lorsqu’Ama se manifeste.

Agni se porte mal et laisse la place à Ama lorsque nous avons peu d’appétit, que la digestion est mauvaise ( lourdeurs, ballonnement, reflux, gaz, crampes, brûlures,…) que nous manquons d’énergie, que des douleurs inexpliquées surviennent soudainement, que les selles ne sont pas régulières, nauséabondes, difficiles ,… idéalement il faut que tout soit impeccable à ces niveaux, pas si commun donc mais la bonne nouvelle c’est que des moyens simples existent pour améliorer Agni 😉.

Comment améliorer Agni?

Souvent l’une des premières choses à faire est de diminuer les quantités de nourritures absorbées, idéalement un repas doit être complètement digéré avant de s’alimenter à nouveau ce qui signifie souvent avoir pas mal de temps entre un repas et un autre sans aucune alimentation solide entre. Un moyen simple de limiter sa prise alimentaire est de supprimer le dessert, je ne parle même pas du fromage qui n’est évidemment pas conseillé 😅. Pourquoi pas même faire un jeûne d’une journée si vous le pouvez ou un jeûne intermittent de temps à autres pour relancer Agni ( une sorte de petit reset). Il est également important de ne pas manger des restes au-delà de 24h, qui deviennent plus lourds et moins digestes, de manger au maximum des produits frais surtout les fruits et légumes et de diminuer les protéines animales. Attention également aux aliments froids surtout le matin qui éteignent le feu, à l’inverse des épices qui l’attisent 🔥.

Ce sont de bons moyens de renforcer son immunité, puisque très basifiants mais ils doivent être agrémentés d’un mode de vie holistique. En effet, Agni concerne aussi le feu de l’intelligence, le spirituel, la conscience,… il en est la source. Donc pour bien prendre soin de son feu intérieur en parallèle d’une attention particulière à son alimentation, on veillera à aller dans la nature le plus souvent possible respirer un air pur ( vous comprenez mon engouement pour la rando en montagne, c’est thérapeutique ☺️) , faire une activité physique quotidienne tel que la marche, mais aussi veiller à avoir des pensées positives et créatives en portant attention à des choses qui ne nous prennent pas notre énergie ( bye bye les infos anxiogènes), en partageant de la joie, en étant dans la compréhension plutôt que dans le jugement,… bref en se tournant vers l’amour et la félicitée je crois qu’on appelle ça comme ça ☺️.

Cette approche ayurvedique non exhaustive est très intéressant, je trouve, pour intégrer la notion de terrain dont on parle souvent en naturo mais de manière plus complexe il me semble parfois. Quoi qu’il en soit tout se rejoint, car comme le disait le professeur Antoine Bechamp déjà au XIXème siècle: « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Je rappelle toutefois que ces conseils ne remplacent en aucun cas la consultation d’un médecin.

De quoi bien préparer son terrain dès le 1er décembre pour les fêtes et s’y remettre après 😉.

Belle journée,

Chloé

L’Avent 2022

Est-ce que je me lance dans cette 7eme édition du calendrier de l’avent sur le blog? Je dois avouer que jusqu’à la dernière minute quasiment je me suis questionnée, après cette année très remuante pour moi. Mais à la veille du mois de décembre, je ne peux abandonner cette tradition que j’affectionne particulièrement et qui fête l’anniversaire du blog par la même occasion, puisque mon tout premier article était la présentation du calendrier de l’avent autour du yoga en 2016. Ce blog que j’ai créé pendant que j’étais étudiante en naturopathie, m’a permis de partager énormément de choses tout en me permettant d’apprendre encore et encore. Aussi même si cela implique toujours beaucoup de travail sur le mois de décembre, ce que m’apporte ce partage est inestimable et je décide donc d’ouvrir cette 7eme éditions.

Comme l’année dernière, il n’y aura pas de thème défini mais chaque jour un article autour du bien-être et de la nature qui est un puis infini à explorer, et où l’intérêt sera de passer un mois de décembre cosy ensemble avec des partages pour être bien dans sa tête et dans son corps et donc avec les autres ( ça peut être pas mal en cette saison de retrouvailles 😉). Cette période de fêtes qui peut être une grande source de bonheur pour les uns peut aussi être plus difficile à vivre pour les autres. Dans la tradition de l’image offerte chaque jour avant Noël aux enfants, humblement je vous propose des petits articles chaque jour avec peut-être quelques surprises aussi 😉. Pour le matérialiser, cette année j’ai créé un calendrier circulaire que j’ai agrémenté de branches d’oliviers 🌿 du jardin, l’olivier symbolisant la paix ☮️ et serait le don le plus utile à l’humanité d’après une légende grecque, voilà qui devrait être de bon augure pour nous accompagné durant cette période ✨.

Ce que je sais, c’est que je ressens toujours une immense joie à partager autour des thèmes qui me tiennent à cœur ici♥️ et l’impression d’être avec vous pendant presque tout le mois de décembre est très stimulante et me permet d’approfondir certaines questions au quotidien. En espérant que ce mois s’annonce doux et paisible, je vous donne rendez-vous dès demain ici, pour le premier article de cette édition 2022 du calendrier de l’avent.

« Le pardon, la paix, la joie et la justice: l’expression des 4 bougies 🕯 de l’avent. »

À très vite,

Chloé

Que faire de ses fanes de radis?

Pour tout vous dire, j’ai un article en court d’écriture qui n’est pas celui-ci, mais étant assez éparpiller en ce moment et ayant eu pas mal de radis au jardin 🪴 dont pleins de jolies fanes, je me suis dis que ça serait sympa de partager ici ce que l’on peut faire avec, puisque rien ne se jette et de vous proposer une petite recette anti-gaspillage au passage, car il est évident que c’est comestible et elles contiennent pleins de bonnes choses en plus.

Fanes de radis

Dans une époque où tout se recycle et s’utilise, en 2022 il est hors de question de jeter ses fanes. Leur composition est plus qu’intéressante qui plus est, puisqu’elles contiennent de la vitamine A, bonne pour la vue et pour la peau, de la vitamine B9 ( acide folique essentiel à notre système nerveux et immunitaire), de la vitamine C ( contre là fatigue, renforce le système immunitaire,…) mais aussi du fer, du cuivre et du calcium. Ce serait vraiment dommage de les jeter avec tout cela. Le goût est un peu acide mais il est intéressant justement à associer en cuisine à des saveurs aux notes plus douces. Vous pouvez les consommer de diverses manières: en poêlées, en soupe, en jus bien sûr, en salades, en pesto,… Il n’y a plus qu’à faire preuve d’imagination culinaire.

Étant donné les températures élevées de ce mois d’octobre, je mange encore pas mal de salades, j’ai donc choisi de rehausser rapidement ma salade automnale de midi avec un pesto de fanes de radis. Le gros avantage est que nous garderons bien tous les micronutriments intacts, puisqu’il n’y a pas de cuisson. Pour en revenir à ma salade, je n’ai donc pas eu à l’assaisonner avec de l’huile, j’ai simplement agrémenté les endives d’un filet de condiment blanc pour équilibrer le goût. Mais le sujet étant le pesto de fanes, je cesse les digressions et vous fournis ma recette improviser ci-dessous.

Pesto de fanes de radis

Ingrédients:

– Une belle poignée de fanes de radis fraîchement cueillis

– 2 c à s d’huile d’olive

– une demi-poignée de noix de cajoux (ou de cerneaux de noix)

– une branche de fleur de basilic thaï( pour la déco; en outre le basilic thaï a un goût plus citronné)

– 1 gousse d’ail

– une pincée de sumac en poudre ( c’est une épice orientale, si vous n’en n’avez pas vous pouvez remplacer par un trait de jus de citron et une pincée de sel, le sumac a naturellement un goût salé ce qui permet de ne pas saler)

Choisissez vos belles fanes bien vertes et rincez les à l’eau. Dans un blender ajoutez vos fanes, la gousse d’ail, l’huile d’olive, les noix et le sumac, mixez jusqu’à obtenir une texture purée grossière. Présentez dans un récipient et pour la déco placez une branche de basilic thaï en fleurs si vous en avez. Les fleurs sont comestibles et tout aussi délicieuses. Un mélange acidulé qui devrait plaire à beaucoup et qui accompagne parfaitement une belle salade ou qui peut être servi pour un apéritif plus sain.

Cette petite recette très simple, me permet de reprendre un peu du service par ici, ce qui m’avait énormément manqué. J’espère pouvoir être plus régulière comme je l’étais sur le blog, je le souhaite en tout cas.

Belle soirée,

Chloé